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Pervers narcissique : les caractéristiques majeures de sa personnalité (4)

par | 22/07/2015 | Pervers-narcissiques

Achevons notre étude sur la personnalité des pervers narcissiques en décrivant les derniers profils type de leur personnalité :

L’immaturité des pervers : Les pervers sont figés à un stade infantile. L’émotion est fuie car ressentie comme dangereuse en raison du fait qu’elle est ingérable d’un point de vue psychique. L’égocentrique est tout simplement indifférent aux besoins et aux demandes de l’autre, ou uniquement dans un but de manipulation. Seul lui importe son bon plaisir et la satisfaction de ses désirs; que d’autres en souffrent ou non lui est indifférent. Il n’a aucune bienveillance pour les êtres vivant plus faibles envers qui il peut même faire preuve de cruauté. Il exige d’être satisfait sans délai mais tout ce qu’on peut faire pour lui n’est jamais assez bien, il n’est jamais rassasié. Il se sent tout puissant, ayant la conviction qu’il suffit d’affirmer avec force un message pour qu’il devienne réalité. Par ailleurs, il n’hésite pas à demander à sa compagne de se comporter comme une mère à son service, censée combler le moindre de ses désirs, et idéalement avant qu’il n’ait même besoin de les exprimer. Le pervers est tyrannique : il veut tout, tout le temps et tout de suite. Comme un enfant gâté et capricieux, il n’est régi que par le principe de plaisir, ignorant le principe de réalité. Le train-train du quotidien l’insupporte, source d’ennui, de déplaisir et d’angoisse. Sa vie se doit d’être extraordinaire sinon elle est insupportable. C’est tout le contraire d’un être équilibré pour qui le principe de réalité régule la réalisation ou non des pulsions en fonction de ce qui est autorisé ou possible. Il nous fait ainsi entré dans l’altérité, dans une vie sociale respectueuse des personnes et des lois. Ainsi, on ne fait pas à autrui ce qu’on n’aimerait pas qu’autrui nous fasse. Ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre… Ces principes sont ignorés par le pervers qui ne parvient que très difficilement à intégrer le concept même de l’existence de l’autre.

L’ identification projective opérée par les pervers : Procédé utilisé par le pervers pour se projeter dans l’autre en lui prêtant ses propres aberrations. Envahi par des pulsions morbides (angoisses de la mort, détestation de soi,…), le pervers est incapable de les contrôler. Il lui faut les évacuer en les projetant sur son souffre-douleur qui devient l’hôte de sa malignité. Le pervers éprouve un soulagement morbide de faire endosser ses propres peurs à autrui, mais sans qu’il en soit pour autant lui-même libéré! Le plus stupéfiant est que le persécuteur garde un calme olympien en déversant son venin sur l’autre.

Les difficultés identitaires des pervers : Le pervers n’a pu trouver chez ses parents une image de lui suffisamment valorisante pour se construire. Il ne se pense aimable que de lui-même et cela lui rend la vie insupportable. Aussi, afin de garder une bonne conscience de lui, il doit se couper en deux, se cliver, se dissocier mais chaque partie est dans le déni total de l’existence de l’autre. D’un côté, il a l’illusion d’être parfait et tout-puissant. De l’autre côté, il est submergé par ses démons et s’engage dans une quête effrénée d’un bouc-émissaire pour se décharger sur lui en lui attribuant la responsabilité de ses malheurs. Ainsi, face à un même événement, le pervers peut avoir une réaction complètement différente sans qu’il soit possible d’expliquer ce qui a motivé une réaction plutôt que l’autre. Cela génère des incohérences dans son comportement, qu’il est d’ailleurs impossible de lui faire admettre.

La culture des  pervers-narcissiques : Le savoir du pervers est tristement borné. Sa culture est relativement pauvre et méprisante pour qui n’y connaît rien dans son domaine restreint de prédilection. Il étale sa petite science avec arrogance. Pour éviter les questions dans les innombrables autres domaines, il se montre vite agacé et impatient. Il reste plus souvent évasif, pour masquer son ignorance mais sait faire preuve d’un aplomb déconcertant. S’il ment ou s’il se trompe, on ose difficilement lui en faire la remarque, sous peine de représailles terribles, immédiates ou différées. Monomaniaque intellectuellement, il ne crée rien, il exploite. C’est une belle coquille terriblement … vide !

Les métiers des  pervers : Le pervers s’épanouit dans les structures sociales fortes hiérarchisées, celles de l’Eglise, de l’Armée, de l’Administration, de la Magistrature, de la Politique,… Il en aime les rites, le cérémonial, dans lesquels il se coule avec grande aisance. Il gravit tout aussi aisément les échelons de la hiérarchie mais il ne fait pas sienne les règles du milieu ; il s’emploie à les maîtriser pour mieux les contourner et les détourner. Il joue de la faiblesse ou de la lâcheté de ses collègues, sachant les compromettre s’il ne peut les séduire. C’est une recrue de choix pour les services secrets, domaine où le fascinent l’intrigue, la manipulation et le secret du pouvoir. Les métiers les plus fréquents des pervers sont ceux où la mainmise est la plus facile : chefs d’entreprise, professeurs, figures médiatiques et politiques, banquiers, policiers, commerciaux, journalistes, financiers, avec une grande préférence pour les thérapeutes (les victimes leur sont offertes sur un plateau!).

Nous poursuivons prochainement notre étude en nous intéressant aux profils des victimes de pervers-narcissiques

 

 

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