En savoir plus

Le Blog

 

Retrouvez ici informations et points de vue sur la séparation et le divorce sous les angles émotionnel, juridique et procédural.

Personnalité : trouver son équilibre (14)

par | 1/10/2015 | Réflexions

Approfondissons notre réflexion sur l’estime de soi dans le but d’améliorer notre personnalité en apprenant à pratiquer une autocritique utile et constructive. Ce qui aide à changer, c’est une information neutre et bienveillante à la place d’un jugement partial et agressif. Il faut donc apprendre à s’analyser différemment, avec mesure et bienveillance. Le temps du jugement objectif ne vient qu’après une première phase d’acceptation de soi, de ses erreurs, de ses limites (que nous avons évoquée précédemment). Voilà comment procéder :

Se rappeler que nous produisons nous-même une grande partie de nos souffrances. Ne plus accepter de se faire déborder émotionnellement par une idée ou une pensée angoissante. Reconnaître son inquiétude au lieu d’essayer de la combattre en la niant, en la minimisant ou en la chassant artificiellement en la remplaçant par une autre. Si la peur qui nous envahit nous révèle qu’un problème a été détecté, occupons-nous de ce problème, avec calme. Etre à l’écoute de sa peur n’est pas s’y soumettre. D’où vient le problème? N’est-il pas en partie exacerbé par mes peurs irrationnelles ou exagérées?

Ce qui est primordial est de bien distinguer ce qui se passe (les faits) et ce que j’en pense (mon interprétation). Mon jugement intérieur a tendance à me faire prendre ma lecture du monde pour le monde lui-même. Ces prises de conscience régulières, séparant l’information et l’observation (neutres) du jugement de valeur (subjectif) sont indispensables au rétablissement d’une estime de soi équilibrée. Ce qui nous rend malade est bien plus souvent l’idée (la montagne) qu’on se fait du problème auquel on est confronté que le problème lui-même. Or notre excitation intérieure nous met dans des mauvaises dispositions pour parvenir à régler le problème… Il convient donc d’opérer un travail de relativisation pour ne pas laisser nos émotions prendre le dessus et entamer nos capacités naturelles à surmonter l’adversité.

Se montrer prudent par rapport aux conclusions prématurées du jugement intérieur. Si quelqu’un est froid avec nous, ce n’est pas forcément parce qu’il ne nous apprécie pas. Il y a d’autres explications possibles : il est timide ou mal à l’aise car complexé ou confronté à une situation qui le stresse pour des raisons personnelles qui n’ont strictement aucun rapport avec nous…

S’entraîner à reformuler ces auto verbalisations : bannir les termes radicaux et définitifs (catastrophe, inacceptable, raté, pathétique, ridicule, nul, humiliant…). Derrière la naïveté apparente du procédé, ne pas sous-estimer le pouvoir des mots. Ne pas nier les méfaits mais éviter de leur donner une interprétation exagérée et définitive par une spéculation nocive.

Etre patient et bienveillant avec soi. Commencer à se réjouir par le fait de repérer les manifestations du jugement intérieur négatif, ne pas s’énerver contre soi par le fait d’en avoir encore. Les reconduire doucement à la porte…  S’entraîner à se juger globalement et non pas uniquement sur ce qu’on se reproche : « Tu es une personne bien mais tu n’as pas fait cela correctement » : Moins une critique est ciblée, plus elle prend en considération la personne dans son entier, plus elle fait appel à la réflexion, et moins à l’émotion.

Faire preuve d’humilité avec soi, s’accepter et s’apaiser. On croit à tort bien se connaître alors que le fait d’être vigilent à propos de notre jugement intérieur nous fait nous rendre compte qu’on ne se connaît pas si bien. Bonne nouvelle : On est généralement mieux qu’on ne croit ! En réalité, nos vraies qualités peuvent être plus facilement repérées par notre entourage. Ne pas hésiter à solliciter les proches sachant faire preuve de bienveillance avec nous.

S’attacher à faire des critiques constructives sur soi-même. Eviter : « T’es mauvais » ou pire « t’es vraiment un bon à rien » (global et négatif), préférer : « T’as pas assuré ce coup-ci, la prochaine fois essaie de faire d’avantage comme ci ou comme ça… (spécifique et constructif).

Ne pas accorder une confiance aveugle à nos intuitions quand on est dans une situation mettant en jeu notre estime de soi. Quand on a commis une erreur, on a tendance à surestimer la sévérité du regard des autres.

Se parler à soi-même. « Prends soin de toi, méfie toi de tes alarmes intérieures qui se déclenchent trop facilement; ne juge pas trop vite ni trop sévèrement ce qui se passe; ne te laisse pas embarquer par tes peurs ».

Ne pas se reprocher ses reproches. « Tu ferais mieux de relativiser, il y a plus malheureux que toi, arrête de te regarder le nombril… » Ne pas ruminer ses ruminations : dans la dépression (on s’afflige de se voir triste), dans les états anxieux (on s’inquiète de ne pas pouvoir contrôler ses inquiétudes) ou phobiques (on a peur d’avoir peur).

Nous approfondirons prochainement notre réflexion en apparentant à nous parler.

Retour au Blog

Passez à l’action

Évaluez votre situation et les risques spécifiques
de votre séparation

Share This