C’est bien connu, le divorce exacerbe les antagonismes et communiquer de façon judicieuse devient un vrai challenge. Alors quelles sont les bonnes pratiques en la matière et ce qu’on a intérêt à éviter (si on ne veut pas que ça nous retombe dessus) ? Et s’il est un sujet ou c’est crucial, c’est bien quand les enfants sont impliqués car même une fois le divorce prononcé, on devra continuer à échanger à leur sujet.
Une communication intelligente pour le plus grand bien de votre enfant
Le meilleur service à rendre à votre enfant est d’adopter un mode de communication apaisé avec son autre parent car sauf cas très exceptionnel votre enfant n’y est pour rien dans votre séparation ! En effet, si votre communication est défaillante, votre enfant se sentira obligé de palier lui-même, en devenant malgré lui votre messager, aux lacunes de votre communication entre parent, ce qui n’est pas son rôle.
Communiquer intelligemment avec l’autre parent consiste d’abord à ne pas tomber dans le piège de la mise en concurrence. Il s’agit dans un premier temps d’être vigilent sur le comportement de votre enfant dans les jours qui suivent l’annone de la rupture : est-il anormalement agressif ou au contraire particulièrement calme ? Arrive-t-il à se projeter dans cet avenir sans ses deux parents ensemble ? Dort-il bien ? semble-t-il préoccupé ?
Trouver le bon mode de communication
Trouver le bon mode de communication est primordial. En fonction du contexte plus ou mois conflictuel de la séparation, le seul mode qui reste peut être le mail. Afin d’éviter de froisser quelques subtilités, quelques conseils sont les bienvenus.
Tout d’abord, mettez vous dans la tête que vous ne communiquez pas avec votre ex mais avec l’autre parent de votre enfant. Cela vous aidera à prioriser l’intérêt de l’enfant. Dans le détail : écrire des mails concis en évitant les mots excessifs ou pouvant induire une forme de jugement (en restant factuel) ; essayer de rester courtois, allez droit au but; formulez vos question de manière claire et ouverte (sans enfermer l’autre dans la réponse que vous souhaitez); éviter les MAJUSCULES ainsi que les REPROCHES ou pire les ACCUSATIONS. Mettez en avant vos impressions & ressentis.
Si vous êtes destinataire d’un mail de votre ex au sujet de votre enfant, essayez d’adopter un a priori neutre, sans chercher à voir des reproches là où il n’y en a peut-être pas. Si le mail contient une question, répondez de façon concise et claire. En effet, tout silence de votre part à une question claire peut être mal interprété (mépris, gêne, manque de respect…).
En effet, à défaut de réponse à la question objet du mail, votre ex peut avoir l’impression d’être ignoré ou même méprisé, ce qui va mettre de l’huile sur le feu inutilement.

