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Pervers narcissique : Comment se libérer de son emprise (5)

par Benoît Lemogne | 24/08/2015 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Poursuivons la description du processus de libération de la victime d’un pervers narcissique en abordant la délicate question de la reprise des relations avec les tiers.

L’attitude à adopter par le tiers à qui la victime de pervers narcissique va confier le récit de sa mésaventure

S’extraire de la réclusion requiert le concours bienveillant d’un proche, sans jugement, non culpabilisant mais qui doit en aucun cas adopter une attitude neutre vis à vis de l’agresseur. Il est primordial que ce tiers prenne fait et cause pour la personne manipulée, afin de l’aider dans un premier temps à s’inscrire dans un statut de victime. Elle a en effet besoin d’être rassurée sur son état mental; il lui faut s’entendre dire qu’elle a été abusée par un manipulateur et qu’elle n’est pas folle. Ce tiers doit être en mesure d’apporter des solutions concrètes à court terme en gérant les faits et les souffrances par un discours rassurant et déculpabilisant et de faire entrevoir la possibilité d’un dépassement de la douleur et même la guérison à plus long terme. On aide la victime en lui démontrant deux choses : qu’elle a été abusée à son insu et qu’elle a la capacité de se soustraire de cette situation d’emprise en se mettant à l’abris des agissements de son tortionnaire.

Comprendre les réactions de son environnement

Sortir de l’isolement permet de reprendre contact avec d’anciennes connaissances plus ou moins lointaines. Il peut être difficile d’avoir à se justifier d’une mise à distance vis à vis de personnes qui se sont senties abandonnées ou qui avaient vu clair dans le jeu du pervers mais n’ont pas été entendues. La victime peut aussi être déstabilisée par la réaction consistant à ne pas vouloir s’impliquer dans une histoire de couple, renvoyant dos à dos les torts du pervers et de la victime qui s’est laissée manipuler. La personne abusée ayant besoin d’être reconnue dans son statut de victime, elle évitera de tomber dans le piège de la justification vis à vis de personnes incapables de s’impliquer et se retranchant derrière des « cela ne nous regarde pas; on est pas dans l’intimité du couple, ce n’est que ta version des choses,… », ce qui n’a pour effet que de rendre la victime encore plus penaude et confuse dans ses explications. Le plus simple est parfois de renouer des liens uniquement avec des personnes du passé n’étant pas elles-mêmes dans un ressentiment négatif vis à vis de la victime et capables d’avoir la réaction adéquate. Le tri à faire dans les relations sera vite effectué. Il est par ailleurs salutaire de tisser de nouveaux liens avec des inconnus, en participant à de nouvelles activités par exemple.

La réaction du voisinage, plus ou moins témoins et complices, est également intéressante à analyser. Le voisinage aurait ainsi une zone psychique incapable de concevoir l’accomplissement en acte de son fantasme refoulé. En d’autres termes, même si la stupeur et la répulsion sont spontanées, chacun est inconsciemment fasciné et paralysé par le pervers qui exécute les pulsions interdites, que la plupart des gens, « simplement  névrosés », rejettent avec embarras et vigueur. Qui n’a jamais imaginé pouvoir s’imposer physiquement ou psychiquement à une personne qui nous résiste en lui mettant des battons dans les roues (voisin, chef hiérarchique, représentants de l’ordre, huissier, juge, policier,…) ? Cette « tache aveugle » n’excuse pas amis et collègues devenus, par inertie ou par lâcheté, les complices du bourreau. Après coup, il peut être nécessaire de recouvrer la vue et la mémoire, sous peine de non assistance à personne en danger. Pas évident quand le pervers est le chef de service à qui on doit respect et obéissance…

Comprendre les réactions de groupe

L’adhésion à un groupe, quel qu’il soit, implique des alliances inconscientes entre ses membres, des liens collectifs non explicites, souvent indéchiffrables, dont la fonction principale est de défendre l’unité du cercle relationnel. Ces liens préviennent toute querelle ou opposition. Ce sont des règles non écrites dont le but est d’assurer la pérennité du groupe en évitant l’expression des éléments antagonistes. Dès l’annonce de son départ dans le but de fuir l’influence du pervers, sans le vouloir la victime met en danger l’harmonie du groupe; elle devient l’élément perturbateur. Inconsciemment, les autres membres du groupe vont faire corps, allant jusqu’à dénier toute perte du fait du départ de la victime afin d’éviter toute confrontation à la cause de son départ et au deuil qui en résulte. L’alliance doit perdurer à tout prix, grâce à son contrat tacite qui fonctionne sur le principe de solidarité de la majorité. Comme on dit, « les absents ont toujours tort ». Tout est bon pour légitimer l’existence du groupe, toute remise en cause est impossible. On préfère ne rien dire, ne rien voir et ne rien entendre plutôt que de prendre le risque de fragiliser le groupe et de se retrouver seul.

Mais allons plus loin dans l’analyse : Qu’est-ce qui légitime d’être aussi imperméable à la détresse d’une personne qu’on a côtoyée et appréciée aussi longtemps? L’appartenance au groupe est en fait aliénante, défensive et pathogène. La protection du groupe implique à titre individuel des trahisons singulières, une complicité immorale, une tolérance indigne. Certains vont même jusqu’à penser que les femmes sont des victimes culturellement légitimées, signifiant dans l’inconscient collectif que la souffrance d’exclusion d’une femme serait plus banale que celle de l’homme plus naturellement vu comme le détenteur du pouvoir. Ce type de raisonnement fait écho à la conception d’une société machiste et rétrograde dans laquelle le rôle de la femme serait d’endurer sans se plaindre les excès de l’homme en échange de sa protection : « Effectivement ton mari n’est pas toujours facile à vivre mais tu dois quand-même avoir ta part de responsabilité et comme il a le pouvoir et l’argent, comment feras-tu sans lui ? « . Heureusement que la prestation compensatoire a été inventée pour libérer la femme de l’emprise économique et mentale de l’homme !

Nous poursuivrons prochainement la description du parcours du combattant que doit endurer la victime pour se libérer.

 

 

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique

« Elle, au moins, elle savait faire les choses. » « Avec mon ex, ce n'était pas comme ça. » Ces phrases, glissées entre deux silences ou deux reproches, des milliers de victimes de pervers narcissiques les ont entendues — parfois dès les premières semaines de la relation. Et pourtant, le même homme ou la même femme qui érige son ex en modèle inatteignable est souvent celui ou celle qui, quelques mois plus tôt, la décrivait comme folle, manipulatrice, ou incapable d'aimer. Ce grand écart n'est pas une incohérence : c'est un mécanisme. Cet article explore ce paradoxe sous trois angles complémentaires : nous décrirons d'abord le fantôme omniprésent — la manière dont cette idéalisation se manifeste concrètement dans le couple ; nous plongerons ensuite sous le vernis pour comprendre ses racines psychologiques et neurobiologiques ; nous proposerons enfin des clés pour reprendre la main et cesser de se mesurer à une image qui n'a jamais vraiment existé.


Partie 1 — Le Fantôme Omniprésent : Anatomie d'une Idéalisation Paradoxale

1.1 Quand le mépris cache une fascination

Il y a quelque chose de troublant dans la façon dont le pervers narcissique parle de ses ex. Officiellement, le discours est souvent négatif : elle était instable, il était toxique, elle exagérait tout. Mais derrière les mots, quelque chose d'autre transparaît — une intensité, une charge émotionnelle qui ne colle pas avec un simple souvenir désagréable. Beaucoup de victimes racontent avoir eu l'impression, en écoutant leur partenaire dénigrer un ex, qu'il ou elle en parlait presque avec nostalgie, comme si la dévalorisation verbale servait à masquer un attachement qui n'avait jamais été résolu.

Ce n'est pas un hasard. Le pervers narcissique ne vit pas les fins de relation comme un deuil ordinaire, où l'attachement se dénoue progressivement. Il vit la rupture — surtout lorsqu'elle n'est pas de son fait — comme une blessure narcissique, une preuve d'échec insupportable pour un ego qui ne tolère pas la perte de contrôle. L'ex-partenaire reste alors figé dans une position particulière : ni tout à fait un souvenir, ni tout à fait une personne réelle, mais une image de référence à laquelle le pervers narcissique continue, inconsciemment, de se mesurer.

L'Essentiel : Le dénigrement verbal d'un ex par un pervers narcissique ne signe pas toujours un désintérêt réel. Il peut au contraire masquer un attachement irrésolu, la relation n'ayant jamais été traitée comme un deuil normal mais comme un échec narcissique à effacer.

1.2 L'arme de la comparaison permanente

Pour la victime actuelle, cette idéalisation prend une forme très concrète : la comparaison. « Elle ne m'aurait jamais parlé comme ça. » « Il ne se plaignait jamais, lui. » Ces remarques, distillées au fil des mois, ont une double fonction. La première est de maintenir la victime dans une insécurité permanente, dans une compétition qu'elle ne peut jamais gagner puisque l'adversaire est une image idéalisée, sans défaut, figée dans le souvenir sélectif du pervers narcissique. La seconde est de faire porter à la victime la responsabilité de tous les manques de la relation : si les choses vont mal, ce n'est jamais à cause du comportement du pervers narcissique, c'est parce que la victime actuelle « n'est pas comme » celle d'avant.

Certains iront jusqu'à recréer littéralement des éléments de la relation précédente avec leur nouveau ou nouvelle partenaire — mêmes lieux, mêmes rituels, mêmes surnoms parfois — dans une tentative de reproduire une intensité qu'ils associent, à tort, à un amour parfait plutôt qu'à un cycle de manipulation qu'ils ont eux-mêmes provoqué.

L'Essentiel : La comparaison avec un ex idéalisé est un outil de contrôle, pas une opinion sincère. Elle installe la victime dans une compétition impossible à gagner et détourne la responsabilité des tensions du couple.

1.3 Se sentir la doublure d'un premier rôle

Pour la personne qui vit cette dynamique au quotidien, l'effet est corrosif. Elle finit par se percevoir non comme une partenaire à part entière, mais comme une remplaçante, une doublure qui ne sera jamais à la hauteur d'un rôle déjà distribué. Ce sentiment s'accompagne souvent d'une quête épuisante : essayer de ressembler à cette image fantôme, de deviner ce qui « fonctionnait » avec l'ex pour l'imiter, sans jamais parvenir à combler un vide qui, en réalité, n'a rien à voir avec elle.

C'est là que réside la cruauté du mécanisme : la victime se bat contre un souvenir déformé, embelli par le temps et par les besoins narcissiques de son partenaire, un standard qui n'a probablement jamais existé sous cette forme dans la réalité vécue par l'ex elle-même.

L'Essentiel : Se sentir « en concurrence » avec un ex idéalisé n'est pas un signe de jalousie déplacée mais la conséquence logique d'une stratégie de dévalorisation. Le standard auquel on vous compare est une construction, pas un fait.


Partie 2 — Sous le Vernis : les Racines Psychologiques et Neurobiologiques de la Fixation

2.1 Le clivage : quand l'autre est soit un dieu, soit un déchet

Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir à l'un des mécanismes de défense les plus centraux de la perversion narcissique : le clivage. Décrit notamment par les travaux de Paul-Claude Racamier sur la perversion narcissique et par Otto Kernberg sur les organisations limites de la personnalité, le clivage consiste à séparer radicalement les représentations d'une personne en deux catégories incompatibles : « tout bon » ou « tout mauvais », sans zone grise possible.

Or, une relation qui vient de se terminer se trouve, au moment de la rupture, dans une position intermédiaire ambiguë. Le pervers narcissique va alors soit basculer l'ex-partenaire dans la catégorie « tout mauvais » — d'où le dénigrement — soit, paradoxalement, la figer dans une image « tout bon », d'autant plus facilement idéalisable qu'elle appartient désormais au passé et ne peut plus le décevoir ni lui résister au présent. Une personne qui n'est plus là pour contredire l'image qu'on projette sur elle devient, par définition, un support idéal de projection.

L'Essentiel : Le clivage psychique explique pourquoi un ex peut être à la fois critiqué et idéalisé : une fois la relation terminée, la personne réelle disparaît au profit d'une image que le pervers narcissique façonne selon ses propres besoins, sans plus aucun contact avec la réalité de qui elle était vraiment.

2.2 Le circuit de la récompense : ce que la neuroscience suggère

Au-delà de la psychanalyse, les travaux en neurosciences sur l'attachement et l'addiction éclairent également ce phénomène. Les relations marquées par l'alternance de phases intenses — la survalorisation du début, suivie de la dévalorisation — activent de façon erratique les circuits dopaminergiques de la récompense. Ce mode de renforcement, que les psychologues comportementaux appellent le renforcement intermittent, est documenté comme l'un des plus puissants mécanismes de conditionnement : une récompense imprévisible crée un attachement plus fort et plus difficile à éteindre qu'une récompense stable et prévisible.

Ce mécanisme ne concerne d'ailleurs pas seulement la victime : le pervers narcissique lui-même reste conditionné par l'intensité émotionnelle de la phase d'idéalisation initiale de chacune de ses relations, un point de référence chimique et émotionnel vers lequel une partie de lui continue, inconsciemment, à vouloir revenir — non pas par amour de la personne, mais par attachement à la sensation que cette phase produisait. L'ex-partenaire idéalisé n'est donc pas regretté pour ce qu'il ou elle était réellement, mais pour l'intensité neurochimique associée aux tout premiers temps de la relation.

L'Essentiel : L'idéalisation d'un ex peut s'expliquer en partie par un conditionnement neurobiologique lié à l'intensité des débuts de relation. Ce n'est pas la personne qui manque, mais la sensation associée à la phase de love bombing.

2.3 Une histoire jamais terminée : la peur de la perte de contrôle

Enfin, il existe une dimension plus stratégique et moins visible : pour le pervers narcissique, une relation ne se termine jamais vraiment tant qu'il n'a pas repris la main sur son issue. Une rupture décidée par l'autre, ou vécue comme un échec, laisse une blessure narcissique ouverte. Maintenir en mémoire une image idéalisée de l'ex permet, symboliquement, de ne jamais reconnaître cette perte de contrôle : « je ne l'ai pas perdue, je l'ai laissée partir » ou « elle était parfaite, mais ce n'est pas moi le problème ».

C'est aussi pour cette raison que certains pervers narcissiques maintiennent un contact résiduel avec d'anciens partenaires — messages occasionnels, réapparitions sur les réseaux sociaux, comparaisons entretenues des années après la séparation — non par attachement affectif réel, mais pour vérifier que le lien, même ténu, n'est jamais totalement rompu. Le besoin de contrôle prime sur l'attachement lui-même.

L'Essentiel : L'idéalisation persistante d'un ex sert souvent une fonction de contrôle : elle permet au pervers narcissique d'éviter de faire le deuil d'une relation vécue comme un échec narcissique, plutôt que d'exprimer un amour réel pour la personne.


Partie 3 — Reprendre la Main : Stratégies de Protection et de Reconquête de Soi

3.1 Cesser la compétition avec un fantôme

La première étape, souvent la plus libératrice, consiste à comprendre que vous ne pouvez pas gagner une compétition contre une image. L'ex idéalisé n'est pas un adversaire réel : c'est une construction mentale, façonnée par le besoin de votre partenaire de ne jamais admettre ses propres torts. Cesser d'essayer de « faire mieux » que ce fantôme, cesser de vous remettre en question à chaque comparaison, c'est déjà refuser les règles d'un jeu truqué depuis le départ.

Concrètement, cela implique de ne plus répondre aux comparaisons par de la justification ou de la compétition, mais par un recul factuel : « Je ne suis pas elle, je suis moi » suffit, sans avoir besoin d'argumenter davantage. Toute tentative de prouver votre valeur face à un souvenir déformé est une énergie investie dans une bataille perdue d'avance.

L'Essentiel : Refusez d'entrer en compétition avec une image que vous ne pouvez pas contredire. Votre valeur ne se mesure pas à l'aune d'un souvenir que votre partenaire a lui-même reconstruit à son avantage.

3.2 Documenter, distancier, décider

Sur le plan stratégique, il est essentiel de commencer à documenter les schémas répétitifs : les comparaisons, les dévalorisations, les changements de discours sur les ex successifs. Cette objectivation permet de sortir de la confusion subjective et d'installer des repères stables, particulièrement utiles si une séparation judiciaire devient nécessaire.

Sur le plan relationnel, la technique du « grey rock » — devenir aussi peu intéressant et réactif que possible face aux provocations — s'applique aussi aux comparaisons : ne pas nourrir le sujet, ne pas discuter des mérites comparés, ne pas se laisser entraîner dans un débat qui n'a d'autre but que de vous déstabiliser. Cette distance progressive prépare également le terrain, pour celles et ceux qui envisagent une séparation, à une sortie plus sereine et mieux préparée.

L'Essentiel : Documentez les schémas de comparaison et de dévalorisation, et adoptez une posture de retrait émotionnel face aux provocations. Ces deux leviers protègent votre stabilité et, le cas échéant, sécurisent une future procédure de séparation.

3.3 Se reconstruire hors du miroir de l'autre

Enfin, la sortie durable de ce schéma passe par un travail de reconstruction personnelle qui ne dépend plus du regard du pervers narcissique — ni de celui, fantasmé, de son ex. Il s'agit de réinvestir des espaces de vie propres, souvent érodés par la relation : projets personnels, cercle amical, activités qui nourrissent une estime de soi qui ne se construit plus en miroir, ni en comparaison.

Un accompagnement spécialisé, qu'il soit thérapeutique ou stratégique, permet d'accélérer ce processus en travaillant à la fois sur les blessures d'attachement qui ont pu rendre cette dynamique de comparaison si déstabilisante, et sur les leviers concrets — psychologiques, comportementaux, juridiques et stratégiques — pour préparer une séparation dans les meilleures conditions, si tel est votre choix.

L'Essentiel : Se libérer de l'idéalisation d'un ex par votre partenaire suppose de reconstruire une estime de soi indépendante de son regard. Un accompagnement structuré permet de transformer cette prise de conscience en stratégie concrète de protection et, si vous le souhaitez, de séparation.


À propos de l'auteur

Benoît Lemogne, Fondateur de Divorce Consulting, Diplômé Notaire fort de 15 ans d'expérience dans le notariat, Ancien Expert Judiciaire formé en psychologie et en Intelligence Émotionnelle & Intuitive, expert en stratégie de séparation complexe.


Sources et références

Sources cliniques et théoriques

  • Racamier, P.-C. — travaux sur la perversion narcissique comme pathologie relationnelle fondée sur la destruction progressive de l'identité d'autrui
  • Kernberg, O. — travaux sur le clivage et les organisations limites de la personnalité
  • Hirigoyen, M.-F. — travaux sur le harcèlement moral et la manipulation perverse dans le couple
  • Documentation sur le renforcement intermittent et le conditionnement neurochimique dans les relations d'emprise (dopamine, ocytocine, cortisol)
  • Documentation sur le trauma bonding (lien traumatique) et ses conditions de formation (déséquilibre de pouvoir, alternance cyclique de maltraitance et de gentillesse)

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Benoît Lemogne

Divorce Consulting Benoit LEMOGNE

Dirigeant-fondateur de Divorce Consulting,
double formation, juridique et psycho-affective.

  • Diplôme de Notaire (Diplôme Supérieur du Notariat, Université Paris V)
  • 17 ans d’expérience dans le notariat (Droit de la Famille, divorce, PACS, mariage, partage, licitation…)
  • Expert en Liquidation des régimes matrimoniaux & des prestations compensatoires (partage amiable et judiciaire)
  • Ancien Professionnel qualifié en matière de procédure judiciaire (Article 255-9 du Code Civil)
  • Formé à une approche émotionnelle & psycho-affective de la séparation de couple
  • Formation en psychologie, ainsi qu’en intelligence émotionnelle & intuitive (Coaching systémique / Constellations familiales)
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