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Personnalité : trouver son équilibre (21)

par | 3/11/2015 | Réflexions

Approfondissons notre réflexion sur l’amélioration de notre personnalité en apprenant aujourd’hui à prendre soin de notre moral. Il existe un lien direct entre notre estime de soi et notre humeur car tout ce qui met de bonne humeur a tendance à améliorer l’estime de soi, et vice-versa. Ainsi, les personnes à estime de soi fragile souffrent d’une hypersensibilté face aux situations stressantes.

Une bonne estime de soi a également pour effet de stimuler tout ce qui est du domaine de l’intelligence émotionnelle : capacité à percevoir, à décoder et à réguler ses émotions et celles des autres. Une bonne estime de soi joue aussi le rôle de thermostat émotionnel, aidant à moduler l’impact des émotions négatives et empêchant un embrasement psychologique que peuvent provoquer échecs ou épreuves chez les plus vulnérables. Car les émotions influencent indubitablement le regard et le jugement qu’on pose sur soi.

Les personnes vulnérables pâtissent de leur personnalité car elles ne savent pas se remonter le moral

Les profils à faible estime de soi ont tendance à s’enfoncer quand elles ne vont pas bien et à se replier sur elles-mêmes au lieu de rechercher des liens sociaux réparateurs. Si elles se sentent en échec, elles vont se dévaloriser au lieu de s’encourager. Elles ne chercheront pas à se remonter le moral et ne sauront pas savourer les émotions positives. Elles sont confrontées à la fragilité de leur mécanismes de régulation. Leurs échecs répétés dans les tentatives d’ajustement de leur humeur entrainent une usure émotionnelle et une démotivation psychologique générant un sentiment d’impuissance et d’inefficacité qui aggrave encore les problèmes d’estime de soi.

Ces personnalités en souffrance sont sensibles au moindre contretemps qui génère une intensité disproportionnée des émotions et des pensées négatives, des sentiments de désamour de soi et de baisse d’envie d’agir, voire de vivre. Les états d’âme négatifs diminuent les capacités à agir et à résoudre les problèmes. Les études menées sur le cerveau montrent que les phénomènes psychiques, pensées ou émotions, sont reliés à des manifestations psycho-biologiques. Aucune souffrance psychologique n’existe sans être associée à des perturbations cérébrales : la maladie imaginaire n’existerait donc pas, d’où la nécessité de soins psychothérapeutiques et/ou médicamentaux pour normaliser ces perturbations.

Ainsi, le psychisme des personnes déprimées est incapable de réfléchir à un trait de caractère négatif sans se l’attribuer. Il existe en effet une zone spécifique du cerveau qui est le siège de la tendance à personnaliser les informations traitées, qui chez les personnes non dépressives ne s’activera que si elles s’interrogent sur elles-mêmes. Cette tendance à la personnalisation des informations négatives est caractéristique des états dépressifs.

Elle est à l’origine des sentiments de désarroi, de culpabilité et d’auto-dévalorisation qui parasitent la vie intérieure des déprimés et qui délabrent leur estime de soi. Lorsqu’ils nous disent que c’est plus fort qu’eux, nous savons maintenant que nous pouvons les croire car ces mécanismes ne dépendent pas de leur volonté. Ils ne peuvent que tenter de corriger leurs effets sans pouvoir empêcher leur manifestation. Heureusement pour eux, avec les progrès de la science, les dysfonctionnements cérébraux des déprimés peuvent s’améliorer sous l’effet de traitements psychothérapiques car ces perturbations sont fonctionnelles. Elles ne résultent pas des lésions du cerveau. La tendance à s’attribuer des informations négatives est donc réparable.

La solution : se servir de ses émotions pour avoir meilleur moral.

L’intérêt de travailler sur ses états d’âme, ce mélange entre nos humeurs et nos pensées, n’est plus à démontrer. Il n’est pas anodin pour notre bien-être de laisser régner en nous trop longtemps des émotions négatives comme la tristesse, la colère ou l’inquiétude. Ce n’est pas sans effet sur l’estime de soi. D’ailleurs, plus qu’aux émotions violentes, il convient de prêter d’avantage attention à ses humeurs, qui, bien que plus discrètes que les émotions, sont souvent plus délétères car plus insidieuses et peuvent avoir un impact sur notre personnalité et notre vision du monde.

Alors comment travailler sur ces humeurs ?

  • En commençant par observer nos mouvements émotionnels et en s’entrainant à établir le lien entre les événements et les pensées qu’ils génèrent. Quand j’ai le spleen, quel genre de pensée cela induit-il chez moi ? Quels comportements ? Ma réaction est-elle proportionnée ou exagérée ?
  • La pratique régulière d’exercices de méditation peut aider au dépistage des micro-mouvements d’humeur et à leur mise à distance ;
  • L’effort pour accueillir en soi les occasions d’émotion positive, légitime et sincère.

La consultation de thérapeutes est souvent nécessaire pour lutter contre les phénomènes de dérégulation de l’humeur, et indispensables quand ils se traduisent par des tendances dépressives ou suicidaires. Les thérapies adaptées permettront de travailler sur ces points de jonction entre émotions et pensées négatives. Nous poursuivrons notre réflexion en apprenant à être son meilleur ami.

 

 

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