En savoir plus

Le Blog

 

Retrouvez ici informations et points de vue sur la séparation et le divorce sous les angles émotionnel, juridique et procédural.

Le Contrôle Coercitif : Comprendre et Se Libérer de l’Emprise du Pervers Narcissique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr

La violence conjugale ne se limite pas aux coups. Elle s’insinue souvent dans le quotidien par des stratégies invisibles mais dévastatrices : dénigrement systématique, isolement progressif, menaces voilées, surveillance constante, contrôle financier… Ces manifestations témoignent d’une réalité méconnue et pourtant centrale dans les dynamiques de violence conjugale : le contrôle coercitif.

Le contrôle coercitif, concept issu de la criminologie et de la psychologie, désigne une forme d’emprise psychologique et émotionnelle visant à réduire progressivement la liberté et l’autonomie d’une personne. Dans une relation impliquant un pervers narcissique, ce contrôle devient le cœur du mécanisme d’abus.

Cette forme insidieuse de violence psychologique, exercée par des personnalités perverses narcissiques, constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de protection des victimes. Cet article propose d’explorer cette problématique en trois dimensions essentielles : comprendre l’invisible, décrypter les racines et accompagner vers la liberté.


I. Comprendre l’Invisible : Anatomie du Contrôle Coercitif

Une violence systémique et cumulative

Le contrôle coercitif désigne un ensemble de tactiques de domination exercées par un partenaire sur l’autre, visant à établir une emprise durable et à priver la victime de son autonomie et de ses droits fondamentaux. Conceptualisé en 2007 par le sociologue américain Evan Stark, ce phénomène se distingue des incidents de violence isolés par son caractère systématique, cumulatif et répétitif. Il ne s’agit pas d’une succession d’événements distincts, mais d’un schéma global de domination qui s’inscrit dans la durée.

Selon les études internationales, entre 60 et 80 % des femmes qui demandent de l’aide pour violences conjugales ont subi un contrôle coercitif. Plus alarmant encore : une enquête australienne a révélé que sur 112 homicides conjugaux, 111 comportaient des tactiques de contrôle coercitif exercées par l’agresseur avant le passage à l’acte. Ces chiffres soulignent la dangerosité mortelle d’une violence souvent invisible aux yeux de la société.

Le pervers narcissique : architecte de l’emprise

Le terme « pervers narcissique », bien que non reconnu comme diagnostic psychiatrique officiel, décrit avec justesse un profil psychologique caractérisé par un besoin pathologique de domination et une incapacité profonde à l’empathie. Ces individus, majoritairement masculins dans les contextes de violence conjugale, déploient des stratégies sophistiquées de manipulation pour assujettir leur partenaire.

Le pervers narcissique présente plusieurs caractéristiques distinctives :

  • Une dualité permanente : Charmant et séduisant en public, il se montre contrôlant et destructeur dans l’intimité. Cette double face rend la détection difficile pour l’entourage.
  • Un besoin compulsif de contrôle : Il ressent une nécessité vitale de maîtriser tous les aspects de la vie de sa partenaire pour maintenir son sentiment de toute-puissance.
  • Un manque absolu d’empathie : Incapable de considérer les besoins et sentiments de l’autre, il instrumentalise la relation pour nourrir son narcissisme.
  • Une maîtrise de la manipulation : Il utilise des techniques raffinées comme le gaslighting (manipulation mentale visant à faire douter la victime de sa propre santé psychologique), le désaveu (nier avoir dit ou fait quelque chose), les paradoxes (demander successivement une chose et son contraire) et la victimisation (se présenter systématiquement comme la victime).

Les huit visages du contrôle coercitif

Le contrôle coercitif se manifeste à travers huit tactiques principales qui, combinées, créent une cage invisible autour de la victime :

  1. L’isolement social : Coupure progressive des liens avec la famille, les amis et les collègues, créant une dépendance émotionnelle totale envers l’agresseur.
  2. La surveillance constante : Contrôle des communications, des déplacements, des réseaux sociaux, utilisation de la géolocalisation, vérification des contacts.
  3. Le contrôle financier : Privation de l’accès à l’argent, obligation de justifier chaque dépense, interdiction de travailler, création d’une dépendance économique.
  4. L’intimidation : Menaces explicites ou implicites, destruction d’objets personnels, agressions de l’animal de compagnie, création d’un climat de peur permanent.
  5. La dévalorisation systématique : Critiques incessantes, humiliations publiques ou privées, destruction de l’estime de soi, dénigrement des compétences et qualités.
  6. La confusion mentale : Utilisation du gaslighting pour semer le doute sur la perception de la réalité, manipulation des souvenirs, distorsion des événements.
  7. La sur-responsabilisation : Inversion de la culpabilité, présentation de la victime comme responsable des violences qu’elle subit, projection des défauts de l’agresseur sur la victime.
  8. Les violences ponctuelles : Usage stratégique de la violence physique ou sexuelle pour instaurer une terreur durable ; un seul incident peut suffire à terroriser la victime pendant des années.

Un danger sous-estimé : la violence sans coups

Contrairement aux idées reçues, l’absence de violence physique ne signifie nullement l’absence de danger. Une étude a démontré que dans un cas sur trois de meurtre ou tentative de meurtre conjugal, il n’y avait pas eu de violence physique avant le passage à l’acte. La jalousie obsessionnelle, le refus d’accepter la séparation et le harcèlement constituent des indicateurs de risque majeurs qui doivent alerter.

Cette réalité souligne l’importance de reconnaître le contrôle coercitif comme une atteinte aux droits humains fondamentaux : droit à l’autonomie, à la dignité, à l’autodétermination, à la liberté de mouvement et de pensée.


II. Décrypter les Racines : Pourquoi et Comment l’Emprise S’installe

Les mécanismes psychologiques de la domination

Le contrôle coercitif ne surgit pas brutalement ; il s’installe progressivement selon un processus méthodique que l’on peut décomposer en plusieurs phases :

La phase de séduction : Le pervers narcissique se présente comme le partenaire idéal, attentionné et compréhensif. Cette période d’idéalisation crée un attachement intense et une dépendance affective. La mise en couple est souvent très rapide, empêchant la victime de percevoir les signaux d’alerte.

L’installation de l’emprise : Progressivement, l’agresseur instaure des règles explicites ou implicites qui micro-régulent le quotidien de sa partenaire. Ces restrictions apparaissent d’abord comme des marques d’attention ou d’amour (« je m’inquiète pour toi », « je te protège »), rendant leur nature toxique difficile à identifier.

La déstabilisation systématique : Par des alternances imprévisibles entre moments d’affection et de rejet brutal, l’agresseur maintient sa victime dans une confusion émotionnelle permanente. Cette instabilité la pousse à modifier constamment son comportement pour tenter d’apaiser la situation, renforçant ainsi sa dépendance.

L’isolement et la dépendance : Coupée de ses ressources extérieures (amis, famille, revenus propres), la victime devient totalement dépendante de son agresseur pour son équilibre émotionnel, social et parfois économique.

La normalisation de l’anormal : À force de répétition et de manipulations, la victime intériorise les messages négatifs et finit par douter de sa propre perception de la réalité. Elle peut même en venir à penser qu’elle mérite ce traitement ou qu’elle est responsable de la situation.

Les profils de vulnérabilité

Il est crucial de préciser qu’aucune « aura maléfique » ne prédestine certaines personnes à devenir victimes. Cependant, certaines caractéristiques psychologiques peuvent créer des terrains plus propices à l’emprise, particulièrement lors de périodes de vie fragilisantes :

  • Une estime de soi oscillante : Non pas une absence totale de confiance, mais une vision de soi dépendante du regard d’autrui, attendant constamment confirmation et validation externe.
  • Une hypersensibilité relationnelle : Peur du conflit, besoin d’harmonie, difficulté à dire non, évitement de la confrontation, propension à privilégier les besoins des autres.
  • Des antécédents de carences affectives : Expériences passées de manques, besoin d’être « choisi(e) », quête de reconnaissance, loyauté excessive.
  • Une période de vulnérabilité : Deuil, rupture antérieure, transition professionnelle, déménagement, isolement géographique ou social.

Ces vulnérabilités ne condamnent personne ; elles expliquent simplement comment, à certains moments de vie, une personne peut devenir plus perméable aux stratégies d’emprise d’un manipulateur.

Le contexte social et culturel

Le contrôle coercitif s’inscrit dans un cadre plus large d’inégalités structurelles entre les genres. Les normes sociales traditionnelles, qui encouragent encore trop souvent les hommes à exercer autorité et contrôle dans leurs relations intimes, légitiment implicitement ces comportements. Les femmes subissent des injonctions permanentes sur leur apparence, leur comportement, leurs choix de vie – autant d’éléments que les agresseurs instrumentalisent pour exercer leur pouvoir.

Cette dimension sociologique explique pourquoi, dans l’écrasante majorité des cas documentés, le contrôle coercitif est exercé par des hommes sur leur compagne. Une étude britannique de 2021 révèle que 97 % des auteurs condamnés pour comportement coercitif et dominant étaient des hommes.

Les conséquences dévastatrices sur la santé

L’exposition prolongée au contrôle coercitif provoque des dommages profonds et durables sur la santé physique et mentale des victimes :

Sur le plan psychologique :

  • Anxiété généralisée et crises de panique
  • Dépression sévère
  • État de stress post-traumatique (TSPT) ou TSPT complexe, caractérisé par des flashbacks, cauchemars, hypervigilance permanente
  • Troubles de la concentration et pertes de mémoire
  • Confusion mentale permanente et doute de soi
  • Risque suicidaire élevé

Sur le plan physique :

  • Maux de tête chroniques et migraines
  • Troubles digestifs (ulcères, douleurs abdominales)
  • Douleurs musculaires et tensions corporelles
  • Troubles du sommeil
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Pathologies chroniques liées au stress

Sur le plan social :

  • Isolement total et perte du réseau de soutien
  • Dépendance émotionnelle et psychologique
  • Difficultés professionnelles ou académiques
  • Perte de l’autonomie financière

Ces conséquences persistent souvent longtemps après la fin de la relation violente, nécessitant un accompagnement spécialisé et de longue durée pour permettre une véritable reconstruction.


III. Accompagner vers la Liberté : Sortir de l’Emprise et Reconstruire sa Vie

Reconnaître l’emprise : le premier pas décisif

La prise de conscience constitue l’étape fondamentale, mais aussi la plus difficile du processus de libération. Les victimes de contrôle coercitif font face à plusieurs obstacles :

  • Le déni : Difficulté à accepter que le partenaire qu’elles aiment puisse être un agresseur.
  • La minimisation : Tendance à relativiser les comportements abusifs (« ce n’est pas si grave », « tout le monde se dispute »).
  • La culpabilité : Sentiment d’être responsable de la situation, intériorisation des accusations de l’agresseur.
  • La honte : Impression d’avoir échoué dans la relation, crainte du jugement de l’entourage.
  • La peur : Appréhension des représailles, anxiété face à l’inconnu d’une séparation.

Pour faciliter cette prise de conscience, il est essentiel de s’informer sur les mécanismes du contrôle coercitif et de la perversion narcissique. Mettre des mots sur son vécu permet de sortir de la confusion et de comprendre que l’on n’est ni fou(folle), ni responsable des violences subies.

Les étapes de la sortie d’emprise

Sortir d’une relation sous contrôle coercitif est un processus graduel qui nécessite du temps et du soutien :

1. Briser l’isolement : Reprendre contact avec des personnes de confiance (ami(e)s, famille, collègues) qui peuvent offrir un regard extérieur et un soutien émotionnel.

2. Consulter des professionnels spécialisés : Psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux formés aux problématiques de violence conjugale et de perversion narcissique peuvent accompagner la reconstruction psychologique.

3. Se renseigner sur ses droits : Comprendre les protections juridiques disponibles et les démarches possibles constitue une étape fondamentale pour reprendre le pouvoir sur sa vie.

4. Constituer un dossier de preuves : Rassembler systématiquement tous les éléments attestant des violences subies : certificats médicaux, témoignages, captures d’écran de messages, enregistrements, main courante, dépôt de plainte.

5. Préparer son départ en sécurité : Élaborer un plan de sortie incluant un lieu d’hébergement sûr, des ressources financières, des documents importants (papiers d’identité, relevés bancaires, documents relatifs aux enfants).

6. Solliciter les dispositifs de protection : Demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, obtenir un téléphone grave danger si nécessaire, signaler la situation aux autorités.

Les ressources juridiques et sociales

Le cadre légal français offre aujourd’hui plusieurs dispositifs de protection et d’accompagnement :

Les mesures de protection judiciaire :

  • L’ordonnance de protection : Délivrée par le juge aux affaires familiales dans un délai maximal de 6 jours, elle peut interdire à l’agresseur d’entrer en contact avec la victime, attribuer la jouissance du logement à la victime, statuer provisoirement sur l’autorité parentale.
  • Le téléphone grave danger (TGD) : Dispositif permettant d’alerter immédiatement les forces de l’ordre en cas de danger imminent.
  • Le bracelet anti-rapprochement : Géolocalisation de l’agresseur pour garantir le respect des zones de protection.

Les aides financières :

  • L’aide universelle d’urgence : Disponible depuis décembre 2023, elle permet aux victimes de violences conjugales de faire face aux dépenses immédiates (montant variant de 258,61€ à plus de 1000€ selon la situation).
  • Le Pack Nouveau Départ : Dispositif global coordonnant l’ensemble des aides (logement, santé, emploi, garde d’enfants) avec un accompagnement personnalisé par un référent.

Les procédures de divorce :

  • Le divorce pour faute : Les violences conjugales constituent une faute grave justifiant le divorce aux torts exclusifs de l’agresseur, avec possibilités d’obtenir des dommages et intérêts, une prestation compensatoire adaptée, la garde des enfants.

Les numéros d’urgence et d’accompagnement :

  • 17 : Police-Gendarmerie
  • 114 : Numéro d’urgence par SMS
  • 3919 : Violences Femmes Info (gratuit, anonyme)
  • Signalement en ligne : service-public.fr

Le rôle crucial de l’accompagnement spécialisé

Face à la complexité du contrôle coercitif et de l’emprise perverse, un accompagnement professionnel adapté est indispensable. Les associations spécialisées, les groupes de parole, les thérapeutes formés à ces problématiques offrent un espace sécurisant où la parole peut se libérer sans jugement.

L’accompagnement psychologique vise plusieurs objectifs :

  • Déconstruire les mécanismes de manipulation et d’emprise
  • Restaurer l’estime de soi et la confiance en ses capacités
  • Traiter les traumatismes par des approches adaptées (EMDR, TCC)
  • Prévenir la répétition de schémas relationnels toxiques
  • Accompagner la reconstruction identitaire

Parallèlement, l’accompagnement juridique permet de :

  • Comprendre ses droits et les recours possibles
  • Constituer un dossier solide pour les procédures
  • Être représenté(e) efficacement devant les tribunaux
  • Négocier les aspects matériels du divorce (pension alimentaire, prestation compensatoire, autorité parentale)

C’est précisément dans cette dimension d’accompagnement global que l’expertise de professionnels spécialisés comme Divorce Consulting trouve tout son sens. Face à la complexité administrative, émotionnelle et juridique d’une séparation marquée par des violences psychologiques, bénéficier d’un accompagnement personnalisé permet de naviguer plus sereinement dans les démarches, de prendre des décisions éclairées et de se reconstruire progressivement.

La reconstruction : un chemin progressif vers la liberté

Sortir de l’emprise d’un pervers narcissique ne se limite pas à la séparation physique ; c’est un processus de libération qui commence bien avant la rupture effective et se poursuit longtemps après. Cette reconstruction passe par plusieurs étapes :

Accepter le temps nécessaire : Il faut en moyenne sept tentatives de départ avant qu’une victime ne quitte définitivement son agresseur. Cette réalité, loin d’être un échec, témoigne de la puissance de l’emprise et de la complexité du processus de libération.

Reconstruire son identité : Retrouver progressivement qui l’on est, indépendamment du regard de l’agresseur, reconnecter avec ses valeurs, ses désirs, ses aspirations propres.

Réapprendre l’autonomie : Reprendre progressivement le pouvoir sur sa vie, ses choix, ses décisions, sans la peur permanente des représailles ou du jugement.

Cultiver des relations saines : Apprendre à reconnaître les signaux d’alerte dans les nouvelles relations, établir des limites claires, exiger le respect de ses besoins et de ses droits.

Se pardonner : Accepter qu’avoir été victime n’est pas une faiblesse ni une honte, mais le résultat de stratégies sophistiquées de manipulation face auxquelles n’importe qui peut être vulnérable dans certaines circonstances de vie.


Conclusion : Vers une Société qui Protège Véritablement

La reconnaissance juridique récente du contrôle coercitif en France – inscrit dans le code pénal en janvier 2025 – marque une avancée majeure dans la protection des victimes de violences conjugales. Cette évolution législative témoigne d’une prise de conscience collective : la violence conjugale n’est pas la somme d’incidents isolés, mais un système de domination qui commence bien avant qu’un coup ne soit porté.

Cependant, les lois ne suffisent pas. Il faut également :

  • Former l’ensemble des professionnels (police, justice, santé, social) à la détection du contrôle coercitif
  • Sensibiliser le grand public pour briser le silence et l’isolement des victimes
  • Développer des structures d’accueil et d’accompagnement adaptées
  • Soutenir la recherche pour mieux comprendre et prévenir ces violences

Pour les victimes qui lisent ces lignes : vous n’êtes pas seule, vous n’êtes pas folle, vous ne méritez pas ce traitement, et il existe des solutions pour retrouver votre liberté. Le chemin peut sembler long et difficile, mais chaque pas vers l’autonomie, chaque lien qui se renoue, chaque décision prise pour soi-même représente une victoire sur l’emprise.

À chaque fois qu’une victime fait un choix pour elle-même, qu’elle retrouve un peu de pouvoir, d’espace, de sécurité, de compréhension ou d’ouverture, c’est un fil qui se brise dans la toile d’araignée, un pas de plus vers la liberté retrouvée.


Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et professionnalisme dans votre processus de libération. Parce que votre bien-être et votre liberté n’ont pas de prix.

Aujourd’hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

Contact :

benoit.lemogne@divorce-consulting.fr

MP WhatsApp 06 60 26 13 22

Pour réserver un rendez-vous téléphonique, cliquez sur le lien :

https://calendly.com/benoit-lemogne-cabinet/30min


Sources et Références

Ouvrages scientifiques

  • Stark, E. (2007). Coercive Control: How Men Entrap Women in Personal Life. Oxford University Press.
  • Gruev-Vintila, A. (2024). Le contrôle coercitif : au cœur de la violence conjugale. Dunod.
  • Hirigoyen, M-F. (1998). Le harcèlement moral : La violence perverse au quotidien. Syros.
  • Racamier, P-C. (1992). Le Génie des origines : Psychanalyse et psychoses. Payot.

Articles et études

  • Women For Women France. « Le contrôle coercitif : un concept essentiel dans les violences conjugales »
  • SOS Violence Conjugale (Québec). « Comme une cage de verre : emprise et contrôle coercitif »
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. « Le contrôle coercitif, le vrai visage de la violence conjugale »
  • Joly, M. (2024). « Pervers narcissique, un syndrome social ». CNRS Le journal
  • France 24 (2025). « Violence conjugale : le contrôle coercitif, un crime de liberté désormais dans le droit français »

Ressources juridiques

  • Code pénal français, articles 222-33-2-1, 222-14-3, 132-80
  • Loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
  • Arrêts de la Cour d’appel de Poitiers (31 janvier 2024) consacrant la notion de contrôle coercitif
  • Décret n° 2025-47 du 15 janvier 2025 relatif à l’ordonnance de protection

Sites institutionnels et associatifs

  • arretonslesviolences.gouv.fr – Site officiel du gouvernement français
  • service-public.fr – Informations sur les démarches et droits
  • 3919 – Violences Femmes Info
  • Institut national de santé publique du Québec – Études sur les conséquences sanitaires
  • Controlecoercitif.ca – Plateforme de référence québécoise

Expertise spécialisée

Pour un accompagnement personnalisé dans votre processus de séparation et de reconstruction, l’équipe de Divorce Consulting (www.divorce-consulting.fr) met à disposition son expertise en matière d’accompagnement des victimes de violences conjugales et de situations complexes de divorce. Un accompagnement professionnel adapté peut faire toute la différence dans cette période de transition vers une vie nouvelle et libérée.

Le Contrôle Coercitif : Comprendre et Se Libérer de l’Emprise du Pervers Narcissique

par | 16/10/2025 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

  • « Jamais un petit attaché à ses parents hurlera à l’idée d’aller les voir. C’est un indice de haute gravité. »

    Pédopsychiatres auditionnés devant la commission d’enquête parlementaire sur l’inceste, 2 avril 2026

     

    Il existe, dans notre système judiciaire et dans la conscience collective, un axiome qui n’est presque jamais questionné : le maintien du lien entre un enfant et ses deux parents est, en toutes circonstances, une nécessité absolue pour son développement. Un enfant a besoin de ses deux parents. Le contact, même sous forme de visite médiatisée, même arraché par ordonnance judiciaire, serait toujours préférable à l’absence.

    Cette conviction — profondément humaniste dans son intention initiale — est devenue, dans de trop nombreux cas de violences intrafamiliales, un instrument de continuation des sévices. Elle fige les magistrats dans une présomption impossible à renverser. Elle retourne contre les parents protecteurs l’arme de la non-représentation d’enfant. Elle réduit au silence les médecins qui signalent. Et elle enferme les enfants — littéralement — dans un lien institutionnellement validé avec leur agresseur.

    Le 2 avril 2026, des pédopsychiatres de premier plan ont osé nommer ce que des années de pratique clinique leur avaient appris : dans certaines situations de maltraitance avérée ou de suspicion sérieuse, le maintien du lien n’est pas une nécessité. Le qualifier autrement relève, selon eux, de l’hérésie.

    Cet article, rédigé dans la continuité des travaux de Divorce Consulting sur la protection des victimes de violence intrafamiliale, s’articule en trois parties :

  • I — Le constat : l’étendue des dégâts d’un dogme non questionné ;

  • II — Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur ;

  • III — Les solutions : comment se protéger et protéger ses enfants dès maintenant.

     

    I. Le constat : un dogme qui protège les agresseurs

    Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut d’abord mettre des chiffres sur ce que les témoignages décrivent depuis des décennies. Ce n’est pas une impression : c’est une réalité statistique documentée par les institutions elles-mêmes.

    1.1 — Des chiffres qui donnent le vertige

    La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a rendu ses conclusions en novembre 2023 après avoir recueilli des milliers de témoignages. Son diagnostic est sans ambiguïté : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 77 % au sein de la famille. Les agresseurs sont dans 95 % des cas des hommes — pères, beaux-pères, oncles, grands-pères.

    Face à cette réalité massive, la réponse pénale est dérisoire : moins de 3 % des faits signalés aboutissent à une condamnation pénale. En 2020, seules 1 697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux ou agression sexuelle sur mineur. 760 condamnations seulement en 2018. La CIIVISE formule ce que chacun pressent : « le nombre de pères poursuivis est très inférieur au nombre de victimes. »

    Parmi les 22 000 enfants victimes de leur père chaque année, une fraction seulement voit son père éloigné. Les autres continuent de le voir, par obligation légale, parfois sous la surveillance fragile d’un point de rencontre médiatisé. Parfois à son domicile. Sous le regard d’une institution qui, faute de condamnation pénale, continue de valider l’accès du présumé agresseur à sa victime.

    1.2 — La commission parlementaire brise le tabou

    Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a créé à l’unanimité une commission d’enquête « sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices ». Transpartisane, soutenue par tous les groupes politiques, cette décision marque un tournant dans la prise de conscience institutionnelle de l’ampleur des défaillances.

    Le jeudi 2 avril 2026, lors de ses auditions, la commission a entendu une table ronde de pédopsychiatres d’expérience : le Dr Françoise Fericelli, ancienne experte judiciaire et cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences ; le Dr Myriam Pierson, psychiatre spécialisée en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancienne experte auprès des tribunaux ; et le Dr Maurice Berger, pédopsychiatre, responsable du diplôme universitaire d’expertise légale en pédopsychiatrie à l’Université de Paris.

    Leur position commune, articulée devant les représentants du peuple français, peut être résumée ainsi : le maintien du lien entre un enfant et un parent violent ou incestueux n’est pas une nécessité pour le développement psychique de l’enfant. Dans certains cas, c’est l’inverse : c’est le lien contraint qui détruit. Qualifier ce maintien de nécessité absolue, c’est une hérésie clinique.

    1.3 — Le refus de l’enfant : la preuve que l’institution ignore

    Il est un signe que tout clinicien formé reconnaîtrait immédiatement comme un marqueur d’alarme sévère, et que la justice transforme trop souvent en preuve à charge contre le parent gardien : le refus catégorique et répété d’un enfant de se rendre chez l’un de ses parents.

    Un enfant qui aime ses deux parents — même dans un contexte de séparation conflictuelle, même après des mois d’absence — n’hurle pas de terreur à l’idée d’un droit de visite. La résistance physique, les larmes inconsolables, la régression comportementale, les cauchemars récurrents avant chaque visite : autant de manifestations que la psychologie clinique de l’enfant interprète comme ce qu’elles sont — des signaux de détresse, des appels au secours.

    Ces signaux existent. Ils sont observés. Ils sont souvent consignés dans des dossiers médicaux, rapportés par des enseignants, décrits par des psychologues. Et ils sont, de manière systémique, mal lus ou ignorés par un système judiciaire qui les réinterprète à travers le prisme d’un autre concept : le syndrome d’aliénation parentale.

     

    II. Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur

    Comprendre comment une institution censée protéger les plus vulnérables peut, en practice, les mettre en danger, exige d’identifier les rouages précis de cette défaillance. Il ne s’agit pas de chercher des coupables individuels, mais de nommer des structures, des présupposés et des outils conceptuels qui, additionnés, produisent des effets catastrophiques.

    2.1 — Le syndrome d’aliénation parentale : un outil sans fondement scientifique au cœur du système

    Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) a été théorisé dans les années 1980 par Richard Gardner, psychiatre américain. Son postulat : lors de séparations conflictuelles, le parent gardien — le plus souvent la mère — « lave le cerveau » de l’enfant pour qu’il rejette l’autre parent. Le refus de l’enfant ne serait donc pas le signe d’un danger réel, mais la preuve d’une manipulation maternelle.

    Ce concept est rejeté par la communauté scientifique internationale, par l’Organisation mondiale de la santé, par l’American Psychological Association, par le Parlement européen (résolution du 6 octobre 2021 exhortant les États à ne pas le reconnaître dans leurs pratiques judiciaires), et par la CIIVISE, qui le qualifie de « pseudo syndrome d’aliénation parentale ». Son inventeur lui-même, Richard Gardner, s’est publiquement exprimé en faveur de la dépénalisation de la pédophilie et de l’inceste — un fait qui aurait dû, à lui seul, disqualifier définitivement sa construction théorique.

    Pourtant, ce concept continue d’infiltrer les expertises judiciaires en France. Des magistrats y font référence. Des experts nommés par les tribunaux l’appliquent. Des pères mis en cause pour inceste l’invoquent pour retourner l’accusation contre la mère protectrice. Et des enfants dont les signaux de détresse sont criants se voient confier, par ordonnance judiciaire, à celui dont ils hurlent à l’idée d’approcher.

    La CIIVISE pointe le mécanisme avec une clarté douloureuse : le SAP opère un « raisonnement circulaire » — le fait de dénoncer des abus est traité comme un indice du syndrome, qui lui-même sert de preuve de la fausseté de l’accusation. L’enfant qui crie au danger produit, contre lui-même, la preuve qu’il a été manipulé.

    2.2 — La mère protectrice retournée en accusée

    Le paradoxe institutionnel est absolu. Une mère qui refuse de remettre son enfant à un père présumé agresseur peut être condamnée pénalement pour non-représentation d’enfant, assortie d’astreintes, d’amendes, voire d’une peine d’emprisonnement. La CIIVISE, dans son premier avis d’octobre 2021, avait explicitement préconisé de suspendre ces poursuites lorsqu’une enquête est en cours pour violences sexuelles incestueuses contre le père. La loi du 18 mars 2024 a partiellement intégré cette recommandation en prévoyant une vérification préalable des allégations de violences avant toute poursuite pour non-représentation.

    Mais cette avancée reste fragile et partielle. Des familles continuent de témoigner de décisions judiciaires contradictoires : maintien de droits de visite alors qu’une enquête pénale est ouverte, non-prise en compte de la parole de l’enfant, interprétation du refus de l’enfant comme une preuve d’aliénation. Plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France décrivent des pratiques judiciaires qui mettent en danger les enfants tout en sanctionnant les mères qui cherchent à les protéger.

    Le Comité contre la torture des Nations Unies, dans ses observations de mai 2025, a officiellement alerté la France sur ces défaillances systémiques, condamnant l’absence de protection effective des enfants victimes et la persécution judiciaire de certains parents protecteurs. Ce n’est plus seulement une critique militante : c’est une mise en cause formelle de la France devant les instances internationales.

    2.3 — La silenciation des professionnels de santé

    Un autre mécanisme aggrave la situation : la neutralisation active des professionnels de santé qui tentent de signaler. Le Dr Françoise Fericelli, pédopsychiatre cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences, en est l’exemple le plus documenté. Sanctionnée par l’Ordre des médecins pour avoir signalé des suspicions de maltraitances sur des enfants qu’elle suivait — avant d’être blanchie après condamnation pénale ultérieure de l’auteur — elle résume la situation ainsi : signaler un inceste sans s’immiscer dans les affaires de famille est, littéralement, un exercice impossible.

    L’Ordre des médecins applique en effet l’article 51 de son code de déontologie, qui interdit l’immixtion du médecin dans les affaires de famille, au détriment de l’article 43, qui lui impose d’être le défenseur de l’enfant. La Haute Autorité de Santé confirme la conséquence : seuls 5 % des signalements de maltraitances sur enfants proviennent des médecins, alors qu’ils sont, par leur position clinique, parmi les mieux placés pour les détecter.

    Ces médecins sont condamnés. Ces psychologues sont discrédités. Ces enseignants sont ignorés. La chaîne de signalement est systématiquement brisée, au bénéfice d’une logique institutionnelle qui, au nom de la neutralité, laisse les enfants exposés à leur agresseur.

    Le Dr Maurice Berger, dans ses travaux publiés notamment dans la revue Enfances & Psy (Cairn.info), formule le diagnostic avec une clarté implacable : il existe en France une « idéologie du lien familial coûte que coûte » qui « oblitère l’évaluation de l’enfant lui-même ». L’objectif déclaré de protection de l’enfant est détourné au profit d’une idéologie familialiste dont les enfants maltraités paient le prix.

     

    III. Les solutions : se protéger et protéger ses enfants dès maintenant

    Il serait tentant, face à l’ampleur de ces défaillances, de sombrer dans l’impuissance. Tentant, mais dangereux. Car pendant que le système se réforme lentement — et il se réforme, sous la pression des commissions parlementaires, des organisations internationales et des mobilisations de victimes — des enfants vivent, aujourd’hui, des situations qui n’attendent pas.

    La bonne nouvelle, c’est que des outils existent. Ils sont imparfaits, ils exigent d’être activés au bon moment et dans le bon ordre, mais ils existent. Les connaître est déjà une forme de protection.

    3.1 — Documenter le refus de l’enfant avec rigueur

    Le refus de l’enfant est un signal clinique. Pour qu’il soit entendu comme tel par la justice, il doit être documenté de manière méthodique, datée et plurisourcée.

    • Consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants indépendant (non désigné par le tribunal) afin de faire évaluer l’état psychique de l’enfant et d’obtenir un rapport clinique daté. Ce document peut être produit devant le juge aux affaires familiales.
    • Tenir un journal précis et daté des manifestations : pleurs, résistance physique, troubles du sommeil, régression comportementale, paroles spontanées de l’enfant avant ou après les visites. Ces notes, même manuscrites, constituent un élément de preuve de la répétition et de la continuité.
    • Signaler au médecin traitant de l’enfant, en demandant expressément que les observations soient consignées dans le dossier médical. Demander, si possible, un certificat médical descriptif sans qualification juridique.
    • Informer l’école : l’enseignant et le directeur d’établissement sont des témoins indirects précieux. Leurs observations sur le comportement de l’enfant, consignées dans un rapport, peuvent appuyer une procédure.
    • Ne jamais empêcher le droit de visite sans décision judiciaire préalable sauf danger immédiat — au risque de se retrouver poursuivi pour non-représentation. En cas de danger immédiat avéré, contacter les services de police et un avocat dans les heures qui suivent.

    3.2 — Utiliser les outils juridiques disponibles

    La suspension de l’autorité parentale et des droits de visite

    La loi du 18 mars 2024 a introduit un article 378-2 du code civil prévoyant la suspension automatique de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour crime commis sur l’autre parent ou sur son enfant, ou pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant — et ce jusqu’à la décision du juge aux affaires familiales ou de la juridiction pénale. C’est une avancée majeure. Elle suppose néanmoins qu’une poursuite pénale soit déjà engagée.

    L’ordonnance de protection

    Elle peut être demandée au juge aux affaires familiales en urgence, sans attendre l’issue de la procédure pénale. Elle peut imposer l’éloignement du parent présumé dangereux, l’interdiction de contact, et des mesures provisoires sur la garde. Le juge l’accorde dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences comme vraisemblables.

    La plainte pénale avec constitution de partie civile

    En cas de classement sans suite d’une première plainte, la constitution de partie civile permet de saisir directement un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire. C’est la voie la plus adaptée aux situations d’inceste où les preuves sont difficiles à rassembler sans l’aide de l’appareil judiciaire.

    Le signalement au Procureur de la République

    Tout particulier, tout professionnel, peut signaler directement au procureur une situation de danger pour un mineur. Ce signalement déclenche une obligation de vérification des faits. Il peut être appuyé par un rapport médical, psychologique ou social.

    3.3 — S’appuyer sur un accompagnement stratégique global

    La dimension judiciaire n’est qu’une des facettes d’une situation de violence intrafamiliale impliquant des enfants. Les enjeux sont simultanément psychologiques (sortir de la sidération, comprendre les mécanismes de l’emprise), stratégiques (anticiper les manœuvres de l’autre parent), probatoires (rassembler et organiser les preuves) et humains (protéger les enfants sans les re-traumatiser par la procédure elle-même).

    L’expérience des familles qui s’en sortent est constante sur un point : celles qui avaient commencé à se préparer avant d’agir ont eu de meilleurs résultats que celles qui ont agi dans l’urgence, sous le choc émotionnel, sans stratégie construite. Le système est imparfait. Mais il n’est pas imperméable à une approche préparée, documentée, cohérente.

    La réforme législative avance. La commission d’enquête parlementaire créée en janvier 2026 va produire des recommandations. Le Comité des Nations Unies contre la torture a mis la France sous pression internationale. La proposition de loi Bergé, qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et intègre le contrôle coercitif dans le code pénal, représente une évolution majeure. Le vent tourne.

    Mais les enfants en danger n’ont pas le luxe d’attendre les prochaines réformes législatives. Leur protection se joue maintenant, dans les dossiers qui sont construits aujourd’hui, dans les signalements qui sont faits cette semaine, dans les décisions qui sont prises ce mois-ci. C’est pourquoi le moment d’agir, c’est maintenant.

     

    Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et clairvoyance dans votre processus de libération.

    Parce que votre bien-être et celui de vos enfants n’ont pas de prix.

    Aujourd’hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

    📧 benoit.lemogne@divorce-consulting.fr

    📱 WhatsApp : 06 60 26 13 22

    🗓 Réserver un entretien : https://calendly.com/benoit-lemogne-cabinet/30min

     

    Pour aller plus loin — Articles du blog Divorce Consulting

    Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de comprendre les mécanismes psychologiques du pervers narcissique, identifier les signes d’une relation toxique, vous protéger efficacement, préparer votre sortie si c’est votre choix, et vous reconstruire après la séparation.

    • La violence du système : le traitement des violences intrafamiliales en France — www.divorce-consulting.fr/le-blog
    • Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible au cœur des violences conjugales (02/02/2026)
    • L’Espionnage du Pervers Narcissique : Surveillance, Emprise et Stratégies de Libération (02/04/2026)
    • L’Effondrement du Pervers Narcissique : Comprendre, Reconnaître et Reprendre l’Avantage (08/03/2026)
    • Le Pervers Narcissique dans le Couple : Comprendre, Identifier et Reprendre le Contrôle (04/04/2026)
    • La femme perverse narcissique : Décrire, Comprendre, Agir (21/03/2026)
    • Opérations de partage : le sort des stock-options et des actions gratuites dans le divorce avec un conjoint manipulateur (04/03/2026)
    • Les Juristes du Droit de la Famille à l’aune de l’Intelligence Artificielle (02/04/2026)
    • L’influence de la Jurisprudence récente sur la pratique notariale du divorce (26/03/2026)
    • Le pervers narcissique borderline : Décrire, Comprendre, Gérer (10/03/2026)

    Retrouvez l’intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

     

    Sources et références

    • Assemblée nationale, Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales (créée le 28 janvier 2026). Auditions du 2 avril 2026 : Dr Françoise Fericelli, Dr Myriam Pierson, Dr Maurice Berger — https://www.assemblee-nationale.fr
    • CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Premier avis sur la protection des enfants victimes d’inceste parental, 27 octobre 2021 — https://www.ciivise.fr
    • CIIVISE, Rapport final, novembre 2023 — https://www.ciivise.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Inceste parental : les députés valident la création d’une commission d’enquête », 28 janvier 2026 — https://lcp.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Vers la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’inceste parental », 16 décembre 2025 — https://lcp.fr
    • Exposé des motifs, Proposition de résolution créant la commission d’enquête, Assemblée nationale, octobre 2025 — https://www.assemblee-nationale.fr
    • Maurice Berger, Françoise Fericelli, Marie Gilloots, « La silenciation des médecins », Enfances & Psy n°96, Cairn.info, 2023
    • Maurice Berger, analyses publiées sur Cairn.info / Carnet Psy (L’échec de la protection de l’enfance)
    • Françoise Fericelli, interview Politis : « Poursuivre un médecin est intolérable quand il s’agit de protéger les enfants », septembre 2023
    • Parlement européen, Résolution du 6 octobre 2021 sur les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants — exhortant les États à ne pas reconnaître le SAP
    • Comité contre la torture des Nations Unies, Observations sur la France, 2 mai 2025
    • France Info, « La CIIVISE propose la suspension des droits de visite du parent poursuivi pour viol », 27 octobre 2021
    • Enfance & Jeunesse Infos, « Syndrome d’aliénation parentale : la mise au point du ministère de la Justice », juillet 2024
    • Sénat, Question de la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo sur la non-application de la directive européenne sur le SAP, 2024
    • Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales (article 378-2 du Code civil)
    • Loi n°2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
    • Divorce Consulting, « Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible » (LexisNexis Droit de la famille n°6, juin 2025) — https://www.divorce-consulting.fr

      Retour au Blog

      Passez à l’action

      Share This