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Personnalité : trouver son équilibre (11)

par | 23/09/2015 | Réflexions

Nous poursuivons notre réflexion sur notre personnalité et plus précisément sur la notion d’acceptation de soi, riche d’enseignements. On ne connaît généralement de soi que les mêmes choses, flatteuses ou douloureuses, que nous ruminons. Drôle de rapport que ce lien à nous-même : adoration puis détestation, sérénité affichée face aux autres, fébrilité à l’intérieur de nous-même.

L’apprentissage de l’acceptation de soi nous permet de nous juger pour nous aider, non pour nous torturer ou nous punir; vivre en bonne amitié avec nous-même en trouvant le juste équilibre entre exigence et bienveillance. S’accepter même imparfait pour évoluer et faire naître un nouveau soi, prêt pour le bonheur.

Améliorer sa personnalité par la pratique de l’acceptation de soi

L’acceptation de soi est une manière d’être qui demande un travail sur nos émotions, nos pensées et nos comportements pour faciliter avant tout la tranquillité de l’esprit. Les douleurs de l’estime de soi sont souvent liées au refus de soi. Lorsqu’on se dit « Je n’y arriverai pas », l’onde de choc générée dans notre esprit va souvent engendrer d’autres pensées plus négatives encore : « Je n’y arriverai jamais, j’en ai marre de moi, je suis trop nul, je me déteste », avec les émotions associées (tristesse, colère, honte). Face à ces attitudes, deux réactions sont possibles : essayer de chasser ces pensées négatives ou s’y abandonner et ruminer. Malheureusement, aucune des deux solutions n’est bénéfique à long terme car même la première n’est pas à l’abris d’un effet « rebond » des pensées qu’on a vainement essayé d’éloigner.

Il convient de pratiquer l’acceptation de soi dans toutes les situations à risque nous confrontant à nos limites. Pourquoi ne pas nous autoriser à dire simplement : « Je ne sais pas », « Je n’y arrive pas », « Je ne comprends pas » ? Pourquoi ne pas s’accepter tel qu’on est ? Parce qu’on est persuadé qu’il y a un danger à le faire. Envers soi (se laisser aller, abandonner) et envers les autres (montrer sa fragilité, sa vulnérabilité, ses limites en s’exposant à la critique, au jugement et au rejet). Mais ne pas accepter conduit à aggraver la situation par un évitement, qu’on sera condamné à faire, et à refaire, avec autant d’occasion de se procurer du stress à l’idée du jour où on y parviendra plus.

Voici 5 grandes pistes à suivre pour travailler son acceptation de soi :

Rester conscient … de nos réticences à nous accepter afin de chasser nos réflexes de crispation ou de dissimilation. Chaque fois que nous nous agaçons face à un contre-temps ou que nous nous justifions face à une remarque, ou encore que nous nous énervons face à un échec. Prenons conscience de ce qui se passe entre nous : nous sommes en train de nous dire « non ».

– S’entrainer à se dire « Oui » – A reconnaître que les choses ne se passent pas comme je le souhaite, à les accepter. Se dire « Oui, c’est comme ça, même si ça m’ennuie ». La première et la meilleure chose à faire est d’accepter que cela soit. Ne pas tenter tout de suite de nier, minimiser ou se justifier.

Demeurer dans la situation présenteNe pas partir dans les ruminations négatives. Ne pas se noyer en soi-même, en exagérant, en dramatisant. Revenir dans le contexte de la situation et se dégager de ses peurs de médiocrité à ses yeux et aux yeux des autres. La pratique de l’acceptation de soi nous permet de revenir à la situation et d’agir avec sérénité. Ne pas hésiter à s’encourager en se disant : « Ne sois pas dur avec toi », « Pas de double peine », « Accepte et garde la tête froide pour agir efficacement« .

Travailler à accepter l’idée du pire, ce qui signifie ni le souhaiter ni s’y résigner. Ne pas hésiter à dérouler le scénario catastrophe dans sa tête, avec toutes les peurs engendrées en cas d’échec total. Le fait de contempler des images de mort nous rend plus fort, non face à la mort mais face à la peur de la mort. Idem avec la peur du rejet et de la dévalorisation sociale. La technique de la méditation (notamment dite « en pleine conscience ») se révèle assez efficace pour lutter contre les idées toxiques.

Accepter le passé – Nettoyer les souvenirs douloureux de leur charge émotionnelle en travaillant sur eux de la même manière : les observer et voir leur impact sur nous de façon durable jusqu’à l’arrêt du trop plein d’émotion (Exercice à pratiquer avec un psychothérapeute si les images sont trop éprouvantes). Le pardon est l’une des clés les plus efficaces pour se libérer du passé, reposant sur l’acceptation de ce qui est à l’origine du traumatisme : renoncer à juger et à détester, accepter et recommencer à vivre.

Nous poursuivons prochainement notre parcours sur le chemin de l’acceptation de soi.

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