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Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr

Lorsque la séparation confronte deux êtres que tout devrait rapprocher pour le bien de leurs enfants, le système judiciaire français privilégie traditionnellement les Modes Amiables de Règlement des Différends (MARD). Médiation familiale, conciliation, procédure participative : ces outils sont conçus pour apaiser les tensions et favoriser le dialogue. Pourtant, face à un parent présentant un trouble de la personnalité narcissique pervers, ces dispositifs bienveillants se transforment en véritables arènes où la manipulation règne en maître. La victime se trouve piégée dans un processus censé la protéger, mais qui devient, paradoxalement, une arme supplémentaire aux mains de son bourreau. Alors que ces approches classiques montrent leurs limites dévastatrices, un nouveau dispositif émerge en France : la coordination parentale. Cette méthode, expérimentée depuis 2021 et spécifiquement conçue pour les situations de hauts conflits parentaux, représente-t-elle enfin une solution adaptée face aux dynamiques toxiques du pervers narcissique ?

Cet article explorera trois axes essentiels : Le piège des MARD traditionnels pour comprendre pourquoi médiation et conciliation se retournent contre les victimes, Les racines de l’échec pour identifier les mécanismes qui rendent ces approches inopérantes, et enfin La coordination parentale : une voie de protection innovante pour découvrir comment ce nouveau dispositif peut offrir une alternative protectrice aux familles confrontées à ces personnalités toxiques.


I. Le piège des MARD traditionnels : quand le dialogue devient manipulation

Le cadre trompeur de la médiation familiale

La médiation familiale repose sur un postulat fondamental : deux parents de bonne foi, capables d’écoute mutuelle et désireux de trouver des solutions dans l’intérêt de leurs enfants. En France, plus de 30 % des affaires familiales font appel à une forme de conciliation, particulièrement dans les divorces. Ce processus vise à créer un espace de dialogue neutre où chaque partie peut exprimer ses besoins dans le respect de l’autre.

Mais cette belle mécanique se grippe totalement face à un pervers narcissique. La victime du pervers narcissique, lors d’une confrontation directe, n’a plus l’aptitude intellectuelle et émotionnelle pour répondre car elle est dans la victimisation et a l’esprit brouillé par la panique. Pendant que le médiateur s’attend à une discussion constructive, le manipulateur déploie son arsenal : séduction du tiers professionnel, inversion des rôles, accusations subtiles.

Le théâtre de la conciliation

Pour certains pervers narcissiques, le Tribunal ou les réunions de conciliation seront une salle de spectacle où il va pouvoir déployer tout son art. Le pervers narcissique arrive souvent dans une posture maîtrisée : calme, articulé, raisonnable. Il sait créer une connexion avec le conciliateur, se présenter comme le parent bienveillant et préoccupé. En parallèle, sa victime, épuisée par des mois ou des années d’emprise, peut apparaître confuse, émotionnelle, voire instable.

Il n’est pas permis, sous peine d’ingérence, d’informer le conciliateur en amont sur la nature perverse et manipulatrice de l’adversaire, ce dernier sera probablement incapable de saisir la dynamique toxique qui se déroule devant lui. Le manipulateur redirigeant habilement l’attention sur les « failles » de la victime, celle-ci se retrouve dans une position encore plus fragilisée, tandis que le pervers narcissique sort renforcé de l’échange.

L’impossibilité structurelle du dialogue

Contrairement à une séparation classique, le pervers narcissique bloque la communication : il évite la discussion, il quitte la pièce en plein milieu de la tentative d’échange, il parle plus haut et plus fort en changeant de sujet. La médiation suppose une volonté partagée de résoudre les conflits. Or, pour le pervers narcissique, le conflit n’est pas un problème à résoudre, mais un outil de contrôle.

On constate de manière systématique que le pervers narcissique utilise la situation de médiation pour renforcer son emprise sur sa victime. Chaque séance devient une occasion supplémentaire de déstabiliser, d’humilier subtilement, de maintenir son ascendant. Les professionnels eux-mêmes, même formés, peinent à identifier ces dynamiques toxiques en quelques rendez-vous.


II. Les racines de l’échec : pourquoi les MARD sont inadaptés

La symétrie illusoire

Les MARD reposent sur un principe de symétrie : deux parties égales, deux points de vue légitimes, un terrain neutre pour trouver un compromis. Les principes de la médiation veulent que les personnes en conflit puissent accepter la légitimité du point de vue de l’autre, ce qui sera peine perdue avec un pervers narcissique.

Cette symétrie est une fiction lorsqu’un déséquilibre de pouvoir aussi massif existe. La victime arrive affaiblie psychologiquement, souvent en état de stress post-traumatique. La coparentalité avec un pervers narcissique implique de travailler ensemble pour l’intérêt des mineurs, de fournir des efforts communs et une cohérence éducative, mais la coopération n’est pas dans le vocabulaire du manipulateur.

L’incapacité à détecter la manipulation

Lorsque l’un des médié est une personnalité hautement conflictuelle, le pervers narcissique va : changer la vérité en exagérant, mentant ou déformant les faits ; chercher à gagner à tout prix ; ignorer les besoins de l’autre par manque d’empathie. Les médiateurs, même expérimentés, ne disposent généralement pas d’une formation spécifique pour identifier ces stratégies sophistiquées.

Le pervers narcissique maîtrise l’art du double discours. Le médiateur peut choisir de mettre fin à la médiation quand il devient évident que la médiation sert à un participant à faire souffrir les autres, mais encore faut-il que cette évidence soit perceptible rapidement. Souvent, plusieurs séances sont nécessaires, durant lesquelles la victime subit une violence supplémentaire.

Le risque de revictimisation

Dans une procédure judiciaire avec un manipulateur, utiliser le mot conflit parental est dangereux et complètement à côté de la plaque. La médiation ne sera que perte de temps, d’argent et une arme de destruction supplémentaire pour le parent manipulateur.

Malgré leur expérience, beaucoup de médiateurs, experts et psychologues se font avoir par le manipulateur. Trop souvent, la mère est considérée comme l’élément qui empêche le père de prendre sa place dans la vie de son enfant. Cette inversion accusatoire, orchestrée par le pervers narcissique, transforme la victime en coupable aux yeux des professionnels censés l’aider.

L’enfant pris en otage

Au-delà de la victime directe, c’est l’enfant qui paie le prix fort de ces dispositifs inadaptés. Si des enfants sont concernés, ils peuvent se retrouver au centre du conflit. Le pervers narcissique utilise les séances de médiation pour poursuivre l’aliénation parentale, manipuler les références éducatives, et maintenir son contrôle sur l’ensemble du système familial.


III. La coordination parentale : une voie de protection innovante

Un dispositif spécifiquement conçu pour les hauts conflits

Face aux limites criantes des MARD traditionnels, la coordination parentale représente une approche radicalement différente. La coordination parentale est définie comme un processus hybride psycho-judiciaire, axé sur l’enfant et mené par un professionnel qualifié ayant une expérience pratique des affaires familiales hautement conflictuelles.

La coordination parentale est expérimentée sur la juridiction du Tribunal judiciaire de la Rochelle depuis juin 2021, après qu’une médiatrice familiale, Marie-Clotilde Danis, ait constaté les limites du cadre de la médiation dans les situations les plus conflictuelles. Cette première expérience judiciaire positive a débouché sur la création en 2024 de la première certification française à la coordination parentale, permettant ainsi son essor progressif dans d’autres juridictions.

Des caractéristiques protectrices face au pervers narcissique

La coordination parentale se distingue de la médiation par plusieurs aspects cruciaux qui la rendent potentiellement plus adaptée face aux pervers narcissiques :

1. Un cadre plus directif La coordination parentale se distingue de la médiation familiale classique par son caractère plus directif adapté aux déséquilibres de pouvoir et sa capacité à identifier les stratégies manipulatoires. Le coordinateur parental n’est pas seulement un facilitateur de dialogue : il structure, encadre, et peut prendre position lorsque l’intérêt de l’enfant l’exige.

2. Une formation spécialisée Le coordinateur, formé aux enjeux juridiques et psychologiques, accompagne les parents dans leur recherche de solutions et facilite leur communication afin de réduire la conflictualité inhérente au contexte de la séparation. Cette double compétence permet de mieux détecter les dynamiques toxiques.

3. Un processus structuré sur la durée Le JAF a vocation à orienter les parents en coordination parentale plutôt qu’en médiation lorsque cela semble plus approprié compte tenu de l’intensité du conflit, et les avocats sont associés au processus par la signature d’une charte. Cette implication des professionnels du droit crée un cadre de protection supplémentaire.

4. Une protection renforcée de la victime La coordination parentale propose un accompagnement spécifique dans le cadre judiciaire, pour faciliter l’après-séparation et l’exercice de l’autorité parentale, afin d’éviter les conséquences négatives des conflits prolongés sur les enfants. Les échanges peuvent être structurés différemment que dans la médiation classique, avec moins de face-à-face direct si nécessaire.

Les limites à connaître et les vigilances à maintenir

Malgré ses atouts, la coordination parentale n’est pas une solution miracle face au pervers narcissique. Plusieurs vigilances s’imposent :

L’expertise du coordinateur est déterminante Comme pour la médiation, un coordinateur insuffisamment formé aux dynamiques de perversion narcissique peut se laisser manipuler. La formation spécifique aux personnalités toxiques demeure essentielle.

Le risque de manipulation persiste Marie-Clotilde Danis estime qu’il s’agit davantage d’une rustine que d’une véritable avancée et que seule une profonde refonte du système judiciaire français actuel en matière familiale serait susceptible de transformer la façon dont les conflits familiaux sont gérés.

La nécessité d’une préparation de la victime Comme l’ont souligné les professionnels, la victime doit être préparée en amont par un spécialiste aguerri pour pouvoir bénéficier pleinement de ce dispositif sans se laisser déstabiliser.

Quand privilégier la voie contentieuse

La seule voie reste la procédure contentieuse. En choisissant cette voie, la victime va interposer dans la relation un tiers, le juge, pour la protéger mais également pour la restaurer dans son identité et légitimer sa position.

Dans les situations les plus graves impliquant un pervers narcissique, la voie judiciaire contentieuse reste souvent la plus protectrice. Elle permet :

  • D’établir une distance formelle entre les parties
  • De s’appuyer sur des preuves documentées
  • De bénéficier d’une décision contraignante
  • De limiter les contacts directs à travers les représentants légaux

La coordination parentale peut alors intervenir en complément, une fois le cadre juridique sécurisé, pour gérer le quotidien de la coparentalité sous surveillance professionnelle.

Le partenariat stratégique : allier expertise psychologique et juridique

Face à la complexité des dossiers impliquant des pervers narcissiques, la collaboration entre spécialistes devient non seulement souhaitable, mais indispensable. C’est précisément dans cette logique que Divorce Consulting développe des partenariats avec des avocats spécifiquement formés à la gestion de ces situations hautement conflictuelles.

Un accompagnement coordonné pour une protection renforcée

L’expertise de Divorce Consulting en matière de détection et de compréhension des mécanismes de manipulation narcissique se combine idéalement avec le savoir-faire juridique d’avocats formés aux MARD et notamment à la coordination parentale. Cette synergie permet d’offrir aux victimes un accompagnement global qui couvre simultanément les dimensions psychologique, stratégique et juridique de leur séparation.

Parmi ces professionnels du droit engagés dans cette démarche collaborative, Maître Emmanuelle GLIKSON, avocate parisienne en droit de la famille, représente un exemple remarquable de cette nouvelle génération d’avocats conscients des enjeux spécifiques liés aux personnalités toxiques. Récemment certifiée en coordination parentale (juillet 2025), Maître Glikson a complété son expertise déjà solide en médiation familiale, procédure participative et processus collaboratif par cette formation spécifique aux situations de hauts conflits parentaux.

Une approche multidisciplinaire au service de la victime

Maître Glikson illustre parfaitement cette approche intégrative en travaillant régulièrement avec une équipe de professionnels qualifiés : psychologues, sophrologues, coachs de vie, médiateurs et autres experts. Cette méthodologie résonne avec l’approche de Divorce Consulting, qui considère que la victime d’un pervers narcissique ne peut être efficacement protégée que par une alliance de compétences complémentaires.

Le partenariat entre un cabinet comme Divorce Consulting et des avocats formés comme Maître Glikson permet concrètement de :

  • Préparer la victime en amont : Divorce Consulting accompagne la personne dans la compréhension des mécanismes de manipulation dont elle est victime, la reconstruction de son estime de soi et l’élaboration d’une stratégie adaptée
  • Sécuriser le cadre juridique : L’avocat formé aux dynamiques toxiques peut anticiper les stratégies du manipulateur et construire un dossier solide, tout en choisissant le dispositif le plus approprié (contentieux, coordination parentale, etc.)
  • Assurer une continuité de protection : Le suivi coordonné permet de détecter rapidement les tentatives de déstabilisation du pervers narcissique et d’adapter la stratégie en conséquence
  • Préserver l’intérêt de l’enfant : La double expertise psychologique et juridique garantit que les décisions prises servent véritablement le bien-être des enfants et non les jeux de pouvoir du parent manipulateur

L’importance cruciale de la formation spécialisée

Tous les avocats en droit de la famille ne sont pas égaux face à un pervers narcissique. La formation spécifique à la coordination parentale, comme celle suivie par Maître Glikson auprès de l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures) et de l’AFCOPA (Association Française et Francophone de Coordination Parentale), apporte des outils concrets pour gérer ces situations particulières. Elle permet notamment de :

  • Reconnaître les stratégies de manipulation spécifiques
  • Structurer la communication parentale de manière protectrice
  • Éviter les pièges de la symétrie illusoire
  • Identifier rapidement quand la coordination parentale devient contre-productive

Cette formation continue des avocats partenaires constitue un gage de qualité essentiel pour les victimes qui confient leur dossier à Divorce Consulting.

Vers une approche hybride et protectrice

L’avenir de la gestion des séparations impliquant un pervers narcissique réside probablement dans une approche combinée :

  1. Évaluation initiale rigoureuse : Identifier précocement la présence d’une personnalité toxique par des professionnels formés
  2. Sécurisation par la voie contentieuse : Établir un cadre juridique protecteur solide avec un avocat spécialisé
  3. Coordination parentale encadrée : Utiliser ce dispositif pour gérer le quotidien, avec un coordinateur formé aux dynamiques toxiques
  4. Accompagnement psychologique de la victime : Soutenir la reconstruction et l’affirmation de soi par Divorce Consulting
  5. Protection de l’enfant : Maintenir une vigilance constante sur le bien-être et la sécurité émotionnelle de l’enfant
  6. Partenariat coordonné : Assurer une collaboration étroite entre tous les professionnels impliqués pour une protection optimale

Conclusion : Protéger les victimes, adapter les outils

Les MARD traditionnels, conçus pour des situations de conflit « ordinaires », révèlent leurs limites dramatiques face aux pervers narcissiques. La médiation et la conciliation, loin d’apaiser les tensions, deviennent des instruments supplémentaires de manipulation et de domination. La coordination parentale, bien que représentant une avancée significative, n’est pas une panacée. Elle offre néanmoins un cadre plus structuré, plus directif et potentiellement plus protecteur, à condition que les professionnels soient formés aux spécificités des personnalités toxiques.

Pour les victimes de pervers narcissiques engagées dans une séparation, il est essentiel de comprendre que tous les dispositifs amiables ne se valent pas, et que certains peuvent même aggraver leur situation. Se faire accompagner par des professionnels spécialisés qui connaissent ces dynamiques devient non pas un luxe, mais une nécessité vitale pour protéger leur intégrité psychologique et celle de leurs enfants.

La véritable révolution ne viendra pas d’un seul dispositif, mais d’une prise de conscience collective : face à certaines pathologies relationnelles, le dialogue symétrique est une illusion dangereuse. La protection, la structure et l’expertise doivent primer sur l’idéal d’un accord amiable à tout prix.


Chez Divorce Consulting, nous vous accompagnons avec bienveillance et clairvoyance dans votre processus de libération. Parce que votre bien-être et votre liberté n’ont pas de prix.

Aujourd’hui peut être le premier jour de votre nouvelle vie.

Contact :
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Sources et références

Articles scientifiques et professionnels :

  • Soutien Psy en Ligne – « Médiation – Amiable – Thérapie face au manipulateur pervers narcissique » (2023)
  • Le Pervers Narcissique – « Médiation familiale avec un pervers narcissique : attention, danger ! » (2024)
  • Institut Européen pour le Développement des Relations Sociales – « Face au Pervers Narcissique… Courage fuyons! » (2014)
  • Chantal Jamet, médiatrice – « Le Médiateur et le manipulateur » (2017)
  • Cairn.info – « Le pervers narcissique. Comment s’en séparer ? » (2014)
  • Marc Rosset, Médiateur Professionnel – « Pervers narcissique » (2020)
  • Manipulateurs Pervers Narcissiques – « Le pervers narcissique face à la justice » (2019)
  • Tasteyré Family Law – « La Médiation Familiale en présence d’un pervers narcissique : bonne ou mauvaise idée? » (2024)
  • Isabelle Jordan, médiatrice – « Comment discuter négocier avec des personnes difficiles » (2024)
  • Julie Arcoulin – « Séparation avec un Manipulateur | Que fait la justice ? » (2024)

Sur la coordination parentale :

  • Coordination Parentale France – « La Coordination parentale » (2024)
  • CIRPA-France – « La coordination parentale : un processus psycho-judiciaire de résolution des conflits familiaux » (2023)
  • AFCOPA – « Actualités de la Coordination Parentale » (2024)
  • ICES – « Certificat Coordinateur parental » (2025)
  • Actif Online – « L’approche coordination parentale en protection de l’enfance » (2025)

Divorce Consulting – Articles du blog :

  • « La coordination parentale face au trouble de la personnalité narcissique : un accompagnement spécialisé pour protéger l’intérêt de l’enfant » (2025)
  • « Enfants de Parents Pervers Narcissiques : Comprendre les Trajectoires Possibles pour Mieux les Protéger »
  • « Les différents types de pervers narcissiques : Décrypter et Comprendre pour mieux se protéger »
  • « Guide de Survie et de Protection Avec un Pervers Narcissique : Ce Qu’il Faut Faire et Ne pas Faire »
  • « La Triangulation Narcissique : Comprendre, Identifier et S’en Libérer »
  • « Le Contrôle Coercitif : Comprendre et Se Libérer de l’Emprise du Pervers Narcissique »
  • « Sortir d’une Relation avec un Pervers Narcissique : Comprendre, Agir et se Reconstruire »

Autres ressources :

  • Le Pervers Narcissique – « La coparentalité avec un pervers narcissique » (2025)
  • Protéger l’enfant – « La coparentalité avec un pervers : 6 conseils pour vous aider à naviguer » (2023)
  • Cabinet CCL Avocats – « La convention parentale face à un pervers narcissique » (2024)
  • Pervers Narcissique.org – « Aliénation parentale et pervers narcissique » (2025)

    Les MARD face aux Pervers Narcissiques : Quand la Coordination Parentale s’impose comme Alternative Protectrice

    par | 20/11/2025 | Juridique, Pervers-narcissiques, Psychologique

    Article rédigé pour le blog de divorce-consulting.fr, cabinet expert en stratégie de séparation face à un conjoint pervers narcissique.

    • « Jamais un petit attaché à ses parents hurlera à l’idée d’aller les voir. C’est un indice de haute gravité. »

      Pédopsychiatres auditionnés devant la commission d’enquête parlementaire sur l’inceste, 2 avril 2026

       

      Il existe, dans notre système judiciaire et dans la conscience collective, un axiome qui n’est presque jamais questionné : le maintien du lien entre un enfant et ses deux parents est, en toutes circonstances, une nécessité absolue pour son développement. Un enfant a besoin de ses deux parents. Le contact, même sous forme de visite médiatisée, même arraché par ordonnance judiciaire, serait toujours préférable à l’absence.

      Cette conviction — profondément humaniste dans son intention initiale — est devenue, dans de trop nombreux cas de violences intrafamiliales, un instrument de continuation des sévices. Elle fige les magistrats dans une présomption impossible à renverser. Elle retourne contre les parents protecteurs l’arme de la non-représentation d’enfant. Elle réduit au silence les médecins qui signalent. Et elle enferme les enfants — littéralement — dans un lien institutionnellement validé avec leur agresseur.

      Le 2 avril 2026, des pédopsychiatres de premier plan ont osé nommer ce que des années de pratique clinique leur avaient appris : dans certaines situations de maltraitance avérée ou de suspicion sérieuse, le maintien du lien n’est pas une nécessité. Le qualifier autrement relève, selon eux, de l’hérésie.

      Cet article, rédigé dans la continuité des travaux de Divorce Consulting sur la protection des victimes de violence intrafamiliale, s’articule en trois parties :

    • I — Le constat : l’étendue des dégâts d’un dogme non questionné ;

    • II — Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur ;

    • III — Les solutions : comment se protéger et protéger ses enfants dès maintenant.

       

      I. Le constat : un dogme qui protège les agresseurs

      Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut d’abord mettre des chiffres sur ce que les témoignages décrivent depuis des décennies. Ce n’est pas une impression : c’est une réalité statistique documentée par les institutions elles-mêmes.

      1.1 — Des chiffres qui donnent le vertige

      La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a rendu ses conclusions en novembre 2023 après avoir recueilli des milliers de témoignages. Son diagnostic est sans ambiguïté : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 77 % au sein de la famille. Les agresseurs sont dans 95 % des cas des hommes — pères, beaux-pères, oncles, grands-pères.

      Face à cette réalité massive, la réponse pénale est dérisoire : moins de 3 % des faits signalés aboutissent à une condamnation pénale. En 2020, seules 1 697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux ou agression sexuelle sur mineur. 760 condamnations seulement en 2018. La CIIVISE formule ce que chacun pressent : « le nombre de pères poursuivis est très inférieur au nombre de victimes. »

      Parmi les 22 000 enfants victimes de leur père chaque année, une fraction seulement voit son père éloigné. Les autres continuent de le voir, par obligation légale, parfois sous la surveillance fragile d’un point de rencontre médiatisé. Parfois à son domicile. Sous le regard d’une institution qui, faute de condamnation pénale, continue de valider l’accès du présumé agresseur à sa victime.

      1.2 — La commission parlementaire brise le tabou

      Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a créé à l’unanimité une commission d’enquête « sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices ». Transpartisane, soutenue par tous les groupes politiques, cette décision marque un tournant dans la prise de conscience institutionnelle de l’ampleur des défaillances.

      Le jeudi 2 avril 2026, lors de ses auditions, la commission a entendu une table ronde de pédopsychiatres d’expérience : le Dr Françoise Fericelli, ancienne experte judiciaire et cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences ; le Dr Myriam Pierson, psychiatre spécialisée en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancienne experte auprès des tribunaux ; et le Dr Maurice Berger, pédopsychiatre, responsable du diplôme universitaire d’expertise légale en pédopsychiatrie à l’Université de Paris.

      Leur position commune, articulée devant les représentants du peuple français, peut être résumée ainsi : le maintien du lien entre un enfant et un parent violent ou incestueux n’est pas une nécessité pour le développement psychique de l’enfant. Dans certains cas, c’est l’inverse : c’est le lien contraint qui détruit. Qualifier ce maintien de nécessité absolue, c’est une hérésie clinique.

      1.3 — Le refus de l’enfant : la preuve que l’institution ignore

      Il est un signe que tout clinicien formé reconnaîtrait immédiatement comme un marqueur d’alarme sévère, et que la justice transforme trop souvent en preuve à charge contre le parent gardien : le refus catégorique et répété d’un enfant de se rendre chez l’un de ses parents.

      Un enfant qui aime ses deux parents — même dans un contexte de séparation conflictuelle, même après des mois d’absence — n’hurle pas de terreur à l’idée d’un droit de visite. La résistance physique, les larmes inconsolables, la régression comportementale, les cauchemars récurrents avant chaque visite : autant de manifestations que la psychologie clinique de l’enfant interprète comme ce qu’elles sont — des signaux de détresse, des appels au secours.

      Ces signaux existent. Ils sont observés. Ils sont souvent consignés dans des dossiers médicaux, rapportés par des enseignants, décrits par des psychologues. Et ils sont, de manière systémique, mal lus ou ignorés par un système judiciaire qui les réinterprète à travers le prisme d’un autre concept : le syndrome d’aliénation parentale.

       

      II. Les mécanismes : pourquoi le système perpétue cette erreur

      Comprendre comment une institution censée protéger les plus vulnérables peut, en practice, les mettre en danger, exige d’identifier les rouages précis de cette défaillance. Il ne s’agit pas de chercher des coupables individuels, mais de nommer des structures, des présupposés et des outils conceptuels qui, additionnés, produisent des effets catastrophiques.

      2.1 — Le syndrome d’aliénation parentale : un outil sans fondement scientifique au cœur du système

      Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) a été théorisé dans les années 1980 par Richard Gardner, psychiatre américain. Son postulat : lors de séparations conflictuelles, le parent gardien — le plus souvent la mère — « lave le cerveau » de l’enfant pour qu’il rejette l’autre parent. Le refus de l’enfant ne serait donc pas le signe d’un danger réel, mais la preuve d’une manipulation maternelle.

      Ce concept est rejeté par la communauté scientifique internationale, par l’Organisation mondiale de la santé, par l’American Psychological Association, par le Parlement européen (résolution du 6 octobre 2021 exhortant les États à ne pas le reconnaître dans leurs pratiques judiciaires), et par la CIIVISE, qui le qualifie de « pseudo syndrome d’aliénation parentale ». Son inventeur lui-même, Richard Gardner, s’est publiquement exprimé en faveur de la dépénalisation de la pédophilie et de l’inceste — un fait qui aurait dû, à lui seul, disqualifier définitivement sa construction théorique.

      Pourtant, ce concept continue d’infiltrer les expertises judiciaires en France. Des magistrats y font référence. Des experts nommés par les tribunaux l’appliquent. Des pères mis en cause pour inceste l’invoquent pour retourner l’accusation contre la mère protectrice. Et des enfants dont les signaux de détresse sont criants se voient confier, par ordonnance judiciaire, à celui dont ils hurlent à l’idée d’approcher.

      La CIIVISE pointe le mécanisme avec une clarté douloureuse : le SAP opère un « raisonnement circulaire » — le fait de dénoncer des abus est traité comme un indice du syndrome, qui lui-même sert de preuve de la fausseté de l’accusation. L’enfant qui crie au danger produit, contre lui-même, la preuve qu’il a été manipulé.

      2.2 — La mère protectrice retournée en accusée

      Le paradoxe institutionnel est absolu. Une mère qui refuse de remettre son enfant à un père présumé agresseur peut être condamnée pénalement pour non-représentation d’enfant, assortie d’astreintes, d’amendes, voire d’une peine d’emprisonnement. La CIIVISE, dans son premier avis d’octobre 2021, avait explicitement préconisé de suspendre ces poursuites lorsqu’une enquête est en cours pour violences sexuelles incestueuses contre le père. La loi du 18 mars 2024 a partiellement intégré cette recommandation en prévoyant une vérification préalable des allégations de violences avant toute poursuite pour non-représentation.

      Mais cette avancée reste fragile et partielle. Des familles continuent de témoigner de décisions judiciaires contradictoires : maintien de droits de visite alors qu’une enquête pénale est ouverte, non-prise en compte de la parole de l’enfant, interprétation du refus de l’enfant comme une preuve d’aliénation. Plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France décrivent des pratiques judiciaires qui mettent en danger les enfants tout en sanctionnant les mères qui cherchent à les protéger.

      Le Comité contre la torture des Nations Unies, dans ses observations de mai 2025, a officiellement alerté la France sur ces défaillances systémiques, condamnant l’absence de protection effective des enfants victimes et la persécution judiciaire de certains parents protecteurs. Ce n’est plus seulement une critique militante : c’est une mise en cause formelle de la France devant les instances internationales.

      2.3 — La silenciation des professionnels de santé

      Un autre mécanisme aggrave la situation : la neutralisation active des professionnels de santé qui tentent de signaler. Le Dr Françoise Fericelli, pédopsychiatre cofondatrice du collectif Médecins Stop Violences, en est l’exemple le plus documenté. Sanctionnée par l’Ordre des médecins pour avoir signalé des suspicions de maltraitances sur des enfants qu’elle suivait — avant d’être blanchie après condamnation pénale ultérieure de l’auteur — elle résume la situation ainsi : signaler un inceste sans s’immiscer dans les affaires de famille est, littéralement, un exercice impossible.

      L’Ordre des médecins applique en effet l’article 51 de son code de déontologie, qui interdit l’immixtion du médecin dans les affaires de famille, au détriment de l’article 43, qui lui impose d’être le défenseur de l’enfant. La Haute Autorité de Santé confirme la conséquence : seuls 5 % des signalements de maltraitances sur enfants proviennent des médecins, alors qu’ils sont, par leur position clinique, parmi les mieux placés pour les détecter.

      Ces médecins sont condamnés. Ces psychologues sont discrédités. Ces enseignants sont ignorés. La chaîne de signalement est systématiquement brisée, au bénéfice d’une logique institutionnelle qui, au nom de la neutralité, laisse les enfants exposés à leur agresseur.

      Le Dr Maurice Berger, dans ses travaux publiés notamment dans la revue Enfances & Psy (Cairn.info), formule le diagnostic avec une clarté implacable : il existe en France une « idéologie du lien familial coûte que coûte » qui « oblitère l’évaluation de l’enfant lui-même ». L’objectif déclaré de protection de l’enfant est détourné au profit d’une idéologie familialiste dont les enfants maltraités paient le prix.

       

      III. Les solutions : se protéger et protéger ses enfants dès maintenant

      Il serait tentant, face à l’ampleur de ces défaillances, de sombrer dans l’impuissance. Tentant, mais dangereux. Car pendant que le système se réforme lentement — et il se réforme, sous la pression des commissions parlementaires, des organisations internationales et des mobilisations de victimes — des enfants vivent, aujourd’hui, des situations qui n’attendent pas.

      La bonne nouvelle, c’est que des outils existent. Ils sont imparfaits, ils exigent d’être activés au bon moment et dans le bon ordre, mais ils existent. Les connaître est déjà une forme de protection.

      3.1 — Documenter le refus de l’enfant avec rigueur

      Le refus de l’enfant est un signal clinique. Pour qu’il soit entendu comme tel par la justice, il doit être documenté de manière méthodique, datée et plurisourcée.

      • Consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants indépendant (non désigné par le tribunal) afin de faire évaluer l’état psychique de l’enfant et d’obtenir un rapport clinique daté. Ce document peut être produit devant le juge aux affaires familiales.
      • Tenir un journal précis et daté des manifestations : pleurs, résistance physique, troubles du sommeil, régression comportementale, paroles spontanées de l’enfant avant ou après les visites. Ces notes, même manuscrites, constituent un élément de preuve de la répétition et de la continuité.
      • Signaler au médecin traitant de l’enfant, en demandant expressément que les observations soient consignées dans le dossier médical. Demander, si possible, un certificat médical descriptif sans qualification juridique.
      • Informer l’école : l’enseignant et le directeur d’établissement sont des témoins indirects précieux. Leurs observations sur le comportement de l’enfant, consignées dans un rapport, peuvent appuyer une procédure.
      • Ne jamais empêcher le droit de visite sans décision judiciaire préalable sauf danger immédiat — au risque de se retrouver poursuivi pour non-représentation. En cas de danger immédiat avéré, contacter les services de police et un avocat dans les heures qui suivent.

      3.2 — Utiliser les outils juridiques disponibles

      La suspension de l’autorité parentale et des droits de visite

      La loi du 18 mars 2024 a introduit un article 378-2 du code civil prévoyant la suspension automatique de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour crime commis sur l’autre parent ou sur son enfant, ou pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant — et ce jusqu’à la décision du juge aux affaires familiales ou de la juridiction pénale. C’est une avancée majeure. Elle suppose néanmoins qu’une poursuite pénale soit déjà engagée.

      L’ordonnance de protection

      Elle peut être demandée au juge aux affaires familiales en urgence, sans attendre l’issue de la procédure pénale. Elle peut imposer l’éloignement du parent présumé dangereux, l’interdiction de contact, et des mesures provisoires sur la garde. Le juge l’accorde dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences comme vraisemblables.

      La plainte pénale avec constitution de partie civile

      En cas de classement sans suite d’une première plainte, la constitution de partie civile permet de saisir directement un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire. C’est la voie la plus adaptée aux situations d’inceste où les preuves sont difficiles à rassembler sans l’aide de l’appareil judiciaire.

      Le signalement au Procureur de la République

      Tout particulier, tout professionnel, peut signaler directement au procureur une situation de danger pour un mineur. Ce signalement déclenche une obligation de vérification des faits. Il peut être appuyé par un rapport médical, psychologique ou social.

      3.3 — S’appuyer sur un accompagnement stratégique global

      La dimension judiciaire n’est qu’une des facettes d’une situation de violence intrafamiliale impliquant des enfants. Les enjeux sont simultanément psychologiques (sortir de la sidération, comprendre les mécanismes de l’emprise), stratégiques (anticiper les manœuvres de l’autre parent), probatoires (rassembler et organiser les preuves) et humains (protéger les enfants sans les re-traumatiser par la procédure elle-même).

      L’expérience des familles qui s’en sortent est constante sur un point : celles qui avaient commencé à se préparer avant d’agir ont eu de meilleurs résultats que celles qui ont agi dans l’urgence, sous le choc émotionnel, sans stratégie construite. Le système est imparfait. Mais il n’est pas imperméable à une approche préparée, documentée, cohérente.

      La réforme législative avance. La commission d’enquête parlementaire créée en janvier 2026 va produire des recommandations. Le Comité des Nations Unies contre la torture a mis la France sous pression internationale. La proposition de loi Bergé, qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et intègre le contrôle coercitif dans le code pénal, représente une évolution majeure. Le vent tourne.

      Mais les enfants en danger n’ont pas le luxe d’attendre les prochaines réformes législatives. Leur protection se joue maintenant, dans les dossiers qui sont construits aujourd’hui, dans les signalements qui sont faits cette semaine, dans les décisions qui sont prises ce mois-ci. C’est pourquoi le moment d’agir, c’est maintenant.

       

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      Pour aller plus loin — Articles du blog Divorce Consulting

      Ces articles forment un corpus cohérent qui vous permet de comprendre les mécanismes psychologiques du pervers narcissique, identifier les signes d’une relation toxique, vous protéger efficacement, préparer votre sortie si c’est votre choix, et vous reconstruire après la séparation.

      • La violence du système : le traitement des violences intrafamiliales en France — www.divorce-consulting.fr/le-blog
      • Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible au cœur des violences conjugales (02/02/2026)
      • L’Espionnage du Pervers Narcissique : Surveillance, Emprise et Stratégies de Libération (02/04/2026)
      • L’Effondrement du Pervers Narcissique : Comprendre, Reconnaître et Reprendre l’Avantage (08/03/2026)
      • Le Pervers Narcissique dans le Couple : Comprendre, Identifier et Reprendre le Contrôle (04/04/2026)
      • La femme perverse narcissique : Décrire, Comprendre, Agir (21/03/2026)
      • Opérations de partage : le sort des stock-options et des actions gratuites dans le divorce avec un conjoint manipulateur (04/03/2026)
      • Les Juristes du Droit de la Famille à l’aune de l’Intelligence Artificielle (02/04/2026)
      • L’influence de la Jurisprudence récente sur la pratique notariale du divorce (26/03/2026)
      • Le pervers narcissique borderline : Décrire, Comprendre, Gérer (10/03/2026)

      Retrouvez l’intégralité de nos articles sur : www.divorce-consulting.fr/le-blog

       

      Sources et références

      • Assemblée nationale, Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales (créée le 28 janvier 2026). Auditions du 2 avril 2026 : Dr Françoise Fericelli, Dr Myriam Pierson, Dr Maurice Berger — https://www.assemblee-nationale.fr
      • CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Premier avis sur la protection des enfants victimes d’inceste parental, 27 octobre 2021 — https://www.ciivise.fr
      • CIIVISE, Rapport final, novembre 2023 — https://www.ciivise.fr
      • LCP Assemblée nationale, « Inceste parental : les députés valident la création d’une commission d’enquête », 28 janvier 2026 — https://lcp.fr
      • LCP Assemblée nationale, « Vers la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’inceste parental », 16 décembre 2025 — https://lcp.fr
      • Exposé des motifs, Proposition de résolution créant la commission d’enquête, Assemblée nationale, octobre 2025 — https://www.assemblee-nationale.fr
      • Maurice Berger, Françoise Fericelli, Marie Gilloots, « La silenciation des médecins », Enfances & Psy n°96, Cairn.info, 2023
      • Maurice Berger, analyses publiées sur Cairn.info / Carnet Psy (L’échec de la protection de l’enfance)
      • Françoise Fericelli, interview Politis : « Poursuivre un médecin est intolérable quand il s’agit de protéger les enfants », septembre 2023
      • Parlement européen, Résolution du 6 octobre 2021 sur les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants — exhortant les États à ne pas reconnaître le SAP
      • Comité contre la torture des Nations Unies, Observations sur la France, 2 mai 2025
      • France Info, « La CIIVISE propose la suspension des droits de visite du parent poursuivi pour viol », 27 octobre 2021
      • Enfance & Jeunesse Infos, « Syndrome d’aliénation parentale : la mise au point du ministère de la Justice », juillet 2024
      • Sénat, Question de la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo sur la non-application de la directive européenne sur le SAP, 2024
      • Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales (article 378-2 du Code civil)
      • Loi n°2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
      • Divorce Consulting, « Au-delà des coups : le contrôle coercitif, cette prison invisible » (LexisNexis Droit de la famille n°6, juin 2025) — https://www.divorce-consulting.fr

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