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Retrouvez ici informations et points de vue sur la séparation et le divorce sous les angles émotionnel, juridique et procédural.

Chez Divorce Consulting, 80 % des clientes ont un mari à profil de personnalité pervers narcissique. Parmi les multiples techniques de manipulation dont elles font l’objet, braquons nos projecteurs aujourd’hui sur le GASLIGHTING qui pose des défits particuliers, dans le coeur de notre ADN : à la fois  humains et juridiques. De telle sorte que nos clientes se retrouvent prises dans un labyrinthe de manipulation dans lequel leur propre perception de la réalité est mise à mal, créant un état de confusion et de détresse qui peut compliquer considérablement leur parcours de séparation, sauf à mettre en place une stratégie adéquate minutieusement élaborée.

La question de la « folie » dans le trouble de la personnalité narcissique reste omniprésente, tant on se demande si « on ne vêve pas » ! Mais elle soulève des interrogations fondamentales qui dépassent le simple cadre médical. Sommes-nous face à une pathologie mentale au sens traditionnel du terme, ou plutôt à une organisation psychique particulière qui permet au manipulateur d’orchestrer consciemment ses stratégies de domination ? Cette distinction n’est pas qu’académique : elle détermine notre compréhension des responsabilités, influence les approches thérapeutiques et oriente les stratégies juridiques. Le pervers narcissique navigue dans une zone grise entre lucidité calculatrice et déconnexion pathologique, utilisant sa connaissance intime des failles humaines pour maintenir son emprise tout en conservant une façade de normalité sociale qui trompe souvent l‘entourage et les professionnels.

Comprendre ces mécanismes complexes s’avère essentiel pour développer des stratégies de défense efficaces et protéger les victimes dans leur parcours de séparation. Car derrière l’apparente irrationalité des comportements narcissiques se cache souvent une logique implacable de préservation de l’ego et de maintien du contrôle. Cette analyse nous permettra d’explorer les frontières floues entre manipulation consciente et dysfonctionnement psychologique, afin de mieux outiller les victimes et les professionnels face à ces situations particulièrement complexes où la frontière entre raison et déraison devient un enjeu central de la procédure de divorce.

I./ Description de la problématique : Le TPN et ses manifestations

 

1/Qu’est-ce que le trouble de la personnalité narcissique ?

Le trouble de la personnalité narcissique est caractérisé par un besoin excessif d’admiration, un manque d’empathie envers autrui et une perception grandiose de soi. Dans le contexte conjugal, cette pathologie se manifeste par des comportements de manipulation systématique visant à maintenir une emprise sur le partenaire.

Le pervers narcissique, derrière un charme séduisant, cache une personnalité manipulatrice vis-à-vis de l’emprise sur la vie de son conjoint victime, caractérisée par un égo surdimensionné, un besoin incessant d’admiration et une absence totale d’empathie réelle.

2/ Le gaslighting : une arme de manipulation psychologique

Le gaslighting est une technique d’emprise mentale par laquelle le manipulateur contrôle progressivement l’esprit de sa victime en distordant sa perception de la réalité. Cette forme de manipulation psychologique, particulièrement insidieuse, consiste à faire douter la victime de sa propre réalité, de ses perceptions et ultimement de sa santé mentale. Le terme, issu de la pièce de théâtre « Gas Light » (1938), décrit précisément ce processus de déstabilisation où la victime finit par remettre en question ses propres facultés cognitives.

Le gaslighting opère comme un poison lent qui « enfume l’esprit » de la victime (littéralement lui « retourne le cerveau« ) pour reprogrammer ses pensées dans le sens de la soumission. Cette stratégie de manipulation s’articule autour de techniques spécifiques et documentées :

La négation récurente des faits : Le manipulateur nie catégoriquement des événements qui se sont produits. Par exemple, après une dispute violente où il a cassé de la vaisselle, il affirmera le lendemain : « Je n’ai jamais cassé quoi que ce soit, tu inventes encore des histoires. » Face aux preuves (morceaux de vaisselle), il dira : « C’est toi qui as fait ça dans ta colère, tu ne t’en souviens même pas. »

La minimisation des événements traumatisants : Les actes de violence psychologique ou physique sont systématiquement relativisés. « Ce n’était qu’une petite tape », « Tu exagères toujours tout », « D’autres femmes vivent bien pire que toi. » Cette technique vise à normaliser l’inacceptable et à culpabiliser la victime de ses réactions légitimes.

La remise en question constante de la mémoire : « Tu ne te souviens jamais de rien correctement », « Ta mémoire te joue des tours », « Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. » Le manipulateur créé des versions alternatives des événements si cohérentes et répétées qu’elles finissent par instiller le doute chez la victime. Il peut aller jusqu’à modifier des éléments tangibles (déplacer des objets, effacer des messages) pour renforcer cette confusion.

L’inversion des rôles (victimisation du manipulateur) : Face aux reproches, le narcissique se pose systématiquement en victime. « C’est toi qui me rends fou avec tes accusations », « Tu me fais du mal en disant ça », « Je suis celui qui souffre dans cette relation. » Cette technique particulièrement efficace exploite l’empathie naturelle de la victime pour la transformer en sentiment de culpabilité.

L’isolement social progressif : Le manipulateur critique subtilement l’entourage de sa victime. « Tes amis sont jalouses de notre couple », « Ta famille ne t’a jamais comprise comme moi », « Tes collègues profitent de ta gentillesse. » Progressivement, la victime s’éloigne de ses soutiens naturels, renforçant sa dépendance émotionnelle au manipulateur qui devient sa seule « source de vérité ».

3/ Impact sur les procédures de divorce : quand le gaslighting contamine l’espace juridique

Dans le contexte juridique, ces comportements compliquent considérablement les procédures de divorce car le gaslighting ne s’arrête pas aux portes du tribunal. Le manipulateur transpose ses techniques dans l’arène judiciaire avec une efficacité redoutable.

La manipulation des professionnels : Le pervers narcissique excelle dans l’art de présenter une façade charmante et crédible face aux avocats, juges et experts. Il arrive aux rendez-vous impeccablement vêtu, avec des dossiers organisés, parlant calmement de sa « pauvre épouse instable ». Pendant ce temps, la victime, épuisée par des années de manipulation, peut paraître confuse, émotionnelle ou incohérente, confirmant involontairement le discours de son bourreau.

La contamination du discours expert : L’emprise psychologique exercée par le discours manipulatoire fait que des spectateurs extérieurs, qui auraient autrement pris la défense des victimes, peuvent se retrouver complices malgré eux. Des professionnels pourtant formés peuvent être dupés par la cohérence apparente du narcissique qui présente sa version des faits avec une assurance déconcertante. « Madame X a toujours été fragile psychologiquement », « Elle interprète mal mes paroles », « Je m’inquiète vraiment pour son état mental. »

La perversion du système de preuves : Le manipulateur utilise l’exigence légitime de preuves du système judiciaire pour renforcer son gaslighting. « Où sont tes preuves ? », « Tu ne peux rien démontrer », « Tes accusations sont sans fondement. » Il exploite le fait que la violence psychologique laisse peu de traces tangibles, transformant cette difficulté probatoire en argument supplémentaire contre la crédibilité de sa victime.

II./ Les causes de la problématique : Le PN est-il littéralement « fou » ?

1/ Approche clinique du TPN

Il est important de distinguer le trouble de la personnalité narcissique des troubles psychotiques. Le PN n’est pas « fou » au sens clinique du terme. Il s’agit plutôt d’un trouble de la personnalité caractérisé par :

  • Une organisation psychique particulière
  • Des mécanismes de défense spécifiques (déni, projection, clivage)
  • Une incapacité à reconnaître et respecter les besoins d’autrui
  • Un besoin compulsif de contrôle et de domination

Les origines du trouble

Les causes du TPN sont multifactorielles et peuvent inclure :

Facteurs développementaux :

  • Traumatismes précoces
  • Carences affectives dans l’enfance
  • Éducation dysfonctionnelle (surprotection ou négligence)
  • Expériences d’humiliation ou de rejet

Facteurs neurobiologiques :

  • Anomalies dans les régions cérébrales liées à l’empathie
  • Dysfonctionnements du système de récompense

Facteurs socioculturels :

  • Valorisation excessive de la performance
  • Modèles parentaux narcissiques
  • Environnement compétitif excessif

2/ La mécanique psychologique de la projection de « folie » : pourquoi faire croire à l’autre qu’il est fou ?

La protection de l’ego fragile : Derrière la façade grandiose du pervers narcissique se cache un ego profondément blessé et fragile. Faire croire à sa victime qu’elle est « folle » constitue un mécanisme de défense primitif visant à protéger cette faille narcissique. En effet, reconnaître les émotions légitimes, les besoins ou les reproches de sa victime reviendrait à admettre ses propres défaillances, ce qui représente une menace existentielle pour son identité construite sur l’illusion de perfection.

L’évitement de la responsabilité : En déplaçant la « pathologie » sur sa victime, le manipulateur évite de confronter ses propres dysfonctionnements. Cette projection massive lui permet de maintenir une image de soi cohérente où il demeure celui qui « aide » une personne « instable ». Cette dynamique lui évite le travail psychologique douloureux de remise en question personnelle, préservant son sentiment de toute-puissance.

Le maintien de l’emprise : Faire douter la victime de sa santé mentale constitue l’arme ultime de contrôle. Une personne qui ne fait plus confiance à ses propres perceptions devient entièrement dépendante de la « réalité » que lui impose son manipulateur. Cette stratégie vise à créer une dépendance psychologique totale où la victime ne peut plus envisager d’existence autonome.

La satisfaction sadique : Chez certains pervers narcissiques, la déstabilisation psychologique d’autrui procure une jouissance particulière. Voir l’autre douter, souffrir, perdre confiance en lui nourrit directement leur sentiment de supériorité et de contrôle. Cette dimension sadique révèle la profondeur de leur dysfonctionnement émotionnel.

3/ Le paradoxe de la « folie » narcissique : quand le manipulateur devient prisonnier de ses propres mensonges

L’auto-persuasion progressive : Paradoxalement, le pervers narcissique peut lui-même devenir victime de ses propres mécanismes de déformation de la réalité. À force de répéter ses versions alternatives des événements, il peut progressivement y adhérer lui-même. Cette auto-persuasion n’est pas de la « folie » au sens psychiatrique, mais révèle une plasticité inquiétante de sa relation à la vérité.

La construction d’une réalité sur mesure : Le narcissique développe une capacité remarquable à réinterpréter tous les événements de manière à préserver son image de soi. Les échecs deviennent des « sabotages », les critiques légitimes deviennent de la « jalousie », les réactions normales de ses victimes deviennent de la « folie ». Cette reconstruction permanente de la réalité finit par créer un système de croyances parallèle où il est effectivement la victime incomprise d’un monde hostile.

Le clivage de la personnalité : Le pervers narcissique peut présenter une forme de « double conscience » où coexistent deux réalités : celle qu’il manipule consciemment pour maintenir son emprise, et celle qu’il a fini par intérioriser pour protéger son ego. Cette dichotomie explique pourquoi il peut parfois paraître sincèrement convaincu de ses propres mensonges, créant une confusion supplémentaire chez ses victimes et les professionnels.

La perte progressive du contact avec la réalité objective : Dans les cas les plus sévères, la frontière entre manipulation consciente et déformation inconsciente de la réalité peut s’estomper. Le narcissique peut développer une forme de « pensée magique » où ses désirs et ses besoins redéfinissent automatiquement la réalité. Cette déconnexion progressive peut effectivement s’apparenter à une forme de « folie fonctionnelle » – suffisamment préservée pour maintenir une façade sociale, mais suffisamment altérée pour perdre tout ancrage dans la vérité partagée.

4/ La conscience de leurs actes : responsabilité et ambiguïté

Contrairement aux idées reçues, les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité narcissique usent de diverses tactiques pour contrôler et manipuler leur partenaire afin d’alimenter leur ego. Cette manipulation est souvent consciente et délibérée dans ses modalités, même si les motivations profondes échappent parfois à leur propre compréhension.

La responsabilité juridique maintenue : Malgré ces mécanismes psychologiques complexes, le pervers narcissique conserve généralement ses capacités de discernement et de contrôle de ses actes. Il sait distinguer le bien du mal, adapter son comportement selon les contextes (charmer en public, manipuler en privé), et anticiper les conséquences de ses actions. Cette préservation du jugement moral et de la planification comportementale maintient sa responsabilité juridique pleine et entière.

L’ambiguïté de la sincérité : La question la plus troublante reste celle de savoir dans quelle mesure le manipulateur « croit » réellement à ses propres constructions. Cette ambiguïté ne doit cependant pas occulter l’essentiel : quelles que soient ses convictions intimes, ses actes causent des dommages réels et mesurables chez ses victimes, justifiant pleinement les mesures de protection et les sanctions appropriées.

III./ Solutions : Comment lutter efficacement dans le cadre d’une stratégie globale de séparation

1/ Phase de protection et de documentation

* Identifier les signes : Être attentif aux comportements injectant le doute dans votre esprit est primordiale. En tenant un journal de vos émotions et expériences, vous pourrez mieux cerner les manipulations.

Documentation systématique :

  • Enregistrer les conversations (dans le respect de la légalité)
  • Conserver tous les échanges écrits (SMS, emails)
  • Tenir un journal détaillé des incidents
  • Photographier les dégâts matériels éventuels
  • Collecter les témoignages de proches

* Stratégies de protection psychologique 

Renforcement de l’autonomie : Établir des limites claires : Apprenez à dire « non » et à maintenir des limites saines dans vos relations. Cela constitue une défense active contre les tentatives de manipulation.

Reconstruction de l’estime de soi : Un thérapeute peut aider à reconstruire l’estime de soi et à développer des stratégies de protection. L’accompagnement psychologique s’avère essentiel pour :

  • Retrouver confiance en ses perceptions
  • Développer des mécanismes de défense sains
  • Préparer psychologiquement à la confrontation juridique

* Stratégies juridiques spécialisées

Constitution du dossier :

  • Rassembler les preuves de violence psychologique
  • Documenter les tentatives d’aliénation parentale
  • Établir un historique des manipulations financières
  • Constituer un réseau de témoins crédibles

Choix de l’avocat : Sélectionner un professionnel expérimenté dans :

  • La violence conjugale psychologique
  • Les troubles de la personnalité
  • Les techniques de manipulation en justice

Stratégie processuelle :

  • Anticiper les tentatives de manipulation du PN envers les professionnels
  • Préparer les témoins à la réalité du fonctionnement narcissique
  • Utiliser la médiation avec précaution (souvent contre-indiquée)
  • Privilégier les procédures écrites pour limiter les manipulations orales

2/ Techniques de communication défensive

TECHNIQUES DE PROTECTION CONTRE LE MANIPULATEUR :

La technique de la « Pierre Grise » : devenir insaisissable pour le manipulateur

La méthode du « roc gris » (grey rock) consiste à se rendre aussi peu intéressant et prévisible qu’un caillou pour priver le manipulateur de sa « nourriture émotionnelle » et l’inciter à aller la chercher ailleurs. Cette stratégie vise à réduire progressivement son intérêt pour ses tentatives de manipulation.

Réponses factuelles et neutres : Adoptez un langage purement informatif, dénué d’émotion. Essayez de mettre de la distance en l’appelant par son prénom ou mieux encore, si c’est possible en le vouvoyant ! Au lieu de « Tu me fais du mal quand tu dis ça ! » (qui nourrit le manipulateur), préférez « J’ai pris note de votre remarque. » Face à une provocation comme « Tu es vraiment une mauvaise mère », répondez simplement « C’est ton/votre opinion très personnelle » sans justification ni défense.

Éviter les réactions émotionnelles : Le manipulateur cherche constamment à provoquer des réactions. Maîtrisez votre langage corporel : posture droite mais détendue, regard neutre (ni fuyant ni défiant), ton monocorde. Face aux accusations, respirez profondément et répondez après une pause volontaire : « Je comprends que vous voyez les choses ainsi. »

Limiter les informations personnelles partagées : Ne donnez que les informations strictement nécessaires. À la question « Qu’est-ce que tu fais ce week-end ? », répondez « Des activités habituelles » plutôt que de détailler vos projets. Cette privation d’informations limite ses capacités de manipulation future et de contrôle.

Maintenir une distance psychologique : Utilisez le vouvoiement si possible, ou un prénom plutôt que « papa » devant les enfants. Créez une barrière symbolique par des formules comme « Je prends note de votre demande et vous donnerai une réponse par écrit. » Cette formalisation déstabilise le manipulateur habitué à l’intimité émotionnelle.

TECHNIQUES AVANCÉES DE DÉSTABILISATION DU MANIPULATEUR :

Le questionnement socratique : Retournez ses accusations sous forme de questions neutres. Face à « Tu montes les enfants contre moi », demandez calmement : « Qu’est-ce qui vous fait penser cela précisément ? » Cette technique l’oblige à expliciter ses reproches vagues et révèle souvent leur incohérence.

La reformulation dépassionnée : Reformulez ses propos de manière factuelle pour les vider de leur charge émotionnelle. « Si je comprends bien, vous souhaitez modifier les modalités de garde. Pouvez-vous préciser votre demande par écrit ? » Cette approche désamorce la dimension conflictuelle qu’il recherche.

L’inversion du rapport de force par l’indifférence contrôlée : Montrez que ses tentatives de manipulation vous laissent indifférent. Face à ses menaces, répondez : « Vous êtes libre de vos choix » avec un ton détaché. Cette absence de peur ou de colère le prive de son sentiment de toute-puissance.

Conclusion

Le trouble de la personnalité narcissique et ses manifestations, notamment le gaslighting, constituent des défis majeurs dans les procédures de divorce. Loin d’être « fou » au sens clinique, le PN utilise consciemment des techniques de manipulation sophistiquées pour maintenir son emprise.

Le gaslighting dépasse la sphère individuelle et a des implications sociétales importantes. Cette forme de manipulation est de plus en plus reconnue comme une forme de violence psychologique, avec des conséquences légales potentielles.

La lutte efficace contre ces comportements nécessite une approche globale combinant protection psychologique, stratégie juridique adaptée et reconstruction personnelle. L’importance de « faire confiance à son intuition et de ne pas laisser quelqu’un d’autre définir sa réalité » reste le fondement de toute démarche de libération.

Il est essentiel que les professionnels du droit soient formés à ces problématiques pour mieux accompagner les victimes et éviter qu’elles ne subissent une double victimisation dans le cadre de leur procédure de divorce.


Sources et références

  1. MSD Manuals – Trouble de la personnalité narcissique (2024)
    URL: https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-mentaux/troubles-de-la-personnalité/trouble-de-la-personnalité-narcissique
  2. Psychologue.fr – Manipulateur narcissique en couple (Septembre 2024)
    URL: https://www.psychologue.fr/blog/relations-toxiques/manipulateur-narcissique-en-couple/
  3. Pervers-narcissique.com – Le gaslighting (2025)
    URL: https://www.pervers-narcissique.com/gaslighting/
  4. Wikipédia – Gaslighting (2025)
    URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaslighting
  5. Psychologie-positive.com – Le gaslighting : le reconnaître et s’en protéger (Février 2025)
    URL: https://psychologie-positive.com/reconnaitre-proteger-gaslighting/
  6. Le Journal du Dimanche – Le gaslighting : quand la manipulation psychologique devient une arme (Septembre 2024)
    URL: https://www.lejsd.com/gaslighting-quand-manipulation-psychologique-devient-arme
  7. Lexvox Divorce – Le pervers narcissique (Mai 2023)
    URL: https://divorce.lexvox-avocat.fr/le-pervers-narcissique/
  8. Corine Fiorenti – 25 signes d’abus narcissique (Juin 2024)
    URL: https://corinefiorenti.com/troubles-de-la-personnalite/25-signes-abus-narcissique/
  9. Psychologue.net – Comment se comporte un narcissique avec sa femme (Janvier 2025)
    URL: https://www.psychologue.net/articles/comment-se-comporte-un-narcissique-avec-sa-femme-le-guide-pour-comprendre-et-agir
  10. Centre Psychologique Salé – 6 méthodes de défense effectives face au gaslighting (Juillet 2022)
    URL: https://centre-psychologique-sale.com/blog/uncategorized/6-methodes-de-defense-effectives-face-au-gaslighting/

Le Trouble de la Personnalité Narcissique (TPN) : Une Histoire de « folie » >? (Gaslighting)

par | 17/08/2025 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

  • « Jamais un petit attaché à ses parents hurlera à l’idée d’aller les voir. C’est un indice de haute gravité. »

    Pédopsychiatres auditionnés devant la commission d’enquête parlementaire sur l’inceste, 2 avril 2026

     

    Il existe, dans notre système judiciaire et dans la conscience collective, un axiome qui n’est presque jamais questionné : le maintien du lien entre un enfant et ses deux parents est, en toutes circonstances, une nécessité absolue pour son développement. Un enfant a besoin de ses deux parents. Le contact, même sous forme de visite médiatisée, même arraché par ordonnance judiciaire, serait toujours préférable à l’absence.

    Cette conviction — profondément humaniste dans son intention initiale — est devenue, dans de trop nombreux cas de violences intrafamiliales, un instrument de continuation des sévices. Elle fige les magistrats dans une présomption impossible à renverser. Elle retourne contre les parents protecteurs l’arme de la non-représentation d’enfant. Elle réduit au silence les médecins qui signalent. Et elle enferme les enfants — littéralement — dans un lien institutionnellement validé avec leur agresseur.

    Le 2 avril 2026, des pédopsychiatres de premier plan ont osé nommer ce que des années de pratique clinique leur avaient appris : dans certaines situations de maltraitance avérée ou de suspicion sérieuse, le maintien du lien n’est pas une nécessité. Le qualifier autrement relève, selon eux, de l’hérésie.

    Cet article, rédigé dans la continuité des travaux de Divorce Consulting sur la protection des victimes de violence intrafamiliale, s’articule en trois parties :

  • I — Le constat : l’étendue des dégâts d’un dogme non questionné ;

  • II — Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur ;

  • III — Les solutions : comment se protéger et protéger ses enfants dès maintenant.

     

    I. Le constat : un dogme qui protège les agresseurs

    Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut d’abord mettre des chiffres sur ce que les témoignages décrivent depuis des décennies. Ce n’est pas une impression : c’est une réalité statistique documentée par les institutions elles-mêmes.

    1.1 — Des chiffres qui donnent le vertige

    La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a rendu ses conclusions en novembre 2023 après avoir recueilli des milliers de témoignages. Son diagnostic est sans ambiguïté : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 77 % au sein de la famille. Les agresseurs sont dans 95 % des cas des hommes — pères, beaux-pères, oncles, grands-pères.

    Face à cette réalité massive, la réponse pénale est dérisoire : moins de 3 % des faits signalés aboutissent à une condamnation pénale. En 2020, seules 1 697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux ou agression sexuelle sur mineur. 760 condamnations seulement en 2018. La CIIVISE formule ce que chacun pressent : « le nombre de pères poursuivis est très inférieur au nombre de victimes. »

    Parmi les 22 000 enfants victimes de leur père chaque année, une fraction seulement voit son père éloigné. Les autres continuent de le voir, par obligation légale, parfois sous la surveillance fragile d’un point de rencontre médiatisé. Parfois à son domicile. Sous le regard d’une institution qui, faute de condamnation pénale, continue de valider l’accès du présumé agresseur à sa victime.

    1.2 — La commission parlementaire brise le tabou

    Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a créé à l’unanimité une commission d’enquête « sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices ». Transpartisane, soutenue par tous les groupes politiques, cette décision marque un tournant dans la prise de conscience institutionnelle de l’ampleur des défaillances.

    Le jeudi 2 avril 2026, lors de ses auditions, la commission a entendu une table ronde de pédopsychiatres d’expérience : le Dr Françoise Fericelli, ancienne experte judiciaire et cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences ; le Dr Myriam Pierson, psychiatre spécialisée en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancienne experte auprès des tribunaux ; et le Dr Maurice Berger, pédopsychiatre, responsable du diplôme universitaire d’expertise légale en pédopsychiatrie à l’Université de Paris.

    Leur position commune, articulée devant les représentants du peuple français, peut être résumée ainsi : le maintien du lien entre un enfant et un parent violent ou incestueux n’est pas une nécessité pour le développement psychique de l’enfant. Dans certains cas, c’est l’inverse : c’est le lien contraint qui détruit. Qualifier ce maintien de nécessité absolue, c’est une hérésie clinique.

    1.3 — Le refus de l’enfant : la preuve que l’institution ignore

    Il est un signe que tout clinicien formé reconnaîtrait immédiatement comme un marqueur d’alarme sévère, et que la justice transforme trop souvent en preuve à charge contre le parent gardien : le refus catégorique et répété d’un enfant de se rendre chez l’un de ses parents.

    Un enfant qui aime ses deux parents — même dans un contexte de séparation conflictuelle, même après des mois d’absence — n’hurle pas de terreur à l’idée d’un droit de visite. La résistance physique, les larmes inconsolables, la régression comportementale, les cauchemars récurrents avant chaque visite : autant de manifestations que la psychologie clinique de l’enfant interprète comme ce qu’elles sont — des signaux de détresse, des appels au secours.

    Ces signaux existent. Ils sont observés. Ils sont souvent consignés dans des dossiers médicaux, rapportés par des enseignants, décrits par des psychologues. Et ils sont, de manière systémique, mal lus ou ignorés par un système judiciaire qui les réinterprète à travers le prisme d’un autre concept : le syndrome d’aliénation parentale.

     

    II. Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur

    Comprendre comment une institution censée protéger les plus vulnérables peut, en practice, les mettre en danger, exige d’identifier les rouages précis de cette défaillance. Il ne s’agit pas de chercher des coupables individuels, mais de nommer des structures, des présupposés et des outils conceptuels qui, additionnés, produisent des effets catastrophiques.

    2.1 — Le syndrome d’aliénation parentale : un outil sans fondement scientifique au cœur du système

    Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) a été théorisé dans les années 1980 par Richard Gardner, psychiatre américain. Son postulat : lors de séparations conflictuelles, le parent gardien — le plus souvent la mère — « lave le cerveau » de l’enfant pour qu’il rejette l’autre parent. Le refus de l’enfant ne serait donc pas le signe d’un danger réel, mais la preuve d’une manipulation maternelle.

    Ce concept est rejeté par la communauté scientifique internationale, par l’Organisation mondiale de la santé, par l’American Psychological Association, par le Parlement européen (résolution du 6 octobre 2021 exhortant les États à ne pas le reconnaître dans leurs pratiques judiciaires), et par la CIIVISE, qui le qualifie de « pseudo syndrome d’aliénation parentale ». Son inventeur lui-même, Richard Gardner, s’est publiquement exprimé en faveur de la dépénalisation de la pédophilie et de l’inceste — un fait qui aurait dû, à lui seul, disqualifier définitivement sa construction théorique.

    Pourtant, ce concept continue d’infiltrer les expertises judiciaires en France. Des magistrats y font référence. Des experts nommés par les tribunaux l’appliquent. Des pères mis en cause pour inceste l’invoquent pour retourner l’accusation contre la mère protectrice. Et des enfants dont les signaux de détresse sont criants se voient confier, par ordonnance judiciaire, à celui dont ils hurlent à l’idée d’approcher.

    La CIIVISE pointe le mécanisme avec une clarté douloureuse : le SAP opère un « raisonnement circulaire » — le fait de dénoncer des abus est traité comme un indice du syndrome, qui lui-même sert de preuve de la fausseté de l’accusation. L’enfant qui crie au danger produit, contre lui-même, la preuve qu’il a été manipulé.

    2.2 — La mère protectrice retournée en accusée

    Le paradoxe institutionnel est absolu. Une mère qui refuse de remettre son enfant à un père présumé agresseur peut être condamnée pénalement pour non-représentation d’enfant, assortie d’astreintes, d’amendes, voire d’une peine d’emprisonnement. La CIIVISE, dans son premier avis d’octobre 2021, avait explicitement préconisé de suspendre ces poursuites lorsqu’une enquête est en cours pour violences sexuelles incestueuses contre le père. La loi du 18 mars 2024 a partiellement intégré cette recommandation en prévoyant une vérification préalable des allégations de violences avant toute poursuite pour non-représentation.

    Mais cette avancée reste fragile et partielle. Des familles continuent de témoigner de décisions judiciaires contradictoires : maintien de droits de visite alors qu’une enquête pénale est ouverte, non-prise en compte de la parole de l’enfant, interprétation du refus de l’enfant comme une preuve d’aliénation. Plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France décrivent des pratiques judiciaires qui mettent en danger les enfants tout en sanctionnant les mères qui cherchent à les protéger.

    Le Comité contre la torture des Nations Unies, dans ses observations de mai 2025, a officiellement alerté la France sur ces défaillances systémiques, condamnant l’absence de protection effective des enfants victimes et la persécution judiciaire de certains parents protecteurs. Ce n’est plus seulement une critique militante : c’est une mise en cause formelle de la France devant les instances internationales.

    2.3 — La silenciation des professionnels de santé

    Un autre mécanisme aggrave la situation : la neutralisation active des professionnels de santé qui tentent de signaler. Le Dr Françoise Fericelli, pédopsychiatre cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences, en est l’exemple le plus documenté. Sanctionnée par l’Ordre des médecins pour avoir signalé des suspicions de maltraitances sur des enfants qu’elle suivait — avant d’être blanchie après condamnation pénale ultérieure de l’auteur — elle résume la situation ainsi : signaler un inceste sans s’immiscer dans les affaires de famille est, littéralement, un exercice impossible.

    L’Ordre des médecins applique en effet l’article 51 de son code de déontologie, qui interdit l’immixtion du médecin dans les affaires de famille, au détriment de l’article 43, qui lui impose d’être le défenseur de l’enfant. La Haute Autorité de Santé confirme la conséquence : seuls 5 % des signalements de maltraitances sur enfants proviennent des médecins, alors qu’ils sont, par leur position clinique, parmi les mieux placés pour les détecter.

    Ces médecins sont condamnés. Ces psychologues sont discrédités. Ces enseignants sont ignorés. La chaîne de signalement est systématiquement brisée, au bénéfice d’une logique institutionnelle qui, au nom de la neutralité, laisse les enfants exposés à leur agresseur.

    Le Dr Maurice Berger, dans ses travaux publiés notamment dans la revue Enfances & Psy (Cairn.info), formule le diagnostic avec une clarté implacable : il existe en France une « idéologie du lien familial coûte que coûte » qui « oblitère l’évaluation de l’enfant lui-même ». L’objectif déclaré de protection de l’enfant est détourné au profit d’une idéologie familialiste dont les enfants maltraités paient le prix.

     

    III. Les solutions : se protéger et protéger ses enfants dès maintenant

    Il serait tentant, face à l’ampleur de ces défaillances, de sombrer dans l’impuissance. Tentant, mais dangereux. Car pendant que le système se réforme lentement — et il se réforme, sous la pression des commissions parlementaires, des organisations internationales et des mobilisations de victimes — des enfants vivent, aujourd’hui, des situations qui n’attendent pas.

    La bonne nouvelle, c’est que des outils existent. Ils sont imparfaits, ils exigent d’être activés au bon moment et dans le bon ordre, mais ils existent. Les connaître est déjà une forme de protection.

    3.1 — Documenter le refus de l’enfant avec rigueur

    Le refus de l’enfant est un signal clinique. Pour qu’il soit entendu comme tel par la justice, il doit être documenté de manière méthodique, datée et plurisourcée.

    • Consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants indépendant (non désigné par le tribunal) afin de faire évaluer l’état psychique de l’enfant et d’obtenir un rapport clinique daté. Ce document peut être produit devant le juge aux affaires familiales.
    • Tenir un journal précis et daté des manifestations : pleurs, résistance physique, troubles du sommeil, régression comportementale, paroles spontanées de l’enfant avant ou après les visites. Ces notes, même manuscrites, constituent un élément de preuve de la répétition et de la continuité.
    • Signaler au médecin traitant de l’enfant, en demandant expressément que les observations soient consignées dans le dossier médical. Demander, si possible, un certificat médical descriptif sans qualification juridique.
    • Informer l’école : l’enseignant et le directeur d’établissement sont des témoins indirects précieux. Leurs observations sur le comportement de l’enfant, consignées dans un rapport, peuvent appuyer une procédure.
    • Ne jamais empêcher le droit de visite sans décision judiciaire préalable sauf danger immédiat — au risque de se retrouver poursuivi pour non-représentation. En cas de danger immédiat avéré, contacter les services de police et un avocat dans les heures qui suivent.

    3.2 — Utiliser les outils juridiques disponibles

    La suspension de l’autorité parentale et des droits de visite

    La loi du 18 mars 2024 a introduit un article 378-2 du code civil prévoyant la suspension automatique de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour crime commis sur l’autre parent ou sur son enfant, ou pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant — et ce jusqu’à la décision du juge aux affaires familiales ou de la juridiction pénale. C’est une avancée majeure. Elle suppose néanmoins qu’une poursuite pénale soit déjà engagée.

    L’ordonnance de protection

    Elle peut être demandée au juge aux affaires familiales en urgence, sans attendre l’issue de la procédure pénale. Elle peut imposer l’éloignement du parent présumé dangereux, l’interdiction de contact, et des mesures provisoires sur la garde. Le juge l’accorde dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences comme vraisemblables.

    La plainte pénale avec constitution de partie civile

    En cas de classement sans suite d’une première plainte, la constitution de partie civile permet de saisir directement un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire. C’est la voie la plus adaptée aux situations d’inceste où les preuves sont difficiles à rassembler sans l’aide de l’appareil judiciaire.

    Le signalement au Procureur de la République

    Tout particulier, tout professionnel, peut signaler directement au procureur une situation de danger pour un mineur. Ce signalement déclenche une obligation de vérification des faits. Il peut être appuyé par un rapport médical, psychologique ou social.

    3.3 — S’appuyer sur un accompagnement stratégique global

    La dimension judiciaire n’est qu’une des facettes d’une situation de violence intrafamiliale impliquant des enfants. Les enjeux sont simultanément psychologiques (sortir de la sidération, comprendre les mécanismes de l’emprise), stratégiques (anticiper les manœuvres de l’autre parent), probatoires (rassembler et organiser les preuves) et humains (protéger les enfants sans les re-traumatiser par la procédure elle-même).

    L’expérience des familles qui s’en sortent est constante sur un point : celles qui avaient commencé à se préparer avant d’agir ont eu de meilleurs résultats que celles qui ont agi dans l’urgence, sous le choc émotionnel, sans stratégie construite. Le système est imparfait. Mais il n’est pas imperméable à une approche préparée, documentée, cohérente.

    La réforme législative avance. La commission d’enquête parlementaire créée en janvier 2026 va produire des recommandations. Le Comité des Nations Unies contre la torture a mis la France sous pression internationale. La proposition de loi Bergé, qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et intègre le contrôle coercitif dans le code pénal, représente une évolution majeure. Le vent tourne.

    Mais les enfants en danger n’ont pas le luxe d’attendre les prochaines réformes législatives. Leur protection se joue maintenant, dans les dossiers qui sont construits aujourd’hui, dans les signalements qui sont faits cette semaine, dans les décisions qui sont prises ce mois-ci. C’est pourquoi le moment d’agir, c’est maintenant.

     

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    Pour aller plus loin — Articles du blog Divorce Consulting

    Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de comprendre les mécanismes psychologiques du pervers narcissique, identifier les signes d’une relation toxique, vous protéger efficacement, préparer votre sortie si c’est votre choix, et vous reconstruire après la séparation.

    • La violence du système : le traitement des violences intrafamiliales en France — www.divorce-consulting.fr/le-blog
    • Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible au cœur des violences conjugales (02/02/2026)
    • L’Espionnage du Pervers Narcissique : Surveillance, Emprise et Stratégies de Libération (02/04/2026)
    • L’Effondrement du Pervers Narcissique : Comprendre, Reconnaître et Reprendre l’Avantage (08/03/2026)
    • Le Pervers Narcissique dans le Couple : Comprendre, Identifier et Reprendre le Contrôle (04/04/2026)
    • La femme perverse narcissique : Décrire, Comprendre, Agir (21/03/2026)
    • Opérations de partage : le sort des stock-options et des actions gratuites dans le divorce avec un conjoint manipulateur (04/03/2026)
    • Les Juristes du Droit de la Famille à l’aune de l’Intelligence Artificielle (02/04/2026)
    • L’influence de la Jurisprudence récente sur la pratique notariale du divorce (26/03/2026)
    • Le pervers narcissique borderline : Décrire, Comprendre, Gérer (10/03/2026)

    Retrouvez l’intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

     

    Sources et références

    • Assemblée nationale, Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales (créée le 28 janvier 2026). Auditions du 2 avril 2026 : Dr Françoise Fericelli, Dr Myriam Pierson, Dr Maurice Berger — https://www.assemblee-nationale.fr
    • CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Premier avis sur la protection des enfants victimes d’inceste parental, 27 octobre 2021 — https://www.ciivise.fr
    • CIIVISE, Rapport final, novembre 2023 — https://www.ciivise.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Inceste parental : les députés valident la création d’une commission d’enquête », 28 janvier 2026 — https://lcp.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Vers la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’inceste parental », 16 décembre 2025 — https://lcp.fr
    • Exposé des motifs, Proposition de résolution créant la commission d’enquête, Assemblée nationale, octobre 2025 — https://www.assemblee-nationale.fr
    • Maurice Berger, Françoise Fericelli, Marie Gilloots, « La silenciation des médecins », Enfances & Psy n°96, Cairn.info, 2023
    • Maurice Berger, analyses publiées sur Cairn.info / Carnet Psy (L’échec de la protection de l’enfance)
    • Françoise Fericelli, interview Politis : « Poursuivre un médecin est intolérable quand il s’agit de protéger les enfants », septembre 2023
    • Parlement européen, Résolution du 6 octobre 2021 sur les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants — exhortant les États à ne pas reconnaître le SAP
    • Comité contre la torture des Nations Unies, Observations sur la France, 2 mai 2025
    • France Info, « La CIIVISE propose la suspension des droits de visite du parent poursuivi pour viol », 27 octobre 2021
    • Enfance & Jeunesse Infos, « Syndrome d’aliénation parentale : la mise au point du ministère de la Justice », juillet 2024
    • Sénat, Question de la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo sur la non-application de la directive européenne sur le SAP, 2024
    • Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales (article 378-2 du Code civil)
    • Loi n°2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
    • Divorce Consulting, « Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible » (LexisNexis Droit de la famille n°6, juin 2025) — https://www.divorce-consulting.fr

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