DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (23)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (23)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en nous intéressant aujourd’hui à notre capacité d’influence sur notre propre vie. Développer son intelligence émotionnelle invite à un travail d’introspection sur ce que je veux être en tant que personne et sur ce que j’ai envie de devenir. La première question pour acquérir sa propre autonomie est de se demander si on ne reproduit pas inconsciemment le désir d’une personne influente (parent, éducateur…) à travers nos pensées et nos convictions. On a également intérêt à relier ce qu’on aime à ses compétences pour en faire des pôles d’excellence. Ces questionnements sont incontournables avant de prendre une nouvelle orientation professionnelle, ou même personnelle. Si je me sens cohérent avec moi-même, j’ai déjà entrepris la majeure partie du travail de mon autonomisation. Il s’agit d’exprimer à travers mon nouveau projet la personne que je suis vraiment, libre de ses choix, de ses ambitions et capable de construire sa vie en toute conscience.

Connaître ses talents pour ne pas se tromper de chemin

Je choisis ce qui m’influence en toute conscience pour éviter d’aller dans une direction qui ne me convient pas, ou dans laquelle j’ai peu de chance de réussir. J’estime à quel degré mes croyances en mes compétences sont cohérentes par rapport à mes aspirations. Je pars à la découverte de mes passions. La confiance en moi est directement liée à la connaissance que j’ai de moi-même. Ce travail de quête d’authenticité va me permettre de renforcer ma confiance et de donner du sens à ma vie en me prémunissant de bien des dangers.

Je vais me laisser guider par mon ressenti intérieur pour mener à bien les différentes étapes de mon cheminement et en prendre pleinement la responsabilité. Si mon choix de vie n’est pas spontané mais le corollaire d’un choix familial, je risque de ne pas m’épanouir et d’avoir une vie morose. En apprenant à connaître ma propre personnalité, je prends le contrôle de ma vie. Mon instinct est au service de mon individualité. Je prends l’habitude d’écouter ce qui survient spontanément et je l’applique à ma vie en commençant par les petits événements du quotidien. Au fur et à mesure de mon entrainement, j’en tire profit pour des choses plus importantes de ma vie.

Entraîner sa flexibilité

S’engager sur sa propre voie demande un entrainement pour s’adapter aux événements et aux personnes qui vont jalonner ma vie. Ma flexibilité sera d’autant plus grande si je prends en compte la personnalité de ceux qui m’accompagnement dans mon projet et si je suis réceptif aux signes intérieurs et extérieurs. Ces signes peuvent être des intuitions ou des sensations : des informations qui viennent à moi spontanément, qu’elles soient surprenantes, déstabilisantes, enthousiasmantes ou même parfois insensées. Je prends l’habitude de les prendre en considération pour prendre mes décisions, ce qui me permettra de mieux m’adapter aux circonstances.

Ce cheminement me demande d’envisager l’aspect profond des expériences et de discerner en quoi une difficulté peut m’aider à atteindre mon objectif. J’assimile mon environnement pour le mettre au service de ms ambitions. Je garde le cap en m’appuyant sur les barrières, les murs, les obstacles qui se dressent sur mon chemin. Non seulement je ne me décourage pas mais je vais même être reconnaissant vis à vis des circonstances ou des personnes qui m’ont contrarié ou ont pu s’opposer à la réussite de mon projet.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en nous intéressant à deux éléments clé de la réussite : identifier ses talents et s’enrichir du point de vue des autres.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (22)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (22)

Comment l’intelligence émotionnelle peut nous aider à gérer un conflit avec sérénité ? L’intelligence émotionnelle nous permet autant d’éviter quelques pièges qui ne font que compliquer ou empêcher la résolution du conflit que d’adopter une attitude adéquate pour nous donner toutes les chances de le dépasser.

Pièges à éviter (freins au règlement du du conflit)

  • Essayer d’éviter le conflit à tout prix. Fuire la situation conflictuelle n’aboutit qu’à faire grandir la frustration et l’incompréhension. C’est souvent reculer pour mieux sauter. Affronter le conflit permet au contraire de le dépasser et d’accoucher d’une nouvelle situation, plus saine, les choses ayant été dites (et les abcès crevés…).

 

  • Ne pas se donner les moyens de prendre le recul nécessaire vis à vis de la situation : entamer le processus de sortie de crise sans avoir parlé de la situation avec un tiers au conflit, capable de vous apporter la contradiction et de faire apparaître la situation sous de nouveaux angles.

 

  • Rendre autrui responsable de ses erreurs/Avoir une vision égoïste de la situation. Parler avec un tiers neutre et bienveillant permet d’assumer sa part de responsabilité dans la gestation ou l’aggravation de la situation conflictuelle et de laisser une place à l’autre dans le processus d’élaboration de la solution.

 

  • Camper sur ses positions et/ou vouloir imposer son point de vue à l’autre en se persuadant qu’il a tort. Au contraire, il faut aborder le travail de résolution du conflit par la recherche d’un compromis dans lequel tout le monde aura des compensations et personne n’aura perdu la face. A cet effet, il faut trouver ce qui est facteur de blocage chez l’autre, les raisons qui expliquent cette tension chez lui pour accoucher de la concession adéquate qui sera acceptable pour moi et constituera un soulagement pour l’autre. Encourager l’autre à faire des propositions dans le sens du compromis, les points sur lesquels il peut « lâcher » du lest…

Conseils pour dépasser le conflit (facilitateurs de règlement du conflit)

  • Prendre conscience que le conflit est une situation nécessaire et inévitable pour construire ses relations. Le conflit a la vertu de forcer les personnes en jeu à se confronter et à exprimer ce qu’elles ont sur le cÅ“ur. Toute relation qui s’installe dans la durée entre deux personnes demande des adaptations périodiques pour retrouver le point d’équilibre de la relation. Les périodes d’aménagement constituent des crises nécessaires pour faire perdurer la relation sur le long terme.

 

  • Exprimer son point de vue et laisser à son interlocuteur exprimer le sien. C’est non seulement un droit mais même un devoir ! Permettre à son interlocuteur de s’exprimer ; cela permet à l’autre de « vider son sac » et à moi de glaner des informations sur sa façon de voir les choses, ce qui explique sa position, ce qui le mobilise émotionnellement dans la difficulté rencontrée afin d’intégrer tous ces éléments dans le compromis que l’on va élaborer ensemble pour dépasser le conflit. Cela permet à chacun de savoir s’il n’a pas enfermé l’autre dans une position pré-déterminée qui n’est pas la sienne en réalité.

 

  • Pendant ce travail d’élaboration du compromis, rester attentif à ses émotions. Elles peuvent me guider pour savoir ce qui est acceptable par moi et par l’autre. J’en profite pour repérer et libérer mes déclencheurs émotionnels. Si je me rends compte que je me suis trompé, je le dis le plus vite possible à mon interlocuteur pour envoyer un signal positif d’humilité et de sincérité dans la gestion de la difficulté à son égard, afin d’inciter par la même l’autre à agir de même avec moi.

Nous poursuivons prochainement notre réflexion sur l’intelligence émotionnelle en nous questionnant sur notre capacité à influencer notre vie.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (21) AU SERVICE DU COUPLE…

Quelles sont les attitudes à adopter pour avoir une relation de couple harmonieuse ? L’intelligence émotionnelle peut se révéler être un outil efficace pour créer, entretenir et développer l’amour au sein du couple. Alors quelle est la recette miracle du bonheur en couple ? Suivez les cinq conseils suivants :

  • Construire la relation sur des bases solides : avant d’envisager une relation durable avec lui, j’échange avec mon conjoint sur ce qui nous motive dans la relation, comment nous imaginons le couple que nous envisageons de construire, sans jugement mais avec des éléments concrets. Ensemble nous évaluons si notre rêve partagé est compatible avec une réalité quotidienne. Nous formons un tout et nous avançons dans la même direction. Je fais don de moi-même à la relation et au couple que nous formons. Jour après jour je construis et j’entretiens la flamme. Je ne m’endors pas sur mes lauriers. Quand je sens une difficulté, j’échange avec l’autre au lieu de me renfermer sur moi et de m’éloigner de l’autre.

 

  • Prendre soin de l’autre et de soi : Etre bienveillant, aimable et encourageant à l’égard de l’être aimé : « Je suis bien avec toi » ; « Je suis fier de toi »… Penser à soi, se ménager des temps de réflexion personnelle, se garder une part de « secret », ne pas fusionner avec l’autre, garder une certaine indépendance et une certaine autonomie.

 

  • Privilégier la qualité des échanges : Partager des moments de complicité en tête à tête ; surprendre l’autre de temps à temps (restaurants, weekends, petites attentions…); porter de l’attention à l’autre quand on est en sa présence, maintenir un contact visuel quand on se parle, ne rien faire d’autre en l’écoutant ou participer activement à la conversation, avoir une écoute active; rester à l’affût des sentiments; ouvrir son cÅ“ur, se faire des confidences, entretenir « la magie » de la relation.

 

  • Entretenir sa générosité et sa disponibilité : faire don à l’autre de sa présence; répondre présent quand l’autre sollicite votre aide et même la proposer spontanément dès qu’on sent qu’on peut être utile à l’autre, lui rendre des services spontanément. Privilégier la qualité de l’échange à la quantité : le prix des  cadeaux n’a pas d’importance tant qu’ils sont personnalisés et faits pour faire plaisir à l’autre (et non à soi-même).

 

  • Le rapport physique : toucher l’autre physiquement sert à entretenir et renforcer la relation; toucher son corps, c’est toucher son être; ne pas hésiter à se tenir la main, s’enlacer, se manifester régulièrement des signes d’affection ; avoir des rapports sexuels couramment mais toujours dans un grand respect de l’autre.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (20)

Développer mon intelligence émotionnelle m’invite à adopter de nouvelles attitudes avec les autres. On va s’y entraîner à travers des situations précises qui émaillent notre quotidien.

FAIRE UNE DEMANDE

La prochaine fois où j’ai l’occasion de demander quelque chose à quelqu’un, je vais vérifier si je suis dans l’exigence ou dans la recommandation. Comme vous vous en doutez, la première posture est à proscrire à la faveur de la seconde. Je ne dois pas paraître trop directif à mon interlocuteur, de façon à lui laisser entrevoir qu’il a le choix d’accepter ou non. De façon générale, la bonne posture à avoir est la sollicitation, plutôt que la contrainte.

FAIRE UN DON

Avant d’envisager de faire un don, je vais d’abord m’interroger sur mon état d’esprit et me demander si je suis motivé par faire plaisir ou si j’attends un compliment ou une reconnaissance particulière en retour. Suis-je vraiment dans une attitude de générosité ? Mon interlocuteur a-t-il le droit de ne pas apprécier ce que je lui offre? Est-ce que j’accepte l’idée que cela ne lui plaise pas sans me sentir rejeté? Le cadeau est-il sensé lui plaire à lui ou à moi ?  Par ce cadeau, est-ce que j’offre ou est-ce que j’impose? Qu’est-ce-que je ressens émotionnellement quand je fais le don ? Est-ce agréable ou désagréable pour moi ? Pour l’autre ? Lui fais-je plaisir à travers ce geste ? Quelle est sa réaction ? Comment s’exprime-t-elle émotionnellement ? Je dois être conscient que la personne qui reçoit le cadeau perçoit mes émotions même si elle n’en n’a pas conscience.

ACCEPTER UN CADEAU

Donner et recevoir sont les actes fondamentaux de la relation entre les hommes. Je vais être attentif à ma manière de recevoir. Qu’est-ce-que je ressens quand je reçois des félicitations, un cadeau ou simplement des salutations chaleureuses d’une personne ? Comme est-ce que j’identifie autrui lorsqu’il me donne quelque chose ? Et quelle est ma réaction? Content? Reconnaissant ? Gêné ? Redevable ?

APPRENDRE A DIRE NON

Il est souvent difficile de refuser et d’assumer son refus, quand on me demande quelque chose. Certaines personnes rejettent la proposition de façon directe sans se soucier de la façon dont le rejet sera vécu. A l’inverse, d’autres acquiescent pour ne pas vexer leur interlocuteur et finalement s’en sortent lésé. Pour rester dans une posture d’authenticité, je vais me préoccuper de ma manière de dire non et porter mon attention particulière sur ce que je ressens et sur ce qu’exprime mon interlocuteur.

Le prochain article sera consacré aux attitudes à adopter pour avoir une relation de couple harmonieuse.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (19)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (19)

Développer son intelligence émotionnelle sert notamment à être soi-même avec autrui. Je vais même pouvoir utiliser ma relation avec autrui pour apprendre à mieux me connaître et gagner en authenticité, d’abord avec moi-même. Gagnant en confiance en moi, je vais être plus à l’aise pour exprimer mes idées, mes émotions et mes valeurs. Mes nouvelles compétences acquises grâce à l’intelligence émotionnelle vont m’aider à construire des relations sincères et profondes avec autrui, à manifester une véritable écoute et à me confronter de manière directe et cordiale. Comment s’y prendre avec autrui pour mettre en route ce cercle vertueux ? En me focalisant sur ses attentes, ses besoins ou ses demandes, je vais valoriser mon rapport à l’autre et ainsi donner une toute autre dimension à mes relations sociales.

Condition préalable : apprendre à bien se connaître et à s’estimer

Quand je m’observe et que je prends du recul sur moi-même, puis-je considérer que j’accorde de la valeur à ma propre personne? Suis-je confiant dans mes pensées et dans mes actions ?  Est-ce que j’éprouve un sentiment de sécurité par rapport à ce que je pense et à ce que je fais ? Si la réponse à toutes ces questions n’est pas positive, je vais avoir du mal à m’affirmer et à nouer des relations solides avec les autres. Comment s’y prendre? En apprenant à se connaître soi-même et à s’estimer. Et comment s’y prendre concrètement ? Je ne connais pas de moyen plus efficace que d’aller consulter un psycho-thérapeute pour dénouer parmi mes pensées et mes convictions ce qui est authentiquement moi de ce qui résulte de mon histoire et de ma culture et qui vient en contradiction avec mes propres valeurs. Par ailleurs, il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer à s’estimer et faire preuve de bienveillance avec soi-même nous permet même d’apprécier certains de nos petits défauts.

Avoir des relations authentiques avec soi-même est un préalable nécessaire pour en avoir avec autrui. A défaut, je risque de me méprendre dans l’appréhension de l’autre en le percevant à travers mes filtres et ainsi le prendre pour ce qu’il n’est pas. Quels filtres ? Mes filtres sensoriels et émotionnels qui vont dénaturer une partie de sa personnalité, mes filtres moraux qui vont appliquer des jugements de valeur et mes filtres culturels qui vont inconsciemment l’enfermer dans des catégories pré-établies. Petit test : considérez les personnes avec qui vous êtes en relation de manière régulière et demandez-vous si vous avec ces personnes des liens authentiques et profonds ou au contraire insincères et superficiels. Quand je suis en lien avec autrui, notre relation est-elle libre ou contrainte, s’inscrivant dans un rapport inégal et/ou dans un rapport de force (rapports avec mes collègues ou mon supérieur hiérarchique).

Gagner en authenticité dans ses relations avec les autres

Dans mes relations avec autrui, il convient avant tout d’être attentif à mon bien-être émotionnel en privilégiant les personnes avec qui je me sens naturellement bien et en évitant les personnes avec qui je ressens une gêne ou un mal-être. Mais comment agir avec les personnes pour lesquelles mon ressenti émotionnel est neutre ? C’est précisément avec elles que je vais pouvoir grandir en intelligence émotionnelle ! On va être attentif à trois choses :

  • A la place qu’on laisse à l’autre quand il nous parle : une étude a mis en évidence un temps d’écoute moyen de seulement 17 secondes avant d’interrompre l’autre et donner ses idées. Je m’entraîne à augmenter mon temps de « patience », l’idéal étant d’arriver à 2 minutes. Par ailleurs, je reste vigilent sur ma qualité d’écoute et attentif aux émotions manifestées par mon interlocuteur et/ou ressenties par moi lors de l’écoute.
  • A ne pas m’exprimer en généralisant : éviter le pronom indéfini « on » ou personnel « nous », ce qui nous empêche de nous impliquer personnellement. Faire un effort pour s’exprimer à la première personne et passer à une expression précise, directe et franche.
  • Ne pas idéaliser ce qu’il faut faire : bannir de son vocabulaire les expressions telles que « il faut » ou « on doit » qui nous mettent dans la position de subir les actions au lieu de les accomplir. Il est préférable d’exprimer ses choix et de partager son vécu.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en apprenant à expérimenter de nouvelles attitudes avec les autres.

 

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (18)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (18)

Poursuivons notre réflexion consacrée à l’intelligence émotionnelle en apprenant aujourd’hui à être à l’écoute de l’autre. Ce n’est pas facile d’écouter l’autre. On peut fréquemment rester sans émotion et s’apercevoir qu’une partie cognitive de notre personnalité nous empêche de nous connecter à l’autre et de ressentir ce qui se passe en nous à son contact.

Prendre du plaisir à écouter son interlocuteur

Est-ce agréable d’écouter une personne parler ? Remettons-nous en question : Suis-je habituellement dans une posture d’écoute ou au contraire dans celle de la personne qui veut absolument s’exprimer pour faire valoir son opinion sur le sujet abordé ? De façon générale, ce sont les émotions qui rendent la conversation animée. Que se passe-t-il en moi quand l’autre s’exprime ? Selon les émotions positives ou négatives manifestées par mon interlocuteur, je les vis différemment en fonction de mon propre vécu. Si je vis pleinement les premières, je peux avoir plus de difficulté à m’abandonner aux secondes, ce qui est somme toute assez normal (à moins d’être « mazo »).

Mais soyons attentif à notre aisance à exprimer notre joie. Si je ressens une gêne à parler librement de mon désir pour l’autre ou à partager mon plaisir, je dois apprendre à être dans une posture d’accueil pour être capable de profiter pleinement de la vie. Je ne pourrai jamais atteindre un état de bonheur intense si je reste prisonnier de mes sentiments enfouis de culpabilité. Je serai tout autant fragilisé par la honte qui mêle le jugement des autres et celui qu’on porte à soi-même.

Le paradoxe d’une émotion agréable

Suis-je suffisamment à l’aise pour accueillir un signe d’affection d’un proche, comme un enlacement ou un baiser ? Je vais être attentif à ce qui se passe émotionnellement chez moi à ce moment où l’autre me manifeste son affection. Si une gêne apparaît, il convient de l’accueillir comme toutes les autres émotions. Je ne vais surtout pas la refouler. La libération des émotions demande des efforts ! C’est tellement plus facile de s’abandonner à la facilité en faisant mine d’ignorer ses émotions ! Mais c’est le prix à payer pour être libre et heureux.

Affronter une émotion désagréable

Prenons l’exemple d’une personne qui exprime de la colère à mon égard. Comment vais-je réagir? Vais-je pouvoir rester présent, dans l’accueil ? Cela dépend de mon propre niveau d’acceptation. Je peux lui laisser la possibilité de s’en libérer en lui montrant que sa colère me concerne mais ne m’atteint pas. J’évite ainsi de rentrer dans un cycle de violence dont personne ne sortira gagnant. Pour rester détaché et l’accompagner dans l’expression de sa colère, je suis recentré sur moi et l’incite à rester au niveau verbal (et non physique) de l’expression de sa colère en essayant de comprendre les raisons de sa colère et idéalement en lui disant que je comprends son emportement. S’il est tenté de devenir violent physiquement, je peux essayer de le raisonner en lui expliquant que le passage à l’acte ne l’aidera pas ne faisant qu’ajouter une difficulté supplémentaire source éventuelle de nombreux inconvénients pour lui après coup.

Une erreur commune consiste à croire qu’une émotion comme la peur, la rage ou la haine puisse être inconfortable. C’est oublier qu’elle est la condition de la libération de certaines émotions négatives qui enferment souvent des culpabilités enfouies ! Il convient en tant qu’interlocuteur d’accueillir cette émotion pour ce qu’elle est, sans jugement ni interprétation. Ce n’est pas la peur qu’il faut redouter mais d’avantage la peur d’avoir peur. Vais-je être capable de l’affronter? Bien entendu, si je veux être libre, je dois regarder ma peur en face. Quand je ressens la peur, j’ai le courage de la ressentir dans tout mon corps. Quand je redoute l’échec, je laisse ma vie être entravée par mes peurs intérieures. Quand j’ai peur d’aimer, je scrute la peur qui m’incite à renoncer à l’amour qui est la plus grande source d’épanouissement et de bonheur de l’être humain…

Nous achèverons prochainement notre réflexion en abordant sur l’écoute en abordant l’écoute de notre environnement.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (17)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (17)

Poursuivons notre réflexion consacrée à l’intelligence émotionnelle en apprenant aujourd’hui à être à l’écoute :

  • Ecoute de soi : si je vis sans écouter au fonds de moi, je finis par être en pilote automatique en reproduisant inlassablement ce que l’on m’a appris sans jamais me remettre en question. L’écoute de soi demande de faire abnégation de son petit confort de vie pour faire place à ce qui émerge de l’inconnu ;
  • Ecoute de l’autre : l’écoute de l’autre n’est efficace que si j’ai appris préalablement à m’écouter moi-même afin de me donner accès aux informations exprimées consciemment ou non par l’autre à travers ses paroles, ses gestes, ses silences, ses regards, ses actes manqués…
  • Ecoute de son environnement : je ne vis pas en vase clôt : ne pas prendre en compte ce qui m’entoure me coupe d’une grande partie de la réalité du monde.

Apprendre à avoir une écoute active de sa personnalité

L’écoute attentive des différents pans de ma personnalité m’éclaire sur ce que je vis en moi-même, à condition que je me permette d’avoir accès aux émotions qui ont été oubliées, comme enterrées, mais qui ne demandent qu’à se manifester pour être libérées. M’écouter demande plus de vigilance que d’échanger avec autrui. Il est préférable de choisir un moment propice afin de donner plus d’efficacité à l’exercice.

En étant à mon écoute, je vais être dans mes pensées, en les observant et en étant attentif aux émotions ressenties. Ce qui apparaît à ma pensée est certainement ce qui a le plus besoin d’attention de ma part à ce moment précis de ma vie. Et si quelque chose, comme une pensée parasite, vient me perturber dans mon observation en m’empêchant d’écouter et de vivre mes émotions, je m’interroge encore sur la signification de cette obstruction. Pourquoi ai-je du mal à faire face à cette émotion ? Je me reconnecte à la pensée dérangeante et à l’émotion y attachée et laisse faire le travail d’accueil, de compréhension et de libération.

La clé : ne pas suivre ses émotions mais y être attentif

Afin de poursuivre ce processus d’écoute, je me laisse surprendre par ce qui vient à ma conscience sans préjugé ni a priori. J’essaie de rester attentif pour donner de la profondeur à ce moment précieux de révélation qui me permet de vivre mon existence de façon tellement plus intense.

Si l’expérience est douloureuse, faisant remonter une émotion désagréable, je ne dois pas la refouler mais l’accueillir et la laisser se transformer en moi jusqu’à l’apaisement complet par la libération du sentiment de culpabilité à la source (inconsciente) de ce mal être. Je serai tout autant fragilisé si un sentiment de honte remonte, une émotion complexe qui demande plus de travail pour être libérée puisqu’elle comporte à la fois un rapport avec le jugement des autres et celui que l’on porte à soi-même.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en abordant l’écoute de l’autre.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (16)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (16)

Depuis un mois et demi que nous nous attelons à développer notre intelligence émotionnelle, je vous propose un bilan d’étape. Il prendra la forme de conseils de vie et d’un témoignage pour prendre conscience de ce qu’apporte concrètement le développement de l’intelligence émotionnelle.

Améliorer son hygiène de vie

Il convient d’avoir une approche pluri-disciplinaire consistant à adopter une activité quotidienne ou hebdomadaire, selon ses possibilités, dans différents domaines :

  • activité physique : Prendre un temps pour entretenir son corps, le mobiliser, assouplir ses articulations sans oublier de reporter son attention sur les émotions ressenties pendant la pratique de l’activité sportive
  • activité intuitive : Prendre 10 minutes par jour, au lever ou au coucher, pour écouter sa respiration et/ou être présent à ce qui nous arrive; observer ses sensations, ses émotions et ses pensées; s’entraîner à différencier pensée et intuition, garder présent à l’esprit les intuitions qu’on a ressenties
  • activité cognitive : Stimuler son intellect quotidiennement, par exemple en lisant et/ou en apprenant quelque chose de nouveau, pratiquer une nouvelle langue, s’entraîner à retenir les paroles d’une chanson, d’un poème, de citations d’auteur… Cela va rendre mon esprit plus vif et plus curieux.
  • activités émotionnelles : Rester attentif aux émotions ressenties à tout moment de la journée et spécialement à l’occasion de pratique d’activités artistiques; prendre une minute spécialement pour observer son état émotionnel sans chercher de résultat particulier.
  • hygiène de vie : Prendre soin de soi, être bienveillant avec soi-même, bien s’alimenter en quantité et en qualité, se ménager un temps de récupération raisonnable (8 heures de sommeil idéalement), repérer et éviter des situations de stress intense, apprendre à se connaître pour aménager sa vie selon ce qui est bon pour soi.

Devenir plus intelligent et plus serein; donner de l’authenticité et du sens à sa vie

Avant de m’intéresser à l’intelligence émotionnelle, j’avais peur des conséquences à dire ce que je ressentais. J’avais peur à la fois de la réaction des autres et également d’affronter l’inconnu qui s’ouvrait à moi en exprimant mes émotions. A présent, j’ose exprimer ce que je ressens. J’apprécie d’être en relation avec l’autre non seulement par la parole mais également par cette sensibilité qui passe entre nous. Dépasser le niveau intellectuel pour aller dans le niveau émotionnel. J’ai appris à voir les émotions comme un signal auquel je suis attentif : l’émotion joue un rôle de révélateur d’information si on la questionne et si on dialogue avec elle. Sinon, elle devient gênante et on la garde alors enfouie avec le risque qu’elle ressorte à un moment inattendu (et parfois inopportun) et généralement de manière amplifiée, maladroite et gênante.

Au fond, une émotion est source d’inconnu mais surtout de connaissance, lorsqu’elle n’est pas refoulée mais accueillie, entendue et libérée. L’émotion fait naître quelque chose de nouveau grâce à cette nouvelle relation que je crée entre l’émotion et moi. Je me libère en même temps que je libère l’émotion. Cette intelligence nous permet de prendre de la distance dans notre vie quotidienne par rapport à tous les événements inappropriés que nous vivons, d’instaurer un sas de mise à distance de la situation vécue pour ne plus être contraint de réagir au premier degré. Je suis devenu plus intelligent et ma vie est plus sereine. J’ai intégré un nouveau savoir et la capacité à créer moi-même ce savoir. J’ai gagné en cohérence entre l’information cognitive et l’information émotionnelle, ce qui donne de l’authenticité et du sens à ma vie.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (15)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (15)

Développer son intelligence émotionnelle, c’est passer du « Je pense donc je suis » de Descartes au « Je sens donc je suis ». Les progrès réalisés en neuroscience permettent aujourd’hui de démystifier l’acte de penser.  Ma pensée devient beaucoup plus efficace si elle est guidée par mes affects. Penser est un acte fondamental dans nos sociétés modernes.  Tout ce que je possède a ainsi été conçu avant d’être réalisé. Etre soi-même dépasse largement notre compréhension intellectuelle de la vie. Il convient de développer son  intuition, véritable chemin vers l’excellence !

L’intuition est au cÅ“ur de mon autonomie affective

Les pensées qui naissent dans notre système de croyance sont le fruit de notre éducation, de notre culture et de notre civilisation. Le mental intuitif est un extraordinaire complément au mental rationnel. Albert Einstein disait que l’intuition était un dom sacré qui permet à l’homme de se relier au savoir universel et de rejoindre l’inconscient collectif. L’intuition est une connaissance directe et immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement. Tout mon savoir n’est rien à côté de toutes les informations que peut m’apporter mon intuition.

Inclure cette intelligence intuitive dans mon potentiel de réalisation est une grande source de développement personnel. Afin d’y parvenir, je dois combattre mes réticences naturelles avec tout ce qui a trait à l’incertitude et m’entraîner à garder mon self contrôle dans un univers que je ne contrôle pas, mais auquel je peux m’adapter. Il convient d’accueillir ce nouvel environnement sans essayer de le changer. De même que l’émotion crée une forme d’incertitude, l’intuition crée une forme d’inconnu. Je dois être dans un climat apaisé pour bénéficier des bienfaits de mon intuition. Si j’accepte de m’ouvrir à ce nouvel univers, je crée un climat favorable à l’émergence des manifestations de mon intuition. Mon inspiration se développe.

Trouver mes chemins d’épanouissement vers l’excellence

Mes intelligences multiples réclament d’être stimulées pour identifier ce qui me passionne dans la vie, pour réaliser tous mes potentiels et les mettre au service des autres. Je vais me lancer dans l’exploration de mes passions et choisir dans quelle direction je veux évoluer. Mais être passionné ne suffit pas ! Il convient d’évoluer vers ses domaines d’excellence, ceux pour lesquels j’ai un don, un talent, des aptitudes naturelles. C’est en croisant mes passions et mes latents que je vais passer de la performance à l’excellence.

Au service de quelles valeurs je veux consacrer mon excellence ? Pour répondre efficacement à cette question, je dois d’abord complètement m’affranchir du regard des autres. En me découvrant, je m’expose à une certaine forme de vulnérabilité. C’est le prix à payer pour devenir soi-même ! Si je veux découvrir mes talents, je me lance un défi pour réfléchir à ce qui fait ma différence. Le domaine d’activité qui me passionne sera le plus propice au développement de mes talents et le meilleur chemin vers l’excellence.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (16)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (14)

Maintenant que j’ai développé mon estime personnelle et retrouvé ma confiance en moi, je commence à m’affirmer. En définissant mes projets, je réponds à mes aspirations les plus profondes et je reste moi-même en toutes circonstances. Je ne cherche plus à éviter toute situation désagréable qui se présente à moi. J’accepte ce qui m’arrive avec empathie si besoin. Développer son intelligence émotionnelle, c’est se mettre en chemin vers la liberté et le bonheur.

Intelligence émotionnelle : un chemin vers la liberté

Le développement de son intelligence émotionnelle passe par l’acquisition d’une autonomie affective. C’est une quête d’authenticité et de réalisation de soi qui va également me permettre de développer mon autonomie cognitive, physique, sensorielle et spirituelle. Voici un exemple de mise en application de l’autonomie affective au sein d’un couple dysfonctionnant :

  • Constat initial : Nous nous éloignons de plus en plus avec mon conjoint; notre vie de couple ressemble d’avantage à de la cohabitation.
  • Activation du système émotionnel : chaque conjoint ressent en profondeur cette tristesse et la vacuité au sein de la relation de couple.
  • Montée en puissance de l’émotion :  Tristesse et vacuité sont reconnues comme familières avec nostalgie et amertume. L’émotion se libère, elle se répand dans tout le corps en prenant différentes formes.
  • Amorce de transformation : J’accepte le constat de l’échec du couple et le partage avec mon conjoint. Notre tristesse demeure mais devient moins douloureuse car elle est exprimée, libérée et partagée.
  • Acte unificateur :  Je prends mon conjoint dans mes bras et nous nous enlaçons tendrement. Je ne cache pas ma tristesse ni son expression physique (sanglots, pleurs…). Je dévoile ma vulnérabilité. Cet acte unificateur me permet de me reconnecter à mon moi profond, qui s’était mis entre parenthèse à force de compromis inhérents à la vie à deux.
  • Épilogue : Nous décidons de nous séparer sans animosité et nous nous sentons tous les deux soulagés et de nouveau libres. Un nouvel équilibre s’installe pour chacun de nous dans la sérénité et la paix.

Intelligence émotionnelle : un chemin vers le bonheur

J’ose maintenant prendre du recul sur ma vie pour remettre les choses en perspective. Des questions, des doutes surgissent : je mets tout sur la table et m’autorise à aborder des questions ayant trait à mon existence. Quel luxe de prendre le temps de remettre sa vie à plat ! De multiples interrogations surgissent; je les accueille toutes avec bienveillance.

Ce faisant, je remets en question la place que je donne aux différents pans de ma vie (personnel, professionnel, familial, spirituel…). Ce temps que je consacre à l’introspection va très vite m’en faire gagner beaucoup car ces précieux moments d’intimité sont au service de l’authenticité de ma vie et finalement de mon bonheur.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (13)

Poursuivons notre réflexion au sujet de l’intelligence émotionnelle en continuant à apprendre à exprimer nos émotions par la flexibilité émotionnelle et la gestion des émotions négatives comme la colère.

La flexibilité émotionnelle

En gagnant en authenticité avec soi-même, on va acquérir des réflexes favorisant la flexibilité émotionnelle face aux jugements et aux agressions extérieurs. Il existe des relations « en miroir » entre les êtres. Ainsi, si une personne me manipule, il y a de grandes chances que je finisse par la manipuler à mon tour. C’est malheureusement ce qui arrive fréquemment quand on a le malheur de vivre avec un pervers-narcissique mais notre propre survie est à ce prix, jusqu’à ce que l’engrenage des manipulations ne devienne trop destructeur et qu’on prenne enfin conscience (souvent grâce à un psycho-thérapeute) qu’il n’y a pas d’autre alternative que la fuite ! Je dois commencer à être attentif à la façon dont je vis avec moi-même avant de m’intéresser à la façon dont je vis avec les autres puis à la façon dont les autres vivent avec eux-mêmes. Cette première étape d’auto-observation me permet d’affirmer mon identité et mes sentiments.

M’affirmer dans le sens où ce n’est plus ma personnalité qui communique avec les autres mais ma personne elle-même. En latin, persona désigne le masque de théâtre, interface entre l’acteur, son rôle et son public. En fait ma personnalité est un masque social, que je peux décider d’abandonner au profit de mon identité réelle. Ainsi, je réduis mes tensions internes et j’accepte plus facilement ma sensibilité et mes vulnérabilités. Mon authenticité attire la confiance de mes interlocuteurs qui sont encouragés à faire de même et recherchent ma présence pour se retrouver eux-mêmes. Il faut essayer d’observer au lieu de juger, d’écouter au lieu d’analyser, d’interpréter au lieu de comparer. Tendre vers un état de neutralité, propice à l’accueil authentique des émotions (en étant attentif à ne pas influencer le processus émotionnel en lâchant prise d’un point de vue mental).

Comment bien gérer ses émotions négatives (avec l’exemple de la colère) ?

Prenons un exemple précis pour mieux comprendre : J’aborde un sujet délicat avec mon conjoint qui « botte en touche » inlassablement. J’éprouve de la colère à son égard car c’est un sujet qui empoisonne notre relation depuis des années. Sa réaction d’évitement me met hors de moi. Je vais rester attentif pendant plusieurs jours aux différentes émotions qui se manifestent à moi en les accueillant et en essayant de me connecter à elles. Au fur et à mesure que je vais stimuler mon système émotionnel et réussir à instaurer un dialogue avec les émotions ressenties, un apaisement va s’installer naturellement. Ma relation avec mon conjoint va s’apaiser et je vais gagner en confiance vis à vis de moi et de notre relation.

Si j’analyse ce qui s’est passé en moi, je me rends compte que le fait de me connecter à mes émotions m’a permis de dépasser mon ressentiment pour le transformer. Alors qu’avant de développer mon intelligence émotionnelle, je tenais absolument à comprendre les difficultés que je rencontrais et m’entêtais à résoudre les problèmes uniquement en y réfléchissant mentalement, j’ai maintenant développé une autre forme d’intelligence qui me permet de résoudre autrement mes problèmes. Je suis passé de la pensée à la perception. Petit à petit, mes tensions se sont apaisées et mes émotions sont devenues de plus en plus accessibles et compréhensibles car ma nouvelle approche m’a permis de les identifier, de les écouter et en fin de compte de les libérer.

Retrouver sa spontanéité

J’ai retrouvé plus de spontanéité, de confiance en moi et d’aura vis à vis des autres. Voici les quelques règles simples qui m’ont guidé :

  • Donner de la valeur à mes émotions , et m’affirmer dans mes choix et dans mes sentiments ,
  • Réagir autrement que mentalement quand une émotion se manifeste, en adoptant une attitude d’écoute active mais neutre de mes émotions ,
  • Etre attentif aux manifestations corporelles pour utiliser mes émotions au lieu de les subir ,
  • Etre conscient que l’écoute émotionnelle me libére de mes freins.

Nous achèverons prochainement notre réflexion sur l’expression des émotions.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (12)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en apprenant aujourd’hui à exprimer nos émotions. Ce n’est évident pour personne d’exprimer ses émotions et d’ailleurs très peu d’entre nous avons été éduqués dans ce sens. Nous sentons bien que nos émotions reflètent souvent notre personnalité, que nous entendons bien souvent conserver dans notre sphère intime. Mais ce faisant, nous nous empêchons nous-même de nous libérer de notre système de croyance qui nous inhibe et de nous enrichir de nouvelles expériences.  D’où l’importance de trouver le courage nécessaire pour accueillir ses émotions, véritable mine d’informations sur nous-même, pour ne pas répéter inlassablement nos expériences douloureuses et polluer inutilement  notre personnalité.

Apprendre à s’affirmer … sans s’imposer

M’accepter tel que je suis est la clé de la réussite pour renforcer mon estime de moi et ma confiance en moi et pacifier mon rapport à l’autre surtout si je cesse de projeter sur lui mes à priori. Apprendre à s’affirmer commence par ne plus cacher ses émotions, assumer ce qu’on pense et ce qu’on ressent. C’est apprendre à les observer de manière objective, profonde et courageuse. A cet effet, il convient d’établir des relations authentiques avec toutes les parties de moi-même qui constituent ma personnalité (cf cercles concentriques : au centre moi-même, puis autour mon caractère puis ma personnalité). Et en agissant de même avec autrui, je vais différencier la personne qui est face à moi de sa personnalité. Je vais distinguer ce qui vient en réaction à un élément extérieur de ce qui vient d’elle-même, en étant attentif à son niveau de spontanéité ou de contrôle.

S’affirmer en présence d’une personne, ce n’est pas seulement prendre la parole devant elle, c’est également la laisser s’exprimer! L’affirmation de soi doit s’inscrire dans une relation bilatérale (et non dans un monologue). Une introspection peut être utile dans mon affirmation : regarder à l’intérieur de moi ne prend que quelques instants et me fait gagner un temps précieux dans la qualité de la communication et de la relation à autrui.

Les quatre stades de l’affirmation de soi à travers une situation où l’autre m’ignore :

  • L’accueillir avec bienveillance : J’observe sans juger et je fais appel à mon intuition naturelle. Je reste neutre, dans une totale réceptivité, disponible à l’accueil de la sensation émotionnelle que le contact avec l’autre provoque chez moi.
  • Prendre soin de cette part de moi qui se sent rejeté : par réflexe, une partie de moi veut cataloguer l’autre ou le condamner. Mais je vais prendre soin de me demander ce qui se passe chez l’autre : quelle est la partie de sa personnalité qui semble me repousser? Est-il en colère, distrait? A-t-il des difficultés dans sa vie? Est-il habitué à d’autres codes sociaux que moi?
  • Communiquer à l’autre mes points de vue : Je lui exprime mes sentiments, le mal-être que son attitude provoque chez moi, mes difficultés à établir une relation authentique avec lui. Ainsi m’exposer me demande beaucoup de courage mais c’est un risque mesuré si je sais rester dans une relation de sincérité.  En fait tout dépend à quel point la situation m’impacte. Sur une échelle de 1 à 10, si on est entre 2 et 3, je peux rester moi-même, accueillir ce qui se passe en moi et ce qui se passe chez l’autre. Entre 5 et 6, cela devient plus difficile. Je dois identifier cette partie de moi qui se sent attaquée. C’est une magnifique occasion pour apprendre à mieux me connaître et m’adapter à cette nouvelle situation. J’essaie de le faire après coup, dès que j’ai un moment disponible pour « débriefer ».  Si je suis entre 8 et 9 sur l’échelle d’impact, je suis submergé par la situation. Je suis persuadé que l’autre agit délibérément pour me nuire. Je ne peux que couper court à la situation et être à l’écoute attentive de mes émotions pour capter le maximum d’information sur ce que la situation dit de moi à ce moment-là. Je reviendrai calmement plus tard sur ce que j’ai ressenti pour analyser mes émotions.
  • Dire à autrui ce que je perçois de son propre vécu : Il est important que j’accepte l’éventualité que je me trompe sur l’analyse de la situation ou que mon interlocuteur ne soit pas prêt à attendre ce que j’ai à lui dire !… Je vais donc l’interroger sur la cause de son attitude mais il est impératif que je me mette dans une position d’écoute inconditionnelle. Je ne dois ajuster ma réaction qu’en fonction de ma perception de la qualité relationnelle en faisant confiance à mon instinct. Je dois vérifier préalablement que c’est bien moi qui m’exprime et non une seule partie de ma personnalité.

Nous poursuivrons notre réflexion sur l’expression de nos émotions en nous intéressant à la flexibilité émotionnelle et à la gestion de la colère.

 

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (11)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (11)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle, cette posture de vie qui utilise les émotions comme une source d’intelligence à part entière. Voyons comment développer notre intelligence grâce aux émotions.

Créer un espace de dialogue intérieur

Le dialogue intérieur est la pierre angulaire d’une meilleure connaissance de ses émotions, de sa capacité à comprendre ses pensées, à s’observer avec bienveillance et mettre toutes les chances de son côté pour évoluer sereinement. 

J’observe mes sensations les plus courantes (tensions corporelles, contractions musculaires…) et je me demande en quoi elles sont en relation avec ce que je vis en ce moment. J’applique le même principe pour mes émotions familières : joie, inquiétude, frustration, angoisse, colère … Ai-je pensé à m’occuper de ces émotions ? A les écouter ? A les comprendre ? Ai-je pensé aux difficultés que je souhaite dépasser ? A partir de signaux corporels, nos émotions nous informent sur ce qui manque de fluidité dans notre corps et dans nos relations avec les autres.

En prenant progressivement de la distance avec ces émotions qui ont besoin d’être écoutées et comprises, je me suis coupé de moi-même. En établissant un nouveau dialogue intérieur, je me permets d’identifier mes motivations quotidiennes, de me laisser guider par elles pour envisager des solutions aux conflits qui se sont installés parfois depuis bien longtemps…

Apprendre à se connecter à ses émotions

Il s’agit d’avantage d’une expérience physique qu’intellectuelle. Je vais m’occuper de ces émotions, les écouter et les comprendre. Il convient de rester attentif à l’émotion qui émerge en laissant s’exprimer son intuition. Il faut se débrancher cérébralement, ne pas chercher à comprendre mais lâcher prise et laisser faire tout en restant en observation pour laisser l’intelligence de l’émotion se manifester. Cela génère un apaisement et donne du sens aux émotions ressenties. Lorsque nous prenons conscience de l’existence de notre système émotionnel, il nous fait le cadeau d’être présent à chaque moment émouvant de notre vie.

Les tensions et les conflits internes qui prennent leur source dans la conscience vont progressivement se réduire. Chaque émotion accueillie laisse apparaître de mieux en mieux notre personnalité. Cette progression augmente aussi notre énergie au quotidien et notre créativité. Toutes les formes d’écoute qui s’appuient sur mon corps sont rassurantes et vont favoriser ma confiance en moi et même mon estime de moi. D’autant que, petit à petit, je vais avoir de moins en moins de choses à me cacher et à dissimuler aux autres puisque je vais progressivement me voir tel que je suis, libéré des blessures et des douleurs du passé.

Nous poursuivons prochainement notre réflexion en apprenant à exprimer nos émotions.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (10)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (10)

Poursuivons la description des nouveaux réflexes à adopter pour changer notre logiciel de perception des émotions.

Ne plus se poser d’ultimatum

Inconsciemment, je vais exercer une pression sur moi ou même me punir quand je ne parviens pas à faire les choses comme je le souhaiterais. A force d’injonctions ou de prescriptions, souvent en lien avec l’esprit de compétition de la société dans laquelle nous vivons, je vais m’imposer une pression autant dans le cadre de ma vie personnelle que professionnelle qui va progressivement m’épuiser. Alors comment s’en libérer ?

Je vais dans un premier temps m’inviter à éprouver de la sympathie et même de l’empathie vis à vis de moi-même. En agissant ainsi, je vais en fait accueillir mon émotion (par l’empathie), ma peur, ma tristesse, ma colère, ma culpabilité…

Ensuite, je vais désirer mon bien-être (sympathie) en trouvant la manière qui fonctionne le mieux pour moi et pour les autres. Je vais ainsi passer de l’état d’exigence à l’état d’équanimité, disposition au détachement et à la sérénité, afin de réaliser ce qui me tient à cÅ“ur.

Changer d’attitude vis à vis des autres

Une erreur souvent commise est de croire que je suis détaché du monde qui m’entoure. L’image de soi, la hiérarchie, les codes sociaux m’empêchent de voir que je suis relié aux autres et que nous faisons tous partie d’un seul système.

Quant j’arrête de mettre les gens dans des cases, de les juger, je change ma relation avec lui. Que cette étiquette soit bonne ou mauvaise, ce n’est qu’un à priori ! Je vais m’entraîner à percevoir l’autre grâce à mon intelligence émotionnelle en suivant ce que je ressens pour lui.

Je vais ainsi identifier mon ressenti et être attentif à ce que je pense de l’autre, mais également ce que je dis ou ce que je fais à l’autre. Enfin, je vais appliquer l’exercice à moi-même, par application du principe de réciprocité, en étant attentif à ce que je ressens en fonction de ce que l’autre pense, dit ou fait de moi.

Mes émotions sont de véritables outils

Une autre erreur est de me considérer comme une personnalité qui manque d’audace pour entreprendre et se donner une chance d’avoir la vie qu’il rêve. Mais c’est oublier que j’ai à ma disposition de formidables outils pour y parvenir : mes émotions !

Quand je décide de vivre une nouvelle expérience, je vais visualiser émotionnellement (et pas seulement mentalement) la situation. Suis-je joyeux? Ai-je envie de partager mon plaisir ? Cette expérience m’apporte-t-elle un peu de légèreté dans mon quotidien ?

Lorsque je ressens les émotions associées à mon désir, j’ai déjà franchi une étape vers un moi-même plus authentique avant de passer à l’acte, ce qui va me permettre de gagner en confiance.

Nous poursuivons prochainement notre réflexion en voyant comment adopter une nouvelle manière de progresser grâce aux émotions.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (10)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (9)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en voyant aujourd’hui comment changer son logiciel de perception des émotions. Si nous disposons d’une multitude de ressources émotionnelles au service de notre vie personnelle et professionnelle, nous savons maintenant que les émotions négatives du passé viennent parasiter notre construction identitaire. Ces obstacles peuvent être franchis par certains entraînements, des visualisations ou encore des verbalisations. Voyons les nouveaux réflexes à adopter.

Ecouter ses émotions et apprendre à vivre avec

Quand on a une blessure, notre réflexe spontané est généralement de la rejeter pour ne pas en souffrir ou de l’ignorer. Une blessure, petite ou grande, liée aux événements de la vie est un vecteur d’émotion : anxiété, colère, frustration, peur… qui s’inscrit en moi avec toujours plus d’intensité. Je peux rompre ce cercle vicieux en décidant de changer ma relation avec mes émotions.

Il s’agit de passer de la gestion des émotions Ã  l’acceptation des émotions. Mon rapport aux émotions va changer. Je ne vais plus me dire qu’il faut faire avec en essayant de m’en accommoder ou de m’en débarrasser. Je vais apprendre à vivre en étant attentif à mes émotions, apprendre à vivre avec elles, à évoluer avec elles. Il s’agit d’accepter que les émotions font partie de mon univers familier et quotidien, non pas pour me polluer mais comme autant d’indicateur pour favoriser mon bien-être.

L’échec n’existe pas, seul l’effort compte

La peur de l’échec est également un réflexe désastreux. Je suis inhibé par les revers dans leur vie professionnelle ou personnelle de personnes plus ou moins proches. Parce que mes parents ont divorcé, je ne vais pas me marier. Parce qu’un ami a fait faillite, je vais renoncer à me mettre à mon compte…. Sous l’emprise de ce jugement négatif, la peur souvent inconsciente d’un besoin de reconnaissance contrarié va m’amener à adopter une attitude de rejet de ma personnalité et à renoncer à mes projets.

Je dois au contraire considérer que chaque effort compte, qu’il me fait gagner en authenticité me permettant de me rapprocher de la personne que je souhaite devenir pour être vraiment moi-même. Si je n’y arrive pas, le piège est de laisser ma peur hypothéquer ma vie en inhibant ma propre personnalité. Je vais donc me dire à moi-même : « Tu as peur mais tu as le droit d’avoir peur ». Accepter ma peur ne la fera pas disparaître mais me permettra de la canaliser. Elle sera toujours-là mais elle va progressivement s’estomper car le fait d’agir va renforcer ma confiance en moi.

Nous poursuivons prochainement la description des nouveaux réflexes à adopter pour changer de logiciel de perception des émotions.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (18)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (8)

Poursuivons notre réflexion sur l’intérêt de développer son intelligence émotionnelle. On a parfois le sentiment d’être prisonnier de ses expériences émotionnelles passées qui continuent à hanter notre présent. Alors comment se débarrasser de ce boulet qui nous poursuit et révèle à notre insu cette part sombre de notre personnalité qu’on souhaiterait pourtant cacher ? Cela passe par la libération des émotions. Il convient dans un premier temps de … 

Identifier ses filtres de perception

Je perçois les événements, les personnes et les situations à travers trois types de filtre de perception : mentaux, émotionnels et corporels.

  • Mes filtres mentaux  : mes systèmes de croyances ;
  • Mes filtres émotionnels : mes systèmes de protection affectifs (qui me protègent d’une souffrance néfaste pour moi) ;
  • Mes filtres corporels : mon système organique et archaïque, qui influence mes émotions et mes croyances.

Quand je cherche à cerner ma propre personnalité, je crois pouvoir la définir rationnellement et ainsi me circonscrire à un état figé. Mais c’est comme si je limitais ma personnalité à l’image d’un film alors que je suis tout le film… Cette mécanique se met également en place inconsciemment quand je fais la connaissance d’une nouvelle personne. Mon premier réflexe consiste à essayer de cerner sa personnalité en l’enfermant dans une étiquette politique, professionnelle, sociale, religieuse, culturelle… Je concentre ainsi mon attention sur son comportement, son allure, la façon dont elle est habillée, les mots qu’elle emploie pour s’exprimer, les catégories sociales dont elle semble dépendre…

Si je veux développer mon intelligence émotionnelle, je vais devoir changer de logiciel. Je vais cesser de mettre les personnes et les comportements dans des catégories prédéfinies. Je vais au contraire porter mon attention sur ce que je ressens en sa présence sans jugement ou à priori aucun : mon état émotionnel naturel en sa présence s’apparente-il à un bien-être, à une gêne ou à une indifférence ? En fonction uniquement de ce ressenti naturel, je vais être attentif à centrer mon attention sur ce qui se passe en moi d’un point de vue émotionnel et également être attentif à ce qui peut se passer chez l’autre à mon contact. Sans méfiance, mais non sans vigilance.

Nous verrons prochainement comment perdre ses anciens réflexes pour en acquérir de nouveaux.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (18)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (7)

Développer son intelligence émotionnelle consiste-t-il à apprendre à gérer ses émotions ? Réflexes inconscients pour les uns, habitudes ancrées pour les autres, les réponses émotionnelles peuvent ne pas correspondre à mes attentes, voire même me porter préjudice ! Alors la solution n’est-elle pas d’apprendre à gérer ses émotions ?

La question à proprement parler n’est pas d’apprendre à gérer ses émotions mais d’apprendre à mieux les identifier et à mieux les comprendre pour progressivement mettre en place des principes de vie qui vont nourrir ma confiance en moi, augmenter mon estime personnelle et ma capacité à ressentir de l’empathie pour les autres et ainsi mieux interagir avec eux. 

Les enjeux sont de taille : porter un regard nouveau et sans a priori sur mon environnement et les personnes que je côtoie. Gagner en ouverture d’esprit tant vis à vis de moi que des autres. Cela passe d’abord par …

Accueillir mes différentes formes d’intelligence

Mon univers intérieur est complexe, étant composé de différentes formes d’intelligence dont je ne mesure pas toujours l’impact sur les autres. Comment suis-je perçu par les autres ? Leur arrive-t-il de renvoyer de moi une image qui me dérange, n’étant pas conforme à l’image que je veux montrer de moi, révélant une part sombre de ma personnalité dont je ne suis pas fier ?

Mais bien heureusement, ma vie, tout comme ma personnalité, sont en constante évolution. En développant mon intelligence émotionnelle, je vais me permettre de mieux me connaître. Je vais progressivement prendre conscience du décalage entre ce que je suis et ce que je montre de moi et oeuvrer à réduire ce décalage pour grandir en sincérité. Le travail que je vais opérer en développant mon intelligence émotionnelle va ainsi me permettre d’accoucher d’une personnalité plus authentique.

Mais comment gérer cette part sombre de ma personnalité qui me dérange? Cela passe notamment par la libération des émotions du passé. N’avez-vous pas parfois le sentiment d’être freiné par vos expériences émotionnelles passées négatives ? Non acceptées et donc non libérées, elles continuent à hanter votre présent à votre insu, comme un boulet qui vous poursuit et dont vous ne parvenez pas à vous libérer. Nous verrons prochainement comment faire.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (6)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (6)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en achevant la description des clés de lecture des événements. Après l’inter-action, la finalité et la globalité, les trois autres clés de compréhension des événements sont la complexité, la dialogie et la récursivité.

Quatrième clés de lecture : la complexité

Il faut essayer de comprendre les choses dans un contexte global et ne pas s’arrêter à ce qui parait à priori évident ni se fier aux apparences. Si une collègue m’agresse, il est plus approprié d’essayer de comprendre la cause de cette attitude déplacée : manque d’intégration dans l’équipe par exemple, manque de reconnaissance…

Cinquième clés de lecture : la dialogie

Parmi les éléments me permettant de mieux apprécier les situations et les comportements figure la dialogie. Il s’agit de considérer que deux réalités distinctes peuvent co-exister en même temps.  Par exemple, une épouse qui ne travaille pas apprend que son mari est atteint d’une maladie grave. Elle souffre de la situation par compassion et en même temps prend conscience de sa dépendance vis à vis de son conjoint.

Sixième clés de lecture : la récursivité

Ce principe m’aide à prendre conscience du fait que mes actes déterminent en grande partie mon futur et que dans une mesure beaucoup plus importante que celle que j’imagine à priori, je reste en grande partie maître de mon destin, si je décide de le prendre en main. Chaque prise de décision va engendrer des conséquences qui ne se seraient pas produites si une autre décision avait été prise. Par exemple, une épouse pardonne à son mari une incartade. Même si elle en a été blessée, sa décision de pardonner lui permet de continuer à construire la relation de couple qu’elle partage avec son mari, même si cette évolution sera nécessairement impactée par l’incartade du mari. A l’opposé, si elle décide de demander le divorce, elle prend la responsabilité d’impacter durablement très différemment son avenir.

Vous êtes invité à vivre les événements qui se produisent dans votre vie en essayant de les comprendre en utilisant les six clés de lecture décrites ci-dessus. Nous poursuivons prochainement notre réflexion en s’entraînant à aller au delà des apparences.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (17)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (5)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en nous intéressant aujourd’hui à une méthode nous permettant de comprendre et de vivre les événements autrement. On peut en effet trouver grand bénéfice à s’entraîner à percevoir la réalité d’une nouvelle façon. Il s’agit d’une méthode systémique qui envisage les faits par le prisme de leurs interactions personnelles et propose six clés de lecture des événements, que nous allons exposer successivement.

Première clé de lecture : L’interaction

Les événements interagissent les uns avec les autres. L’émotion que j’éprouve est généralement directement liée à la façon dont j’ai déjà vécu un événement similaire. Par exemple, si j’ai vécu un événement traumatisant dans certaines circonstances, l’émotion que je peux éprouver si je suis confronté à nouveau à des circonstances similaires est la conséquence direct du premier traumatisme tout en étant la cause de l’émotion négative que cela réveille en moi.

Seconde clé de lecture: la finalité

Comme tout système a une finalité, toute émotion a une raison d’être. Si je suis confronté à une émotion négative, je dois l’accepter, la regarder en face si je veux me donner les moyens de m’en libérer. Par exemple, si je suis ulcéré par le comportement récurent inapproprié de la personne avec qui je vis, je dois regarder ma colère en face pour arrêter de sortir de mes gonds dès que le comportement malheureux se reproduit. Il est plus approprié d’échanger sur le problème une fois la colère redescendue pour lui exprimer mon inconfort à vivre la situation, peut-être les avantages qu’elle pourrait elle-même en retirer à ne plus agir de la sorte et/ou comprendre pourquoi et dans quelles circonstances ce comportement se produit.

Troisième clé de lecture : la globalité

Inutile d’essayer de comprendre un événement sans le relier à son contexte. Ainsi, chaque événement n’est pas considéré isolément mais globalement, en tant que partie intégrante d’un ensemble dont les différents composants sont dans une relation de dépendance réciproque. Par exemple, je prends conscience que je m’inscris dans une lignée génétique en vertu de laquelle je reproduis les mêmes comportements inappropriés que feu mon père et mon grand-père… Autre exemple, comme ma mère, je n’arrive pas à m’organiser dans mon travail et je suis submergé de toute part car je n’arrive pas à hiérarchiser les priorités.

Nous évoquerons prochainement les trois dernières clés de lecture de cette méthode systémique de gestion des événements.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (4)

Poursuivons notre série d’articles consacrés à l’intelligence émotionnelle en nous intéressant aujourd’hui à l’intérêt de s’affranchir de ses certitudes limitantes. Inconsciemment, on limite considérablement sa capacité d’épanouissement. Pourtant, ce que je vais vivre l’an prochain n’est en grande partie pas encore imaginable par mon esprit aujourd’hui. Or si je décide d’ouvrir mon état d’esprit, de laisser libre cours au cheminement vers la découverte d’un nouvel espace de liberté que ce nouvel état d’esprit va naturellement générer, je vais ouvrir un espace intérieur qui va me guider pour devenir progressivement moi-même et ainsi donner une nouvelle impulsion et une nouvelle dimension à ma vie.

Développer son intelligence émotionnelle permet de s’affranchir des obstacles construits par ses convictions et ses peurs. Si l’intuition peut être d’une aide précieuse, la meilleur façon d’être serein en toutes circonstances est d’accepter ce qui se présente et éviter toute réaction contre-productive que sont par exemple le rejet ou le déni. Ainsi, si je traverse une période de tristesse, je peux essayer de la gérer en instaurant un dialogue avec cette émotion, dans une posture d’acceptation et d’accompagnement, jusqu’à ce qu’elle me quitte d’elle-même.

Ma personnalité est-elle mon amie ou mon ennemie?

Et si ma personnalité m’empêchait d’être moi-même, de montrer mes talents, de m’adapter au changement pour réaliser les projets qui me tiennent pourtant à cÅ“ur ? Alors pourquoi ne pas s’atteler à faire tomber ce masque de protection derrière lequel je me réfugie et qui dissimule les expériences blessantes du passé? En latin, le mot personnalité vient du mot persona qui signifie « masque de théâtre ».

Ma personnalité se compose en fait de différentes parties de moi-même qui peuvent autant s’entendre et cohabiter harmonieusement que s’opposer entre elles ! Combien n’a-ton pas rencontré de personnes nous semblant mal dans leur peau, en conflit avec elles-mêmes ? Quels que soient leurs vécus et les émotions qui leurs sont attachées, chacune de ces parties de personnalité a besoin d’attention et de reconnaissance pour se libérer et retrouver sa spontanéité. Un travail avec un thérapeute peut être nécessaire pour réconcilier ces différentes parties et enfin faire la paix avec soi-même.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en nous attachant à penser les événements autrement.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (3)

Poursuivons notre série d’article estivale consacrée à l’intelligence émotionnelle en nous intéressant aujourd’hui à la façon dont je gère les questions ayant trait à la compétition. Est-ce que j’accepte la vie telle qu’elle est? Dans la négative, rejeter ce que je suis permet-il de m’en libérer? Est-ce que je considère qu’il y a des vies plus réussies que d’autres? Qu’un individu est meilleur qu’un autre? Le système de valeur que véhicule la société et dans lequel j’évolue depuis ma naissance m’incite à répondre par l’affirmative à ces questions. On m’a en effet inculqué l’esprtit de compétition et incité à être mieux que la plupart des gens, à me battre contre les autres, pour être le meilleur.

Je n’ai pas appris à me centrer sur moi-même ou uniquement dans le but de me surpasser, amis sans jamais vraiment tenir compte de ma véritable personnalité. On m’a plutôt appris à raisonner « contre » les autres qu' »avec » les autres. Et plus encore, je n’ai pas appris à découvrir qui je suis vraiment. Est-ce que la vie se résume à une compétition avec les autres? N’est-ce pas plus complexe en réalité? Une complexité qui intègre la connaissance et l’expérience comme deux formes d’intelligence qui se complètent. Et bien sur à laquelle il convient d’ajouter l’intelligence émotionnelle, en lien directe avec notre vie cognitive, sociale, affective et intellectuelle. A évidence, la vie est bien plus complexe que ce qu’on a bien voulu ma faire croire…

Mon intelligence telle que je la connais ne révèle qu’une partie de ma capacité intellectuelle

Explorer d’autres formes d’intelligence, c’est accepter l’idée que l’intelligence telle que je la connais est très limitée à côté de celle à laquelle je peux avoir accès en développant mon intelligence émotionnelle et me donner ainsi beaucoup plus d’aisance pour faire face aux enjeux de la vie. Il s’agit de passer du « faire pour être » au « être pour faire ». Si je veux être joyeux, je trouve la joie et agis en conséquence. Si je veux être serein, je trouve ma sérénité et agis avec sérénité.

Il est primordial de considérer la vie de manière plus large, dans toute sa dimension potentielle.  Accepter l’incertitude, c’est m’ouvrir le champ des possibles. C’est à dire donner une dimension à ma vie actuelle qui n’est pas à la portée de mon intelligence simplement cognitive. Si j’accepte cette idée, je reste vigilent, prêt à de nouvelles découvertes, prêt à quitter mes sécurités, mes zones de confort. Nous verrons prochainement comment s’affranchir de ces certitudes limitantes pour améliorer ses capacités de progression.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (2)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (2)

Poursuivons notre nouvelle réflexion au sujet de l’intelligence émotionnelle en voyant aujourd’hui comment s’intéresser à nos émotions peut nous permettre de mieux nous connaître pour vivre d’avantage en harmonie tant avec nous-même qu’avec les autres.

L’intelligence émotionnelle est avant tout un outil qui me permet de me connecter à moi même. Afin de me permettre de mieux déceler et accueillir mes émotions et celles des autres, il convient de mettre le rationnel provisoirement de côté et de me déconnecter des préjugés que je peux avoir vis à vis des autres, qu’ils soient d’ordre social, culturel ou religieux.

Avant tout, essayons de mieux connaître notre cerveau

Il convient en fait de distinguer trois cerveaux distincts  :

  • Le cerveau reptilien est le siège de nos instincts primaires. Responsable de nos émotions fondamentales comme la peur, la haine, la colère ou l’hostilité, il est le siège de notre instinct de survie…
  • Le cerveau limbique s’émeut et décide. Il est le centre des émotions et des valeurs. Siège de la régulation de nos comportements, il détermine en grande partie l’attitude qu’on décide d’adopter.
  • Le néocortex est le centre du raisonnement et de la logique. Traitant les données rationnelles, il nous permet de dépasser les peurs et l’agressivité.

Nos trois cerveaux sont indispensables à notre vie en société. Mais étant donné que nos décisions sont prises par notre cerveau « limbique » (siège de nos émotions), ce dernier, par son pouvoir de décision et d’action, a autant d’influence sur mes pensées et mes actions que mon environnement et mes préjugés, d’où l’intérêt de développer son intelligence émotionnelle pour mieux interagir avec le monde et les autres.

Pour percevoir où je veux aller, je dois savoir d’où je viens et où je suis.

Je dois apprivoiser progressivement ma relation à mes émotions. Depuis mon enfance, mes éducateurs m’ont plus ou moins directement demandé d’être attentif à mes émotions, même si cela a souvent été de façon maladroite : ne demande-t-on pas au petit garçon de ne pas montrer ses émotions (jugées comme autant de signes de faiblesse…), et ne dit-on pas aux petites filles qu’elles sont laides quand elles pleurent? Ces façons d’éduquer sont très archaïques et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne nous ont pas incité à accueillir et essayer de comprendre nos émotions, mais d’avantage dans le cas précis à les refréner !

C’est à peu près l’exemple précis de ce qu’il ne faut pas faire! Car ces méthodes rétrogrades peuvent même avoir des effets néfastes à long terme. La petite fille n’en a-t-elle pas déduit que pour être aimée, elle ne devait pas se mettre en colère? Avec toutes les conséquences que l’on sait sur son estime de soi et sa dépendance à son mari… En fait non seulement il ne faut pas taire ses émotions, mais bien au contraire les écouter pour apprendre à les accepter et à les gérer. Cela permet ensuite d’adopter une relation positive à ses émotions qui nous permet de devenir meilleur. Car en me coupant de mes émotions, je perds l’indicateur naturel qui me permet de savoir ce que je veux et ce qui est bon pour moi.

Au contraire, si à cause d’une éducation inappropriée, j’ai progressivement été amené à considérer mes émotions comme gênantes, cela a pu entraver l’épanouissement de ma vraie personnalité pour y substituer une autre, fruit de mon éducation, moins authentique, qui peut à mon insu se transformer en véritable masque social et me cacher à moi même ma véritable personnalité.

Nous nous attacherons prochainement à l’attitude à adopter au sujet de la compétition en nous demandant notamment si la rejeter me permet de m’en libérer.

INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (1)

INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (1)

Entamons notre cheminement intérieur en quête de la découverte de notre intelligence émotionnelle, cette intelligence qui nous permet d’apprendre à mieux nous connaître et à mieux vivre en harmonie avec les autres, par une meilleure gestion de nos états affectifs.

Développer son intelligence émotionnelle, une capacité accessible à tous

Développer ses compétences émotionnelles est possible à tout à chacun, quels que soient sa formation d’origine, sa culture et son métier.

C’est un investissement sur soi, qui va d’abord passer par un effort de vigilance pour gagner en tolérance afin d’aboutir à une sorte d’acceptation inconditionnelle, d’état de non-jugement où chacun aura le droit d’être lui-même avec sa propre nature et sa propre personnalité.

Cela va en effet nous permettre de faciliter nos relations avec les autres en améliorant notre sincérité dans les relations avec eux et en retrouvant une cohérence entre nos intentions et nos agissements avec eux.

Au commencement de mon parcours émotionnel : apprivoiser mon rapport à mes émotions

Mon cheminement intérieur commence par une prise de conscience de mes états émotionnels, d’abord en y étant plus attentif. Je pars à la découverte d’un nouveau pan de ma personne, en étant attentif à mon système émotionnel, à ce qu’il contient, à ce qu’il dit de moi pour apprendre à l’écouter, à m’en servir et éviter les erreurs les plus courantes.

Exemple d’erreur :  vouloir contrôler à tout prix mes émotions au lieu de les accepter pour mieux les maîtriser. Je vais apprendre à mieux gérer mes émotions en y apportant une réponse plus naturelle, moins cérébrale. Je vais ainsi gagner en estime et en confiance en gérant mes états émotionnels de façon à y apporter des réponses pratiques, utilisables avec efficacité sans faire appel à mon analyse, mais en m’appuyant sur ma sensibilité et ma présence à moi-même.

Je vais ainsi mieux comprendre les silences, comme les éclats de mots, les gestes ou les regards. Mon intelligence émotionnelle va m’éclairer sur leur signification et me faire gagner en indépendance vis à vis des autres en me permettant de prendre du recul sur les émotions qu’ils produisent chez moi. Le développement de mon intelligence émotionnelle va me permettre de faire d’avantage confiance à mon intuition pour ne plus interpréter, juger ou condamner l’autre à priori.

Nous poursuivrons prochainement notre cheminement en apprenant concrètement comment utiliser l’intelligence émotionnelle pour mieux me connaître et devenir vraiment moi-même.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (11)

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE

Nous reprenons le fil de nos réflexions en entamant aujourd’hui une nouvelle série d’articles consacrés à l‘intelligence émotionnelle. De quoi s’agit-il? A quoi cela sert-il? Quel est l’intérêt de la développer?

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle?

Nous savons tous ce qu’est l’intelligence. Elle nous aide à réfléchir, à mobiliser nos facultés de réflexion mentale pour nous aider à acquérir de nouvelles connaissances et à régler nos problèmes le cas échéant. L’intelligence émotionnelle, comme son nom l’indique, se concentre sur nos émotions. Elle nous invite à ressentir les choses, à nous connecter à notre intuition, Ã  la découverte de notre univers intérieur. Il s’agit de prendre conscience de nos émotions et de nous intéresser à leur mode de fonctionnement, à leur langage et à leur utilité.

Quel intérêt de développer son intelligence émotionnelle?

Développer son intelligence émotionnelle nous invite à un cheminement intérieur pour gagner en assurance et en sérénité et mieux communiquer afin de vivre en harmonie avec nous-même et mieux interagir avec autrui. L’intelligence émotionnelle peut ainsi se révéler un vivier insoupçonné de compréhension pour l’homme et la femme souvent déstabilisés par l’évolution de leur rôle respectif au sein de la société afin de trouver un nouvel équilibre entre eux au bénéfice d’une nouvelle harmonie au sein du couple et de la famille.

Quel intérêt d’une série d’articles consacrés à l’intelligence émotionnelle?

Au fil des articles qui vont suivre, vous allez trouver le moyen de développer vos compétences émotionnelles pour apprendre à mieux vous connaître et devenir vraiment vous-même. N’est-ce pas un défi exaltant ? Vous allez ainsi progressivement apprendre à mieux cerner vos forces et vos faiblesses. Vous apprendrez en fait à mieux vous connaître pour mieux vous comprendre. Alors vivement le prochain article, avant la fin de la semaine, promis!

Etre maître de sa vie (5)

Poursuivons le cours de notre réflexion en marche vers un objectif ultime : être maître de sa vie en abordant plus précisément aujourd’hui un sujet délicat : la psychologie des regrets. De quoi s’agit-il ? Qui n’a jamais trépigné en éprouvant la souffrance liée à la conviction (ou le doute) de ne pas avoir fait le bon choix dans le passé et d’en payer amèrement le prix fort ?

Devenir maître de sa vie en gérant efficacement la psychologie des regrets

Le regret est fréquent lors des problèmes d’estime de soi. Il y a une espèce de symétrique de l’hésitation et de la procrastination : hésiter avant d’agir, douter de l’efficacité de l’action après avoir agi ? Si l’action aboutit à l’échec, le regret nous envahit. Les profils à basse estime de soi préfèrent ne pas agir du tout pour être sûr de ne pas regretter après coup. L’envie d’agir est dissuadée par anticipation.

L’action générerait-elle plus de regret que l’inaction ? En fait, la fonction des regrets est précisément de nous permettre de tirer les leçons de nos échecs, pour nous inciter à être plus prudents à l’avenir avant de nous lancer dans une nouvelle action. Le problème est que ce frein, qui est utile, devient une source de blocage pour les profils en mal d’estime d’eux-mêmes. Pourtant, des études ont démontré que ce que les gens regrettaient le plus dans leur vie étaient majoritairement lié à ce qu’ils n’avaient pas osé faire.

Ce paradoxe apparent s’explique par le fait que le temps qui passe fait évoluer nos regrets : ce que nous avons tendance à regretter dans l’immédiat, ce sont surtout les choses que nous avons faites, nos actions ; alors que ce que nous avons tendance à regretter le plus sur le long terme, ce sont plutôt les choses que nous n’avons pas faites, nos intentions d’action non concrétisées.

Emotionnellement, les regrets d’action sont d’avantage associés à des émotions intenses (colère, honte, culpabilité, frustration…), tandis que les regrets d’inaction induisent des émotions plus discrètes (mélancolie, nostalgie, désabusé…), mais aussi plus durables. C’est que dans le premier cas je regrette une réalité alors que dans le second il s’agit d’une virtualité.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en abordant la question de la mise à bonne distance de nos souvenirs.

Etre maître de sa vie (4)

Poursuivons le cours de notre réflexion en marche vers un objectif ultime : être maître de sa vie en abordant plus précisément aujourd’hui le sujet du mythe toxique du dépassement de soi. Notre société nous impose une véritable tyrannie en la matière, de sorte que seul le succès est envisageable, l’échec nous exposant à la relégation sociale.

Devenir maître de sa vie en se libérant du mythe toxique du dépassement de soi

La société contemporaine nous bombarde d’injonctions et de challenges à relever pour être un citoyen « au top », digne d’intérêt. Cette pression est le résultat de l’idéologie malsaine qui nous envahit depuis 30 ans, avec son culte toxique de la performance. Il faut absolument être « winner », surtout pas « looser »…
L’action a beau être l’oxygène de l’estime de soi, elle ne peut néanmoins être son unique levier. On peut passer même à côté de sa vie en se perdant dans une action toxique. Comment ? En répondant sans y réfléchir aux injonctions d’action que nous renvoie la société. Mais pourquoi est-on si dépendant de la reconnaissance sociale ? Ces quêtes en valent-elles vraiment la peine ?
L’obsession de la médiocrité mène justement à la … médiocrité ! Médiocrité de la qualité de vie, médiocrité de l’indépendance par rapport aux modèles de comportements socialement valorisés. Où est notre liberté ? A-t-on le droit de se permettre le « luxe » de décevoir, afin de se libérer de la contrainte de notre image sociale ?
Travailler sa liberté face au succès va de pair avec sa liberté face à l’échec. Essayons de calmer le jeu, d’être plus raisonnable. On peut se vacciner contre la déception, devenir plus indépendant face à la réussite. Se réjouir calmement de ses petits succès, réagir avec modération et sang-froid à ses échecs.
L’estime de soi se construit sur des rêves brisés : même si nous avons tendance à les refouler dans l’oubli, nos ratages sont plus nombreux que nos réussites, sur le chemin du succès. En tenir compte ne nous empêche pas d’agir, bien au contraire, cela nous aide à le faire plus paisiblement.
Il convient en fait de mettre en place une sorte d’« hygiène » du succès : inutile de le refouler ou de le gâcher par l’inquiétude (« Et demain ? ») ou le pessimisme préventif (« rien ne dure, rien n’est acquis, « la roue tourne ! »). Il convient de le savourer sans le valoriser de façon excessive. Ne jamais perdre de vue ce mélange de chances, de mérites, mais aussi d’injustices que représente toute forme de succès. Il n’y pas plus de vérités révélées sur nous lors de nos réussites qu’à l’occasion de nos échecs.
Gardons la tête froide et nourrissons-nous de pensées positives. Continuons à travailler notre présence bienveillante au monde et notre lien aux autres.
Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en abordant un nouveau sujet difficile : la psychologie des regrets.

ETRE MAITRE DE SA VIE (2)

Poursuivons le cours  de notre réflexion en marche vers un objectif ultime, ambitieux mais essentiel : être MAITRE DE SA VIE, et plus précisément à la gestion d’un événement de nature à fragiliser son estime de soi : l’échec. Voyons aujourd’hui de nouvelles pistes pour en juguler les effets néfastes.

Réévaluer régulièrement les conséquences des échecs passés

C’est la meilleure façon de réaliser que les conséquences de nos échecs sont toujours moindres que nous ne le redoutions sur le moment. Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître intimement et d’imprimer cette conviction dans notre esprit. De même, un excellent travail consiste à se lancer régulièrement des chalenges pour développer notre tolérance à l’échec.

 Se doter d’une philosophie de l’imperfection

Certaines personnes, peu confiantes, ne se lancent que si elles sont certaines du succès. C’est le meilleur moyen d’augmenter son intolérance à l’échec! Il convient de se méfier de son logiciel interne de perfectionnisme et d’auto-persuasion qu’il ne convient de brancher qu’à bon escient. Plus notre amour-propre est en jeu, plus nous avons à rester vigilant à ce moment où nos efforts ont abouti à quelque chose d’acceptable. L’acceptable est ce qui suffit à la plupart des gens. Le parfait, c’est ce à quoi nous aspirons car cela nous rassure ou nous flatte. Par orgueil ou par angoisse, nous basculons dans la recherche de l’excellence, par hantise de la médiocrité. Alors que ce n’est généralement pas nécessaire.

La plupart d’entre nous sont plutôt empêtrés dans des stratégies plus ou moins vaines de défense d’une estime de soi déréglée. Or, la sagesse de l’être humain libre est d’accepter sa part d’imperfection, la sienne comme celle des autres. Le goût de la vie doit l’emporter sur l’obsession de l’image de soi. Il y a certainement dans la vie de chacun la place pour tout : pour des moments d’excellence comme pour des moments de simplicité et d’humilité.

Nous poursuivons notre réflexion sur la façon d’améliorer notre sérénité en réfléchissant sur la liberté.

ETRE MAITRE DE SA VIE (1)

ETRE MAITRE DE SA VIE (1)

Reprenons le cours de notre réflexion en nous attachant désormais à un objectif ultime, ambitieux mais essentiel : Ãªtre MAITRE DE SA VIE. Quoi de plus essentiel en effet que de rester maître de son existence, en dépit des circonstances qui peuvent venir la contrarier ? Vous l’aurez compris, pour y parvenir, il convient essentiellement de travailler son estime de soi.  Intéressons nous aujourd’hui Ã  la gestion d’un événement de nature à fragiliser son estime de soi : l’échec et plus précisément Ã  la prise de conscience de l’importance de la mémoire qu’on garde de nos échecs.

Il convient de gérer le plus en amont possible la façon dont notre cerveau va fixer l’événement contrariant ou traumatisant dans notre mémoire. Ce qui importe en la matière n’est pas tant l’événement en soi que le souvenir qu’on en garde qui va directement impacter sa capacité à continuer à nous polluer. Voici quelques pistes à explorer pour limiter son impact :

Analyser l’ampleur de l’échec pour le relativiser

Tout de suite après la survenance de l’échec, il convient de revenir dessus afin d’éviter qu’il se fixe trop négativement dans notre mémoire. Contrairement à l’idée répandue, il ne convient pas de se forcer à ne plus y penser en espérant que le temps va faire son oeuvre et que comme par magie le souvenir douloureux va disparaître. En effet, si l’on veut éviter que la cicatrice d’un événement traumatique vienne régulièrement se réveiller à chaque difficulté ultérieure qui ressemble de près ou de loin au contexte dans lequel il est survenu, il est utile de soigner le plus tôt possible la blessure de l’échec.

Il convient précisément de réfléchir tout de suite et activement à ce qui s’est passé. Analyser la cause et les circonstances de l’événement pour éviter de se retrouver dans le même genre de circonstances. Essayer de contre-balancer  l’événement : y a-t-il tout de même des effets positifs? Même si c’est douloureux sur le moment, n’est-ce pas un mal pour un bien? Cela aurait-il pu être pire? Ne pas ruminer trop longtemps non plus l’échec mais essayer d’en tirer des leçons pour l’avenir. Si les ruminations reviennent (sentiment de honte, de peur…), reprendre le travail à l’identique, quite à se redire les mêmes choses. Plus l’échec est douloureux, plus on tirera bénéfice à l’analyser et le regarder en face. L’intensité réaliste de l’évocation mentale de l’événement traumatisant, par des images ou des émotions fortes, permet paradoxalement de désactiver l’excès de charge émotionnelle associée, et de stocker l’événement en mémoire en tant que souvenir « nettoyé » et non encore actif.

Percevoir les échecs comme des étapes

Les échecs participent au travail de construction d’une bonne estime de soi. Dans l’éducation donnée par les parents, les enfants sont naturellement très sensibles et réceptifs à ce genre de message. Par exemple, lorsqu’un enfant casse une assiette en voulant mettre la table, il convient de le féliciter pour l’initiative entreprise au lieu de le gronder. cela aide l’enfant à considérer qu’un raté n’est qu’une étape vers la réussite. En se faisant gronder, l’enfant comprendra qu’il ne faut agir que s’il est sur de réussir, ce qui ne l’encouragera pas à prendre des initiatives. Or c’est en se trompant qu’on apprend. Et on apprend d’ailleurs autant de ses échecs que de ses réussites.

Nous poursuivrons prochainement notre thérapie de l’échec par d’autres petites astuces nous permettant de le transformer en opportunité.

 

ETRE MAITRE DE SA VIE (1)

REUSSIR SON DIVORCE (6)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose sa méthode innovante pour REUSSIR SON DIVORCE, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode comporte jusqu’à cinq étapes, en fonction de la complexité de la séparation. Abordons aujourd’hui la cinquième et dernière étape de l’accompagnement :

S’entraîner à la mise en oeuvre de la stratégie pour REUSSIR SON DIVORCE

Cette ultime étape de l’accompagnement poursuit les objectifs suivants :

–         Développer l’aisance et la maîtrise du déroulement des entretiens avec les différents acteurs

–         Gagner en sérénité et en confiance

–         Donner au client les clés pour

o   adapter son comportement à ses objectifs dans les différentes étapes de la procédure à venir

o   développer sa stratégie

o   savoir contrôler ses émotions et s’adapter aux imprévus

o   ajuster son comportement, son discours et son attitude

Pour y parvenir, le contenu de cette dernière étape est le suivant :

–         Mettre au point et finaliser les arguments et les discours à mettre en Å“uvre avec les différents interlocuteurs : juge, avocat, notaire

–         Choisir les attitudes et le comportement cohérents avec les objectifs et la stratégie à déployer

–         Préparation aux entretiens

o   Ajustement des arguments et des discours à mettre en Å“uvre avec les différents interlocuteurs : juge, avocat, notaire

–         Entraînement aux entretiens et à la mise en Å“uvre des arguments : préparation des questions & réponses potentielles des différentes parties

–         Débriefe et ajustements éventuels

–         Recommandations et conseils divers pour augmenter l’aisance

–         S’exercer à adapter la stratégie en permanence en fonction de l’évolution de la procédure

A ce stade ultime du processus d’accompagnement, la méthodologie employée est la suivante :

Benoît LEMOGNE met au service du client toute sa connaissance des procédures, des codes et des habitudes des différents acteurs : avocat, magistrat et notaire pour aider le client à être à l’aise face à ces interlocuteurs et lui donner les clés nécessaires pour garder la maîtrise de ses émotions et des situations d’entretiens auxquelles il est confronté.

Les jeux des questions réponses et l’évitement de ce que l’on peut parfois considérer comme des pièges sont la base de l’entraînement.

Il permet au client de consolider les réflexes nécessaires à mettre en œuvre à chaque moment pour gagner en confiance et en efficacité.

Ainsi conforté, le client met toutes les chances de son côté pour ne plus subir sa séparation, prendre une part active à l’élaboration des modalités de la rupture et la vivre le plus sereinement possible, en bref : REUSSIR SON DIVORCE.

REUSSIR SON DIVORCE (5)

REUSSIR SON DIVORCE (5)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose sa méthode innovante pour REUSSIR SON DIVORCE, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode comporte jusqu’à cinq étapes, en fonction de la complexité de la séparation. Abordons aujourd’hui la quatrième étape de l’accompagnement :

Concevoir la stratégie adaptée pour REUSSIR SON DIVORCE 

La quatrième étape de l’accompagnement poursuit les objectifs de suivants :

–         Concevoir la stratégie en fonction des objectifs du client

–         Mettre en place les arguments porteurs de la stratégie auprès des différents acteurs

–         Faciliter l’appropriation par le client des différentes étapes de la procédure et des différentes situations auxquelles il va être confronté

Pour y parvenir, il conviendra de :

–         Mettre en perspective les différents éléments de la situation dans la stratégie potentielle à développer

–         Explorer les différents scénarios possibles

–         Evaluer l’impact du choix de tel ou tel scénario avec les différents interlocuteurs : juge, avocat, notaire et avec le conjoint

–         Déterminer la stratégie à privilégier

–         A chaque étape de la procédure, Concevoir les discours et les attitudes à adopter auprès du conjoint, du juge, de l’avocat, du notaire

–         Maîtriser les documents à utiliser et mettre en place les discours cohérents

–         Choisir les objectifs à poursuivre et la stratégie à mettre en Å“uvre pour les atteindre,

A ce stade ultime du processus d’accompagnement, la méthodologie employée est la suivante :

Échanges au cours duquel Benoît LEMOGNE aide le client à mettre en perspective tous les éléments recueillis et à prendre ses décisions, en toute connaissance de cause.

Tout le travail de conception des arguments et des différentes étapes sera effectué en fonction des choix du client et en co-construction avec celui-ci.

Cette démarche favorise l’appropriation par le client des différentes étapes de la procédure à venir et lui permet de prendre et de garder la main pour maîtriser les différentes situations.

Déroulement :

Entretien Individuel d’une durée de 2 heures dans les locaux du Cabinet CdC Consulting

Nous aborderons dans un prochain article à paraître samedi prochain la description de la cinquième et dernière Ã©tape de l’accompagnement POUR REUSSIR SON DIVORCE : S’entraîner à la mise en oeuvre de la stratégie.

REUSSIR SON DIVORCE (4)

REUSSIR SON DIVORCE (4)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose sa méthode innovante pour REUSSIR SON DIVORCE, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode comporte jusqu’à cinq étapes, en fonction de la complexité de la séparation. Abordons aujourd’hui la troisième étape de l’accompagnement :

Apprendre à gérer l’aspect patrimonial de la séparation pour REUSSIR SON DIVORCE

La toisième étape de l’accompagnement poursuit les objectifs de suivants :

–         Maîtriser l’aspect patrimonial de votre séparation, se familiariser avec les règles déterminant les droits de chacun sur le patrimoine à partager

–         Concevoir un dossier complet destiné aux différents acteurs, cohérent avec les enjeux financiers

–         Anticiper les demandes des différents acteurs pour mieux y répondre et être plus efficace

–         Gagner du temps et faire gagner du temps aux autres acteurs : juge, avocat, notaire

–         Démarrer l’ébauche d’une stratégie

Pour y parvenir, le contenu de cette étape est le suivant :

–         Expliquer l’objet de l’intervention du juge ou du notaire et de leurs questions

o   préparer les réponses pour éviter de tomber dans les pièges

o   concevoir un projet de discours cohérent et constructif

–         Déterminer les droits de chaque époux sur leur patrimoine en fonction du régime matrimonial ainsi que les enjeux financiers

o   le partage des biens

o   le calcul de la prestation compensatoire

–         Évaluer ce qui est possible et ce qui ne l’est pas

o   ce qui est souhaitable ou qui ne l’est pas

o   du point de vue du droit

o   du point de vue de la réalité de la situation et de la cohérence avec la stratégie choisie

–         Faire la différence entre ce qui est possible et ce qui est souhaitable, ce qui est bénéfique pour les parties, pour la suite de la procédure et pour la préservation de la famille

–         A partir des questionnaires,

o   Réunir les documents et les informations nécessaires à la mise en Å“uvre des objectifs

o   Adapter le discours en cohérence avec les documents utilisés dans le cadre de la procédure

A ce stade ultime du processus d’accompagnement, la méthodologie employée est la suivante :

Après un exposé théorique rapide sous la forme d’un ‘’mini cours de droit’’ ciblé sur ce que le client a besoin de savoir quand il sera devant les juge, avocat et notaire, Benoit Lemogne alterne théorie et pratique en simultané.

A partir de 2 questionnaires conçus par CdC Consulting, il explique quelles sont les informations à fournir aux différentes parties, pourquoi elles sont demandées et comment répondre aux différentes questions.

Benoît LEMOGNE guide le client dans la recherche des documents à rassembler.

Il amène ainsi le client à entrevoir ce qui est possible et ce qui peut lui être favorable.

En avançant dans les réponses à toutes les questions du dossier à rassembler, le client peut apprécier les progrès réalisés concernant l’évolution de la dimension émotionnelle et affective de la séparation. En fonction de la situation, Benoît LEMOGNE invitera le client à s’exprimer et à poser les sujets qui peuvent être encore réactifs en vue de contribuer à leur apaisement.

Déroulement :

Série d’entretiens individuels d’une durée de 2 heures dans les locaux du Cabinet CdC Consulting en fonction de l’importance et de la consistance du patrimoine et de la complexité du dossier à finaliser

Travail en cabinet : Évaluations

–         du montant de la prestation compensatoire

–         du montant des droits de chacun sur le patrimoine à partager

Ébauche des modalités du partage et de la stratégie à mettre en œuvre

 

REUSSIR SON DIVORCE (3)

REUSSIR SON DIVORCE (3)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose sa méthode innovante pour REUSSIR SON DIVORCE, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode comporte jusqu’à cinq étapes, en fonction de la complexité de la séparation. Après  avoir exposé samedi dernier la première étape consacrée à cerner la personnalité du client et le contexte psycho-affectif de la séparation, abordons désormais la seconde étape cruciale de l’accompagnement qui revêt un enjeu stratégique :

Apprivoiser le système auquel on est confronté pour REUSSIR SON DIVORCE

La deuxième étape de l’accompagnement poursuit les objectifs de suivants :

  • Comprendre les objectifs et les modes opératoires des différents acteurs professionnels de la procédure, leurs rôles, leurs attentes, leurs codes et se familiariser avec l’environnement et le système dans lequel le client va se retrouver projeté
  •    Armer le client pour lui permettre de comprendre le jargon des différents acteurs et de faciliter sa communication avec eux : juge, avocat, notaire
  • Transmettre les informations nécessaires pour arbitrer et décider en toute connaissance de cause dans les différentes étapes de la procédure et face à ces différents acteurs
  • Apprendre comment gérer la procédure sans être à la merci de l’une ou l’autre des parties
  • Gagner du temps et de l’aisance en facilitant la communication et les relations avec les différents interlocuteurs et parties prenantes

Pour y parvenir, le contenu de cette étape est le suivant :

–         Présentation en fonction de la situation du client : procédure amiable ou contentieuse

o   des différentes procédures et de leur déroulement

o   des rôles et des missions de chacun : juge, avocat, notaire, expert judiciaire

o   des domaines d’intervention de chaque acteur et leurs spécialités

o   de leurs demandes

–         Explication des inter-relations et des enjeux pour chaque partie prenante

o   les contraintes

o   les difficultés potentielles

o   Apprendre à les éviter

–         Inventaire de tout ce que l’on ne dit jamais et qu’il vaut mieux connaître pour être à l’aise avec chaque interlocuteur et en mesure d’agir conformément à ses intérêts

o   les pièges à éviter

o   Comment les gérer ou les court-circuiter

La méthodologie employée Ã  ce stade de l’accompagnement est la suivante  :

Benoît LEMOGNE présente le système judiciaire et les différentes procédures possibles en fonction de la situation du client. De façon factuelle et objective, il l’aide à comprendre les rouages de ce système, les rôles et les interactions des différents acteurs : juge, avocat, notaire.

Il l’initie à leurs différents jargons.

Après une présentation progressive des différentes informations à porter à la connaissance du client, un échange au cours duquel Benoît LEMOGNE répond aux différentes questions posées par le client se met en place.

Cet échange permet également au client de revenir sur certains points de sa situation personnelle et de la compléter si besoin. Celui-ci pourra mesurer à cette occasion l’évolution de la pression émotionnelle.

Si nécessaire l’échange avec Benoît LEMOGNE pourra contribuer à aller plus loin dans la sérénité.

Nous aborderons dans un prochain article à paraître samedi prochain la description de la troisième étape de l’accompagnement POUR REUSSIR SON DIVORCE : Apprendre à gérer l’aspect patrimonial de la séparation.

 

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (18)

REUSSIR SON DIVORCE (2)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose sa méthode innovante, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode comporte jusqu’à cinq étapes, en fonction de la complexité de la séparation. La première étape incontournable consiste pour le consultant Ã  :

Cerner les personnalités en jeu et le contexte psycho-affectif de la séparation pour REUSSIR SON DIVORCE

Les objectifs de cette première étape sont les suivants:

–         Apaiser l’aspect émotionnel de la situation pour reprendre pied et retrouver ses ressources

–         Rationaliser le contexte et objectiver la situation

–         Démarrer la collecte des éléments nécessaires à l’élaboration d’une stratégie de séparation bénéfique pour le client

–         Identifier les forces et les faiblesses de la situation pour chaque partie en cause

Pour y parvenir, le contenu de cette première étape est le suivant :

Étape 1 : Collecter les informations relatives à l’histoire du client et à celle du couple et en miroir explorer le point de vue du conjoint

–         L’histoire et la vie du client ; l’enfance et le contexte de la famille,

–         Le mariage :

o   avant, les circonstances de la rencontre

  • celles de la décision du mariage
  • les attentes

–         Résumé de la vie de couple :

o   les événements marquants de la vie de couple : heureux ou pas,

o   le ressenti, les doutes et les désillusions

–         La séparation :

o   l’origine de la séparation,

o   les circonstances de la rupture

Et en miroir explorer le point de vue du conjoint

 Ã‰tape 2 : Faire émerger les raisons objectives liées aux histoires personnelles de chacun pour :

–         Replacer les éléments en perspective

–         Avoir une autre lecture de l’histoire, plus objective, moins passionnée

Débrancher de la souffrance ; se libérer de l’engrenage du ressentiment, de la colère, de l’envie destructrice de vengeance ; sortir de la haine

Prendre conscience des jeux relationnels mis en place pendant le mariage ainsi que de leur impact aujourd’hui

 Et en miroir explorer le point de vue du conjoint

 Ã‰tape 3. : Comprendre les enjeux de la séparation et du divorce et comment chaque partie se positionne

–         Connaître la position du client dans ce contexte de séparation

–         Comprendre son comportement dans ce contexte particulier

–         Comprendre les enjeux en intégrant les différentes parties impliquées par la séparation : enfants, conjoint…

–         Comprendre comment le client se positionne par rapport aux conséquences de la séparation

–         Ce que le client attend ou redoute de la séparation et de la procédure

–         Les injonctions contradictoires auxquelles il peut être confronté

–         Les priorités potentielles

–         Les enjeux, les craintes et les objectifs

Identifier les points forts et les points faibles de la situation du client dans la séparation

Ajuster les objectifs et adapter les demandes en fonction de la complexité de la situation et de sa compréhension élargie : le client dans son environnement proche

Et en miroir explorer le point de vue du conjoint

Méthodologie :

A travers le récit de l’histoire du client, et de celle de son couple, Benoît LEMOGNE fait le décodage de la situation et des éléments constitutifs de l’histoire et de son évolution

Cette écoute particulière, fine et empathique, lui permet en miroir du récit du vécu du client de décoder le vécu et l’histoire versus celui du conjoint.

Dans un deuxième temps, Benoît LEMOGNE porte à la connaissance du client les éléments qui lui seront nécessaires pour voir la situation du point du vue du conjoint et comprendre la façon dont il peut vivre la situation.

La remise en perspective de ce qui s’est passé, du pourquoi et du comment le couple en est arrivé à la situation de séparation ainsi que le décodage des points de vue féminin et masculin permettent de prendre du recul, d’examiner l’histoire et la situation sous un angle nouveau pour l’objectiver.

La pression émotionnelle diminue et la réflexion sur le déroulement de la séparation peut alors s’envisager sur les bases d’une nouvelle vision de la réalité.

Le client reprend confiance et retrouve ses ressources et l’énergie dont il a besoin pour construire la suite.

Les enjeux de la situation sont mis en exergue et examinés du point de vue des deux parties.

Ce changement de perception de la situation donne accès à la possibilité de stratégies nouvelles et autrement plus adaptées puisqu’elles intègrent la dimension et les enjeux du conjoint qui jusque-là étaient inconnus et/ou délibérément écartés ou contrariés.

Nous aborderons lors d’un prochain article à paraître la deuxième étape de l’accompagnement : Apprivoiser le système auquel on est confronté dans un divorce.

REUSSIR SON DIVORCE (1)

Personne n’est prêt à être confronté à la séparation de son couple. Entre le désarroi et l’incompréhension de ce qui arrive, il va falloir mener un parcours du combattant que l’on ne soupçonne pas. On est en effet projeté dans un univers étranger et hostile sans en connaître les codes, les langages, ni les modes de fonctionnement.

Chaque faux pas peut engendrer des risques qui peuvent être lourds de conséquences. Comment dans ces conditions être certain d’avoir toutes les informations nécessaires pour REUSSIR SON DIVORCE : défendre ses intérêts, et ceux de ses enfants , face à ‘’une partie adverse’’ qui peut ne faire aucun cadeau, et avec laquelle on a néanmoins tout intérêt à entrer en négociation.

La méthode innovante mise au point par CDC pour REUSSIR SON DIVORCE

Créé en 2012 et unique en France, le Cabinet Divorce Consulting propose  sa méthode innovante, qui permet d’optimiser l’issue de la séparation tant d’un point de vue personnel que patrimonial. Cette méthode associe une approche psycho-affective de la séparation de couple ciblée sur la dualité des traits de personnalité homme/femme à une expérience de plus de 20 ans dans l’activité notariale. L’objectif est de donner les moyens de piloter la séparation avec le maximum de sérénité en prenant du recul sur l’aspect affectif, de se libérer de l’emprise de ses émotions et de maîtriser les rouages de la procédure.  

Le Cabinet s’adresse autant aux couples mariés, que PACSés ou en concubinage pour les accompagner dans l’élaboration des modalités de la séparation, en amont de l’engagement d’une procédure amiable, ou dans le cadre d’une procédure contentieuse. Notaire diplômé, expert judiciaire, Benoit LEMOGNE intervient en partenariat avec les cabinets d’avocat dans les aspects patrimoniaux du divorce (prestations compensatoires et liquidation d’indivisions et de régimes matrimoniaux).

Les différentes étapes du déroulement de l’accompagnement pour REUSSIR SON DIVORCE

Ce déroulement de l’accompagnement, qui s’effectue au rythme du client, n’est pas forcément linéaire. Il pourra être ponctuellement aménagé pour s’adapter aux aléas que rencontre le client au quotidien. L’accompagnement se fera donc en simultané pour traiter les différentes étapes de la séparation et les urgences éventuelles résultant de temps forts de la procédure (rendez-vous chez les professionnels de la procédure : juges, avocats, notaires) ou d’évènements vécus avec le conjoint et/ou les enfants.

L’accompagnement proposé par le Cabinet Divorce Consulting peut comporter jusqu’à cinq étapes, selon les besoins et les particularités de la situation du client.

Phase 1 : Connaître et comprendre le client, son histoire, son couple et l’histoire de son couple

Étape 1 : Collecter les informations relatives à l’histoire du client et à celle du couple

Et en miroir explorer le point de vue du conjoint

Étape 2 : Faire émerger les raisons objectives liées aux histoires personnelles de chacun pour :

*   Replacer les éléments en perspective

*   Avoir une autre lecture de l’histoire, plus objective, moins passionnée

Étape 3 : Comprendre les enjeux de la séparation et du divorce et comment chaque partie se positionne

Phase 2. Apprivoiser le système auquel vous êtes confronté

Phase 3. Gérer l’aspect patrimonial de la séparation

Phase 4. Concevoir la stratégie adaptée

 Phase 5. S’entrainer à la mise en œuvre de la stratégie

 Nous détaillerons ces différentes étapes au cours des cinq prochains articles à découvrir chaque samedi.

 

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (14)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (14)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de DEVENIR ACTEUR DE SA VIE par l’analyse des stratégies à adopter pour gérer ses échecs. Après l’autopsie des échecs, voici quelques pistes à explorer :

Nuancer sa lecture de l’échec :

L’échec est rarement total, comme notre cerveau émotionnel voudrait bien nous le faire croire. Sur le coup, nous avons en effet tendance à percevoir notre échec comme complet (rien de positif), global (atteint notre crédibilité dans tous les domaines) et général (tout le monde est au courant). Mais il ne faut jamais perdre de vue que tout le monde a connu un jour un échec. Si une certaine forme de compréhension n’apparait pas parmi les membres de notre entourage, cela peut signifier que ceux qui nous font ressentir le poids de notre échec ont des comptes à régler avec nous ou avec eux-mêmes! Dans ce cas, notre échec n’est qu’un prétexte pour nous déstabiliser.

Ne pas rester seul :

Ce n’est pas tant notre échec à proprement parler qui nous fait souffrir que le fait de l’exposer au regard des autres. D’où l’intérêt de tester la perception qu’ont les autres de l’événement qui nous tourmente. En fait, entre ceux qui ne sont pas au courant, ceux qui n’y ont pas prêté attention, ceux pour qui l’événement n’est pas vécu comme traumatisant ou humiliant, ceux qui pensent que nous pourrons nous en remettre, on se rend compte que le regard des autres sur nos échecs est toujours plus sage et mesuré que le nôtre. Dans tous les cas, il ne faut pas rester seul et parler de notre désarroi à notre entourage pour lutter contre ce mouvement naturel qui nous pousse au retrait à cause de la honte qui s’empare de nous.

Tenter la stratégie de l’affrontement (pour les échecs les plus douloureux) :

Plus l’échec est difficile à vivre, plus il conviendra (paradoxalement) de l’affronter, en s’astreignant à le regarder en face. En psychothérapie, ce sont les techniques d’imagerie mentale qui sont utilisées pour garder présent à la conscience, avec le maximum de détails et d’intensité émotionnelle, les événements traumatisants. L’intensité réaliste de l’évocation de ces événements permet de désactiver l’excès de charge Ã©motionnelle associée et de stocker l’événement en mémoire en tant que souvenir « nettoyé » et non encore actif. La démarche peut s’avérer ardue et nécessiter l’accompagnement d’un professionnel si l’échec a été intense et douloureux, engendrant un véritable traumatisme de l’estime de soi à l’occasion, par exemple, d’humiliation en public dans des domaines où l’on est « attendu » et où l’enjeu de la crédibilité est important.

 

 

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (13)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie par l’analyse des stratégies à adopter pour se débarrasser d’une peur  incontrôlée de l’échec. Si la peur de l’échec est si fréquente, c’est d’abord parce que, dans une certaine mesure, elle est normale. Elle nous pousse à ne pas être indifférent aux conséquences matérielles et sociales de nos actes. Elle est donc souhaitable, mais seulement jusqu’à un certain point.

 Comment se débarrasser d’une peur maladive de l’échec pour devenir acteur de sa vie

 Quand on devient allergique à l’échec, la conséquence d’un ratage n’est alors plus de l’ordre du déplaisir mais de l’affliction. C’est alors la honte qui est au cÅ“ur du problème : cette émotion violente qui nous pousse à nous percevoir non pas seulement comme incompétents mais globalement comme déficients et indignes. Le travail sur cette allergie à l’échec qui caractérise les estimes de soi en souffrance est un travail de longue allène qui nécessite d’associer plusieurs stratégies parmi lesquelles :
*  L‘autopsie des échecs : il s’agit de revenir systématiquement sur son échec non pour remuer le couteau dans la plaie mais pour comprendre. C’est un travail qui peut paraître à priori en décalage dans une société qui prone les vertus de la réussite, et qui demande du courage pour lutter contre la mémoire émotionnelle négative de l’échec. Mais ce travail est instructif et émotionnellement réparateur. Voici les différentes étapes de ce travail :
– 1/ Réfléchir tout de suite après l’échec à ce qui s’est passé. A défaut, le pilotage automatique  de notre conscience nous égare dans des ruminations que nous percevons vaguement en arrière-plan sous forme de vagues flash-backs : mauvais résultats garantis, surtout à long terme.
– 2/ Essayer de relativiser l’échec en mettant en exergue l’aspect peut-être positif de la situation. Cela aurait pu être pire… Cela permet d’entamer le processus de digestion de l’échec.
– 3/ Ne pas s’arrêter trop longtemps à l’étape de rumination et passer assez vite (mais pas trop vite…) à l’étape suivante.
– 4/ Tirer des leçons de l’échec : trouver les causes l’expliquant et mettre en oeuvre les conditions pour qu’il ne se répète pas.
– 5/ Arrêter d’y penser. Si les ruminations reviennent, reprendre le travail à l’identique, quite à se redire les mêmes choses le cas échéant. La tendance à la rumination s’encre généralement dans un échec qui n’a pas été digéré.
Nous poursuivons prochainement l’analyse des stratégies de contrôle de l’échec
DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (14)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (12)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous intéressant aujourd’hui à une question centrale : comment se débarrasser de la peur de l’échec? Cette question va intéresser tous ceux qui ont constamment l’impression de mal faire, habités par un doute que ne les lâche jamais.
Dans le travail, ce sont de gens qui ne sont pas sur de leur capacités, qui doutent de leur compétences, qui aspirent à avoir moins de responsabilité pour être sur d’être à la hauteur, usés qu’ils sont par le stress et le sentiment d’imposture…

Comment devenir acteur de sa vie quand on a peur de l’échec?

 Si la peur de l’échec est si difficile à combattre, c’est qu’elle est, jusqu’à un certain point, tout à fait normale. Elle est même utile pour nous aider à ne pas être indifférent aux conséquences matérielles et sociales de nos actes. Comme dans beaucoup de domaines, tout est question de mesure. Pour ceux qui soient devenus allergiques à l’échec, la conséquence d’un ratage n’est plus de l’ordre du déplaisir mais de l’affliction. En fait, c’est la honte qui est au cÅ“ur du problème, cette émotion violente qui nous amène à nous percevoir non pas seulement incompétents mais globalement déficients et indignes.
Voyons désormais les principales stratégies à adopter pour soigner cette allergie à l’échec qui empoisonne les estimes de soi en souffrance, en commençant par :
– l’autopsie de l’échec  : il s’agit de prendre l’habitude, même si c’est douloureux, de revenir sur son échec pour comprendre. Voici comment procéder :
Ne pas balayer de son esprit l’échec que l’on vient de subir
Commencer au contraire par réfléchir tout de suite à ce qui s’est passé sans essayer de tout comprendre dans un premier temps ;
Laisser l’esprit ruminer à son rythme pour lui permettre de digérer l’échec ;
Essayer de relativiser ou même de positiver l’échec (si on regarde les choses dans le détail, tout n’est pas catastrophique et il y a même peut-être des aspects positifs à la situation) : cela aurait-il pu être pire !
Si on constate que l’échec s’explique par des comportement inadéquats qu’on ne parvient pas à corriger, pourquoi ne pas entamer une psychothérapie?
Nous poursuivrons prochainement l’analyse des autres stratégies envisageables pour se débarrasser d’une peur  incontrôlée de l’échec.
DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (16)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (11)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en tirant le maximum de bénéfice du feed-back. En fait, le phénomène de feed-back est capital pour l’être humain car nombre de processus biologiques qui règlent la marche de notre corps fonctionnent sur ce mode : mécanismes de régulation de la vie hormonale ou de la pression sanguine, de l’immunité, fonctionnement du cerveau… Quid en matière d’estime de soi?

Le feed-back : école de la liberté pour enfin réellement DEVENIR ACTEUR DE SA VIE

Ce jugement que nous portons en permanence sur nous-mêmes nous aide en fait à nous libérer de notre subjectivité naturelle ; à tel point que sans retour d’information des autres, on ne pourrait pas être objectif avec nous-même. Le risque d’erreur serait trop grand. C’est bien d’ailleurs ce qui se passe quand on se prive du feed-back : on se referme sur nous-même, dans l’illusion de l’auto-suffisance de notre regard et de nos intuitions. Le résultant est sans concession : l’estime de soi se dérègle, vers le bas ou vers le haut. Sans retour d’information de la part de son entourage, on s’illusionne de grandeur ou on se persuade de sa médiocrité : on ne perçoit plus objectivement nos plus ou moins grandes mais réelles qualités et compétences.
Le feed-back est un des outils les plus puissants qui soit pour nous aider à nous améliorer. Il consiste à écouter lucidement et consciemment ce que nous dit de nous notre entourage. Il se différencie de toutes les influences sociales plus ou moins inconscientes qui utilisent nos peurs à notre insu. Faire bon usage du feed-back aide à ne plus avoir peur de déplaire, tout en sachant écouter et comprendre pourquoi nous déplaisons. C’est assumer sa différence tout en comprenant ce qu’elle inspire aux autres.
Etre ouvert au feed-back, c’est écouter, et non obéir. C’est être en mesure de faire le tri pour ne prendre que ce qui nous convient ou nous fera grandir encore. C’est être prêt à se réjouir et à se servir intelligemment des précieuses informations que l’on nous offre sur nous-même, pour nous les approprier, même si l’on peut être amené à les solliciter (chez un psy par exemple).
Nous achevons ainsi notre réflexion sur le feed-back comme moyen de devenir acteur de sa vie. Nous poursuivrons prochainement notre réflexion avec une question centrale : comment se débarrasser de la peur de l’échec?
DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (6)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (10)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en voyant aujourd’hui comment tirer le meilleur usage du feed-back dans la vie quotidienne. Comment? C’est simple : en le considérant non comme une menace mais comme une chance, et ce même (et surtout) lorsqu’il est désagréable à entendre. Voici les quatre grandes règles pour un usage optimal du feed-back au quotidien :

  • L’écouter : c’est qu’en général, nous l’interrompons trop vite car nous avons du mal à nous appesantir longuement aux parties de notre personnalité dont nous ne sommes pas fiers! Lorsqu’on fait un débriefing à une personne sur une action qu’elle a menée, il est fréquent de la voir l’interrompre, ne supportant pas de l’écouter jusqu’à la fin, pour se justifier, se défendre ou tout simplement expliquer qu’on se trompe sur elle! Mais le feed-back positif peut également nous mettre mal à l’aise pour sa valeur affective : comme on resent de la gêne avec les compliments, on tente d’écourter ou de minimiser (surtout chez les profils à basse estime de soi qui ont du mal à contempler leurs qualités).
  • Le solliciter aussi souvent que possible, quite à paraître égocentrique ! Sinon, c’est un regrettable gâchis d’information. Il convient de s’efforcer, après chaque occasion qui représente un enjeu pour notre estime de soi, de requérir les observations de personnes (de confiance) de notre entourage. Ne pas hésiter à leur demander des pistes d’amélioration.
  • Faire un effort pour réellement considérer avec le maximum d’objectivité ce qu’on nous dit de nous :  ne pas le balayer d’un revers de manche s’il nous parait inadapté car il est rare qu’un feed-back soit à 100%  erroné ou inutilisable. Il y a toujours un enseignement à en tirer. De plus, il nous informe au moins sur la manière dont on est perçu par les autres, cette manière nous déplairait-elle! Ceux qui ne nous connaissent pas ou peu tirent le maximum d’informations sur nous en analysant nos actes; ceux qui nous connaissant bien tempérent leurs impression par leur connaissance de notre personnalité globale. Les premières sont précieuses pour nous permettre de rectifier notre image. C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais hésiter à remercier les personnes qui spontanément nous donnent des informations sur notre paraître en public, pour autant que ces personnes soient fiables et bienveillante à notre égard…
  • Ne jamais punir une personne de nous avoir donné son avis sur nous : en réagissant mal (fâcheries, bouderies, crise de larmes…), nous nous privons de ces sources d’information si utiles pour améliorer notre vie en société : savoir la façon dont on est perçu par les autres. Or, dans bien des situations, une posture assurée peut sauver de nombres de situations indélicates… Ne pas laisser notre susceptibilité ou notre fragilité nous empêcher d’avoir ces informations. Et que cela ne nous empêche pas de demander à notre interlocuteur plus de précision s’il est trop vague ou plus de délicatesse s’il est trop « cash ».
Après ces propos, et bien naturellement, on pourrait être tenté de donner son feed-back aux personnes de notre entourage. Attention, c’est une matière où la prudence est de rigueur! Si on se lance, toujours commencer par le positif (pour ne pas heurter la vulnérabilité éventuelle de son interlocuteur), avant d’aborder les « pistes d’amélioration » (les mots ont leur importance).
Nous achèverons très prochainement notre analyse du feed-back pour ensuite nous intéresser à un sujet de circonstance en cette période de rentrée : après les déconvenues des vacances, comment préparer la rupture de son couple?

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (9)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en continuant aujourd’hui l’analyse du feed-back. Il existe plusieurs types d’information communiquée via notre feed-back : plus ou moins positif, plus ou moins spécifique. Plus l’information est générale, plus l’impact émotionnel est grand. De même qu’une information plus précise est plus facile à intégrer ou à corriger car elle nous impacte moins émotionnellement. Moralité : quand vous avez à commenter les performances d’une personne, plus celles-ci ont été médiocres, plus vos critiques devront être précises et ciblées pour ne pas affecter émotionnellement votre interlocuteur.

Consolation ou information? Comment sélectionner ce que nous décidons d’entendre du feed-back pour devenir acteur de sa vie

Ce que nous recherchons à entendre de notre feed-back est déterminant. Si le feed-back positif est agréable, le feed-back négatif est toujours utile… C’est dans l’adversité que l’on progresse… Il convient en fait de domestiquer notre feed-back pour qu’il nous stimule émotionnellement tout en nous faisant progresser grâce aux informations plus négatives qu’il contient et qu’il convient de transformer en critique constructive. Ainsi, après l’accomplissement d’une performance stressante, il convient d’abord de se réjouir d’avoir effectué la performance pour seulement ensuite entendre les informations plus négatives. Même si sous sommes globalement fiers d’avoir relevé le défi, on sent de toute façon très bien intuitivement la nécessité du feed-back négatif. Des études ont montré que les sujets à bonne estime de soi tendent à chercher un feed-back informatif (« comment j’étais ? ») plutôt qu’un feed-back positif (« j’étais bien ? »). Ils recherchent d’avantage une évaluation leur permettant d’évoluer, alors que les sujets à mauvaise estime de soi recherchent une approbation (on les aime quand-même…) leur permettant d’être rassuré.

Les réactions au feed-back varient également selon les profils d’estime de soi. Après une situation menaçante pour leur ego, les sujets à bonne estime de soi se montrent moins aimables, se concentrant sur leurs soucis tandis que les sujets à médiocre estime de soi redoublent de gentillesse, cherchant à ne pas perdre l’affection des autres alors qu’ils sont déjà en danger. En fait, le feed-back des autres est un bon régulateur de nos excès éventuels dans la tendance à se valoriser et à développer notre égo. C’est une fonction primitive du feed-back dans les groupes sociaux : il sert à réguler les comportements excessifs, mettant en danger les équilibres relationnels naturels. Notons enfin tout l’intérêt à recevoir du feed-back de la part de personnes que nous connaissons peu : il est souvent beaucoup plus fiable que celui de nos proches car non « pollué » par les liens affectifs qui faussent leur jugement.

Nous poursuivons très prochainement l’analyse du feed-back, en voyant comment en tirer le meilleur usage dans la vie quotidienne.

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (8)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous attachant aujourd’hui à un élément important après l’action : être à l’écoute de son feed-back, c’est à dire des informations sur nous-même que nous fournissent les personnes de notre entourage. Ce retour d’information sur nous-même peut nous être d’une aide très précieuse pour enrichir et guider notre action, nous permettant d’ajuster peu à peu notre manière de penser et d’agir. Encore faut-il savoir l’utiliser à bon escient et éviter…

Les obstacles à la bonne utilisation du feed-back pour devenir acteur de sa vie

Le problème est qu’il est mal aisé d’en tirer profit pour deux types de profils : ceux à basse estime de soi (en manque de confiance, pour gérer leurs succès et les signes de reconnaissance dont ils sont l’objet) et ceux à haute estime de soi (en excès de confiance, pour gérer leurs échecs dont ils ne savent tirer profit pour s’améliorer). C’est qu’on est souvent confronté à un paradoxe : plus on cherche à protéger ou à développer son estime de soi, moins on tolère le feed-back sur nos actes ou sur notre personne.

Les mécanismes qui perturbent la bonne utilisation du feed-back sont par exemple :

  • la recherche impérieuse de réassurance et de flatterie, qui pousse à l’évitement des informations déplaisantes. On les fuira ou on les dissuadera : pour ceux dotés d’un pouvoir social, cela revient à punir les personnes qui oseront la critique (même constructive), ou simplement la sincérité. Dans les temps anciens, on exécutait les porteurs de mauvaises nouvelles…
  • la tentation permanente de supposer que tout feed-back est inexact. Il s’agit du péché d’orgueil consistant à se dire qu’on se connaît beaucoup mieux que les autres qui n’ont pas toutes les données du problème… Cette certitude de la connaissance de soi (appelée « autognose ») est illusoire et dangereuse car la connaissance d’elles-mêmes des personnes qui ont des problèmes avec leur estime de soi est toujours partielle, ne pouvant être objective, contaminée par le désir de ne voir que ce qu’ils veulent bien voir (ce qui les arrange)  : le positif pour les hautes estimes de soi et le négatif pour les basses estimes de soi.
  • la conviction que tout feed-back ne peut être que douteux, qu’il soit positif (« ils disent cela pour m’épargner/par complaisance/parce qu’ils ont pitié de moi ») ou négatif (« tous des jaloux, aigris, frustrés, névrosés… »), et doit prioritairement s’expliquer non pas par la réalité de ce que nous avons fait ou montré, mais par les problèmes ou motivations personnels de ceux qui nous l’adressent. N’est-il pas plus confortable de douter d’autrui que de se remettre en question?…

Dans des cas extrêmes, comme celui de la dépression maladive, dans laquelle l’estime de soi est littéralement effondrée, on observe des attitudes encore plus perturbées vis à vis du feed-back : si des personnes en dépression reçoivent des critiques (négatives) de tiers, une curieuse mécanique se met en marche consistant à ne plus identifier de la part de ces personnes que des informations à tonalité négative. L’utilisation détournée du feed-back n’a que pour objectif inconscient de faire sombre d’avantage encore dans les abîmes de la dépression. La consultation est alors indispensable, la personne ne pouvant elle-même se sortir de cette mauvaise passe.

Nous poursuivrons prochainement l’analyse du feed-back.

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (17)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (7)

Après cette courte série de rentrée consacrée à la maîtrise de la rupture du couple, reprenons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous attachant aujourd’hui Ã  agir simplement. C’est que le doute sur soi nous met parfois dans des situations délicates. Pour ceux qui manquent de simplicité (à cause de leurs complexes généralement), il convient d’essayer de ne pas voir les actes et les attitudes simples comme l’expression de la simplicité d’esprit mais plutôt comme celle de sa clarté.

Pour devenir acteur de sa vie : Faire simple au lieu de se compliquer la vie inutilement

Oser faire simple est précisément l’apanage des personnes à bonne estime de soi, qui n’ont pas besoin de briller en société pour se rassurer ou en mettre plein la vue. Au contraire, elles ne cherchent pas à se faire remarquer, mais à tenir leur place, à jouer leur rôle.

Voici un exercice thérapeutique pour lutter contre le sentiment de honte excessive : il consiste à s’exposer sous le regard du groupe à faire quelque chose de légèrement ridicule, comme chanter une chanson a capela par exemple. Le but est de continuer de chanter malgré la petite sensation de ridicule, afin de ne plus obéir à cette maudite sensation de honte qui se déclenche à tout propos, de manière excessive ; ne plus s’affoler à cause de ces fausses alarmes.

Attachons-nous simplement à faire notre boulot d’être humain. Il ne faut pas seulement agir pour réussir ou obtenir un résultat. Il faut aussi agir pour ce que le fait d’avoir agi nous apprend sur le monde et sur nous-même. L’être humain est fait pour agir et il existe un lien indissociable entre son bien-être et son action quotidienne. Ainsi, agir améliore l’humeur de même qu’améliorer l’humeur facilite la mise en action. Le secret est d’être présent à ce que je fais dans tous mes actes. Prendre l’habitude d’accueillir le résultat de mon action, qu’il soit positif ou pas. Il s’agit d’être à l’écoute de son feed-back. C’est ce que nous verrons dans le prochain article.

 

REUSSIR SA SEPARATION DE COUPLE (5)

Achevons aujourd’hui notre série d’article consacrée à la SEPARATION DE COUPLE par l’analyse du dernier élément de réussite :

SEPARATION DE COUPLE : La maîtrise des aspects financiers de la procédure

Les aspects financiers de la séparation sont des points particulièrement délicats à gérer parce qu’ils mettent en Å“uvre des notions délicates et parce qu’ils génèrent des peurs plus ou moins rationnelles. D’où un lien étroit entre l’aspect émotionnel et l’aspect financier de votre séparation. L’accompagnement par un professionnel vous permet à la fois de canaliser vos craintes et de vous éclairer à votre rythme sur les enjeux patrimoniaux de la séparation, en vous expliquant très concrètement votre situation juridique et les différentes options envisageables, que ce soit pour le partage des biens ou leur éventuel maintien en indivision, le montant des pensions alimentaires et/ou de la prestation compensatoire…

La séparation du patrimoine donne un exemple de piège dans lequel il est difficile de ne pas tomber. L’expérience montre que la plupart des personnes confrontées à la rupture de leur couple souhaitent une procédure amiable pour éviter un marathon judiciaire destructeur. Pour autant, la moitié des procédures reste contentieuse. C’est ainsi que croyant apaiser ou éviter les tensions, il est courant que d’un point de vue patrimonial, on opte pour le 50/50, persuadé que cette mesure d’équité sera une armure contre une procédure contentieuse. Les déconvenues arrivent souvent chez le notaire, chargé de « liquider » le régime matrimonial, quand le résultat de cette opération indique que les droits des époux sur leur patrimoine ne sont pas égaux, l’un par exemple ayant utilisé des fonds personnels économisés avant le mariage ou reçus par donation ou succession. Il est alors difficile de respecter la parole donnée à l’autre, quand des dizaines de milliers d’Euros sont en jeu.Et c’est sans compter le déséquilibre causé par la prestation compensatoire!.. D’où l’intérêt pour les époux d’appréhender ces questions avant qu’ils ne fondent leurs convictions en la matière et n’entament la procédure.

Enfin, la séparation vous confronte naturellement à diverses peurs plus ou moins conscientes : peur du manque, crainte de ne pas maitriser les rouages de la procédure et de se laisser abuser, méfiance vis-à-vis de l’intégrité de votre conjoint ou de sa vulnérabilité face à ses propres émotions. L’accompagnement du professionnel vous permet de mettre en place les conditions d’une communication constructive et intelligente avec votre conjoint plutôt que de prendre le risque de voir les enjeux de la séparation vous échapper.

LES BENEFICES DE LA PREPARATION DE LA SEPARATION DE COUPLE :

La préparation de la séparation de couple donne un réel avantage, et ce quel que soit le type de procédure auquel vous avez à faire :

DANS LE CADRE D’UNE PROCEDURE AMIABLE :

Vous avez mis en place avec votre conjoint une communication constructive vous permettant d’aborder avec lui les points délicats de la séparation dans le but d’aboutir au meilleur consensus possible, avant de mettre en branle la machine judiciaire pour valider vos accords.

DANS LE CADRE D’UNE PROCEDURE CONTENTIEUSE :

Vous vous sentirez apaisé(e) émotionnellement et n’agirez plus sous l’emprise incontrôlée de vos sentiments; vous maitriserez les enjeux de la procédure et votre comportement vis à vis de votre conjoint et des différents intervenants professionnels (juge, avocat et notaire). Vous maîtriserez  les éléments de langage à mettre en place et adopterez une attitude adéquate à la préservation de vos intérêts pour parvenir à la réalisation de vos objectifs.

Nous sommes arrivés au terme de la série d’articles consacrée à la séparation des couples. Pour ceux qui souhaiteraient des développements plus fournis, ils pourront utilement se connecter sur le site : www.cabinet-cdc.fr. Nous allons désormais pouvoir reprendre notre série d’article commencée au début de l’été consacrée à comment devenir ACTEUR DE SA VIE (même si prendre la décision de se séparer de l’être auprès de qui on ne s’épanouit plus est bien évidemment également une façon d’être maître de son existence).

REUSSIR SA SEPARATION DE COUPLE (4)

Poursuivons notre série d’article consacrée à la question de la SEPARATION DE COUPLE. Après la préservation d’une qualité de communication avec votre conjoint et la préparation de la procédure à votre rythme, attachons-nous aujourd’hui à un enjeu capital de la séparation : la maîtrise des rouages de la procédure pour…

Réussir sa SEPARATION DE COUPLE

En saisissant les instances compétentes, on s’attend à ce que les décisions prises soient justes et équitables. Le problème réside dans le fait que ce qui me semble judicieux de faire ne l’est pas forcément aux yeux de la loi. Mais comment faire si on a réfléchi sur la base de croyances erronées, si l’on a décidé d’un commun accord, et en croyant ainsi se prémunir contre une procédure contentieuse, des modalités qui ne seront jamais validées par le juge ou le notaire ? C’est une donnée qui peut sérieusement remettre en question ce que vous avez prévu de faire avec votre conjoint. Il est donc plus prudent d’arrêter avec lui des décisions sûres qui pourront être par la suite validées dans le cadre de la procédure judiciaire.

On serait tenté de croire qu’on peut directement s’en remettre au juge car c’est bien lui qui in fine devra entériner les choses. Mais faut-il faire une confiance aveugle dans le système judiciaire ? Ne vaut-il pas mieux élaborer dans le calme et à son rythme les décisions qui vont dicter son avenir et celui de ses enfants, avec la faculté d’intégrer à la discussion des éléments spécifiques, liés à l’intimité du couple par exemple, que le juge n’aura pas le loisir de prendre en compte ? Quand on voit la surcharge de travail des magistrats, et les tentatives vaines du pouvoir pour y remédier, a-t-on vraiment l’assurance qu’il prendra le temps d’analyser toutes les données du problème, y compris celles qui vous tiennent précisément à cÅ“ur ?

Pour maîtriser la procédure, il est nécessaire préalablement de prendre le temps de s’informer sur ses droits. C’est une démarche indispensable, si on ne veut pas être pris de court. En effet, il est inutile de mettre en place une discussion positive et constructive avec votre conjoint si c’est pour prendre des décisions qui ne sont pas transposables dans le cadre de la procédure. Par exemple, les discussions en matière de partage des biens dépendent de la liquidation de votre régime matrimonial, procédure que vous n’êtes pas en mesure de faire de prime abord. Combien de « postulants au divorce » voulaient partager leur patrimoine par moitié et se sont rendu compte grace au notaire, après avoir engagé la procédure, que leurs droits sur leur patrimoine étaient différents? Et sans parler de ceux qui n’ont pas anticipé la question de la prestation compensatoire !

Cette information préalable vous aide à discerner ce qui est possible de ce qui ne l’est pas, et à réfléchir en connaissance de cause à ce qui est  souhaitable de faire, en fonction des besoins  propres que vous aurez clairement identifiés, avant d’engager le processus de la procédure.

Nous achèverons samedi prochain notre réflexion à propos de la maîtrise de la séparation de couple par la nécessité de maîtriser les aspects patrimoniaux et financiers de la procédure.

REUSSIR SA SEPARATION DE COUPLE (3)

Poursuivons notre réflexion à propos de la maîtrise de la SEPARATION DE COUPLE en voyant aujourd’hui tout l’intérêt de

SE PREPARER A SON RYTHME A LA PROCEDURE DE LA SEPARATION DE COUPLE

Se séparer de l’être avec qui on avait « fait sa vie » peut vous entraîner dans un tsunami d’un point de vue émotionnel et dans un parcours du combattant pour ce qui concerne la procédure. C’est la raison pour laquelle il est fortement déconseillé d’enclencher la procédure sans s’y être préparé techniquement et psychologiquement, là est le secret de la réussite. En effet, il n’est pas sage d’envisager de prendre des décisions importantes sous le coup d’un état émotionnel instable et à propos de sujets qu’on ne maîtrise pas. Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est ce que font la grande majorité des personnes qui se séparent. Mais si l’avenir vous paraît confus et menaçant, la procédure sera nécessairement perturbée par vos craintes et vous risquez d’être submergé par le stress de la séparation. Il est préférable de prendre le temps de bien comprendre les enjeux de la procédure à votre rythme pour être en mesure de les maitriser le moment venu.

L’attitude mentale dans laquelle on se place pour vivre sa procédure est capital pour réussir sa séparation. Elle se révèle déterminante pour augmenter ses chances d’atteindre ses objectifs. Qui penserait faire un marathon sans s’y préparer? Il ne faut pas sous-estimer l’impact de son propre comportement sur celui de son conjoint. Les sentiments de peur ou d’insécurité, qu’on peut susciter à son insu, ne favorisent pas l’établissement d’un climat propice à une discussion apaisée. A défaut, on risque de créer des résistances qui vont compromettre à terme la sérénité des débats.

Enfin, il convient d’aborder la procédure en ayant réfléchi sur ses réelles motivations et en étant dans le contrôle de son attitude tant vis-à-vis de son conjoint que vis-à-vis des professionnels de la procédure. La capacité à rester serein sera déterminante pour le succès de la procédure. Voici les questions à se poser :

  • Suis-je dans un climat de sérénité ou sous l’emprise de mes émotions (colère, culpabilité, peur, cupidité, vengeance…) ?
  • Suis-je dans la maîtrise des notions juridiques utilisées par le juge, l’avocat et le notaire ou dans l’incompréhension du jargon juridique qui m’empêche de m’impliquer personnellement dans les débats ?
  • Ma posture est-elle cohérente par rapport à mes demandes ou revendications?
  • Suis-je dans le contrôle de la situation ou sur la défensive ?

Nous poursuivrons prochainement notre série d’article consacrée à la réussite de la séparation de couple par l’analyse de la maitrise des rouages de la procédure.

REUSSIR SA SEPARATION DE COUPLE (2)

Poursuivons aujourd’hui notre nouvelle série d’article consacrée à une question délicate : la SEPARATION DE COUPLE. Pour la maîtriser efficacement, le secret est de gérer à la fois les aspects émotionnels et financiers. Parmi les facteurs clé, la préservation d’une communication au sein du couple est primordiale. C’est ce que nous verrons en premier lieu.

Réussir sa SEPARATION DE COUPLE par la communication

Pour parvenir à préserver une qualité correcte de communication avec votre conjoint, voici les trois repères qu’il vous faut avoir à l’esprit :

  • Dédramatiser. Le bouleversement émotionnel fait partie intégrante du processus de rupture du couple. Le problème n’est pas tant d’éviter le débordement émotionnel que de le canaliser pour apprivoiser de nouveaux liens avec votre conjoint. Une fois passé le cap difficile d’adaptation nécessaire, il est possible d’entrevoir progressivement un chemin vers des horizons plus cléments en terme de communication avec votre conjoint. Pour y parvenir, il faut …
  •  … se donner les moyens de dépasser les sources de tension. En dehors de la capacité de chacun à digérer les raisons expliquant la rupture, le maintien durable d’une relation apaisée est souhaitable, ne serait-ce que pour le bon fonctionnement des rapports à venir pour traiter toutes les questions relatives aux enfants, notamment, pour favoriser un dialogue parental nécessaire à l’équilibre des enfants et à l’exercice en commun de l’autorité parentale qui demeure la règle. Encore faut-il s’en donner les moyens. Il est parfois nécessaire de consulter un professionnel qui vous permettra de prendre le recul nécessaire pour comprendre les nÅ“uds psychologiques en jeu et trouver les moyens de les dénouer. Une personne ayant une approche psycho-affective de la situation vous permettra de comprendre les points de vue de chaque membre du couple ainsi que les points de crispation, que ce soit chez vous ou chez votre conjoint, et de trouver les mots et la posture à adopter pour mettre en oeuvre un nouveau motus vivendi. C’est un travail exigeant qui peut donner des résultats patents en très peu de temps.
  • Accepter les tensions inévitables au sein du couple parental. Certaines crises sont malheureusement inévitables, les causes ayant déclenché la rupture étant parfois difficiles et longues à dépasser. Il convient avant tout de rester lucide et pragmatique. Avec le temps, et de la bonne volonté, dans l’intérêt des enfants, les tensions tendent généralement à s’apaiser. La stabilité des relations au sein du couple parental repose également sur le respect de l’altérité de l’autre et de sa part d’indépendance dans la gestion de la vie des enfants, ce qui peut mettre du temps.
En résumé : un accompagnement par un professionnel avisé vous permettra de cerner les causes de tension avec votre conjoint, pour les dépasser et mettre en place un nouveau mode de communication avec lui, dans un climat apaisé propice à la discussion positive et constructive. Au delà de la qualité relationnelle que vous parviendrez à maintenir, voire à restaurer, il convient de vous donner les moyens de mettre en place les éléments de langage adaptés et d’adopter les attitudes adéquates pour parvenir à vos objectifs dans le cadre de la séparation.
Nous poursuivons prochainement notre réflexion sur la réussite de la SEPARATION DE COUPLE en abordant un autre enjeu capital : se préparer à son rythme à la procédure.

REUSSIR SA SEPARATION DE COUPLE (1)

En cette période de rentrée, entamons aujourd’hui une nouvelle série d’article consacrée à une question épineuse mais de circonstance, bien qu’un peu tabou :

LA SEPARATION DE COUPLE

Après les déconvenues des vacances avec votre conjoint, vous essayez en vain de chasser de votre esprit une pensée dérangeante mais qui vous rattrape sans cesse, sonnant comme une évidence : votre couple a vécu et il devient urgent de vous préparer sérieusement à vous séparer de l’être que nous n’aimez plus et en compagnie de qui la vie vous semble de plus en plus pesante. Beaucoup de personnes dans votre cas n’osent pas envisager cette alternative de façon sérieuse et attendent bien souvent d’être au pied du mur pour agir avec tous les désagréments inhérents à la gestion d’une séparation de couple non préparée.

Vous pouvez peut-être vous éviter ces déconvenues. Pour le moment, vous savez juste que vous devez vous séparer de votre conjoint mais vous ignorez par quel « bout » prendre le problème. Vous êtes indécis(e) sur votre volonté de rompre et vous changez d’avis comme de chemise… Vous vous surprenez même à multiplier les fausses « bonnes » raisons de ne pas sauter le pas :

  • une personne de votre entourage a vécu un divorce difficile moralement et/ou financièrement ;
  • Vous redoutez tous les changements que cela va occasionner (pour les enfants, le lieu de vie, le statut social, le train de vie…) ;
  • Vous redoutez les discussions à venir pour organiser au mieux la rupture avec votre conjoint et craignez un blocage qui empêcherait votre couple d’envisager sereinement la séparation ;
  • La procédure à venir vous effraie car vous n’êtes pas rompu aux discours des juges, des avocats et des notaires ;
  • Vous ne voulez pas subir la procédure et naviguer à vue; vous souhaiteriez avoir les moyens de la maîtriser.
  • Vous avez peur de vous retrouver seul mais vous vous enlisez dans une relation qui ne ressemble plus à rien.

Toutes vos sources d’inquiétude sont fondées! Mais ce n’est pas une raison pour vous imposer une vie dans laquelle vous ne vous épanouissez plus. La stabilité des enfants n’est même pas un « argument » car il est prouvé par les psy qu’il est mauvais pour leur développement affectif de grandir auprès d’un couple parental qui ne s’aime plus. Rassurez-vous, des solutions existent, des professionnels peuvent même vous aider à vous préparer à votre rythme, tant émotionnellement que techniquement. A bien des égards, une séparation de couple se prépare. Vous seriez surpris de constater que la montagne n’est pas si difficile à gravir…

Pour parvenir à dépasser le conflit qui s’est instauré au sein de votre couple, ou pour l’éviter à l’occasion de l’élaboration des modalités de votre séparation, il est primordial de gérer tout d’abord l’aspect émotionnel en jeu. Il conviendra ensuite de vous donner les moyens de maîtriser les rouages de la procédure pour qu’elle ne se transforme pas en véritable parcours du combattant judiciaire.

Ce sont les deux principaux aspects à maîtriser pour réussir votre séparation de couple. Nous les aborderons au fil des prochains articles à paraître sur le blog du Cabinet Divorce Consulting

 

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (6)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous attachant aujourd’hui au danger de la recherche de la perfection dans l’action. Selon Paul Valéry, « La perfection est une défense… ». N’agir que si l’on est sûr de triompher! Tout maitriser pour ne rien risquer. Même si le recours à l’objectif de perfection peut se justifier dans certains contextes, un concours d’excellence par exemple, il fait l’objet d’un usage abusif de la part de sujets à estime de soi vulnérable.

Pour devenir acteur de sa vie, éviter le leur du perfectionnisme

Le perfectionnisme peut être stimulant, s’il reste circonscrit, mais il est contre-productif car épuisant s’il est généralisé car il devient une quête veine de protection par l’excellence, une façon de se rassurer par rapport à la peur de l’échec ou de l’imperfection. La fréquence de perfectionnisme névrotique est courante chez les sujets ayant des problèmes d’estime de soi. Le recours à l’hyper-contrôle est une impasse et offre un très mauvais compromis confort/Performance. Attention au cycle « pression-dépression » : action ne doit pas rimer avec pression permanente.

Comment ça se soigne ? Par la mise en place, en thérapie, d’exercices de « lâcher-prise » en commençant hors du champ de ce qui serait une menace trop directe et trop violente sur l’estime de soi. Par exemple, dans la vie quotidienne, on demande au sujet de n’accomplir une tache ménagère qu’à moitié, d’arriver en retard au cinéma… Le patient constate généralement par lui-même que les conséquences ne sont que mineures, voir inexistantes. On va progressivement passer à des exercices mobilisant d’avantage l’estime de soi : inviter des amis sans avoir rangé la maison, sans avoir préparé le repas…

Face à la complexité du monde, il est vain de tenter d’augmenter désespérément notre contrôle et notre performance. Il convient au contraire de s’attacher à cultiver notre estime de soi à l’écart de tous ces leurres : performances, reconnaissances… Lâcher prise sans renoncer à l’essentiel, c’est ce à quoi nous nous attèlerons dans la deuxième partie de la série d’article consacrée à devenir acteur de sa vie en Octobre. Nous allons en effet interrompre cette série pour consacrer 5 articles tout au long du mois de septembre à une question d’actualité qui peut surprendre en période de rentrée : « Et s’il était temps de mettre un terme à mon couple ? » C’est également une façon de rester maître de sa vie.

 

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (5)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (5)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous attachant aujourd’hui à la flexibilité de l’action : savoir s’engager mais aussi apprendre à s’arrêter quand c’est préférable. La flexibilité de l’action est très difficile à mettre en oeuvre chez les personnes Ã  l’estime de soi fragile. Autant il est important de savoir s’engager, autant il est important de savoir se désengager en fonction de la tournure que prennent les événements. Or, les sujets à basse estime de soi sont généralement longs au démarrage mais lents au freinage…

L’adaptabilité de l’action pour être acteur de sa vie

On parle de « persévérance névrotique » : maintenant que je suis engagé, je dois absolument aller jusqu’au bout, coûte que coûte… Alors qu’il convient de se mettre dans une prédisposition de flexibilité mentale : capacité à renoncer au bout d’un moment quand on réalise que l’objectif ne va pas pouvoir être atteint ou à un coût déraisonnable, en terme de temps, d’énergie, d’argent, par rapport avec l’importance de l’investissement effectué.

Renoncer au bon moment nécessite lucidité et estime de soi : il faut s’estimer assez pour ne pas se sentir dévalorisé par l’arrêt, le changement d’avis… Les problèmes d’estime de soi sont d’ailleurs du pain béni pour les manipulateurs, notamment grâce au mécanisme selon lequel une fois le processus engagé, même si la personne sent qu’elle se trompe, elle n’ose pas revenir en arrière pour préserver son image sociale aux yeux d’autrui.

Difficile en elle-même, cette capacité à renoncer et à se désengager est encore plus difficile quand elle concerne des engagements pris devant autrui. C’est même un piège efficacement utilisé par les manipulateurs pour faire agir leurs victimes dans un sens contraire à leurs intérêts. Pour s’en prémunir, il faut, avant de s’engager, se donner le droit de se tromper, de s’arrêter, de changer d’avis, de décevoir ou d’arriver à un résultat imparfait. Faute de quoi, nous restons des proies potentielles pour des personnes malveillantes de notre entourage.

Un autre danger potentiel est la recherche de la perfection dans l’action. Ce sera le thème de notre prochaine réflexion, à la rentrée.

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (4)

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (4)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous interrogeant aujourd’hui sur les règles Ã  adopter pour avoir une action sereine et profitable. Le secret : l’action doit devenir une respiration de l’estime de soi. Comme une manière habituelle de vérifier ses angoisses et ses espoirs, de rajuster ses illusions positives, mais également en faire naître de nouvelles. A l’inverse, la passivité, et le manque d’habitude qu’elle génère, nous fait paraître les obstacles plus grands, ainsi que les inconvénients des échecs et la difficulté des contre-temps éventuels, en  nous faisant idéaliser ce qu’est agir : à moins de le faire parfaitement, on ne s’en donne plus le droit.

Multiplier les petites actions pour banaliser la peur de l’action et devenir acteur de sa vie

En matière d’estime de soi, le slogan « Penser global, Agir local » est parfaitement adapté : il s’agit de transformer nos réflexions globales en actions locales car après des années de dérobades liées aux problèmes d’estime de soi, notre cerveau est souvent devenu complètement résistant aux bonnes paroles et aux bonnes résolutions. Seuls alors des petits exercices, apparemment anodins, pourront le prendre à contre-pied et l’éveiller au changement.

On ne pense jamais à vérifier auprès de son entourage la réalité des actions mises en oeuvre pour permettre la réalisation des bonnes résolutions que l’on prend généralement en début d’année ou à la rentrée. Pourtant, de petits engagements au changement ne sont pas si anodins qu’on veut bien le croire. Par ailleurs, pour résoudre nos problèmes, nous imaginons fréquemment qu’il est nécessaire de mettre en place des procédures longues et complexes, là où souvent nous devrions d’abord essayer des approches simples et accessibles. Les essayer et surtout les mettre en oeuvre durablement en pratiquant l’auto-contrôle (qui fonctionne beaucoup mieux que le contrôle externe car il est Ãªtre beaucoup mieux accepté).

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en nous attachant à la flexibilité de l’action : savoir s’engager mais aussi apprendre à s’arrêter quand c’est préférable.