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Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr

Pourquoi le pervers narcissique repousse-t-il ceux qui l’aiment ?


Si vous avez déjà vécu une relation avec un pervers narcissique, vous avez certainement expérimenté ce paradoxe déroutant : plus vous l’aimez, plus il vous repousse. Plus vous lui montrez votre attachement sincère, plus il se referme comme une huître. Et lorsque, épuisé(e), vous prenez vos distances, il court soudain après vous. Ce cycle infernal n’est ni le fruit du hasard ni de votre imagination. Il trouve son origine dans un mécanisme psychologique profond : le style d’attachement évitant du pervers narcissique.

Cet article propose d’éclairer ce fonctionnement complexe, non pas pour excuser l’inexcusable, mais pour vous aider à comprendre ce que vous avez vécu et à vous libérer de la culpabilité qui accompagne souvent ces relations toxiques.

Nous explorerons d’abord le paradoxe douloureux que vous avez sans doute vécu : comment votre amour sincère a pu déclencher un rejet si violent. Puis, nous remonterons aux racines psychologiques de ce comportement, en analysant les mécanismes d’attachement évitant et la terreur de l’exposition qui caractérisent le pervers narcissique. Enfin, nous aborderons les solutions concrètes pour sortir de ce piège relationnel et entamer un véritable chemin de reconstruction personnelle.


I./ Le paradoxe de l’attachement évitant du pervers narcissique

1/ Le paradoxe de l’amour narcissique

Dans une relation avec un pervers narcissique, vous vous êtes peut-être retrouvé(e) face à une situation aussi douloureuse qu’incompréhensible : votre amour semblait avoir l’effet inverse de celui escompté. Chaque preuve d’affection, chaque déclaration sincère, chaque geste de tendresse provoquait chez votre partenaire un mouvement de recul, voire une réaction glaciale ou agressive.

Ce phénomène dépasse la simple peur de l’engagement que l’on peut rencontrer dans certaines relations. Il s’agit d’un rejet viscéral de l’intimité émotionnelle, accompagné d’une contradiction permanente : le pervers narcissique exige votre amour inconditionnel, mais ne peut le supporter lorsqu’il le reçoit.

2/ Les manifestations concrètes de ce rejet

Cette dynamique se traduit au quotidien par des comportements déstabilisants :

L’alternance chaud-froid permanente : Un jour, il se montre attentionné et présent. Le lendemain, sans raison apparente, il devient distant, froid, presque hostile. Cette imprévisibilité maintient la victime dans un état d’hypervigilance émotionnelle épuisant.

La demande constante de validation : « Pourquoi m’aimes-tu ? » Cette question revient en boucle, comme si votre amour était constamment remis en doute. Paradoxalement, vos réponses, aussi sincères soient-elles, ne semblent jamais suffire.

Le rejet après l’intimité : Les moments de véritable proximité émotionnelle sont systématiquement suivis d’une phase de distanciation. Après une soirée intime ou une conversation profonde, il devient inaccessible, crée des conflits ou disparaît.

La course-poursuite inversée : Lorsque vous décidez de prendre du recul pour vous protéger, il revient soudainement vers vous avec intensité, multipliant les promesses et les attentions, pour mieux vous repousser une fois que vous avez baissé votre garde.

3/ Le « purgatoire narcissique »

Si vous connaissez sa véritable nature et que vous choisissez malgré tout de rester, espérant peut-être qu’il changera ou que votre amour le guérira, vous entrez dans ce que l’on peut appeler le « purgatoire narcissique ». Vous êtes maintenu(e) dans un entre-deux permanent : ni vraiment dans la relation, ni complètement rejeté(e).

Il vous garde dans sa vie parce qu’il a besoin de votre amour comme d’une source d’approvisionnement narcissique. Mais il vous déteste en même temps d’être là, parce que votre présence lui rappelle ses failles profondes, celles qu’il s’évertue à cacher derrière son faux-self. Vous devenez le témoin gênant de son imposture.

Ce limbe relationnel vous expose au cycle infernal de la dévaluation : vous êtes alternativement idéalisé(e) et rabaissé(e), sans jamais pouvoir anticiper le prochain changement d’humeur. Cette instabilité affective programmée finit par détruire votre estime de vous-même et votre santé mentale.


II./ Les racines psychologiques du rejet : décrypter les mécanismes

1/ Le style d’attachement évitant

Pour comprendre ce comportement apparemment irrationnel, il faut remonter aux fondations de la personnalité narcissique. Tous les pervers narcissiques présentent ce que les psychologues appellent un attachement insécure de type évitant, bien que tous les individus avec un attachement évitant ne soient pas des pervers narcissiques.

Les racines dans l’enfance

La théorie de l’attachement, développée par le psychiatre britannique John Bowlby, nous enseigne que nos schémas relationnels se construisent dans la petite enfance à travers nos interactions avec nos figures d’attachement principales, généralement les parents. Ces premières expériences façonnent notre manière d’entrer en relation avec autrui tout au long de notre vie.

L’enfant qui deviendra un adulte au style d’attachement évitant a grandi dans un environnement où ses besoins émotionnels ont été systématiquement négligés, minimisés ou rejetés. Ses parents étaient soit absents émotionnellement, soit eux-mêmes dans un tel état de besoin qu’ils ne pouvaient offrir la sécurité affective nécessaire au bon développement de l’enfant.

Face à cette carence, l’enfant a dû développer une stratégie de survie : devenir autonome émotionnellement, apprendre à ne compter que sur lui-même, enterrer ses besoins d’attachement. Il n’a jamais intégré ce que signifie créer un lien sain et sécurisant avec une autre personne.

L’intelligence émotionnelle sous-développée

Le résultat de cette enfance carencée est un adulte dont l’intelligence émotionnelle n’a jamais pu se développer normalement. Le pervers narcissique ne sait littéralement pas comment aimer ni comment recevoir de l’amour. Ces compétences relationnelles fondamentales, que la plupart des gens acquièrent naturellement dans une famille suffisamment fonctionnelle, lui font cruellement défaut.

L’intimité émotionnelle représente donc pour lui un territoire totalement inconnu, source d’une angoisse insurmontable. Lorsque vous vous rapprochez de lui affectivement, vous le confrontez à cette partie de lui qui n’a jamais été développée, et cette confrontation est vécue comme une menace existentielle.

La peur de l’abandon réactivée

Pour une personne avec un attachement évitant, l’amour est inconsciemment associé à la douleur et à l’abandon. Son système d’alarme interne se déclenche dès qu’une relation devient trop intime : « Danger ! Si je laisse cette personne s’approcher, elle finira par me faire souffrir et m’abandonner, comme mes parents l’ont fait. »

Ce mécanisme de défense automatique le pousse à repousser ceux qui l’aiment le plus, car ce sont précisément ces personnes qui représentent le plus grand risque d’abandon potentiel. Plus l’attachement est profond, plus la peur est intense, plus le rejet sera violent.

2/ La terreur de l’exposition

Au-delà de l’attachement évitant, le pervers narcissique vit dans la terreur constante que son véritable moi soit révélé. Cette peur de l’exposition constitue le deuxième moteur de son comportement de rejet.

Le vrai moi versus le faux moi

La structure psychologique du pervers narcissique repose sur une dissociation profonde entre deux versions de lui-même :

Le vrai moi est constitué d’un ego extrêmement fragile, rongé par la honte, la haine de soi et une rage intérieure profonde. Au fond de lui, le pervers narcissique se déteste intensément. Cette partie de lui est le résultat direct des blessures narcissiques précoces subies dans l’enfance.

Le faux moi est une construction élaborée, un masque soigneusement façonné pour dissimuler cette réalité insupportable. C’est le personnage qu’il présente au monde : charmant, confiant, séduisant, parfois même attentionné et généreux. Ce faux-self est son armure, sa protection contre l’effondrement psychique que provoquerait la révélation de son véritable état intérieur.

La blessure narcissique de l’amour authentique

Lorsque vous aimez sincèrement un pervers narcissique, vous voyez inévitablement au-delà du masque. Votre amour véritable, parce qu’il s’adresse à la personne réelle et non au personnage, constitue une menace directe pour son équilibre psychologique précaire.

En l’aimant pour ce qu’il est vraiment, vous lui rappelez constamment qu’il porte un masque. Vous devenez le miroir dans lequel se reflète son imposture. Votre regard bienveillant, qui devrait le réconforter, devient insupportable car il met en lumière la discordance entre son vrai moi et son faux moi.

Cette exposition provoque ce que les psychologues appellent une « blessure narcissique » : une fissure dans l’armure du faux-self qui laisse entrevoir le vide intérieur. Face à cette menace, le pervers narcissique n’a que deux options : vous rejeter complètement ou vous maintenir à distance dans le cycle de dévaluation.

L’injonction paradoxale impossible

Le pervers narcissique se retrouve ainsi prisonnier d’une double contrainte psychologique insoluble :

D’un côté, il se sent en droit de recevoir votre amour. Sa structure narcissique lui dicte qu’il mérite un amour inconditionnel, une admiration constante. Il exige que vous le pardonniez pour ce qu’il est vraiment, que vous acceptiez ses comportements destructeurs.

De l’autre côté, il vit dans la terreur que vous connaissiez vraiment ce qu’il est. Votre acceptation de son véritable moi le met profondément mal à l’aise, car elle invalide le faux-self dans lequel il a investi toute son énergie psychique.

Cette contradiction interne se traduit par un comportement relationnel chaotique : il vous veut dans sa vie mais déteste que vous y soyez. Il exige votre amour mais ne peut le tolérer. Il réclame votre acceptation mais vous punit de l’accepter.

3/ L’impossibilité structurelle d’aimer

Au final, il est crucial de comprendre que le pervers narcissique n’est pas capable d’aimer au sens où une personne saine l’entend. Son attachement évitant, combiné à son intelligence émotionnelle défaillante et à sa structure de faux-self, rend l’amour véritable structurellement impossible pour lui.

Ce qu’il nomme « amour » est en réalité un besoin d’approvisionnement narcissique. Il a besoin que vous l’aimiez pour nourrir son ego fragile, mais il ne peut vous aimer en retour car il ne possède pas les capacités psychologiques nécessaires à l’amour véritable : l’empathie authentique, la vulnérabilité, la réciprocité émotionnelle.


III./ Se libérer et se reconstruire : le chemin vers la guérison

1/ Comprendre que ce n’est pas vous le problème

La première étape cruciale de votre libération consiste à intégrer profondément cette vérité : le comportement de rejet du pervers narcissique ne dit absolument rien sur votre valeur, votre capacité à aimer ou votre désirabilité. C’est le reflet direct de son dysfonctionnement psychologique profond.

Vous n’avez pas aimé « trop fort », « de la mauvaise manière » ou « au mauvais moment ». Le problème ne réside pas dans la qualité ou la quantité de votre amour, mais dans l’incapacité structurelle du pervers narcissique à recevoir et à donner de l’amour sain.

Comprendre les mécanismes d’attachement évitant et de terreur de l’exposition vous permet de sortir de la culpabilité toxique qui accompagne souvent ces relations. Vous avez fait ce que toute personne saine fait dans une relation : vous avez aimé, vous avez donné, vous avez essayé de comprendre. Ce n’est pas vous qui avez échoué, c’est la relation qui était impossible dès le départ.

2/ Accepter l’impossibilité du changement

La deuxième étape, souvent la plus douloureuse, consiste à abandonner l’espoir que votre amour le changera. Cette croyance est le piège dans lequel restent enfermées de nombreuses victimes pendant des années.

Pourquoi il ne changera pas

Les troubles narcissiques de la personnalité sont extrêmement résistants au changement pour plusieurs raisons :

Le pervers narcissique ne reconnaît généralement pas qu’il a un problème. Son système de défense psychologique est précisément construit pour éviter cette prise de conscience. Admettre qu’il a besoin d’aide reviendrait à reconnaître ses failles, ce qui provoquerait l’effondrement de son faux-self.

Même dans les rares cas où un narcissique accepte une thérapie, le travail nécessaire pour restructurer fondamentalement sa personnalité est titanesque et demande des années de travail psychologique intensif, avec un thérapeute spécialisé. La majorité abandonne rapidement ce processus trop menaçant pour leur équilibre psychique.

Les bénéfices que le pervers narcissique tire de son fonctionnement actuel sont importants : il obtient l’attention, l’admiration et le contrôle qu’il recherche. Pourquoi changerait-il un système qui, de son point de vue, fonctionne ?

L’illusion de l’amour guérisseur

L’idée que « si seulement je l’aime assez fort, il guérira » est une croyance dangereuse qui vous maintient dans une relation destructrice. Cette conviction, souvent renforcée par le pervers narcissique lui-même qui vous fait porter la responsabilité de son bien-être, ne repose sur aucune base psychologique solide.

Vous ne pouvez pas aimer quelqu’un jusqu’à la guérison. Les blessures narcissiques précoces et les troubles de l’attachement ne se résolvent pas par l’amour d’un partenaire, aussi sincère et dévoué soit-il. Ils nécessitent un travail thérapeutique profond que seul le pervers narcissique peut entreprendre pour lui-même.

3/ Rompre le contact : la stratégie du « no contact »

Pour se libérer d’une relation avec un pervers narcissique, la plupart des thérapeutes spécialisés recommandent la stratégie du « no contact » : couper tous les ponts, supprimer tous les moyens de communication, ne laisser aucune porte ouverte.

Pourquoi le contact partiel ne fonctionne pas

Le pervers narcissique est un expert de la manipulation. Si vous laissez la moindre ouverture, il l’utilisera pour vous aspirer à nouveau dans la relation toxique. Un simple message, un appel téléphonique, une rencontre « juste pour parler » peuvent suffire à réactiver le cycle d’emprise.

Le contact intermittent crée également ce que les psychologues appellent un « renforcement intermittent », l’un des mécanismes les plus puissants pour maintenir un comportement addictif. C’est le même principe que les machines à sous : les récompenses imprévisibles créent une dépendance plus forte que les récompenses régulières.

Comment mettre en place le no contact

Bloquez tous les moyens de communication : téléphone, réseaux sociaux, email. Demandez à vos proches de ne pas transmettre d’informations vous concernant et de ne pas vous rapporter ses nouvelles.

Si vous avez des obligations communes, notamment des enfants, limitez les échanges au strict minimum nécessaire. Utilisez si possible des outils de communication neutres comme des applications de coparentalité, et restez strictement factuel dans vos messages, sans émotion ni réactivité.

Anticipez la phase de « hoovering » : le pervers narcissique tentera probablement de vous reconquérir lorsqu’il réalisera qu’il a perdu son emprise. Il peut multiplier les promesses de changement, jouer sur la nostalgie, ou au contraire adopter une posture de victime. Préparez-vous mentalement à ces tentatives et restez ferme.

4/ Se reconstruire : le travail sur soi

La sortie d’une relation avec un pervers narcissique n’est que le début d’un processus de guérison qui prend du temps. Ce travail de reconstruction personnelle est essentiel.

Identifier son propre style d’attachement

Il est important de comprendre que les victimes de pervers narcissiques présentent souvent elles-mêmes un style d’attachement insécure, généralement de type anxieux ou ambivalent. Cette configuration crée une complémentarité toxique avec l’attachement évitant du narcissique : plus il se retire, plus vous poursuivez, ce qui le fait se retirer davantage.

Travailler sur votre propre style d’attachement avec un thérapeute spécialisé vous aidera à comprendre pourquoi vous êtes entré(e) dans cette relation et comment éviter de reproduire ce schéma. L’objectif est de développer un attachement plus sécure, c’est-à-dire la capacité à être autonome tout en créant des liens sains avec les autres.

Reconstruire l’estime de soi

La relation avec un pervers narcissique détruit systématiquement l’estime de soi. Les cycles répétés de dévaluation, les critiques constantes, la confusion émotionnelle permanente laissent des traces profondes. Vous avez peut-être perdu toute confiance en votre jugement, en votre valeur, en votre capacité à être aimé(e).

La reconstruction passe par plusieurs étapes : reconnaitre et nommer les violences subies, sortir du déni et de la minimisation, exprimer la colère légitime, faire le deuil de la relation idéalisée, et progressivement réapprendre à vous faire confiance.

Se faire accompagner

Ne restez pas seul(e) dans ce processus. Le soutien d’un thérapeute spécialisé dans les relations toxiques et les troubles narcissiques est précieux. Il peut vous aider à démêler l’emprise psychologique, à identifier les schémas répétitifs, et à développer de nouveaux modes relationnels sains.

Les groupes de parole pour victimes de pervers narcissiques offrent également un espace de validation et de partage d’expériences qui combat l’isolement. Réaliser que d’autres ont vécu la même chose, que vous n’êtes ni fou/folle ni seul(e), constitue une étape importante de la guérison.

5/ Apprendre à reconnaître les signaux d’alerte

Pour éviter de retomber dans le même type de relation, il est crucial d’apprendre à identifier précocement les signes d’une personnalité narcissique et d’un attachement évitant :

Le « love bombing » initial (phase de séduction intense et démesurée), l’absence d’empathie véritable, la difficulté à assumer ses erreurs, le besoin constant d’admiration, l’alternance rapide entre idéalisation et dévalorisation, la difficulté à tolérer la proximité émotionnelle, les schémas de fuite face à l’intimité.

Faites confiance à votre intuition. Si quelque chose vous semble étrange ou incohérent dans le comportement de votre partenaire, même si vous ne pouvez pas mettre de mots dessus, prenez ce signal au sérieux.

Redéfinir ce qu’est l’amour sain

Après une relation avec un pervers narcissique, il est essentiel de réapprendre ce qu’est une relation saine. L’amour véritable ne fait pas mal. Il ne vous épuise pas. Il ne vous fait pas douter constamment de votre valeur.

Dans une relation saine, l’amour est réciproque et stable. Votre partenaire est capable de vulnérabilité émotionnelle, d’empathie authentique, et accepte la proximité affective sans alterner entre fusion et rejet. Les conflits se résolvent par la communication, pas par la manipulation ou la punition émotionnelle.

Vous avez le droit à une relation où vous êtes valorisé(e) de manière constante, où vos besoins comptent autant que ceux de l’autre, où l’intimité émotionnelle est source de réconfort et non d’angoisse.


Conclusion

Comprendre pourquoi le pervers narcissique repousse ceux qui l’aiment ne signifie pas l’excuser ou minimiser la violence de ses comportements. Cette compréhension sert avant tout votre propre libération : elle vous permet de sortir de la culpabilité, d’accepter l’impossibilité du changement, et de vous autoriser à partir.

L’attachement évitant et la terreur de l’exposition du pervers narcissique créent un piège relationnel dont l’issue ne peut être que la souffrance pour sa victime. Plus vous l’aimez, plus il se sent menacé. Plus vous l’acceptez, plus il vous rejette. Cette logique paradoxale n’a pas de solution au sein de la relation elle-même.

La seule réponse adaptée est de reconnaître que cette relation est structurellement toxique et impossible, et de vous en extraire. Vous méritez d’être aimé(e) par quelqu’un qui ne vit pas votre amour comme une menace, qui accueille votre affection au lieu de la repousser, qui construit avec vous au lieu de détruire.

La reconstruction après une relation avec un pervers narcissique est un chemin long et parfois douloureux, mais c’est aussi un chemin vers une version plus forte et plus lucide de vous-même. Vous apprendrez à poser des limites saines, à reconnaître les signaux d’alerte, et finalement, à vous autoriser à recevoir l’amour authentique que vous avez toujours mérité.


Si vous êtes actuellement dans une relation avec un pervers narcissique ou que vous en sortez, n’hésitez pas à consulter un professionnel spécialisé. Vous n’êtes pas seul(e), et la guérison est possible.

Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et professionnalisme dans votre processus de libération. Parce que votre bien-être et votre liberté n’ont pas de prix.

Aujourd’hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

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Sources et références

Théorie de l’attachement et recherches scientifiques :

  • Bowlby, J. (1969). Attachement et perte, Vol. 1 : L’attachement. Presses Universitaires de France.
  • Ainsworth, M.D.S., Blehar, M.C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of Attachment: A Psychological Study of the Strange Situation. Lawrence Erlbaum.
  • Mikulincer, M., & Shaver, P.R. (2007). Attachment in Adulthood: Structure, Dynamics, and Change. Guilford Press.

Trouble de la personnalité narcissique :

  • Kernberg, O.F. (1975). Borderline Conditions and Pathological Narcissism. Jason Aronson.
  • Kohut, H. (1971). The Analysis of the Self. University of Chicago Press.
  • American Psychiatric Association (2013). DSM-5 : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

Relations toxiques et sortie de l’emprise :

  • Walker, P. (2013). Complex PTSD: From Surviving to Thriving. Azure Coyote.
  • Hirigoyen, M.-F. (1998). Le harcèlement moral : La violence perverse au quotidien. Éditions La Découverte.
  • Nazare-Aga, I. (2004). Les manipulateurs sont parmi nous. Éditions de l’Homme.

Ressources en ligne consultées :

  • Institut de formation et de thérapie comportementale et cognitive
  • Association française de thérapie comportementale et cognitive
  • Revue de psychologie clinique et thérapeutique

Article rédigé à des fins d’information et de sensibilisation. En aucun cas il ne remplace un accompagnement thérapeutique professionnel.


Pour un accompagnement personnalisé dans votre démarche de séparation avec un pervers narcissique, le cabinet Divorce Consulting reste à votre disposition. Notre expertise combine compréhension des mécanismes de manipulation et stratégies juridiques adaptées pour vous permettre de traverser cette épreuve dans les meilleures conditions possibles.

Comprendre l’attachement évitant du pervers narcissique

par | 10/10/2025 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

  • « Jamais un petit attaché à ses parents hurlera à l’idée d’aller les voir. C’est un indice de haute gravité. »

    Pédopsychiatres auditionnés devant la commission d’enquête parlementaire sur l’inceste, 2 avril 2026

     

    Il existe, dans notre système judiciaire et dans la conscience collective, un axiome qui n’est presque jamais questionné : le maintien du lien entre un enfant et ses deux parents est, en toutes circonstances, une nécessité absolue pour son développement. Un enfant a besoin de ses deux parents. Le contact, même sous forme de visite médiatisée, même arraché par ordonnance judiciaire, serait toujours préférable à l’absence.

    Cette conviction — profondément humaniste dans son intention initiale — est devenue, dans de trop nombreux cas de violences intrafamiliales, un instrument de continuation des sévices. Elle fige les magistrats dans une présomption impossible à renverser. Elle retourne contre les parents protecteurs l’arme de la non-représentation d’enfant. Elle réduit au silence les médecins qui signalent. Et elle enferme les enfants — littéralement — dans un lien institutionnellement validé avec leur agresseur.

    Le 2 avril 2026, des pédopsychiatres de premier plan ont osé nommer ce que des années de pratique clinique leur avaient appris : dans certaines situations de maltraitance avérée ou de suspicion sérieuse, le maintien du lien n’est pas une nécessité. Le qualifier autrement relève, selon eux, de l’hérésie.

    Cet article, rédigé dans la continuité des travaux de Divorce Consulting sur la protection des victimes de violence intrafamiliale, s’articule en trois parties :

  • I — Le constat : l’étendue des dégâts d’un dogme non questionné ;

  • II — Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur ;

  • III — Les solutions : comment se protéger et protéger ses enfants dès maintenant.

     

    I. Le constat : un dogme qui protège les agresseurs

    Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut d’abord mettre des chiffres sur ce que les témoignages décrivent depuis des décennies. Ce n’est pas une impression : c’est une réalité statistique documentée par les institutions elles-mêmes.

    1.1 — Des chiffres qui donnent le vertige

    La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a rendu ses conclusions en novembre 2023 après avoir recueilli des milliers de témoignages. Son diagnostic est sans ambiguïté : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 77 % au sein de la famille. Les agresseurs sont dans 95 % des cas des hommes — pères, beaux-pères, oncles, grands-pères.

    Face à cette réalité massive, la réponse pénale est dérisoire : moins de 3 % des faits signalés aboutissent à une condamnation pénale. En 2020, seules 1 697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux ou agression sexuelle sur mineur. 760 condamnations seulement en 2018. La CIIVISE formule ce que chacun pressent : « le nombre de pères poursuivis est très inférieur au nombre de victimes. »

    Parmi les 22 000 enfants victimes de leur père chaque année, une fraction seulement voit son père éloigné. Les autres continuent de le voir, par obligation légale, parfois sous la surveillance fragile d’un point de rencontre médiatisé. Parfois à son domicile. Sous le regard d’une institution qui, faute de condamnation pénale, continue de valider l’accès du présumé agresseur à sa victime.

    1.2 — La commission parlementaire brise le tabou

    Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a créé à l’unanimité une commission d’enquête « sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices ». Transpartisane, soutenue par tous les groupes politiques, cette décision marque un tournant dans la prise de conscience institutionnelle de l’ampleur des défaillances.

    Le jeudi 2 avril 2026, lors de ses auditions, la commission a entendu une table ronde de pédopsychiatres d’expérience : le Dr Françoise Fericelli, ancienne experte judiciaire et cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences ; le Dr Myriam Pierson, psychiatre spécialisée en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancienne experte auprès des tribunaux ; et le Dr Maurice Berger, pédopsychiatre, responsable du diplôme universitaire d’expertise légale en pédopsychiatrie à l’Université de Paris.

    Leur position commune, articulée devant les représentants du peuple français, peut être résumée ainsi : le maintien du lien entre un enfant et un parent violent ou incestueux n’est pas une nécessité pour le développement psychique de l’enfant. Dans certains cas, c’est l’inverse : c’est le lien contraint qui détruit. Qualifier ce maintien de nécessité absolue, c’est une hérésie clinique.

    1.3 — Le refus de l’enfant : la preuve que l’institution ignore

    Il est un signe que tout clinicien formé reconnaîtrait immédiatement comme un marqueur d’alarme sévère, et que la justice transforme trop souvent en preuve à charge contre le parent gardien : le refus catégorique et répété d’un enfant de se rendre chez l’un de ses parents.

    Un enfant qui aime ses deux parents — même dans un contexte de séparation conflictuelle, même après des mois d’absence — n’hurle pas de terreur à l’idée d’un droit de visite. La résistance physique, les larmes inconsolables, la régression comportementale, les cauchemars récurrents avant chaque visite : autant de manifestations que la psychologie clinique de l’enfant interprète comme ce qu’elles sont — des signaux de détresse, des appels au secours.

    Ces signaux existent. Ils sont observés. Ils sont souvent consignés dans des dossiers médicaux, rapportés par des enseignants, décrits par des psychologues. Et ils sont, de manière systémique, mal lus ou ignorés par un système judiciaire qui les réinterprète à travers le prisme d’un autre concept : le syndrome d’aliénation parentale.

     

    II. Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur

    Comprendre comment une institution censée protéger les plus vulnérables peut, en practice, les mettre en danger, exige d’identifier les rouages précis de cette défaillance. Il ne s’agit pas de chercher des coupables individuels, mais de nommer des structures, des présupposés et des outils conceptuels qui, additionnés, produisent des effets catastrophiques.

    2.1 — Le syndrome d’aliénation parentale : un outil sans fondement scientifique au cœur du système

    Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) a été théorisé dans les années 1980 par Richard Gardner, psychiatre américain. Son postulat : lors de séparations conflictuelles, le parent gardien — le plus souvent la mère — « lave le cerveau » de l’enfant pour qu’il rejette l’autre parent. Le refus de l’enfant ne serait donc pas le signe d’un danger réel, mais la preuve d’une manipulation maternelle.

    Ce concept est rejeté par la communauté scientifique internationale, par l’Organisation mondiale de la santé, par l’American Psychological Association, par le Parlement européen (résolution du 6 octobre 2021 exhortant les États à ne pas le reconnaître dans leurs pratiques judiciaires), et par la CIIVISE, qui le qualifie de « pseudo syndrome d’aliénation parentale ». Son inventeur lui-même, Richard Gardner, s’est publiquement exprimé en faveur de la dépénalisation de la pédophilie et de l’inceste — un fait qui aurait dû, à lui seul, disqualifier définitivement sa construction théorique.

    Pourtant, ce concept continue d’infiltrer les expertises judiciaires en France. Des magistrats y font référence. Des experts nommés par les tribunaux l’appliquent. Des pères mis en cause pour inceste l’invoquent pour retourner l’accusation contre la mère protectrice. Et des enfants dont les signaux de détresse sont criants se voient confier, par ordonnance judiciaire, à celui dont ils hurlent à l’idée d’approcher.

    La CIIVISE pointe le mécanisme avec une clarté douloureuse : le SAP opère un « raisonnement circulaire » — le fait de dénoncer des abus est traité comme un indice du syndrome, qui lui-même sert de preuve de la fausseté de l’accusation. L’enfant qui crie au danger produit, contre lui-même, la preuve qu’il a été manipulé.

    2.2 — La mère protectrice retournée en accusée

    Le paradoxe institutionnel est absolu. Une mère qui refuse de remettre son enfant à un père présumé agresseur peut être condamnée pénalement pour non-représentation d’enfant, assortie d’astreintes, d’amendes, voire d’une peine d’emprisonnement. La CIIVISE, dans son premier avis d’octobre 2021, avait explicitement préconisé de suspendre ces poursuites lorsqu’une enquête est en cours pour violences sexuelles incestueuses contre le père. La loi du 18 mars 2024 a partiellement intégré cette recommandation en prévoyant une vérification préalable des allégations de violences avant toute poursuite pour non-représentation.

    Mais cette avancée reste fragile et partielle. Des familles continuent de témoigner de décisions judiciaires contradictoires : maintien de droits de visite alors qu’une enquête pénale est ouverte, non-prise en compte de la parole de l’enfant, interprétation du refus de l’enfant comme une preuve d’aliénation. Plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France décrivent des pratiques judiciaires qui mettent en danger les enfants tout en sanctionnant les mères qui cherchent à les protéger.

    Le Comité contre la torture des Nations Unies, dans ses observations de mai 2025, a officiellement alerté la France sur ces défaillances systémiques, condamnant l’absence de protection effective des enfants victimes et la persécution judiciaire de certains parents protecteurs. Ce n’est plus seulement une critique militante : c’est une mise en cause formelle de la France devant les instances internationales.

    2.3 — La silenciation des professionnels de santé

    Un autre mécanisme aggrave la situation : la neutralisation active des professionnels de santé qui tentent de signaler. Le Dr Françoise Fericelli, pédopsychiatre cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences, en est l’exemple le plus documenté. Sanctionnée par l’Ordre des médecins pour avoir signalé des suspicions de maltraitances sur des enfants qu’elle suivait — avant d’être blanchie après condamnation pénale ultérieure de l’auteur — elle résume la situation ainsi : signaler un inceste sans s’immiscer dans les affaires de famille est, littéralement, un exercice impossible.

    L’Ordre des médecins applique en effet l’article 51 de son code de déontologie, qui interdit l’immixtion du médecin dans les affaires de famille, au détriment de l’article 43, qui lui impose d’être le défenseur de l’enfant. La Haute Autorité de Santé confirme la conséquence : seuls 5 % des signalements de maltraitances sur enfants proviennent des médecins, alors qu’ils sont, par leur position clinique, parmi les mieux placés pour les détecter.

    Ces médecins sont condamnés. Ces psychologues sont discrédités. Ces enseignants sont ignorés. La chaîne de signalement est systématiquement brisée, au bénéfice d’une logique institutionnelle qui, au nom de la neutralité, laisse les enfants exposés à leur agresseur.

    Le Dr Maurice Berger, dans ses travaux publiés notamment dans la revue Enfances & Psy (Cairn.info), formule le diagnostic avec une clarté implacable : il existe en France une « idéologie du lien familial coûte que coûte » qui « oblitère l’évaluation de l’enfant lui-même ». L’objectif déclaré de protection de l’enfant est détourné au profit d’une idéologie familialiste dont les enfants maltraités paient le prix.

     

    III. Les solutions : se protéger et protéger ses enfants dès maintenant

    Il serait tentant, face à l’ampleur de ces défaillances, de sombrer dans l’impuissance. Tentant, mais dangereux. Car pendant que le système se réforme lentement — et il se réforme, sous la pression des commissions parlementaires, des organisations internationales et des mobilisations de victimes — des enfants vivent, aujourd’hui, des situations qui n’attendent pas.

    La bonne nouvelle, c’est que des outils existent. Ils sont imparfaits, ils exigent d’être activés au bon moment et dans le bon ordre, mais ils existent. Les connaître est déjà une forme de protection.

    3.1 — Documenter le refus de l’enfant avec rigueur

    Le refus de l’enfant est un signal clinique. Pour qu’il soit entendu comme tel par la justice, il doit être documenté de manière méthodique, datée et plurisourcée.

    • Consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants indépendant (non désigné par le tribunal) afin de faire évaluer l’état psychique de l’enfant et d’obtenir un rapport clinique daté. Ce document peut être produit devant le juge aux affaires familiales.
    • Tenir un journal précis et daté des manifestations : pleurs, résistance physique, troubles du sommeil, régression comportementale, paroles spontanées de l’enfant avant ou après les visites. Ces notes, même manuscrites, constituent un élément de preuve de la répétition et de la continuité.
    • Signaler au médecin traitant de l’enfant, en demandant expressément que les observations soient consignées dans le dossier médical. Demander, si possible, un certificat médical descriptif sans qualification juridique.
    • Informer l’école : l’enseignant et le directeur d’établissement sont des témoins indirects précieux. Leurs observations sur le comportement de l’enfant, consignées dans un rapport, peuvent appuyer une procédure.
    • Ne jamais empêcher le droit de visite sans décision judiciaire préalable sauf danger immédiat — au risque de se retrouver poursuivi pour non-représentation. En cas de danger immédiat avéré, contacter les services de police et un avocat dans les heures qui suivent.

    3.2 — Utiliser les outils juridiques disponibles

    La suspension de l’autorité parentale et des droits de visite

    La loi du 18 mars 2024 a introduit un article 378-2 du code civil prévoyant la suspension automatique de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour crime commis sur l’autre parent ou sur son enfant, ou pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant — et ce jusqu’à la décision du juge aux affaires familiales ou de la juridiction pénale. C’est une avancée majeure. Elle suppose néanmoins qu’une poursuite pénale soit déjà engagée.

    L’ordonnance de protection

    Elle peut être demandée au juge aux affaires familiales en urgence, sans attendre l’issue de la procédure pénale. Elle peut imposer l’éloignement du parent présumé dangereux, l’interdiction de contact, et des mesures provisoires sur la garde. Le juge l’accorde dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences comme vraisemblables.

    La plainte pénale avec constitution de partie civile

    En cas de classement sans suite d’une première plainte, la constitution de partie civile permet de saisir directement un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire. C’est la voie la plus adaptée aux situations d’inceste où les preuves sont difficiles à rassembler sans l’aide de l’appareil judiciaire.

    Le signalement au Procureur de la République

    Tout particulier, tout professionnel, peut signaler directement au procureur une situation de danger pour un mineur. Ce signalement déclenche une obligation de vérification des faits. Il peut être appuyé par un rapport médical, psychologique ou social.

    3.3 — S’appuyer sur un accompagnement stratégique global

    La dimension judiciaire n’est qu’une des facettes d’une situation de violence intrafamiliale impliquant des enfants. Les enjeux sont simultanément psychologiques (sortir de la sidération, comprendre les mécanismes de l’emprise), stratégiques (anticiper les manœuvres de l’autre parent), probatoires (rassembler et organiser les preuves) et humains (protéger les enfants sans les re-traumatiser par la procédure elle-même).

    L’expérience des familles qui s’en sortent est constante sur un point : celles qui avaient commencé à se préparer avant d’agir ont eu de meilleurs résultats que celles qui ont agi dans l’urgence, sous le choc émotionnel, sans stratégie construite. Le système est imparfait. Mais il n’est pas imperméable à une approche préparée, documentée, cohérente.

    La réforme législative avance. La commission d’enquête parlementaire créée en janvier 2026 va produire des recommandations. Le Comité des Nations Unies contre la torture a mis la France sous pression internationale. La proposition de loi Bergé, qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et intègre le contrôle coercitif dans le code pénal, représente une évolution majeure. Le vent tourne.

    Mais les enfants en danger n’ont pas le luxe d’attendre les prochaines réformes législatives. Leur protection se joue maintenant, dans les dossiers qui sont construits aujourd’hui, dans les signalements qui sont faits cette semaine, dans les décisions qui sont prises ce mois-ci. C’est pourquoi le moment d’agir, c’est maintenant.

     

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    Pour aller plus loin — Articles du blog Divorce Consulting

    Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de comprendre les mécanismes psychologiques du pervers narcissique, identifier les signes d’une relation toxique, vous protéger efficacement, préparer votre sortie si c’est votre choix, et vous reconstruire après la séparation.

    • La violence du système : le traitement des violences intrafamiliales en France — www.divorce-consulting.fr/le-blog
    • Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible au cœur des violences conjugales (02/02/2026)
    • L’Espionnage du Pervers Narcissique : Surveillance, Emprise et Stratégies de Libération (02/04/2026)
    • L’Effondrement du Pervers Narcissique : Comprendre, Reconnaître et Reprendre l’Avantage (08/03/2026)
    • Le Pervers Narcissique dans le Couple : Comprendre, Identifier et Reprendre le Contrôle (04/04/2026)
    • La femme perverse narcissique : Décrire, Comprendre, Agir (21/03/2026)
    • Opérations de partage : le sort des stock-options et des actions gratuites dans le divorce avec un conjoint manipulateur (04/03/2026)
    • Les Juristes du Droit de la Famille à l’aune de l’Intelligence Artificielle (02/04/2026)
    • L’influence de la Jurisprudence récente sur la pratique notariale du divorce (26/03/2026)
    • Le pervers narcissique borderline : Décrire, Comprendre, Gérer (10/03/2026)

    Retrouvez l’intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

     

    Sources et références

    • Assemblée nationale, Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales (créée le 28 janvier 2026). Auditions du 2 avril 2026 : Dr Françoise Fericelli, Dr Myriam Pierson, Dr Maurice Berger — https://www.assemblee-nationale.fr
    • CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Premier avis sur la protection des enfants victimes d’inceste parental, 27 octobre 2021 — https://www.ciivise.fr
    • CIIVISE, Rapport final, novembre 2023 — https://www.ciivise.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Inceste parental : les députés valident la création d’une commission d’enquête », 28 janvier 2026 — https://lcp.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Vers la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’inceste parental », 16 décembre 2025 — https://lcp.fr
    • Exposé des motifs, Proposition de résolution créant la commission d’enquête, Assemblée nationale, octobre 2025 — https://www.assemblee-nationale.fr
    • Maurice Berger, Françoise Fericelli, Marie Gilloots, « La silenciation des médecins », Enfances & Psy n°96, Cairn.info, 2023
    • Maurice Berger, analyses publiées sur Cairn.info / Carnet Psy (L’échec de la protection de l’enfance)
    • Françoise Fericelli, interview Politis : « Poursuivre un médecin est intolérable quand il s’agit de protéger les enfants », septembre 2023
    • Parlement européen, Résolution du 6 octobre 2021 sur les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants — exhortant les États à ne pas reconnaître le SAP
    • Comité contre la torture des Nations Unies, Observations sur la France, 2 mai 2025
    • France Info, « La CIIVISE propose la suspension des droits de visite du parent poursuivi pour viol », 27 octobre 2021
    • Enfance & Jeunesse Infos, « Syndrome d’aliénation parentale : la mise au point du ministère de la Justice », juillet 2024
    • Sénat, Question de la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo sur la non-application de la directive européenne sur le SAP, 2024
    • Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales (article 378-2 du Code civil)
    • Loi n°2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
    • Divorce Consulting, « Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible » (LexisNexis Droit de la famille n°6, juin 2025) — https://www.divorce-consulting.fr

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