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VIVRE EN HARMONIE AVEC LES AUTRES (2)

par | 2/12/2015 | Réflexions

Poursuivons notre réflexion sur la peur d’être rejeté par les autres. Beaucoup trop de personnes souffrent du sentiment de ne pas être suffisamment accepté par les autres. Elles ont peur d’être rejeté et subissent les pensées négatives qui sont associées à ce sentiment.

La peur du rejet des autres et les risques de l’engrenage émotionnel

Le besoin de lien, d’appartenance et d’acceptation est sans doute l’un des plus fondamentaux chez l’être humain. Dans les sociétés primitives, être rejeté signifiait être condamné. D’où la nécessité du lien et l’importance de savoir le susciter et le savourer. Et la méfiance aussi à avoir lorsque ce besoin de lien et son détecteur à rejet se sont déréglés, faisant de nous des hypersensibles à toute forme de remise à distance. Car se sentir rejeté ne signifie pas nécessairement qu’on le soit. Le problème est souvent d’abord lié à l’estime de soi : si on ne s’estime pas, on se juge généralement négativement et on suppose alors que le jugement de l’autre sera similaire. Inconsciemment, ce sentiment va générer notre propre mise à l’écart (pour essayer de nous protéger préventivement d’un risque de rejet), validant inconsciemment la possibilité de rejet.

La distorsion entre le sentiment de rejet (généré pas sa seule crainte) et le rejet lui-même se retrouve chez les personnes à forte activité émotionnelle. Si on est mal à l’aise, on est persuadé que tout le monde s’en est rendu compte, et on se sent alors ridicule… On prend le risque d’attirer l’attention sur soi en adoptant une attitude étrange. On prend ses émotions non comme un avertissement de la possibilité d’un problème, mais comme une certitude sur sa réalité et sa gravité.  Il faut alors prêter attention au phénomène d’auto-intoxication par les pensées erronées du raisonnement émotionnel. Nous pouvons ainsi procéder à notre auto mise à l’écart, même avec des personnes très proches. Par exemple, quand des personnes en manque de confiance perçoivent leur conjoint comme critique ou insatisfait envers eux, ils ont tendance à refroidir la relation, prendre de la distance, se mettre à leur tour à penser à leur partenaire en termes négatifs, ce qui ne fera qu’aggraver le problème, que l’insatisfaction du partenaire soit réelle ou supposée…

Attention donc à la projection de ses propres processus mentaux. En fait, non seulement nous sommes deux fois moins regardés et épiés que nous ne le pensons, mais quand nous le sommes, nous sommes jugés beaucoup moins sévèrement que nous le redoutons. Par ailleurs, lorsque nous sommes mal jugés, il est très souvent possible d’inverser ce jugement par un comportement social positif qui permettra d’inverser la première mauvaise impression. Certains thérapeutes vont même plus loin dans cette mise à distance en procédant à des travaux pratiques d’exposition au ridicule par exemple.

Voici quelques stratégies auxquelles on peut avoir recours face à la peur du rejet social :

  • Repérer les situations de déclenchement de notre peur de rejet social : quand on est en situation d’être observé ou en compétition. Par exemple, participer à un événement mondain où bons mots et connaissances culturelles sont de rigueur. Savoir qu’à ces moments, nous aurons tendance à surévaluer les jugements portés sur nous est une première étape. Si tu n’as rien à dire, mets toi en position de spectateur : savoure les talents des autres et amuse toi de leurs désirs de les montrer. Tu pourras être surpris d’avoir de bonnes idées qui apparaissent à ton esprit, chose qui ne serait pas produite si tu t’étais mis la pression en te comparant aux personnes qui sont le plus à l’aise avec l’exercice.
  • Se rappeler que les autres pensent également majoritairement à eux-mêmes ! Nous ne sommes pas le centre du monde! Pour nous en convaincre, prenons l’exemple des personnes qui prétendent avoir un diplôme pour exercer une profession. La plupart d’entre eux ne se font démasquer en raison de leur incompétence mais à cause de petits détails annexes.
  • Accepter éventuellement d’être jugé et voir paisiblement comment infléchir le jugement tant redouté : avec l’idée d’une image de soi globale ou non focalisée sur ses limites ou ses défauts. Si on pense ne pas avoir les bons vêtements pour cette soirée, autant s’y montrer agréable et avenant. Accepter l’idée que de toute façon certaines personnes trouveront toujours à redire mais qu’elles ne sont pas en majorité. Pourquoi se protéger de gens critiques en se faisant tout petit, au risque de ne pas rencontrer les personnes plus ouvertes?
  • Adopter des comportements sociaux ouverts vers les autres : adopter une attitude de désobéissance face à la peur qui nous refreine. Ne pas forcément attendre que les autres fassent le premier pas mais prendre les devants en se faisant confiance. Préfère-t-on risquer un rejet ou vivre dans le regret de ne pas avoir tenté la relation?

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en nous intéressant à la peur de l’indifférence et au désir de reconnaissance : exister dans le regard de l’autre.

 

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