En savoir plus

Le Blog

 

Retrouvez ici informations et points de vue sur la séparation et le divorce sous les angles émotionnel, juridique et procédural.

Comment les pervers narcissiques se comportent-ils entre eux ?

par Benoît Lemogne | 27/02/2026 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique

 

Vous connaissez peut-être la scène : deux personnalités imposantes se retrouvent dans la même pièce. Sourires de façade, compliments calculés, regards en coin. En apparence, tout semble fluide. En réalité, un combat souterrain d'une rare intensité vient de commencer. Ce combat, c'est celui de deux pervers narcissiques (PN) qui se font face.

Cette question, qui peut sembler anecdotique, est en réalité d'une importance capitale pour quiconque vit ou a vécu aux côtés d'un PN. Car comprendre comment ces personnalités fonctionnent entre elles éclaire d'une lumière nouvelle leur mécanique interne — et, par ricochet, les stratégies à adopter pour s'en protéger.

Dans cet article, nous allons explorer ce phénomène fascinant et éprouvant en trois temps. D'abord, nous décrirons la réalité de cet affrontement silencieux : ses manifestations concrètes, ses dynamiques de pouvoir, et la comédie sociale qu'il génère. Ensuite, nous en analyserons les ressorts psychologiques profonds : pourquoi deux PN ne peuvent-ils pas, structurellement, s'entendre durablement ? Enfin, nous vous proposerons des outils concrets pour vous protéger et reprendre l'avantage lorsque vous êtes, vous, le tiers observateur — ou pire, la cible collatérale — de cette confrontation.

 

Partie 1 — L'arène invisible : ce qui se passe vraiment quand deux PN se rencontrent

1.1 — Le premier regard : scanner, jauger, dominer

Quand deux pervers narcissiques entrent en contact, les premières secondes sont décisives. Chacun active immédiatement ses capteurs d'évaluation. Ils ne voient pas l'autre comme un être humain à connaître : ils le voient comme une donnée stratégique à analyser. Qui domine ? Qui est le plus crédible ? Qui a le plus de pouvoir social dans la pièce ?

Ce processus est quasi-instantané et largement inconscient. Le psychanalyste Paul-Claude Racamier, qui a théorisé la perversion narcissique dès 1986, décrit cette dynamique comme une « propension active à nourrir son narcissisme aux dépens de celui d'autrui ». Face à un autre PN, cette propension ne disparaît pas — elle se heurte à son miroir, créant une tension électrique.

En pratique, ce premier contact se caractérise par une politesse exacerbée, des compliments légèrement surdimensionnés, et une attention soutenue — non pas par intérêt sincère, mais pour mesurer les réactions de l'autre et détecter ses failles. C'est une phase de renseignement déguisée en socialisation.

1.2 — La guerre des masques : admiration de façade et rivalité de fond

Une fois le premier scan effectué, deux scénarios se dessinent. Si le PN perçoit l'autre comme inférieur ou exploitable, il pourra simuler une amitié ou une alliance circonstancielle — jusqu'à ce que l'autre ne soit plus utile. Si, en revanche, il perçoit en face de lui une égale puissance narcissique, la dynamique bascule vers une rivalité latente.

Cette rivalité est rarement frontale. Les PN sont des maîtres du camouflage. Ils vont exprimer une admiration calculée — « tu es vraiment brillant(e) » — tout en cherchant systématiquement à reprendre l'avantage dans chaque échange. Chaque compliment cache un test. Chaque sourire dissimule une évaluation.

Les chercheurs en psychologie clinique parlent ici de « narcissisme antagoniste » : une orientation relationnelle fondée sur la compétition et la rivalité permanentes, où l'autre ne peut que perdre pour que soi-même gagne. Dans cette logique, la coopération est impossible — c'est un jeu à somme nulle.

« Deux narcissiques s'observent et s'évaluent comme des prédateurs silencieux. Leur relation ne peut être que dominance ou fuite. » — Dr. Samuel Leistedt, psychiatre légiste, Université Libre de Bruxelles

1.3 — L'escalade ou la rupture : les deux seules issues possibles

À moyen terme, la rencontre entre deux PN ne peut aboutir qu'à deux dénouements. Premier scénario : l'un des deux accepte — provisoirement et tactiquement — une position d'apparent subalterne, jouant le jeu d'une pseudo-alliance dans laquelle il attend son moment pour retourner la situation. C'est le cas classique des associations professionnelles ou des coalitions politiques entre personnalités narcissiques.

Second scénario, le plus fréquent : la rivalité s'intensifie jusqu'à la rupture ouverte. Les masques tombent, les manipulations deviennent grossières, et le conflit éclate au grand jour — souvent de façon spectaculaire et disproportionnée par rapport à l'objet apparent du litige.

Ce qui rend cette dynamique particulièrement dangereuse pour les tiers, c'est que les victimes collatérales — conjoints, enfants, collègues — se retrouvent souvent prises entre deux feux, instrumentalisées par l'un ou l'autre des protagonistes pour nourrir leur combat.

 

Partie 2 — Les racines du duel : pourquoi deux PN ne peuvent pas s'entendre

2.1 — Un vide intérieur qui ne peut être comblé que par la domination

Pour comprendre pourquoi deux PN se comportent ainsi entre eux, il faut remonter à la structure psychique profonde de ces personnalités. Derrière le masque de l'assurance et de la supériorité se cache, selon les travaux d'Otto Kernberg, un vide identitaire fondamental et une estime de soi structurellement fragile.

Ce vide ne peut être comblé que de deux manières : soit par l'admiration des autres (ce que les psychanalystes appellent le « supply narcissique »), soit par la domination et le contrôle. Or, un autre PN ne fournit pas d'admiration sincère — il ne peut que rivaliser. La source d'approvisionnement se tarit donc aussitôt le contact établi, ce qui génère frustration et agressivité.

Des études en neurosciences, notamment celles utilisant l'IRM fonctionnelle (fMRI), ont montré une activité réduite dans le cortex préfrontal médian et l'insula chez les individus présentant des traits narcissiques marqués — précisément les zones associées à l'empathie et à la régulation émotionnelle. Structurellement, deux PN face à face sont donc deux êtres incapables de se voir vraiment l'un l'autre.

2.2 — Les origines développementales : quand l'histoire personnelle conditionne le duel

La psychologie développementale nous enseigne que les traits de personnalité narcissique émergent généralement dans un contexte d'enfance marqué soit par la négligence et les carences affectives, soit paradoxalement par une survalorisation narcissique (l'enfant-roi). Dans les deux cas, l'individu n'a pas pu développer une empathie fonctionnelle ni apprendre les règles ordinaires de la réciprocité.

Ce background commun crée une reconnaissance tacite entre deux PN : ils se « reconnaissent » intuitivement. Mais cette reconnaissance n'engendre pas de solidarité — au contraire. Elle active la méfiance, car chacun sait, au fond de lui, que l'autre connaît ses techniques et pourrait les retourner contre lui.

John Bowlby, père de la théorie de l'attachement, décrirait ce type de relation comme caractéristique d'un attachement insécure de type évitant-désorganisé : incapacité à faire confiance, alternance d'attraction et de répulsion, et impossibilité de construire une relation stable.

2.3 — Le paradoxe du miroir : quand la similarité engendre la destruction

Le paradoxe central de la rencontre entre deux PN est le suivant : ils sont attirés l'un par l'autre — car chacun voit en l'autre le reflet de sa propre grandiosité — mais cette similarité même rend toute relation durable impossible.

Ce phénomène, que certains cliniciens appellent le « piège du miroir », explique pourquoi les PN tissent souvent des alliances spectaculaires avec d'autres PN dans les premières semaines ou les premiers mois, avant que ces alliances ne s'effondrent brutalement. La fascination initiale cède la place à la rivalité lorsque le miroir renvoie une image que l'on ne peut plus contrôler.

Dans les contextes familiaux — notamment lors des séparations ou des divorces — cette dynamique peut être explosive. Deux ex-conjoints présentant tous deux des traits narcissiques vont s'affronter avec une intensité que les professionnels du droit et du conseil en séparation connaissent bien : procédures interminables, instrumentalisation des enfants, guerres patrimoniales disproportionnées. L'expertise de Divorce Consulting dans ces configurations est précieuse : identifier qui est vraiment le moteur du conflit est souvent la clé pour commencer à s'en extraire.

 

Partie 3 — Votre boussole dans la tempête : stratégies concrètes pour vous protéger et reprendre l'avantage

3.1 — Observer sans s'impliquer : l'art du recul stratégique

La première règle, et sans doute la plus importante, est de ne jamais vous laisser aspirer dans le tourbillon d'une confrontation entre deux PN. Votre premier réflexe doit être l'observation distante et l'analyse froide.

Concrètement, cela signifie : refuser d'être utilisé(e) comme messager ou comme allié circonstanciel par l'un ou l'autre. Les deux PN vont chercher à vous recruter dans leur camp. Décliner cet enrôlement avec calme et neutralité est votre meilleure protection. Des formules simples comme « je préfère ne pas me prononcer là-dessus » ou « je vous laisse régler ça entre vous » suffisent souvent.

Documentez également vos observations. Si vous êtes dans un contexte professionnel ou familial où ces dynamiques vous affectent directement — particulièrement dans le cadre d'une séparation — tenir un journal factuel des comportements observés peut s'avérer précieux. Cette documentation pourra servir ultérieurement si une procédure judiciaire venait à s'engager.

3.2 — Connaître vos propres vulnérabilités pour ne pas les exposer

Les pervers narcissiques, qu'ils soient en train de se faire face l'un l'autre ou de vous cibler vous, procèdent toujours de la même manière : ils scannent les failles, les besoins non satisfaits, les peurs inavouées. Face à deux PN en conflit, vos propres vulnérabilités deviennent leur terrain de jeu préféré.

Prenez le temps d'identifier vos points sensibles. Avez-vous besoin d'être reconnu(e) et apprécié(e) ? Avez-vous du mal à dire non ? Êtes-vous porté(e) à prendre soin des autres au détriment de vous-même ? Ces traits — souvent associés à l'empathie et à la générosité — sont précisément ceux que les PN ciblent en priorité.

Un travail thérapeutique, idéalement avec un professionnel formé aux relations toxiques, peut vous aider à renforcer ces zones de vulnérabilité. La Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC) a montré son efficacité pour aider les victimes à reconstruire une image d'elles-mêmes solide et à développer des réponses assertives aux tentatives de manipulation.

3.3 — Agir avec méthode et s'appuyer sur les bons professionnels

Si vous êtes personnellement impliqué(e) dans une situation où un ou deux PN exercent une emprise sur votre vie — que ce soit dans le cadre d'une séparation, d'un conflit familial ou professionnel — il est impératif d'agir avec méthode et de ne pas improviser.

La stratégie du no contact — ou, en cas d'enfants communs, du contact minimal et strictement factuel par écrit — reste la plus efficace pour sortir de l'emprise. Chaque échange émotionnel avec un PN nourrit son pouvoir sur vous. Réduire les interactions à leur minimum fonctionnel est un acte de libération.

Sur le plan juridique, ne négligez pas l'importance d'un accompagnement spécialisé. Face à un PN — ou pire, face à deux PN qui se disputent et vous utilisent comme pion — un conseiller en divorce expérimenté dans ces configurations peut faire la différence entre une procédure épuisante et une sortie efficace et protégée. Chez Divorce Consulting, nous accompagnons chaque jour des personnes dans ces situations complexes, en combinant expertise psychologique et stratégie procédurale.

 

En conclusion : votre sérénité est une priorité non négociable

Comprendre comment les pervers narcissiques se comportent entre eux, c'est comprendre leur nature la plus profonde : des êtres fondamentalement incapables de relation authentique, condamnés à des duels stériles qui ne peuvent que blesser ceux qui les entourent.

Si vous vous reconnaissez dans l'une des situations décrites — si vous êtes ou avez été le tiers pris en étau entre deux PN, ou si vous vous demandez si votre partenaire appartient à cette catégorie — sachez que vous n'êtes pas seul(e), et que des solutions existent.

La clé est d'agir. Pas dans la précipitation, mais avec clarté et méthode. Chaque jour d'hésitation est un jour de plus où la situation peut s'aggraver, où les pressions peuvent s'intensifier, où votre énergie continue de s'épuiser.

 

 

Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et clairvoyance dans votre processus de libération.

Parce que votre bien-être et votre liberté n'ont pas de prix.

Aujourd'hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

Ne laissez pas le temps aggraver votre situation.

Le meilleur moment pour vous préparer, c'est maintenant. Attendre, c'est laisser l'autre prendre de l'avance.

Contactez-nous :

📧 benoit.lemogne@divorce-consulting.fr

📱 WhatsApp : 06 60 26 13 22

🗓 Réservez votre rendez-vous téléphonique : https://calendly.com/benoit-lemogne-cabinet/30min

 

Pour une approche globale — Notre corpus d'articles de référence

Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de :

  • Comprendre les mécanismes psychologiques du PN
  • Identifier les signes d'une relation toxique
  • Vous protéger efficacement
  • Préparer votre sortie si c'est votre choix
  • Vous reconstruire après la séparation

Chaque article approfondit un aspect spécifique de la relation avec un pervers narcissique et vous apporte des outils concrets de protection et de libération.

Articles récents du blog divorce-consulting.fr :

  • Les 7 erreurs à éviter pour réussir sa séparation avec un conjoint pervers-narcissique : https://www.divorce-consulting.fr/les-7-erreurs-silencieuses-qui-ruinent-votre-separation-avec-un-conjoint-pervers-narcissique-et-comment-les-eviter-avec-une-strategie-eprouvee/
  • Le milieu de la politique, un repère de Pervers Narcissiques ? : https://www.divorce-consulting.fr/le-milieu-de-la-politique-un-repere-de-pervers-narcissiques-analyse-scientifique-des-patterns-comportementaux-de-certain-e-s-politiques-francais-e-s/
  • Le Pervers Narcissique Sadique : Comprendre et Apprendre à Se Protéger : https://www.divorce-consulting.fr/le-pervers-narcissique-sadique-comprendre-et-apprendre-a-se-proteger/
  • Et si Donald Trump était Pervers Narcissique ? : https://www.divorce-consulting.fr/et-si-donald-trump-etait-pervers-narcissique/
  • Jeffrey Epstein était-il un Pervers Narcissique non démasqué ? : https://www.divorce-consulting.fr/jeffrey-epstein-etait-il-un-pervers-narcissique-non-demasque/
  • La Jalousie Pathologique du Pervers Narcissique : https://www.divorce-consulting.fr/la-jalousie-pathologique-du-pervers-narcissique-comprendre-identifier-et-se-proteger/
  • L'Hypersensibilité du Pervers Narcissique : Quand la Fragilité Devient une Arme : https://www.divorce-consulting.fr/lhypersensibilite-du-pervers-narcissique-quand-la-fragilite-devient-une-arme-de-manipulation/
  • Communauté de mariage ou Indivision de PACS : Ce que le PN peut vous faire perdre : https://www.divorce-consulting.fr/communaute-de-mariage-ou-indivision-de-pacs-ce-faux-air-de-famille-qui-permet-au-pervers-narcissique-de-vous-depouiller/
  • Les différents types de pervers narcissiques : Décrypter et Comprendre : https://www.divorce-consulting.fr/les-differents-types-de-pervers-narcissiques-comprendre-pour-mieux-se-proteger/
  • Le traitement judiciaire des violences psychologiques : https://www.divorce-consulting.fr/le-traitement-des-violences-psychologiques/
  • Réflexion sur le système judiciaire de la France en 2025 : https://www.divorce-consulting.fr/reflexion-sur-le-systeme-judiciaire-de-la-france-en-2025/
  • 1975-2025 : Cinquante ans de réforme du divorce : https://www.divorce-consulting.fr/1975-2025-cinquante-ans-de-reforme-du-divorce-comprendre-la-revolution-silencieuse-qui-a-transforme-la-separation-en-france/
  • Cinquante ans de pratique du divorce : Comment le rôle de l'avocat s'est métamorphosé : https://www.divorce-consulting.fr/cinquante-ans-de-pratique-du-divorce-comment-le-role-de-votre-avocat-sest-metamorphose-1975-2025/
  • Les cinquante ans de la loi du 11 juillet 1975 : https://www.divorce-consulting.fr/les-cinquante-ans-de-la-loi-du-11-juillet-1975-un-demi-siecle-de-modernisation-du-droit-du-divorce/

Retrouvez l'intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

 

Sources et références documentaires

Références scientifiques et cliniques :

  • Racamier, P.-C. (1986). Les perversions narcissiques. Gallimard.
  • Kernberg, O. F. (1975). Borderline Conditions and Pathological Narcissism. Jason Aronson.
  • Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss. Vol. 1: Attachment. Basic Books.
  • Hare, R. D. (1993). Without Conscience: The Disturbing World of the Psychopaths Among Us. Pocket Books.
  • DSM-5 – Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 5th Edition. American Psychiatric Association, 2013.
  • Cyrulnik, B. (2004). Les vilains petits canards. Odile Jacob.
  • Leistedt, S. J. (2014). Psychopathy and the Cinema: Fact or Fiction? Journal of Forensic Sciences.
  • NCBI / PubMed : études IRMf sur les traits narcissiques et l'activité du cortex préfrontal médian.
  • Revue LexisNexis Droit de la famille n° 7-8, juillet-août 2025 : « Les 50 ans de la réforme du divorce ».

Sources en ligne consultées :

  • psychologie-integrative.com – Trouble de la personnalité narcissique
  • e-psychiatrie.fr – Pervers narcissique : de quoi s'agit-il ?
  • psy-coach-versailles.com – Comment savoir si mon partenaire est un PN ?
  • terapiz.com – Pervers narcissiques : comment les reconnaître ?
  • la-clinique-e-sante.com – Pervers narcissique : 13 signes pour le reconnaître
  • divorce-consulting.fr – Blog Divorce Consulting

Retour au Blog

Passez à l'action !

Benoît Lemogne

Divorce Consulting Benoit LEMOGNE

Dirigeant-fondateur de Divorce Consulting,
double formation, juridique et psycho-affective.

  • Diplôme de Notaire (Diplôme Supérieur du Notariat, Université Paris V)
  • 17 ans d’expérience dans le notariat (Droit de la Famille, divorce, PACS, mariage, partage, licitation…)
  • Expert en Liquidation des régimes matrimoniaux & des prestations compensatoires (partage amiable et judiciaire)
  • Ancien Professionnel qualifié en matière de procédure judiciaire (Article 255-9 du Code Civil)
  • Formé à une approche émotionnelle & psycho-affective de la séparation de couple
  • Formation en psychologie, ainsi qu’en intelligence émotionnelle & intuitive (Coaching systémique / Constellations familiales)

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

 

Vous ne vous reconnaissez plus. Vous qui étiez vif, drôle, sûr de vous, vous voilà hésitant, épuisé, à vous excuser pour des fautes que vous ne savez même plus nommer. Vous cherchez la phrase exacte qui calmera l'orage, vous pesez chaque mot, vous doutez de votre mémoire. Et pourtant, de l'extérieur, tout semble « normal » : votre conjoint est charmant en public, apprécié, respecté.

Cette dissonance n'est pas une faiblesse de votre part. Elle est la signature d'une relation d'emprise. Et, point souvent ignoré, elle a des fondements neurobiologiques : le stress chronique, l'incertitude permanente et l'alternance du chaud et du froid reconfigurent la manière dont un cerveau évalue le danger, la récompense et la vérité.

Cet article vous propose un parcours en trois temps :

  1. Sous l'emprise : anatomie d'une relation qui vous dépossède de vous-même — décrire ce qui se joue, concrètement, au quotidien.
  2. Aux racines du mécanisme : ce que disent le cerveau et la clinique — comprendre pourquoi cela fonctionne, chez lui comme chez vous.
  3. Reprendre la main : stratégie de protection et de libération — des repères concrets pour vous protéger et retrouver une marge de manœuvre.

Une précision de rigueur : « pervers narcissique » est un concept clinique issu de la psychanalyse française (Racamier), absent tel quel des classifications internationales (DSM-5-TR, CIM-11), qui décrivent le trouble de la personnalité narcissique. Nous utilisons l'expression pour désigner un mode relationnel de domination et d'emprise. Les données scientifiques citées décrivent des tendances de groupe : elles n'autorisent aucun diagnostic sur une personne en particulier, et ne remplacent ni un avis médical ni un conseil juridique.


PARTIE 1 — Sous l'emprise : anatomie d'une relation qui vous dépossède de vous-même

1.1 Le masque et le piège : séduction, idéalisation, dévalorisation

Presque toutes les victimes racontent le même début : un coup de foudre. Attention soutenue, messages incessants, projets d'avenir dès les premières semaines, le sentiment d'être enfin « vu » et compris. Cette phase d'idéalisation n'est pas un mensonge anodin : c'est la construction d'un lien d'attachement intense, en un temps record.

Puis vient, souvent insidieusement, la dévalorisation : remarques « pour rire », comparaisons, froideur soudaine, reproches disproportionnés. Vous cherchez alors à retrouver la personne des débuts. Vous faites plus, vous vous adaptez davantage, et plus vous donnez, moins vous recevez. Le cycle idéalisation – dévalorisation – rejet – retour de charme peut se répéter des années.

Ce schéma explique la phrase que l'on entend si souvent : « Je ne comprends pas, au début il était si différent. » Il n'était pas différent : il était en phase de conquête.

✦ L'Essentiel Le charme initial n'est pas l'« authentique » personne qui se serait ensuite dégradée : il fait partie du mécanisme. Reconnaître le cycle (idéalisation, dévalorisation, retour de charme) permet de cesser de chercher ce que vous auriez « mal fait ».

À lire aussi sur le blog : « Le narcissique idéalise-t-il sa victime ? » 

1.2 La langue de l'emprise : gaslighting, culpabilisation, triangulation, isolement

L'emprise s'exerce par le langage et par la gestion de l'information :

  • Le gaslighting : nier des faits que vous avez vus ou entendus (« Je n'ai jamais dit ça », « Tu inventes »), jusqu'à ce que vous doutiez de votre propre mémoire.
  • L'inversion des rôles : vous exprimez une souffrance, on vous répond que c'est vous qui blessez, vous qui êtes « trop sensible », vous qui « provoquez ».
  • La triangulation : introduire un tiers (ex, collègue, enfant, belle-famille) pour vous mettre en concurrence ou vous isoler.
  • L'isolement progressif : vos proches sont dénigrés, vos sorties deviennent des « problèmes ».
  • Le contrôle : finances, emploi du temps, téléphone, décisions concernant les enfants.

Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler banal. C'est leur répétition systématique et leur direction unique (toujours dans le même sens) qui dessine l'emprise. Les travaux sur le contrôle coercitif en témoignent : ce qui caractérise ces situations est moins l'événement que la structure.

✦ L'Essentiel L'emprise ne se voit pas dans un incident, mais dans un schéma : des comportements répétés, orientés dans le même sens, qui réduisent progressivement votre autonomie et votre confiance en votre propre perception.

À lire aussi : « Les pièges de communication avec un partenaire narcissique » 

1.3 Les traces invisibles : ce que l'emprise fait au corps et à l'esprit

Les victimes décrivent fréquemment une fatigue écrasante, des troubles du sommeil, une hypervigilance, des difficultés de concentration, des trous de mémoire, une anxiété diffuse, parfois des symptômes physiques. Ce n'est pas « dans la tête » au sens péjoratif : la recherche en neurosciences relie la violence psychologique et conjugale à une activation chronique du système de stress. Une revue de la littérature publiée dans Trauma, Violence & Abuse (Tiwari et al., 2014) établit les liens entre violence conjugale, stress et cerveau, notamment via l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (l'axe du cortisol), tout en soulignant que les données d'imagerie restent encore au stade descriptif.

Sur le plan fonctionnel, les circuits de la peur et de la régulation émotionnelle (amygdale, hippocampe, cortex préfrontal) travaillent ensemble : le cortex préfrontal exerce un contrôle « descendant » sur l'amygdale. Sous stress prolongé, ce dialogue est mis à rude épreuve, ce qui peut expliquer qu'il devienne plus difficile de raisonner « à froid » alors que l'alerte est constante.

✦ L'Essentiel Votre épuisement, vos oublis et votre anxiété ne sont pas des défauts de caractère : ce sont des réponses de survie d'un organisme soumis à un stress prolongé. Ils sont réversibles lorsque l'exposition cesse et que le soutien arrive.

À lire aussi : « L'asymétrie de la souffrance narcissique » 

PARTIE 2 — Aux racines du mécanisme : ce que disent le cerveau et la clinique

2.1 Une empathie qui ne résonne pas : ce que révèle l'imagerie

L'un des traits cardinaux du trouble de la personnalité narcissique est le déficit d'empathie. Les neurosciences y apportent des éclairages nuancés. Une étude de l'équipe de Stefan Röpke et Lars Schulze (Charité, Berlin ; Journal of Psychiatric Research, 2013) a comparé 17 personnes présentant un trouble de la personnalité narcissique à 17 témoins : elle a observé moins de matière grise dans l'insula antérieure gauche, région associée à la compassion et à la conscience des états corporels et émotionnels, et le volume de cette région était corrélé au niveau d'empathie, dans les deux groupes.

Fait notable, résumé par les chercheurs : ces personnes sont en général capables de reconnaître ce que les autres pensent et ressentent, mais manifestent peu de compassion. Autrement dit, l'empathie « cognitive » (comprendre) peut être préservée quand l'empathie « affective » (résonner) fait défaut. Cette distinction éclaire un paradoxe vécu par les victimes : il perçoit très finement vos failles, mais ne semble pas touché par votre souffrance.

Un modèle théorique (Jankowiak-Siuda et Zajkowski, 2013) propose qu'un dysfonctionnement de l'insula, nœud du « réseau de saillance », maintiendrait l'activité du réseau du mode par défaut, centré sur le soi. Il s'agit d'une hypothèse de travail et non d'un fait établi.

✦ L'Essentiel Comprendre n'est pas ressentir. Comprendre cette différence vous libère d'une attente épuisante : celle de le voir un jour « réaliser » ce qu'il vous fait vivre. Ce que vous n'obtiendrez pas de lui par la conviction ne s'obtient pas non plus par un surcroît d'efforts.

À lire aussi : « Un narcissique peut-il avoir des liens émotionnels ? » 

2.2 Une fragilité cachée derrière la façade : honte, faille narcissique et rage

Les cliniciens (Kernberg, Kohut, Racamier) décrivent depuis longtemps un paradoxe : derrière la grandiosité se cache une estime de soi extrêmement fragile. Pour ne pas être submergé par la honte, le psychisme recourt à la projection (« c'est toi le problème »), au clivage (tout bon / tout mauvais) et, selon Racamier, à une logique de « perversion narcissique » : maintenir son équilibre en faisant porter à l'autre ses propres failles.

C'est pourquoi la critique, le refus, la contradiction ou l'autonomie de l'autre sont vécus comme des menaces et peuvent déclencher une rage narcissique disproportionnée, ou au contraire un retrait glacial. C'est aussi pourquoi, paradoxalement, plus vous êtes épanoui, autonome et lucide, plus vous pouvez devenir une menace. La séparation, enfin, est souvent vécue comme une blessure d'abandon à laquelle on répond par la contre-attaque : procédures, campagnes de dénigrement, instrumentalisation des enfants.

Rappelons que ces dynamiques n'excusent rien : comprendre le mécanisme n'oblige à aucune indulgence et n'est pas une invitation à « sauver » l'autre.

✦ L'Essentiel Sa violence relationnelle n'est pas de la force : c'est une défense contre la honte. Mais comprendre l'origine d'un comportement ne vous oblige pas à le subir. Ce n'est pas à vous de réparer ce qui s'est brisé en lui.

À lire aussi : « La vengeance du pervers narcissique » et « Pourquoi la victime est la plus grande menace du narcissique » 

2.3 Pourquoi on reste : un cerveau pris au piège de l'incertitude

« Pourquoi ne partez-vous pas ? » Cette question ignore la neurobiologie de l'attachement et de la récompense.

L'incertitude, un carburant puissant. En 2003, Fiorillo, Tobler et Schultz (Science) ont montré chez le primate que les neurones dopaminergiques ne codent pas seulement la récompense, mais aussi l'incertitude : l'activité soutenue était la plus forte lorsque la probabilité de récompense était de 50 %, c'est-à-dire quand le résultat est le moins prévisible. Il s'agit d'expériences animales, et il serait abusif d'en tirer une explication complète de l'emprise. Mais l'analogie est instructive : une affection distribuée de manière imprévisible, alternant tendresse et rejet, est une configuration qui retient l'attention et nourrit l'attente bien plus qu'une gentillesse constante.

L'attachement traumatique. Le psychologue Donald Dutton parlait de « lien traumatique » (traumatic bonding) : l'alternance entre violence et réconciliation, dans un rapport de pouvoir déséquilibré, renforce l'attachement plutôt que de l'affaiblir.

L'érosion progressive. Le stress chronique, l'isolement et la dévalorisation affaiblissent la confiance en soi et réduisent les ressources pratiques (argent, réseau, énergie) nécessaires pour partir. S'ajoutent, pour beaucoup de victimes, une histoire d'enfance où l'on a appris à s'adapter à l'humeur d'autrui : les repères de « normalité » sont alors décalés.

✦ L'Essentiel Si vous êtes resté, ce n'est ni par naïveté ni par faiblesse : c'est parce qu'un cerveau soumis à l'imprévisibilité, à l'attachement et au stress s'accroche à ce qui peut redevenir sûr. Comprendre ce piège est la première condition pour en sortir sans vous accuser.

À lire aussi : « Pourquoi les narcissiques vous traitent-ils si mal alors que vous faites tout pour eux ? » 


PARTIE 3 — Reprendre la main : stratégie de protection et de libération

3.1 Voir clair : nommer, documenter, sortir du brouillard

La première reprise d'avantage est cognitive : retrouver une mémoire fiable.

  • Tenez un journal factuel, daté, sobre : faits, paroles rapportées, conséquences. Sans adjectifs, sans interprétation. Il vous servira de repère (« je n'invente pas ») et, le cas échéant, d'élément pour votre conseil.
  • Conservez les écrits : messages, courriels, relevés. Mettez-les en sécurité hors de portée de votre conjoint (compte personnel, personne de confiance).
  • Cherchez un regard extérieur : proche de confiance, professionnel formé aux violences psychologiques. Sortir de l'isolement est déjà une action stratégique.
  • Évitez de confronter pour convaincre. Vous n'obtiendrez pas de reconnaissance : vous offrirez de nouvelles munitions.

Le simple fait de remettre vos perceptions à l'épreuve du réel, par l'écrit et le regard d'un tiers, restaure progressivement la fonction que le gaslighting avait érodée.

✦ L'Essentiel Notez, conservez, partagez avec un tiers fiable. Votre perception est votre premier patrimoine : documenter les faits la protège, aujourd'hui comme demain.

3.2 Se protéger : désamorcer, sécuriser, ne plus alimenter

  • La communication minimale et factuelle. Réponses brèves, neutres, sans justification ni émotion (technique dite du « grey rock »). L'objectif n'est pas de gagner la discussion mais de ne plus donner de prise. Privilégiez l'écrit (courriel, application de coparentalité) pour les échanges obligatoires, notamment lorsqu'il y a des enfants.
  • Ne répondez pas à la provocation. Les rages et les messages en rafale visent souvent la réaction. Prendre un délai (24 heures, si possible) change la dynamique.
  • Reconstruisez vos appuis : amis, famille, activités, soins du corps. La régulation du stress passe aussi par le sommeil, le mouvement, la respiration, le lien social.
  • Votre sécurité d'abord. Si vous craignez pour votre intégrité ou celle de vos enfants, ou en cas de violences physiques ou de menaces, appelez le 3919 (violences conjugales, 24 h/24 et 7 j/7, gratuit et anonyme) ou, en urgence, le 17 ou le 112.
  • Un accompagnement psychologique adapté : des approches telles que l'EMDR ou la thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le trauma sont couramment utilisées pour les suites d'une emprise, avec un professionnel formé.

✦ L'Essentiel Moins vous nourrissez la réaction, moins il a de prise. Protégez votre énergie, votre sécurité et vos appuis : ce sont vos véritables points de force.

À lire aussi : « Les pièges de communication avec un partenaire narcissique » 

3.3 Agir avec stratégie : préparer la séparation sans vous exposer

Une séparation avec une personne qui vit la rupture comme une humiliation se prépare. L'improvisation est le premier risque. Quelques principes :

  • Ne partez pas dans la précipitation sans avoir pris conseil, particulièrement en présence d'enfants : un départ impromptu peut être retourné contre vous sur le plan procédural (plainte, demande d'attribution de la résidence). Des spécialistes des violences psychologiques le rappellent régulièrement : ces personnes sont souvent procédurières et attaquent avant d'être attaquées.
  • Faites-vous accompagner par un avocat spécialisé en droit de la famille. Une stratégie de séparation est complémentaire du conseil juridique : elle organise l'ensemble (calendrier, communication, preuves, patrimoine, enfants, soutien psychologique) mais ne se substitue pas à lui.
  • Anticipez les coûts de la rupture : situation financière, logement, comptes, documents essentiels (identité, livret de famille, contrats, bulletins de salaire), copies conservées en lieu sûr.
  • Protégez les enfants du conflit, sans les instrumentaliser ni dénigrer l'autre parent : stabilité, cadre clair, écoute, et soutien professionnel si nécessaire.
  • Préparez l'après : la reconstruction est un processus, avec ses allers-retours. Se laisser accompagner, c'est gagner du temps.

Le moment le plus risqué d'une relation d'emprise est souvent celui de la rupture. C'est précisément pour cela qu'il vaut mieux l'aborder avec un plan plutôt qu'avec la seule force de l'émotion.

✦ L'Essentiel Reprendre l'avantage, ce n'est pas répondre coup pour coup : c'est préparer, s'entourer, avancer pas à pas et choisir le moment, plutôt que de le subir.

À lire aussi : « Violences vicariantes » et « Le parent protecteur poursuivi (article 227-5 du Code pénal) ». 

À propos de l'auteur :

Benoît Lemogne, Fondateur de Divorce Consulting, Diplômé Notaire fort de 15 ans d'expérience dans le notariat, Ancien Expert Judiciaire formé en psychologie et en Intelligence Emotionnelle & Intuitive, expert en stratégie de séparation complexe.


Pour conclure

Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et clairvoyance dans votre processus de libération. Parce que votre bien-être et votre liberté n'ont pas de prix.

Aujourd'hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

Se préparer ne signifie pas partir demain : cela signifie reprendre dès maintenant une longueur d'avance, calmement. Car dans ces situations, le temps n'est pas neutre : attendre, c'est prendre le risque que la situation s'aggrave. Le meilleur moment pour commencer à vous préparer, c'est maintenant.

Contact :

Pour une approche globale

Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de :

  • Comprendre les mécanismes psychologiques du PN
  • Identifier les signes d'une relation toxique
  • Vous protéger efficacement
  • Préparer votre sortie si c'est votre choix
  • Vous reconstruire après la séparation

Chaque article approfondit un aspect spécifique de la relation avec un pervers narcissique et vous apporte des outils concrets de protection et de libération.

Retrouvez l'intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

Vous avez aimé ce post ? N'hésitez pas à le republier, merci. Suivez-moi pour d'autres posts comme celui-ci.


Documentation

Sources scientifiques et cliniques

  • Schulze L., Dziobek I., Vater A., Heekeren H.R., Bajbouj M., Renneberg B., Heuser I., Roepke S. (2013). Gray matter abnormalities in patients with narcissistic personality disorder. Journal of Psychiatric Research (DOI : 10.1016/j.jpsychires.2013.05.017).
  • Jankowiak-Siuda K., Zajkowski W. (2013). A neural model of mechanisms of empathy deficits in narcissism. Medical Science Monitor, 19, 934-941 (DOI : 10.12659/MSM.889593).
  • Ritter K., Dziobek I., Preißler S., et al. (2011). Lack of empathy in patients with narcissistic personality disorder. Psychiatry Research, 187(1-2), 241-247. (Référence citée de mémoire : à vérifier avant publication.)
  • Tiwari A., Wong J.Y.-H., Lai V., Fong D.Y.-T. (2014). Bridging intimate partner violence and the human brain: a literature review. Trauma, Violence & Abuse, 15(1), 22-33.
  • Fiorillo C.D., Tobler P.N., Schultz W. (2003). Discrete coding of reward probability and uncertainty by dopamine neurons. Science, 299(5614), 1898-1902 (DOI : 10.1126/science.1077349).
  • Purcell J.B. et al. (2021). Stress-elicited neural activity in young adults varies with childhood sexual abuse. (sur le circuit préfrontal-amygdale-hippocampe et la régulation du stress).
  • Dutton D.G., Painter S.L. (1993). Traumatic bonding: the development of emotional attachments in battered women and other relationships of intermittent abuse. Victimology. (Référence citée de mémoire : à vérifier avant publication.)
  • Racamier P.-C. (1992). Le génie des origines. Payot.
  • Kernberg O. (1975). Borderline Conditions and Pathological Narcissism. Jason Aronson.
  • Kohut H. (1971). The Analysis of the Self. International Universities Press.
  • Hirigoyen M.-F. (1998). Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien. Syros.
  • Eiguer A. (1996). Le pervers narcissique et son complice. Dunod.
  • Stark E. (2007). Coercive Control: How Men Entrap Women in Personal Life. Oxford University Press.
  • American Psychiatric Association (2022). DSM-5-TR. ; Organisation mondiale de la santé, CIM-11.
  • Allo Docteurs : « Pervers narcissiques : en cas de divorce ? », entretien avec Pascale Chapaux-Morelli (précautions lors du départ du domicile).
  • Service public / 3919 : numéro national d'écoute et d'orientation pour les victimes de violences conjugales.
Share This