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Retrouvez ici informations et points de vue sur la séparation et le divorce sous les angles émotionnel, juridique et procédural.

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr

« Il emploie mes propres mots, mes idées, mes pensées, et les fait passer pour les siennes. » Ce constat douloureux, vous l’avez peut-être fait en observant votre ex-partenaire. Il reprend cette correction que vous lui aviez faite, cette idée que vous aviez partagée, ce projet que vous aviez imaginé ensemble, et les présente comme s’ils émanaient de lui seul. Jamais il ne mentionne votre contribution.

Cette appropriation systématique constitue l’un des mécanismes les plus insidieux de la manipulation narcissique, car elle efface progressivement votre existence même en tant que personne à part entière.

Cet article se propose d’explorer en profondeur cette problématique à travers trois axes essentiels : l’anatomie du vol identitaire, les racines psychologiques de cette prédation et les chemins vers votre reconstruction.


I./ L’ANATOMIE DU VOL IDENTITAIRE : Quand l’autre devient un catalogue de ressources

Le pillage des connaissances et compétences

L’appropriation par le narcissique ne se limite jamais au hasard. Elle suit un schéma méthodique et délibéré. Le pervers narcissique identifie chez sa victime ce qui brille, ce qui a de la valeur, ce qui pourrait servir son image grandiose. Vos connaissances linguistiques, vos compétences professionnelles, votre créativité, votre sens de l’esthétique – tout devient matière première pour sa propre construction factice.

Dans l’exemple que vous décrivez, votre correction linguistique sur la liaison « cent euros » devient soudainement sa marque de supériorité intellectuelle. Il se moque désormais des autres qui commettent cette erreur, sans jamais reconnaître que c’est vous qui lui avez transmis cette connaissance. Cette dynamique révèle plusieurs mécanismes profonds : le narcissique ne peut supporter l’idée qu’il a appris quelque chose de vous, car cela impliquerait une position d’infériorité temporaire, inacceptable pour son ego fragile.

Ce comportement s’inscrit dans ce que les spécialistes identifient comme une stratégie d’incorporation destructrice. Le pervers narcissique cherche à s’approprier les qualités de sa victime tout en les déniant à leur véritable possesseur. Cette séduction narcissique vise à effacer les limites entre ce qui est soi et ce qui est autre, créant une confusion identitaire profonde chez la victime.

Le détournement des réalisations concrètes

Votre expérience de l’entretien du jardin illustre parfaitement la dimension la plus visible de cette appropriation. Vous œuvrez, vous investissez votre temps, votre énergie, votre savoir-faire, et lorsque les compliments arrivent, il les accueille comme s’ils lui revenaient naturellement de droit. À aucun moment, il ne rectifie la perception des autres. À aucun moment, il ne vous rend visible.

Cette invisibilisation systématique remplit plusieurs fonctions pour le narcissique :

La construction d’une image factice : En s’attribuant vos mérites, il nourrit l’image grandiose qu’il cherche désespérément à maintenir auprès des autres. Sa valeur personnelle étant intrinsèquement fragile, il a besoin de ces validations externes constantes.

L’exploitation utilitaire : Pour le pervers narcissique, vous n’existez pas en tant que personne autonome dotée de droits et de besoins propres. Vous êtes un objet, une ressource à exploiter pour atteindre ses objectifs. Les personnalités narcissiques ont une tendance marquée à l’exploitation dans leurs relations interpersonnelles, utilisant autrui pour parvenir à leurs propres fins.

Le maintien de la domination : En vous privant de reconnaissance, il maintient un rapport de pouvoir déséquilibré. Vous restez dans l’ombre, dévalorisée, pendant qu’il brille sous les projecteurs. Cette dynamique renforce votre dépendance émotionnelle et votre doute de vous-même.

Le plagiat émotionnel et intellectuel

Au-delà des faits tangibles, le narcissique s’approprie également vos émotions, vos réflexions intimes, vos vulnérabilités. Une confidence que vous lui faites devient, quelques semaines plus tard, « son » vécu dans une conversation avec des amis. Une idée que vous avez développée lors d’un échange devient « sa » vision lors d’une réunion professionnelle.

Cette forme particulière de vol identitaire est particulièrement déstabilisante car elle touche à l’essence même de votre être. Vous finissez par douter de vos propres pensées, de vos propres sentiments. Cette confusion fait partie intégrante de la stratégie manipulatoire qui vise à vous faire perdre vos repères et votre sens de la réalité.


II./ LES RACINES PSYCHOLOGIQUES DE LA PRÉDATION : Comprendre le mécanisme pour s’en protéger

Le vide existentiel et la nécessité de se nourrir de l’autre

Le comportement d’appropriation du narcissique trouve sa source dans un vide intérieur abyssal. Contrairement à ce que son apparence de confiance pourrait laisser croire, le pervers narcissique souffre d’un manque fondamental d’estime de soi authentique. Ce que les observateurs perçoivent comme de l’arrogance n’est qu’une façade fragile, un château de cartes constamment menacé d’effondrement.

Le narcissique fonctionne comme un « vampire émotionnel » qui a besoin de se nourrir de la substance de l’autre pour combler son propre néant. Ne possédant pas de vraie vie intérieure, pas d’identité stable construite sur des bases saines, il doit constamment s’approprier ce qui existe chez autrui. Vos qualités, vos talents, vos réalisations deviennent les pièces de rechange dont il a besoin pour maintenir sa construction factice.

Cette dynamique vampirique explique pourquoi le narcissique ne peut simplement vous admirer ou vous complimenter sincèrement. Reconnaître ouvertement votre valeur équivaudrait pour lui à admettre sa propre vacuité. Il lui faut donc procéder par incorporation : absorber ce qui vous appartient et le présenter comme le produit de sa propre supériorité.

L’incapacité d’aimer et de reconnaître l’autre

Les narcissiques pathologiques se distinguent par leur incapacité fondamentale à aimer et à respecter l’autre pour ce qu’il est. Ils ne peuvent se détacher d’eux-mêmes pour s’ouvrir authentiquement à autrui. Cette limitation psychologique profonde transforme toutes leurs relations en transactions utilitaires.

Dans le fonctionnement narcissique, vous n’êtes jamais perçue comme une personne à part entière, dotée d’une valeur intrinsèque. Vous êtes un miroir destiné à refléter leur grandeur supposée, un outil pour servir leurs besoins, un réservoir de ressources à exploiter. Cette vision instrumentale de l’autre explique l’absence totale de reconnaissance de vos contributions.

Le narcissique considère que tout lui est dû. Persuadé de sa supériorité exceptionnelle, il estime naturel de bénéficier de vos efforts, de vos talents, de votre travail. Reconnaître votre apport reviendrait à admettre une forme de dette, une dépendance, ce qui est absolument intolérable pour sa psyché fragile.

Le manque d’empathie et l’absence de remords

L’un des traits les plus caractéristiques des personnalités narcissiques est leur déficit profond d’empathie. Ils ne sont pas disposés à reconnaître ou à comprendre les sentiments et les besoins d’autrui. Cette absence d’empathie n’est pas un choix délibéré, mais une incapacité structurelle de leur fonctionnement psychologique.

Cette carence empathique a des conséquences directes sur le comportement d’appropriation. Le narcissique ne ressent aucun remords à s’attribuer vos mérites, aucune culpabilité à vous priver de reconnaissance. Il ne perçoit tout simplement pas votre souffrance lorsque vous constatez que votre travail, vos idées, vos contributions disparaissent dans l’ombre de sa prétendue grandeur.

Pire encore, dans l’esprit du narcissique, votre soumission et votre acceptation de cette situation ne sont pas perçues comme des marques de gentillesse ou de générosité, mais comme des preuves de faiblesse. Il considère que vous « méritez » d’être exploitée précisément parce que vous le permettez.

L’envie pathologique et la dévalorisation compétitive

Les personnalités narcissiques sont souvent envieuses des autres et croient que les autres les envient également. Cette envie pathologique crée une dynamique perverse dans laquelle vos succès, vos qualités, vos talents deviennent pour le narcissique des sources de menace plutôt que de fierté.

Lorsque vous brillez, lorsque vous réussissez, lorsque vous êtes reconnue pour vos compétences, le narcissique ressent une blessure narcissique. Plutôt que de célébrer vos accomplissements, il doit les minimiser, les s’approprier, ou les détruire. Cette réaction défensive explique pourquoi il est si prompt à couper la parole lorsque vous parlez de vos réussites, à détourner les conversations, ou à inventer des mensonges pour discréditer vos succès.

La logique narcissique fonctionne sur un mode binaire de compétition absolue : pour que je brille, il faut que tu restes dans l’ombre. Il ne peut concevoir une relation où deux personnes s’enrichissent mutuellement, où les succès de l’un complètent plutôt que de menacer ceux de l’autre.


III./ LES CHEMINS VERS VOTRE RECONSTRUCTION : Reprendre possession de vous-même

Reconnaître la réalité de l’appropriation

La première étape cruciale de votre libération consiste à nommer clairement ce qui s’est passé. Vous avez été victime d’un vol identitaire systématique. Vos contributions, vos idées, vos talents, vos efforts ont été pillés et détournés au profit d’une personne incapable de reconnaissance et d’empathie.

Cette prise de conscience peut être douloureuse, mais elle est absolument nécessaire. Pendant trop longtemps, vous avez peut-être cherché des excuses, espéré qu’il finirait par reconnaître vos apports, imaginé qu’il s’agissait de malentendus. La vérité est plus difficile : il s’agissait d’un comportement intentionnel, structurel, lié à sa pathologie narcissique.

Reconnaître cette réalité ne signifie pas cultiver le statut de victime, mais au contraire poser les fondations nécessaires pour vous reconstruire sur des bases saines. Vous ne pouvez guérir d’une blessure que vous refusez de voir.

Rétablir la vérité de vos contributions

Il est temps maintenant de rétablir, pour vous-même d’abord, la vérité de vos contributions. Prenez le temps de lister concrètement tout ce que vous avez apporté dans cette relation : les connaissances transmises, les projets réalisés, les efforts investis, les soutiens offerts.

Cet inventaire n’est pas un exercice d’apitoiement, mais un acte de justice envers vous-même. Il permet de reconstruire une vision juste de qui vous êtes et de ce que vous valez. Chaque élément de cette liste est une preuve tangible de votre valeur, que le narcissique a tenté de vous faire oublier.

N’hésitez pas à partager cette vérité avec des personnes de confiance dans votre entourage. Parler de ce que vous avez vécu, mettre des mots sur les mécanismes d’appropriation dont vous avez été victime, est un acte de libération puissant. Votre parole est votre arme de reconstruction.

Reconstruire votre estime de soi

Après des mois ou des années passés dans l’ombre d’un narcissique qui s’appropriait vos mérites, votre estime de vous-même a nécessairement été endommagée. La reconstruction de cette estime constitue le cœur de votre processus de guérison.

Cette reconstruction passe par plusieurs étapes progressives :

Réapprendre à reconnaître votre valeur intrinsèque : Votre valeur ne dépend pas de la reconnaissance d’autrui, et certainement pas de celle d’un narcissique incapable de voir qui que ce soit au-delà de lui-même. Vous avez de la valeur simplement parce que vous existez, parce que vous êtes unique, parce que vous possédez des qualités et des talents réels.

Vous reconnecter à vos réalisations authentiques : Reprenez contact avec ce que vous avez vraiment accompli dans votre vie, indépendamment de cette relation toxique. Vos diplômes, vos projets professionnels, vos créations, vos relations amicales saines – autant de preuves que vous êtes une personne compétente et précieuse.

Vous autoriser à briller : Pendant trop longtemps, vous avez peut-être intériorisé l’idée qu’il fallait rester discrète, vous effacer, laisser l’autre occuper toute la lumière. Il est temps maintenant de vous autoriser à exister pleinement, à partager vos idées, à revendiquer vos succès, à prendre votre place.

Établir des limites fermes et couper les ponts si nécessaire

La reconstruction après une relation avec un narcissique passe souvent par l’établissement de limites claires et, dans de nombreux cas, par une rupture totale du contact. Tant que le narcissique a accès à vous, il continuera d’exercer son emprise, de drainer votre énergie, de s’approprier votre substance.

Si la situation le permet (en l’absence d’enfants en commun ou d’obligations professionnelles incontournables), la stratégie du « contact zéro » est fortement recommandée par les spécialistes de la perversion narcissique. Aucune explication, aucune justification, aucun règlement de comptes. Une rupture nette et définitive.

Cette coupure radicale peut sembler brutale, mais elle est souvent la seule manière de vous libérer véritablement de l’emprise psychologique. Chaque contact avec le narcissique réactive les mécanismes manipulatoires et retarde votre guérison.

Si vous devez maintenir un contact minimal (coparentalité, environnement professionnel), apprenez à mettre en place une « distance émotionnelle » : interactions factuelles, brèves, exclusivement centrées sur les sujets nécessaires, sans jamais partager d’informations personnelles ou émotionnelles.

S’entourer et se faire accompagner

La reconstruction après une relation narcissique ne peut s’accomplir dans la solitude. Vous avez besoin de vous entourer de personnes bienveillantes qui vous voient réellement, qui reconnaissent votre valeur, qui célèbrent vos succès sans chercher à se les approprier.

Renouez avec votre famille, vos amis d’enfance, les personnes que le narcissique avait progressivement éloignées de vous. Ces liens retrouvés constituent un filet de sécurité émotionnelle indispensable. Ils vous rappellent qui vous étiez avant cette relation toxique et vous aident à retrouver cette personne.

N’hésitez pas non plus à vous faire de nouveaux amis, à rejoindre des associations, à participer à des activités qui vous passionnent. Chaque relation saine que vous construisez est un antidote contre le poison de la relation narcissique.

L’accompagnement thérapeutique par un professionnel spécialisé dans les victimes de pervers narcissiques est également vivement recommandé. Un psychologue compétent vous aidera à déconstruire les croyances négatives inculquées par le manipulateur, à comprendre les mécanismes de l’emprise, à identifier les blessures qui vous ont rendue vulnérable, et à développer des outils pour ne plus jamais retomber dans ce piège.

Réinvestir votre vie professionnelle et créative

L’appropriation narcissique vous a peut-être fait douter de vos compétences, de vos talents, de votre légitimité à occuper certains espaces professionnels ou créatifs. Il est temps maintenant de réinvestir pleinement ces domaines qui vous appartiennent.

Si vous avez abandonné ou mis en suspens des projets professionnels, des ambitions créatives, des formations, c’est le moment de les reprendre. Chaque accomplissement professionnel, chaque création personnelle, chaque nouveau défi relevé est une affirmation de votre existence autonome, de votre valeur propre.

N’ayez plus peur de revendiquer vos idées, de signer vos créations, de mettre en avant vos compétences. Vous avez le droit de briller, de réussir, d’être reconnue pour ce que vous apportez réellement. Personne ne peut plus vous voler cette lumière si vous refusez de rester dans l’ombre.

Transformer l’expérience en sagesse

Aussi terrible qu’ait été cette expérience d’appropriation narcissique, elle peut devenir, paradoxalement, une source de croissance et de sagesse. Vous avez appris à reconnaître les signes avant-coureurs de la manipulation, à identifier les personnalités toxiques, à protéger vos limites personnelles.

Cette connaissance durement acquise fait maintenant partie de votre bagage de vie. Elle vous permettra de vous protéger dans vos futures relations, de repérer plus rapidement les dynamiques malsaines, de ne plus accepter ce qui est inacceptable.

Certaines personnes qui ont traversé une relation avec un pervers narcissique témoignent qu’elles en sont ressorties, après un long travail de reconstruction, plus fortes, plus lucides, plus connectées à leur véritable essence. Cette transformation est possible pour vous aussi.


Conclusion : Votre libération est votre renaissance

L’appropriation systématique de vos idées, de vos mots, de vos contributions par votre ex narcissique n’était pas le fruit du hasard ni de malentendus. Elle constituait un mécanisme central de son fonctionnement pathologique : vampiriser votre substance pour combler son vide existentiel, tout en vous maintenant dans l’invisibilité et la dépendance.

Comprendre cette dynamique est la première étape de votre libération. Reconnaître la réalité de ce qui s’est passé, rétablir la vérité de vos contributions, reconstruire votre estime de vous-même, établir des limites fermes, vous entourer de relations saines et vous faire accompagner constituent les piliers de votre reconstruction.

Ce chemin vers la guérison demande du temps, de la patience envers vous-même, et du courage. Mais chaque pas que vous faites vous rapproche de la personne que vous êtes vraiment, libre de toute emprise, reconnectée à votre valeur intrinsèque, capable de briller de votre propre lumière sans qu’aucun prédateur ne puisse plus vous la voler.

Votre renaissance a déjà commencé. Elle se poursuit chaque jour où vous choisissez de vous choisir, chaque moment où vous refusez l’ombre pour embrasser votre propre éclat.


Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et clairvoyance dans votre processus de libération. Parce que votre bien-être et votre liberté n’ont pas de prix.

Aujourd’hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

Contact : benoit.lemogne@divorce-consulting.fr MP WhatsApp 06 60 26 13 22 Pour réserver un rendez-vous téléphonique, cliquez sur le lien : https://calendly.com/benoit-lemogne-cabinet/30min


Sources et références

Sources scientifiques et spécialisées :

  • Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral : La violence perverse au quotidien, Syros, 1998
  • Marie-France Hirigoyen, Les Narcisse : Ils ont pris le pouvoir, La Découverte, 2019
  • Paul-Claude Racamier, Les perversions narcissiques, Payot, 1987
  • Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), critères du trouble de la personnalité narcissique
  • Otto Kernberg, travaux sur le narcissisme pathologique et les troubles de la personnalité
  • Centre de Psychologie Intégrative, documentation sur le trouble de la personnalité narcissique

Articles du blog Divorce Consulting :

Ressources complémentaires :

  • La Clinique E-Santé, Pervers narcissique : Se reconstruire en 5 étapes après la relation
  • Alexandra Rivière, psychologue, Reconstruction après une relation d’emprise avec un pervers narcissique
  • Pascal Couderc, psychologue clinicien spécialiste de la perversion narcissique
  • Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de violence psychologique
  • Articles scientifiques sur le narcissisme conversationnel et les personnalités narcissiques en milieu relationnel

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Sources et références

Sources scientifiques et spécialisées :

  • Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral : La violence perverse au quotidien, Syros, 1998
  • Marie-France Hirigoyen, Les Narcisse : Ils ont pris le pouvoir, La Découverte, 2019
  • Paul-Claude Racamier, Les perversions narcissiques, Payot, 1987
  • Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), critères du trouble de la personnalité narcissique
  • Otto Kernberg, travaux sur le narcissisme pathologique et les troubles de la personnalité
  • Centre de Psychologie Intégrative, documentation sur le trouble de la personnalité narcissique

Articles du blog Divorce Consulting :

Ressources complémentaires :

  • La Clinique E-Santé, Pervers narcissique : Se reconstruire en 5 étapes après la relation
  • Alexandra Rivière, psychologue, Reconstruction après une relation d’emprise avec un pervers narcissique
  • Pascal Couderc, psychologue clinicien spécialiste de la perversion narcissique
  • Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de violence psychologique
  • Articles scientifiques sur le narcissisme conversationnel et les personnalités narcissiques en milieu relationnel

Quand le narcissique s’approprie vos mots et vos idées : Comprendre, identifier et se libérer

par | 18/11/2025 | Pervers-narcissiques, Psychologique

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

  • « Jamais un petit attaché à ses parents hurlera à l’idée d’aller les voir. C’est un indice de haute gravité. »

    Pédopsychiatres auditionnés devant la commission d’enquête parlementaire sur l’inceste, 2 avril 2026

     

    Il existe, dans notre système judiciaire et dans la conscience collective, un axiome qui n’est presque jamais questionné : le maintien du lien entre un enfant et ses deux parents est, en toutes circonstances, une nécessité absolue pour son développement. Un enfant a besoin de ses deux parents. Le contact, même sous forme de visite médiatisée, même arraché par ordonnance judiciaire, serait toujours préférable à l’absence.

    Cette conviction — profondément humaniste dans son intention initiale — est devenue, dans de trop nombreux cas de violences intrafamiliales, un instrument de continuation des sévices. Elle fige les magistrats dans une présomption impossible à renverser. Elle retourne contre les parents protecteurs l’arme de la non-représentation d’enfant. Elle réduit au silence les médecins qui signalent. Et elle enferme les enfants — littéralement — dans un lien institutionnellement validé avec leur agresseur.

    Le 2 avril 2026, des pédopsychiatres de premier plan ont osé nommer ce que des années de pratique clinique leur avaient appris : dans certaines situations de maltraitance avérée ou de suspicion sérieuse, le maintien du lien n’est pas une nécessité. Le qualifier autrement relève, selon eux, de l’hérésie.

    Cet article, rédigé dans la continuité des travaux de Divorce Consulting sur la protection des victimes de violence intrafamiliale, s’articule en trois parties :

  • I — Le constat : l’étendue des dégâts d’un dogme non questionné ;

  • II — Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur ;

  • III — Les solutions : comment se protéger et protéger ses enfants dès maintenant.

     

    I. Le constat : un dogme qui protège les agresseurs

    Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut d’abord mettre des chiffres sur ce que les témoignages décrivent depuis des décennies. Ce n’est pas une impression : c’est une réalité statistique documentée par les institutions elles-mêmes.

    1.1 — Des chiffres qui donnent le vertige

    La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a rendu ses conclusions en novembre 2023 après avoir recueilli des milliers de témoignages. Son diagnostic est sans ambiguïté : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 77 % au sein de la famille. Les agresseurs sont dans 95 % des cas des hommes — pères, beaux-pères, oncles, grands-pères.

    Face à cette réalité massive, la réponse pénale est dérisoire : moins de 3 % des faits signalés aboutissent à une condamnation pénale. En 2020, seules 1 697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux ou agression sexuelle sur mineur. 760 condamnations seulement en 2018. La CIIVISE formule ce que chacun pressent : « le nombre de pères poursuivis est très inférieur au nombre de victimes. »

    Parmi les 22 000 enfants victimes de leur père chaque année, une fraction seulement voit son père éloigné. Les autres continuent de le voir, par obligation légale, parfois sous la surveillance fragile d’un point de rencontre médiatisé. Parfois à son domicile. Sous le regard d’une institution qui, faute de condamnation pénale, continue de valider l’accès du présumé agresseur à sa victime.

    1.2 — La commission parlementaire brise le tabou

    Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a créé à l’unanimité une commission d’enquête « sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices ». Transpartisane, soutenue par tous les groupes politiques, cette décision marque un tournant dans la prise de conscience institutionnelle de l’ampleur des défaillances.

    Le jeudi 2 avril 2026, lors de ses auditions, la commission a entendu une table ronde de pédopsychiatres d’expérience : le Dr Françoise Fericelli, ancienne experte judiciaire et cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences ; le Dr Myriam Pierson, psychiatre spécialisée en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancienne experte auprès des tribunaux ; et le Dr Maurice Berger, pédopsychiatre, responsable du diplôme universitaire d’expertise légale en pédopsychiatrie à l’Université de Paris.

    Leur position commune, articulée devant les représentants du peuple français, peut être résumée ainsi : le maintien du lien entre un enfant et un parent violent ou incestueux n’est pas une nécessité pour le développement psychique de l’enfant. Dans certains cas, c’est l’inverse : c’est le lien contraint qui détruit. Qualifier ce maintien de nécessité absolue, c’est une hérésie clinique.

    1.3 — Le refus de l’enfant : la preuve que l’institution ignore

    Il est un signe que tout clinicien formé reconnaîtrait immédiatement comme un marqueur d’alarme sévère, et que la justice transforme trop souvent en preuve à charge contre le parent gardien : le refus catégorique et répété d’un enfant de se rendre chez l’un de ses parents.

    Un enfant qui aime ses deux parents — même dans un contexte de séparation conflictuelle, même après des mois d’absence — n’hurle pas de terreur à l’idée d’un droit de visite. La résistance physique, les larmes inconsolables, la régression comportementale, les cauchemars récurrents avant chaque visite : autant de manifestations que la psychologie clinique de l’enfant interprète comme ce qu’elles sont — des signaux de détresse, des appels au secours.

    Ces signaux existent. Ils sont observés. Ils sont souvent consignés dans des dossiers médicaux, rapportés par des enseignants, décrits par des psychologues. Et ils sont, de manière systémique, mal lus ou ignorés par un système judiciaire qui les réinterprète à travers le prisme d’un autre concept : le syndrome d’aliénation parentale.

     

    II. Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur

    Comprendre comment une institution censée protéger les plus vulnérables peut, en practice, les mettre en danger, exige d’identifier les rouages précis de cette défaillance. Il ne s’agit pas de chercher des coupables individuels, mais de nommer des structures, des présupposés et des outils conceptuels qui, additionnés, produisent des effets catastrophiques.

    2.1 — Le syndrome d’aliénation parentale : un outil sans fondement scientifique au cœur du système

    Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) a été théorisé dans les années 1980 par Richard Gardner, psychiatre américain. Son postulat : lors de séparations conflictuelles, le parent gardien — le plus souvent la mère — « lave le cerveau » de l’enfant pour qu’il rejette l’autre parent. Le refus de l’enfant ne serait donc pas le signe d’un danger réel, mais la preuve d’une manipulation maternelle.

    Ce concept est rejeté par la communauté scientifique internationale, par l’Organisation mondiale de la santé, par l’American Psychological Association, par le Parlement européen (résolution du 6 octobre 2021 exhortant les États à ne pas le reconnaître dans leurs pratiques judiciaires), et par la CIIVISE, qui le qualifie de « pseudo syndrome d’aliénation parentale ». Son inventeur lui-même, Richard Gardner, s’est publiquement exprimé en faveur de la dépénalisation de la pédophilie et de l’inceste — un fait qui aurait dû, à lui seul, disqualifier définitivement sa construction théorique.

    Pourtant, ce concept continue d’infiltrer les expertises judiciaires en France. Des magistrats y font référence. Des experts nommés par les tribunaux l’appliquent. Des pères mis en cause pour inceste l’invoquent pour retourner l’accusation contre la mère protectrice. Et des enfants dont les signaux de détresse sont criants se voient confier, par ordonnance judiciaire, à celui dont ils hurlent à l’idée d’approcher.

    La CIIVISE pointe le mécanisme avec une clarté douloureuse : le SAP opère un « raisonnement circulaire » — le fait de dénoncer des abus est traité comme un indice du syndrome, qui lui-même sert de preuve de la fausseté de l’accusation. L’enfant qui crie au danger produit, contre lui-même, la preuve qu’il a été manipulé.

    2.2 — La mère protectrice retournée en accusée

    Le paradoxe institutionnel est absolu. Une mère qui refuse de remettre son enfant à un père présumé agresseur peut être condamnée pénalement pour non-représentation d’enfant, assortie d’astreintes, d’amendes, voire d’une peine d’emprisonnement. La CIIVISE, dans son premier avis d’octobre 2021, avait explicitement préconisé de suspendre ces poursuites lorsqu’une enquête est en cours pour violences sexuelles incestueuses contre le père. La loi du 18 mars 2024 a partiellement intégré cette recommandation en prévoyant une vérification préalable des allégations de violences avant toute poursuite pour non-représentation.

    Mais cette avancée reste fragile et partielle. Des familles continuent de témoigner de décisions judiciaires contradictoires : maintien de droits de visite alors qu’une enquête pénale est ouverte, non-prise en compte de la parole de l’enfant, interprétation du refus de l’enfant comme une preuve d’aliénation. Plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France décrivent des pratiques judiciaires qui mettent en danger les enfants tout en sanctionnant les mères qui cherchent à les protéger.

    Le Comité contre la torture des Nations Unies, dans ses observations de mai 2025, a officiellement alerté la France sur ces défaillances systémiques, condamnant l’absence de protection effective des enfants victimes et la persécution judiciaire de certains parents protecteurs. Ce n’est plus seulement une critique militante : c’est une mise en cause formelle de la France devant les instances internationales.

    2.3 — La silenciation des professionnels de santé

    Un autre mécanisme aggrave la situation : la neutralisation active des professionnels de santé qui tentent de signaler. Le Dr Françoise Fericelli, pédopsychiatre cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences, en est l’exemple le plus documenté. Sanctionnée par l’Ordre des médecins pour avoir signalé des suspicions de maltraitances sur des enfants qu’elle suivait — avant d’être blanchie après condamnation pénale ultérieure de l’auteur — elle résume la situation ainsi : signaler un inceste sans s’immiscer dans les affaires de famille est, littéralement, un exercice impossible.

    L’Ordre des médecins applique en effet l’article 51 de son code de déontologie, qui interdit l’immixtion du médecin dans les affaires de famille, au détriment de l’article 43, qui lui impose d’être le défenseur de l’enfant. La Haute Autorité de Santé confirme la conséquence : seuls 5 % des signalements de maltraitances sur enfants proviennent des médecins, alors qu’ils sont, par leur position clinique, parmi les mieux placés pour les détecter.

    Ces médecins sont condamnés. Ces psychologues sont discrédités. Ces enseignants sont ignorés. La chaîne de signalement est systématiquement brisée, au bénéfice d’une logique institutionnelle qui, au nom de la neutralité, laisse les enfants exposés à leur agresseur.

    Le Dr Maurice Berger, dans ses travaux publiés notamment dans la revue Enfances & Psy (Cairn.info), formule le diagnostic avec une clarté implacable : il existe en France une « idéologie du lien familial coûte que coûte » qui « oblitère l’évaluation de l’enfant lui-même ». L’objectif déclaré de protection de l’enfant est détourné au profit d’une idéologie familialiste dont les enfants maltraités paient le prix.

     

    III. Les solutions : se protéger et protéger ses enfants dès maintenant

    Il serait tentant, face à l’ampleur de ces défaillances, de sombrer dans l’impuissance. Tentant, mais dangereux. Car pendant que le système se réforme lentement — et il se réforme, sous la pression des commissions parlementaires, des organisations internationales et des mobilisations de victimes — des enfants vivent, aujourd’hui, des situations qui n’attendent pas.

    La bonne nouvelle, c’est que des outils existent. Ils sont imparfaits, ils exigent d’être activés au bon moment et dans le bon ordre, mais ils existent. Les connaître est déjà une forme de protection.

    3.1 — Documenter le refus de l’enfant avec rigueur

    Le refus de l’enfant est un signal clinique. Pour qu’il soit entendu comme tel par la justice, il doit être documenté de manière méthodique, datée et plurisourcée.

    • Consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants indépendant (non désigné par le tribunal) afin de faire évaluer l’état psychique de l’enfant et d’obtenir un rapport clinique daté. Ce document peut être produit devant le juge aux affaires familiales.
    • Tenir un journal précis et daté des manifestations : pleurs, résistance physique, troubles du sommeil, régression comportementale, paroles spontanées de l’enfant avant ou après les visites. Ces notes, même manuscrites, constituent un élément de preuve de la répétition et de la continuité.
    • Signaler au médecin traitant de l’enfant, en demandant expressément que les observations soient consignées dans le dossier médical. Demander, si possible, un certificat médical descriptif sans qualification juridique.
    • Informer l’école : l’enseignant et le directeur d’établissement sont des témoins indirects précieux. Leurs observations sur le comportement de l’enfant, consignées dans un rapport, peuvent appuyer une procédure.
    • Ne jamais empêcher le droit de visite sans décision judiciaire préalable sauf danger immédiat — au risque de se retrouver poursuivi pour non-représentation. En cas de danger immédiat avéré, contacter les services de police et un avocat dans les heures qui suivent.

    3.2 — Utiliser les outils juridiques disponibles

    La suspension de l’autorité parentale et des droits de visite

    La loi du 18 mars 2024 a introduit un article 378-2 du code civil prévoyant la suspension automatique de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour crime commis sur l’autre parent ou sur son enfant, ou pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant — et ce jusqu’à la décision du juge aux affaires familiales ou de la juridiction pénale. C’est une avancée majeure. Elle suppose néanmoins qu’une poursuite pénale soit déjà engagée.

    L’ordonnance de protection

    Elle peut être demandée au juge aux affaires familiales en urgence, sans attendre l’issue de la procédure pénale. Elle peut imposer l’éloignement du parent présumé dangereux, l’interdiction de contact, et des mesures provisoires sur la garde. Le juge l’accorde dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences comme vraisemblables.

    La plainte pénale avec constitution de partie civile

    En cas de classement sans suite d’une première plainte, la constitution de partie civile permet de saisir directement un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire. C’est la voie la plus adaptée aux situations d’inceste où les preuves sont difficiles à rassembler sans l’aide de l’appareil judiciaire.

    Le signalement au Procureur de la République

    Tout particulier, tout professionnel, peut signaler directement au procureur une situation de danger pour un mineur. Ce signalement déclenche une obligation de vérification des faits. Il peut être appuyé par un rapport médical, psychologique ou social.

    3.3 — S’appuyer sur un accompagnement stratégique global

    La dimension judiciaire n’est qu’une des facettes d’une situation de violence intrafamiliale impliquant des enfants. Les enjeux sont simultanément psychologiques (sortir de la sidération, comprendre les mécanismes de l’emprise), stratégiques (anticiper les manœuvres de l’autre parent), probatoires (rassembler et organiser les preuves) et humains (protéger les enfants sans les re-traumatiser par la procédure elle-même).

    L’expérience des familles qui s’en sortent est constante sur un point : celles qui avaient commencé à se préparer avant d’agir ont eu de meilleurs résultats que celles qui ont agi dans l’urgence, sous le choc émotionnel, sans stratégie construite. Le système est imparfait. Mais il n’est pas imperméable à une approche préparée, documentée, cohérente.

    La réforme législative avance. La commission d’enquête parlementaire créée en janvier 2026 va produire des recommandations. Le Comité des Nations Unies contre la torture a mis la France sous pression internationale. La proposition de loi Bergé, qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et intègre le contrôle coercitif dans le code pénal, représente une évolution majeure. Le vent tourne.

    Mais les enfants en danger n’ont pas le luxe d’attendre les prochaines réformes législatives. Leur protection se joue maintenant, dans les dossiers qui sont construits aujourd’hui, dans les signalements qui sont faits cette semaine, dans les décisions qui sont prises ce mois-ci. C’est pourquoi le moment d’agir, c’est maintenant.

     

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    Pour aller plus loin — Articles du blog Divorce Consulting

    Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de comprendre les mécanismes psychologiques du pervers narcissique, identifier les signes d’une relation toxique, vous protéger efficacement, préparer votre sortie si c’est votre choix, et vous reconstruire après la séparation.

    • La violence du système : le traitement des violences intrafamiliales en France — www.divorce-consulting.fr/le-blog
    • Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible au cœur des violences conjugales (02/02/2026)
    • L’Espionnage du Pervers Narcissique : Surveillance, Emprise et Stratégies de Libération (02/04/2026)
    • L’Effondrement du Pervers Narcissique : Comprendre, Reconnaître et Reprendre l’Avantage (08/03/2026)
    • Le Pervers Narcissique dans le Couple : Comprendre, Identifier et Reprendre le Contrôle (04/04/2026)
    • La femme perverse narcissique : Décrire, Comprendre, Agir (21/03/2026)
    • Opérations de partage : le sort des stock-options et des actions gratuites dans le divorce avec un conjoint manipulateur (04/03/2026)
    • Les Juristes du Droit de la Famille à l’aune de l’Intelligence Artificielle (02/04/2026)
    • L’influence de la Jurisprudence récente sur la pratique notariale du divorce (26/03/2026)
    • Le pervers narcissique borderline : Décrire, Comprendre, Gérer (10/03/2026)

    Retrouvez l’intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

     

    Sources et références

    • Assemblée nationale, Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales (créée le 28 janvier 2026). Auditions du 2 avril 2026 : Dr Françoise Fericelli, Dr Myriam Pierson, Dr Maurice Berger — https://www.assemblee-nationale.fr
    • CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Premier avis sur la protection des enfants victimes d’inceste parental, 27 octobre 2021 — https://www.ciivise.fr
    • CIIVISE, Rapport final, novembre 2023 — https://www.ciivise.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Inceste parental : les députés valident la création d’une commission d’enquête », 28 janvier 2026 — https://lcp.fr
    • LCP Assemblée nationale, « Vers la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’inceste parental », 16 décembre 2025 — https://lcp.fr
    • Exposé des motifs, Proposition de résolution créant la commission d’enquête, Assemblée nationale, octobre 2025 — https://www.assemblee-nationale.fr
    • Maurice Berger, Françoise Fericelli, Marie Gilloots, « La silenciation des médecins », Enfances & Psy n°96, Cairn.info, 2023
    • Maurice Berger, analyses publiées sur Cairn.info / Carnet Psy (L’échec de la protection de l’enfance)
    • Françoise Fericelli, interview Politis : « Poursuivre un médecin est intolérable quand il s’agit de protéger les enfants », septembre 2023
    • Parlement européen, Résolution du 6 octobre 2021 sur les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants — exhortant les États à ne pas reconnaître le SAP
    • Comité contre la torture des Nations Unies, Observations sur la France, 2 mai 2025
    • France Info, « La CIIVISE propose la suspension des droits de visite du parent poursuivi pour viol », 27 octobre 2021
    • Enfance & Jeunesse Infos, « Syndrome d’aliénation parentale : la mise au point du ministère de la Justice », juillet 2024
    • Sénat, Question de la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo sur la non-application de la directive européenne sur le SAP, 2024
    • Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales (article 378-2 du Code civil)
    • Loi n°2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
    • Divorce Consulting, « Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible » (LexisNexis Droit de la famille n°6, juin 2025) — https://www.divorce-consulting.fr

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