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L’effacement du juge au profit du Notaire en Droit de la Famille

par Benoît Lemogne | 4/01/2021 | Juridique

Devant l'extraordinaire mouvement de déjudiciarisation du droit de la famille, il est permis de se demander si cette dernière a encore besoin du juge, même si le recours à la justice reste nécessaire dans certains domaines par définition contentieux comme celui des violences conjugales et intra-familiales pour assurer la protection à la fois des enfants et des personnes en couple victimes de conjoints indélicats... Mais le fait est que de plus en plus de familles ne rencontrent plus le juge qu'en cas de contentieux, alors même que se développe une alternative au recours à la justice avec la montée en puissance des modes alternatifs de règlement des conflits, comme par exemple la médiation (voir à ce sujet notre récent article sur la médiation : https://cabinet-cdc.fr/juridique/le-processus-de-mediation/). D'ailleurs, souvent dans l'inconscient collectif, le fonctionnement de la famille peut répondre encore bien souvent à une organisation en clan, instaurant des mécanismes internes de règlement des conflits, relevant exclusivement du cercle privé. D'où l'expression : "laver son linge sale en famille" !

Le recours au Notaire pour accompagner l'effacement du juge

Historiquement, l'organisation sociale de la famille a conduit à l'édification d'un droit autour du mariage, institution sacrée de la société qu'il convenait de protéger et qui faisait naître des liens de droit forts entre les époux : autant de droits et d'obligations surveillés voire sanctionnés par le juge. Mais l'évolution et la libéralisation des mœurs, depuis la crise sociétale de mai 1968, a fait évoluer la famille vers des modalités plus souples de gestion de la conjugalité, opérant un mouvement de contractualisation des relations familiales favorisant le recours au notaire plutôt qu'au juge.

C'est ainsi que dès 1975 réapparaissait le divorce par consentement mutuel dont les modalités étaient arrêtées par une convention soumise à homologation du juge. Ainsi le rôle du juge se cantonnait à vérifier la légalité et l'équilibre de la convention de divorce. Néanmoins, jusqu'en 2017, le mariage ne pouvait être défait que par un juge étatique, indépendant et impartial. La plupart des organisations familiales étant structurées autour du mariage, la famille ne pouvait se passer de juge, auquel on avait recours pour dire le droit et trancher des conflits familiaux en rendant des décisions assorties de la force exécutoire. Cette prévalence du juge expliquait l'impossibilité de divorcer sans passer par la case judiciaire. Pourtant, le fait que les notaires, à la différence des avocats, puissent assortir leurs actes de ce précieux sésame que représente la force exécutoire explique précisément le renforcement du rôle du notaire pour contrebalancer l'effacement du juge.

Mais depuis une vingtaine d'année, l'importance du mariage s'est érodée, devant la progression de deux modes alternatifs de conjugalité : l'union libre (ou concubinage) et le PACS, créé en 1999, même si dans les faits, ces deux nouveaux modes sont souvent utilisés comme un moyen de tester le couple avant l'engagement ultime du mariage.

La consécration du rôle du Notaire avec le divorce sans juge

Le divorce par consentement mutuel a encore été réformé par la Loi du 18 novembre 2016, dite pompeusement de "Modernisation de la Justice du XXIème siècle", entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Elle a opéré une étape importante de la déjudiciarisation du divorce amiable, désormais appelé à juste titre "divorce sans juge". Ce nouveau divorce se matérialise par une convention de divorce faisant l'objet d'un acte sous signatures privées contresigné par les avocats, qui ne produit ses effets que par son dépôt au rang des minutes d'un notaire, formalité qui lui confère précisément la force exécutoire.

Le rôle du "Notaire-Dépositaire" est alors de contrôler le respect par les avocats autant des exigences formelles s'appliquant à la légalité de leur acte que du délai de réflexion de 15 jours ouverts par la Loi aux époux. En outre, de part sa fonction d'officier ministériel, et bien que les dispositions légales ne le précisent pas expressément, le notaire va également s'assurer que la convention de divorce ne contrevienne pas à l'ordre public et aux bonnes mœurs. La disparation du juge a donc été rendu possible par le recours au notaire, officier ministériel délégataire d'une prérogative de puissance publique : l'authenticité, dont les actes peuvent être revêtus, tout comme les décisions de justice, et contrairement aux actes d'avocat, de la force exécutoire.

Egalement en matière de divorce contentieux, le Notaire peut rédiger une convention de divorce en vertu des articles 265-2 ou 268 du code civil, éventuellement au delà des questions purement liquidatives (prestation compensatoire) voire même extra-patrimoniales (résidence des enfants), cette convention consacrant au profit du Notaire une nouvelle incursion dans la compétence gracieuse du juge au sein d'une procédure pourtant contentieuse.

Autres domaines où le recours Notaire permet d'accompagner l'effacement du juge

Dans le même temps qu'elle ouvre la voie au divorce extra-judiciaire, la loi du 18 novembre 2016 modifie le régime d'enregistrement d'ouverture et de dissolution du PACS, qui peut désormais également s'effectuer devant notaire alors qu'elle était la prorogative du Tribunal d'Instance jusqu'alors.

La déjudiciarisation du divorce fait suite à celle du changement de régime matrimonial qui s'opère depuis la loi du 23 juin 2006 uniquement par acte notarié (Art 1397 nouveau du code civil). En parallèle, le recours au contrat de mariage par acte notarié s'est beaucoup développé, permettant aux époux, guidés par le notaire, de convenir avec précision des conventions régissant leurs rapports patrimoniaux, en adaptant avec beaucoup de souplesse les modalités de leur régime matrimonial.

Enfin le notaire peut également être médiateur, étant nommé par un juge ou choisi directement par les parties en dehors de toute procédure, pour donner force exécutoire à l'accord de volonté qu'ils auront pu trouver grâce à la médiation du notaire. Cette autre casquette de Médiateur que peut revêtir le Notaire permet de désantagoniser le conflit et de faire émerger des solutions consensuelles sécurisées juridiquement. Le législateur a d'ailleurs systématisé le recours à la médiation puisque c'est devenu un préalable nécessaire à la saisine du juge.

Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique

« Elle, au moins, elle savait faire les choses. » « Avec mon ex, ce n'était pas comme ça. » Ces phrases, glissées entre deux silences ou deux reproches, des milliers de victimes de pervers narcissiques les ont entendues — parfois dès les premières semaines de la relation. Et pourtant, le même homme ou la même femme qui érige son ex en modèle inatteignable est souvent celui ou celle qui, quelques mois plus tôt, la décrivait comme folle, manipulatrice, ou incapable d'aimer. Ce grand écart n'est pas une incohérence : c'est un mécanisme. Cet article explore ce paradoxe sous trois angles complémentaires : nous décrirons d'abord le fantôme omniprésent — la manière dont cette idéalisation se manifeste concrètement dans le couple ; nous plongerons ensuite sous le vernis pour comprendre ses racines psychologiques et neurobiologiques ; nous proposerons enfin des clés pour reprendre la main et cesser de se mesurer à une image qui n'a jamais vraiment existé.


Partie 1 — Le Fantôme Omniprésent : Anatomie d'une Idéalisation Paradoxale

1.1 Quand le mépris cache une fascination

Il y a quelque chose de troublant dans la façon dont le pervers narcissique parle de ses ex. Officiellement, le discours est souvent négatif : elle était instable, il était toxique, elle exagérait tout. Mais derrière les mots, quelque chose d'autre transparaît — une intensité, une charge émotionnelle qui ne colle pas avec un simple souvenir désagréable. Beaucoup de victimes racontent avoir eu l'impression, en écoutant leur partenaire dénigrer un ex, qu'il ou elle en parlait presque avec nostalgie, comme si la dévalorisation verbale servait à masquer un attachement qui n'avait jamais été résolu.

Ce n'est pas un hasard. Le pervers narcissique ne vit pas les fins de relation comme un deuil ordinaire, où l'attachement se dénoue progressivement. Il vit la rupture — surtout lorsqu'elle n'est pas de son fait — comme une blessure narcissique, une preuve d'échec insupportable pour un ego qui ne tolère pas la perte de contrôle. L'ex-partenaire reste alors figé dans une position particulière : ni tout à fait un souvenir, ni tout à fait une personne réelle, mais une image de référence à laquelle le pervers narcissique continue, inconsciemment, de se mesurer.

L'Essentiel : Le dénigrement verbal d'un ex par un pervers narcissique ne signe pas toujours un désintérêt réel. Il peut au contraire masquer un attachement irrésolu, la relation n'ayant jamais été traitée comme un deuil normal mais comme un échec narcissique à effacer.

1.2 L'arme de la comparaison permanente

Pour la victime actuelle, cette idéalisation prend une forme très concrète : la comparaison. « Elle ne m'aurait jamais parlé comme ça. » « Il ne se plaignait jamais, lui. » Ces remarques, distillées au fil des mois, ont une double fonction. La première est de maintenir la victime dans une insécurité permanente, dans une compétition qu'elle ne peut jamais gagner puisque l'adversaire est une image idéalisée, sans défaut, figée dans le souvenir sélectif du pervers narcissique. La seconde est de faire porter à la victime la responsabilité de tous les manques de la relation : si les choses vont mal, ce n'est jamais à cause du comportement du pervers narcissique, c'est parce que la victime actuelle « n'est pas comme » celle d'avant.

Certains iront jusqu'à recréer littéralement des éléments de la relation précédente avec leur nouveau ou nouvelle partenaire — mêmes lieux, mêmes rituels, mêmes surnoms parfois — dans une tentative de reproduire une intensité qu'ils associent, à tort, à un amour parfait plutôt qu'à un cycle de manipulation qu'ils ont eux-mêmes provoqué.

L'Essentiel : La comparaison avec un ex idéalisé est un outil de contrôle, pas une opinion sincère. Elle installe la victime dans une compétition impossible à gagner et détourne la responsabilité des tensions du couple.

1.3 Se sentir la doublure d'un premier rôle

Pour la personne qui vit cette dynamique au quotidien, l'effet est corrosif. Elle finit par se percevoir non comme une partenaire à part entière, mais comme une remplaçante, une doublure qui ne sera jamais à la hauteur d'un rôle déjà distribué. Ce sentiment s'accompagne souvent d'une quête épuisante : essayer de ressembler à cette image fantôme, de deviner ce qui « fonctionnait » avec l'ex pour l'imiter, sans jamais parvenir à combler un vide qui, en réalité, n'a rien à voir avec elle.

C'est là que réside la cruauté du mécanisme : la victime se bat contre un souvenir déformé, embelli par le temps et par les besoins narcissiques de son partenaire, un standard qui n'a probablement jamais existé sous cette forme dans la réalité vécue par l'ex elle-même.

L'Essentiel : Se sentir « en concurrence » avec un ex idéalisé n'est pas un signe de jalousie déplacée mais la conséquence logique d'une stratégie de dévalorisation. Le standard auquel on vous compare est une construction, pas un fait.


Partie 2 — Sous le Vernis : les Racines Psychologiques et Neurobiologiques de la Fixation

2.1 Le clivage : quand l'autre est soit un dieu, soit un déchet

Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir à l'un des mécanismes de défense les plus centraux de la perversion narcissique : le clivage. Décrit notamment par les travaux de Paul-Claude Racamier sur la perversion narcissique et par Otto Kernberg sur les organisations limites de la personnalité, le clivage consiste à séparer radicalement les représentations d'une personne en deux catégories incompatibles : « tout bon » ou « tout mauvais », sans zone grise possible.

Or, une relation qui vient de se terminer se trouve, au moment de la rupture, dans une position intermédiaire ambiguë. Le pervers narcissique va alors soit basculer l'ex-partenaire dans la catégorie « tout mauvais » — d'où le dénigrement — soit, paradoxalement, la figer dans une image « tout bon », d'autant plus facilement idéalisable qu'elle appartient désormais au passé et ne peut plus le décevoir ni lui résister au présent. Une personne qui n'est plus là pour contredire l'image qu'on projette sur elle devient, par définition, un support idéal de projection.

L'Essentiel : Le clivage psychique explique pourquoi un ex peut être à la fois critiqué et idéalisé : une fois la relation terminée, la personne réelle disparaît au profit d'une image que le pervers narcissique façonne selon ses propres besoins, sans plus aucun contact avec la réalité de qui elle était vraiment.

2.2 Le circuit de la récompense : ce que la neuroscience suggère

Au-delà de la psychanalyse, les travaux en neurosciences sur l'attachement et l'addiction éclairent également ce phénomène. Les relations marquées par l'alternance de phases intenses — la survalorisation du début, suivie de la dévalorisation — activent de façon erratique les circuits dopaminergiques de la récompense. Ce mode de renforcement, que les psychologues comportementaux appellent le renforcement intermittent, est documenté comme l'un des plus puissants mécanismes de conditionnement : une récompense imprévisible crée un attachement plus fort et plus difficile à éteindre qu'une récompense stable et prévisible.

Ce mécanisme ne concerne d'ailleurs pas seulement la victime : le pervers narcissique lui-même reste conditionné par l'intensité émotionnelle de la phase d'idéalisation initiale de chacune de ses relations, un point de référence chimique et émotionnel vers lequel une partie de lui continue, inconsciemment, à vouloir revenir — non pas par amour de la personne, mais par attachement à la sensation que cette phase produisait. L'ex-partenaire idéalisé n'est donc pas regretté pour ce qu'il ou elle était réellement, mais pour l'intensité neurochimique associée aux tout premiers temps de la relation.

L'Essentiel : L'idéalisation d'un ex peut s'expliquer en partie par un conditionnement neurobiologique lié à l'intensité des débuts de relation. Ce n'est pas la personne qui manque, mais la sensation associée à la phase de love bombing.

2.3 Une histoire jamais terminée : la peur de la perte de contrôle

Enfin, il existe une dimension plus stratégique et moins visible : pour le pervers narcissique, une relation ne se termine jamais vraiment tant qu'il n'a pas repris la main sur son issue. Une rupture décidée par l'autre, ou vécue comme un échec, laisse une blessure narcissique ouverte. Maintenir en mémoire une image idéalisée de l'ex permet, symboliquement, de ne jamais reconnaître cette perte de contrôle : « je ne l'ai pas perdue, je l'ai laissée partir » ou « elle était parfaite, mais ce n'est pas moi le problème ».

C'est aussi pour cette raison que certains pervers narcissiques maintiennent un contact résiduel avec d'anciens partenaires — messages occasionnels, réapparitions sur les réseaux sociaux, comparaisons entretenues des années après la séparation — non par attachement affectif réel, mais pour vérifier que le lien, même ténu, n'est jamais totalement rompu. Le besoin de contrôle prime sur l'attachement lui-même.

L'Essentiel : L'idéalisation persistante d'un ex sert souvent une fonction de contrôle : elle permet au pervers narcissique d'éviter de faire le deuil d'une relation vécue comme un échec narcissique, plutôt que d'exprimer un amour réel pour la personne.


Partie 3 — Reprendre la Main : Stratégies de Protection et de Reconquête de Soi

3.1 Cesser la compétition avec un fantôme

La première étape, souvent la plus libératrice, consiste à comprendre que vous ne pouvez pas gagner une compétition contre une image. L'ex idéalisé n'est pas un adversaire réel : c'est une construction mentale, façonnée par le besoin de votre partenaire de ne jamais admettre ses propres torts. Cesser d'essayer de « faire mieux » que ce fantôme, cesser de vous remettre en question à chaque comparaison, c'est déjà refuser les règles d'un jeu truqué depuis le départ.

Concrètement, cela implique de ne plus répondre aux comparaisons par de la justification ou de la compétition, mais par un recul factuel : « Je ne suis pas elle, je suis moi » suffit, sans avoir besoin d'argumenter davantage. Toute tentative de prouver votre valeur face à un souvenir déformé est une énergie investie dans une bataille perdue d'avance.

L'Essentiel : Refusez d'entrer en compétition avec une image que vous ne pouvez pas contredire. Votre valeur ne se mesure pas à l'aune d'un souvenir que votre partenaire a lui-même reconstruit à son avantage.

3.2 Documenter, distancier, décider

Sur le plan stratégique, il est essentiel de commencer à documenter les schémas répétitifs : les comparaisons, les dévalorisations, les changements de discours sur les ex successifs. Cette objectivation permet de sortir de la confusion subjective et d'installer des repères stables, particulièrement utiles si une séparation judiciaire devient nécessaire.

Sur le plan relationnel, la technique du « grey rock » — devenir aussi peu intéressant et réactif que possible face aux provocations — s'applique aussi aux comparaisons : ne pas nourrir le sujet, ne pas discuter des mérites comparés, ne pas se laisser entraîner dans un débat qui n'a d'autre but que de vous déstabiliser. Cette distance progressive prépare également le terrain, pour celles et ceux qui envisagent une séparation, à une sortie plus sereine et mieux préparée.

L'Essentiel : Documentez les schémas de comparaison et de dévalorisation, et adoptez une posture de retrait émotionnel face aux provocations. Ces deux leviers protègent votre stabilité et, le cas échéant, sécurisent une future procédure de séparation.

3.3 Se reconstruire hors du miroir de l'autre

Enfin, la sortie durable de ce schéma passe par un travail de reconstruction personnelle qui ne dépend plus du regard du pervers narcissique — ni de celui, fantasmé, de son ex. Il s'agit de réinvestir des espaces de vie propres, souvent érodés par la relation : projets personnels, cercle amical, activités qui nourrissent une estime de soi qui ne se construit plus en miroir, ni en comparaison.

Un accompagnement spécialisé, qu'il soit thérapeutique ou stratégique, permet d'accélérer ce processus en travaillant à la fois sur les blessures d'attachement qui ont pu rendre cette dynamique de comparaison si déstabilisante, et sur les leviers concrets — psychologiques, comportementaux, juridiques et stratégiques — pour préparer une séparation dans les meilleures conditions, si tel est votre choix.

L'Essentiel : Se libérer de l'idéalisation d'un ex par votre partenaire suppose de reconstruire une estime de soi indépendante de son regard. Un accompagnement structuré permet de transformer cette prise de conscience en stratégie concrète de protection et, si vous le souhaitez, de séparation.


À propos de l'auteur

Benoît Lemogne, Fondateur de Divorce Consulting, Diplômé Notaire fort de 15 ans d'expérience dans le notariat, Ancien Expert Judiciaire formé en psychologie et en Intelligence Émotionnelle & Intuitive, expert en stratégie de séparation complexe.


Sources et références

Sources cliniques et théoriques

  • Racamier, P.-C. — travaux sur la perversion narcissique comme pathologie relationnelle fondée sur la destruction progressive de l'identité d'autrui
  • Kernberg, O. — travaux sur le clivage et les organisations limites de la personnalité
  • Hirigoyen, M.-F. — travaux sur le harcèlement moral et la manipulation perverse dans le couple
  • Documentation sur le renforcement intermittent et le conditionnement neurochimique dans les relations d'emprise (dopamine, ocytocine, cortisol)
  • Documentation sur le trauma bonding (lien traumatique) et ses conditions de formation (déséquilibre de pouvoir, alternance cyclique de maltraitance et de gentillesse)

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Benoît Lemogne

Divorce Consulting Benoit LEMOGNE

Dirigeant-fondateur de Divorce Consulting,
double formation, juridique et psycho-affective.

  • Diplôme de Notaire (Diplôme Supérieur du Notariat, Université Paris V)
  • 17 ans d’expérience dans le notariat (Droit de la Famille, divorce, PACS, mariage, partage, licitation…)
  • Expert en Liquidation des régimes matrimoniaux & des prestations compensatoires (partage amiable et judiciaire)
  • Ancien Professionnel qualifié en matière de procédure judiciaire (Article 255-9 du Code Civil)
  • Formé à une approche émotionnelle & psycho-affective de la séparation de couple
  • Formation en psychologie, ainsi qu’en intelligence émotionnelle & intuitive (Coaching systémique / Constellations familiales)
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