par Benoît Lemogne | 18/12/2020 | Juridique
La force exécutoire est un effet légal très puissant dont le privilège est attaché à une décision de justice, à un acte notarié ou à certains actes de l'Administration. Elle permet d'assurer par exemple le paiement d'une créance en saisissant (par voie d'huissier) le débiteur ou encore d'expulser l'occupant d'un local, en recourant au besoin à la force publique.
Les notaires peuvent assortir leurs actes de la formule exécutoire depuis très longtemps
Pour effectuer une saisie, il faut disposer d’un titre exécutoire en vertu de l'article 1494, alinéa 1er, du Code judiciaire. C’est évidemment le cas d’une décision de justice. Mais ce privilège peut également être attaché aux actes établis par les Notaires, et ce depuis fort longtemps. En vertu de l’article 19 de la loi du 25 ventôse-5 germinal an XI (16 Mars 1803) contenant l’organisation du notariat, tous les actes notariés sont exécutoires partout en France. L’acte notarié constitue un titre exécutoire lorsqu’il consacre, en la forme authentique, les éléments nécessaires à la détermination de l’existence, de l’exigibilité et du montant d'une créance.
Les avocats revendiquent pouvoir assortir leurs actes de la formule exécutoire
La revendication par les avocats de la possibilité d'assortir certains de leurs actes de la force exécutoire n'est pas nouvelle. Comme indiqué dans un article récent ( https://cabinet-cdc.fr/juridique/profession-davocat-quelles-evolutions-souhaites-dans-lavenir/), les avocats, par le biais d'un rapport établi par Dominique Perben le 27 août 2020, demandent qu'elle soit octroyée à l'acte contre-signé d'avocat dans le cadre des modes alternatifs de règlement des litiges pour renforcer leur efficacité.
La réponse du Garde des Sceaux
Cette demande, régulièrement effectuée par le Conseil national des barreaux, a été encore relayée en septembre dernier par le sénateur Antoine Lefevre. La réponse du Ministre de la Justice DUPONT-MORETTI, ancien avocat, est pourtant sans appel : cette attribution serait tout bonnement inconstitutionnelle pour la raison que l'activité des avocats n'est pas une mission de service public. En outre, de tels actes ne pourraient de toute façon pas circuler librement au sein de l'Union européenne.
L'avis du professeur d'Université MEKKI
Dans un article récemment publié dans l'excellente revue juridique JCP Notariale (Lexis Nexis), le Professeur MEKKI, œuvrant notamment à la Sorbonne, approuve la position du ministre. Selon lui, ce n'est pas la compétence qui fait la nature de l'acte mais le statut de son auteur. Or, les avocats, à la différence des notaires, ne sont pas des officiers ministériels.
En effet, l'avocat défend l'intérêt de son client en toute indépendance, sans contrôle administratif de ses fonctions, alors que le notaire, en sa qualité d'officier public délégataire d'une prérogative de puissance publique (l'authenticité), qui agit dans l'intérêt de toutes les parties, est soumis à un contrôle administratif très strict.
Le Professeur rappelle à bon droit qu'à la différence du Notaire, dépositaire de l'autorité de l'Etat, l'avocat n'a d'obligation qu'à l'égard de son client. Selon le Professeur, l'acte d'avocat ne pourra jamais être assorti de l'exécution provisoire en raison de la liberté que revendique à raison l'avocat, et qui fait d'ailleurs toute la grandeur de cette honorable profession.
Alors comment permettre à un acte d'avocat d'être exécutoire ? Tout simplement en le déposant au rang des minutes d'un notaire, comme on le fait depuis bientôt quatre ans avec la convention amiable de divorce faisant l'objet d'un acte sous seings privés rédigé et contresigné par les avocats des parties.
par Benoît Lemogne | 17/12/2020 | Réflexions
Dès que tous les enfants d'une fratrie ont atteint l'âge de sept ans, on peut envisager leur résidence au domicile des deux parents en alternance. C'est un mode très fréquent depuis une dizaine d'année, permettant aux enfant de garder un lien proche avec chacun de ses parents, ce qui est préconisé par les psy qui considèrent que les enfants, passés l'âge de la petite enfance, ont autant besoin de leur père que de leur mère.
Les avantages de ce mode de résidence
Dans ce mode de résidence, l'enfant se partage de façon égalitaire entre deux domiciles. Il a été de plus en plus demandé par les pères, de plus en plus impliqués dans le quotidien de leurs enfants, et accepté par les mères qui y ont vu souvent l'opportunité de "souffler" un peu.
Beaucoup de père en effet ont décrit avoir l'impression d'être un parent "secondaire", un "papa loisir" un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, tout juste bon à payer la pension alimentaire. Alors qu'ils ont besoin de se sentir parent à part entière, prendre part aux décisions concernant leur enfant et partager sa vie au quotidien (école, loisir, activités de la vie quotidienne).
Cela a permis aux mère de se sentir un peu dégagé des taches quotidiennes plus ou moins ingrates, des inscriptions administratives diverses (école /loisirs), du suivi médical des enfants, appréciant d'être soulagé de la gestion du quotidien une semaine sur deux.
Les inconvénients de ce mode de résidence
Si ce mode de résidence semble juste et équitable en apparence, permettant à chaque parent de vivre aves ses enfants la moitié du temps chacun, cela ne convient pas à tous les enfants. Certains peuvent se plaindre à juste titre de ne pas avoir d'encrage puisqu'ils sont ballottés sans cesse d'un lieu à un autre. Quelle est leur adresse officielle ??? A force d'être déplacés, ils peuvent avoir le sentiment d'être tout le temps entre deux eaux, sans point fixe et de se sentir chez eux nul part.
Ce mode de résidence peut ne pas être adapté également quand les enfants sont trop jeunes, si les domiciles des parents sont éloignés, ou si un parent est trop accaparé par son travail (voir même absent de la maison pour raison professionnelle, confiant la garde des enfants à une nounou ou à un grand-parent) ou encore tout simplement quand les parents ne s'entendent pas.
par Benoît Lemogne | 6/12/2020 | Juridique
L'avenir de la profession d'avocat a fait l'objet d'un rapport établi le 27 août 2020, par une mission dirigée par Dominique Perben, ancien avocat et ancien Garde des Sceaux, remis au nouveau garde des sceaux, également avocat, Éric Dupond-Moretti. Cette profession a été beaucoup fragilisée par la période de grève contre la réforme des retraites puis, comme bien d'autres, celle du confinement.
Les défis que doit relever la profession d'avocat dans l'avenir
Parmi les treize réformes suggérées par le rapport pour aider cette profession à relever les défis qui l'attendent, nous avons retenu les suivantes :
- Revalorisation du barème de l'aide juridictionnelle, ainsi que des rétributions relatives aux modes alternatifs de règlement des litiges
- Réforme de l'Article 700 du Code de Procédure Civile afin de mieux faire coïncider le montant alloué à la partie qui gagne le procès avec les frais réellement engagés par cette dernière
- Facilitation du recouvrement des honoraires par l'octroi de l'exécution provisoire aux décisions du bâtonnier en la matière
- Redéfinition de la consultation juridique comme "une prestation personnalisée tendant sur une question posée à la fourniture d'un avis ou d'un conseil sur l'application d'une règle de droit, en vue notamment d'une éventuelle prise de décision" par le client, avec recours à l'intelligence artificielle qui se révélera certainement un grand défi pour la profession d'ici 10 ans
- Octroi à l'acte contre-signé d'avocat de la force exécutoire qu'il n'a pas (contrairement à l'acte notarié, d'où la critique vive des notaires sur ce point) dans le cadre des modes alternatifs de règlement des litiges pour renforcer leur efficacité
- Amélioration des relations des avocats avec les magistrats par la création d'un cadre institutionnel des relations entre les barreaux et les juridictions incitant à un dialogue régulier
- Renforcement de la protection du secret professionnel de l'avocat tant dans son activité de défense que de conseil.
Cet article s'inspire de celui publié dans la dernière édition de la revue Droit de la famille de LEXIS NEXIS.
par Benoît Lemogne | 18/11/2020 | Juridique
La lutte contre les violences conjugales est une des priorités du gouvernement qui s'est concrétisée par le Grenelle de septembre 2019, aboutissant à un renforcement législatif important : Loi du 28 décembre 2019, Décret du 27 mai 2020, Loi du 30 juillet 2020 et Circulaire du 31 juillet 2020 mettant à jour le guide pratique de la mesure phare de la lutte contre les violences conjugales : l'ordonnance de protection instaurée par l'article 515-9 du Code civil en … 2010 ! Ce dispositif a pour ambition de protéger la victime en lui accordant des mesures de protection judiciaire et en l'accompagnant dans le parcours de sortie des violences par l'obtention de mesures d'éloignement de l'auteur des violences, ainsi que des mesures relatives aux enfants par la suspension pour l'auteur du droit de visite et d'hébergement et des mesures touchant à l'attribution à la victime (de la jouissance) du logement.
Une lutte efficace contre les violences conjugales ?
En dépit d'un réel investissement des pouvoirs publics (législatif comme exécutif) depuis une dizaine d'année, on se demande si la frénésie de texte en la matière ne révèle pas en fait une certaine impuissance à enrayer les violences, notamment au regard des failles du dispositif de l'ordonnance de protection.
On dénote en effet une certaine ambivalence du dispositif à la frontière entre le civil, puisque c'est un juge civile qui prononce l'ordonnance, et le pénal si l'on s'attache à la nature des faits à l'origine du prononcé de la mesure de protection, ambivalence qui contribue malheureusement très largement aux défauts des réponses juridiques à un phénomène social qui s'avère à bien des égards pour le moins incontrôlable.
C'est ainsi que la Loi du 30 juillet 2020, "visant à protéger les victimes de violences conjugales", annoncée comme la transcription dans la Loi du Grenelle des violences conjugales, concrétise la volonté du législateur d'améliorer encore la protection des victimes, mais sans résoudre pour autant la difficulté d'ordre temporel entre le recours à l'ordonnance de protection, mesure civile, et la condamnation pénale de l'auteur en résultant.
Selon l'article 515-11, le juge prononce l'ordonnance de protection, "s'il estime au vu des éléments produits qu'il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission des faits de violence allégués et le danger auquel la victime ou un ou plusieurs de ses enfants sont exposés".
On saluera tout de même la mise à jour du guide de l'ordonnance de protection destiné aux acteurs concernés par la lutte contre les violences conjugales. Ce guide de 106 pages a pour objectif de mieux faire connaître le dispositif afin d'assurer son développement et d'apporter des solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain. De 54 en 2010, le nombre d'ordonnance rendues est passé à 4145 en 2019.
par Benoît Lemogne | 8/11/2020 | Psychologique
Le trouble bipolaire ou "maniaco-dépressif" est une maladie psychique chronique responsable de dérèglements de l'humeur avec le plus souvent une alternance d'états d'exaltation et de dépression. Favorisée par des facteurs biologiques et génétiques, cette maladie apparaît le plus souvent chez le jeune adulte. Bien que cette maladie soit parfois difficile à diagnostiquer, il existe des symptômes et des signes spécifiques à identifier.
Quels sont les symptômes de la bipolarité ?
La personne bipolaire va vivre ses émotions avec une intensité démesurée sans parvenir à bien les maîtriser. Ainsi, elle peut vivre les événements de sa vie quotidienne avec un sentiment de bonheur extrême ou à l'inverse une profonde tristesse. C'est malheureusement un trouble de la personnalité très complexe à identifier et par conséquent difficile à diagnostiquer, et ce même par les médecins qui peuvent mettre de 5 à 10 ans avant de trouver le bon diagnostic, autant de temps perdu pendant lequel votre vie de couple est pour le moins perturbée ! Bien souvent, la bipolarité va se manifester par une succession d'épisodes maniaques et d'épisodes dépressifs, à intervalle d'un à deux mois.
Les épisodes maniaques
Les épisodes maniaques sont souvent précédés de signes annonciateurs : accroissement des activités sociales (professionnelles et/ou sexuelles) ; énergie décuplée ; sentiment d'euphorie pouvant coexister avec une certaine irritabilité. Durant l’épisode maniaque, le patient bipolaire présente au moins trois des signes suivants : sentiment exagéré de toute puissance (haute estime de soi) ; besoin constant de parler & hyperactivité ; facilité dans les échanges sociaux ; achats inconsidérés ; Insomnie ; Tendance à passer "du coq à l’âne" et dans les cas les plus préoccupants : délires et hallucinations.
Les épisodes dépressifs
Ces épisodes associent généralement un sentiment de grande tristesse et de vide avec une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes. Ils se manifestent par des dérèglements de divers ordres comme des insomnies ou au contraire des envies irrépressibles de dormir ; des pertes d'appétit ou au contraire des phénomènes de boulimie provoquant des dérèglements physiques importants comme des prises ou des pertes subites de poids ; des impressions de vivre au ralenti ou au contraire une hyperactivité ou encore des difficultés de concentration compliquant le travail, l'activité intellectuelle et les prises de décision.
Pendant l'épisode dépressif, le patient bipolaire subit une baisse importante de l'estime de soi pouvant aller jusqu'à générer des envies suicidaires. Chez les patients jeunes, on peut constater des phénomènes de délire, un sentiment de persécution, une grande mégalomanie ; une modification très rapide de l'humeur (parfois plusieurs fois dans la même journée) ou encore une grande mélancolie. Au début de la maladie, les épisodes dépressifs peuvent être absents.
Comment réagir avec un bipolaire ?
Vivre avec un bipolaire est très fatiguant psychiquement car il s'agit d'un trouble psychiatrique grave. Voici les réflexes à adopter : Essayez d'entrer calmement en communication avec lui : écoutez sa souffrance et aidez-le à analyser la situation de manière plus objective. Essayez de le divertir. Encouragez-le à prendre rendez-vous avec son psychiatre. Dans les cas les plus graves, une hospitalisation peut s'avérer nécessaire pour traiter le patient et le protéger de lui-même en raison du risque avéré de suicide. Le trouble bipolaire est une maladie grave, mais les personnes atteintes qui se font traiter peuvent se rétablir.
S'il peut reprendre le contrôle de sa vie, un bipolaire stabilisé doit avoir acquis suffisamment d'expertise sur sa maladie, pour repérer les symptômes précurseurs de rechute et réagir en conséquence. Un traitement au lithium peut se révéler très efficace pour réguler les troubles de l'humeur et apaiser anxiété, angoisse, irritabilité et hyper-émotivité.
par Benoît Lemogne | 3/11/2020 | Pervers-narcissiques
Qu'est-ce qu'une personne toxique ? C'est quelqu'un qui ne reconnaît jamais ses torts, ni n'éprouve aucun regret des gestes qu'il pose. Une personne toxique fait du chantage affectif dans une complète indifférence à ce qu'elle fait endurer à sa victime (absence totale d'empathie), quand elle ne prend pas un certain plaisir malsain à la faire souffrir (sadisme) ! Pour arriver à ses fins, tout est bon : elle peut mépriser, jalouser, rabaisser, juger, harceler et bien sûr manipuler à tout va. Avez-vous reconnu de qui on est en train de parler ? Du PERVERS-NARCISSIQUE. Vous n'avez pas d'autre choix pour vous en sortir : arrêter de les fréquenter. La première étape consiste à les repérer.
Comment repère-t-on une personne toxique ?
Les personnes toxiques sont pessimistes car, contrairement à ce qu'elles essaient de nous faire croire, elles n'ont pas confiance en elles. Elles sont nuisibles car elles n'ont pas les fondements en elles leur permettant d'envisager la vie sereinement. Elles questionnent tout, s'ingéniant à tout remettre en cause pour détruire vos repères et vous déstabiliser pour que vous soyez à leur merci. Rien ne leur convient : il faut tout changer. Elles sont destructrices car elles se nourrissent du mal qu'elles provoquent.
Elles ne supportent pas les climats apaisants qui les angoissent ! Elles ont donc besoin de créer des climats lourds, anxiogènes, conflictuels, faisant naître du stress et de l'anxiété dans leur entourage. Elles sont destructrices, jugent les autres en permanence et font continuellement des reproches, de façon subtile au début de la relation, créant juste un petit malaise, puis de façon de plus en plus directe au fur et à mesure que la relation évolue, vous faisant vivre un enfer de dénigrement, pavé d'injonctions contradictoires (exiger tout et son contraire en même temps), de chantage affectif (voire de menace au suicide) et de culpabilisation ("C'est de ta faute si je suis dans cet état-là !"). Elles exigent des autres qu'ils changent, pour soit disant les aider à devenir meilleur, mais sans être capable eux-mêmes de la moindre remise en question.
La pensée est binaire et moralisatrice. Tout est analysé avec un mode manichéen : les personnes, actions ou jugements sont répartis de façon positive ou négative sans aucune place pour l'entre deux. Mais la forme du langage peut être subtil de sorte qu'il n'est pas toujours facile de les repérer. Le résultat est toujours le même : la relation est malmenée et l'autre se renferme pour se protéger. Le but est atteint : le bourreau a corseté sa victime. Voyez plutôt :
- Dénigrement : "On ne peut pas compter sur Etienne : il n'est pas fiable."
- Généralisation : "Les femmes sont toutes les mêmes : vénales ! "
- Procès d'intention (accusation sans fondement) : "C'est un voleur!"
- Déni de responsabilité : "Je n'ai pas le choix, c'est comme ça que ça fonctionne".
par Benoît Lemogne | 31/10/2020 | Juridique
Lors de la séparation des parents, ce sont eux qui décident pour les enfants mais ceux-ci ont aussi des droits car les modalités les concernant doivent être élaborées en fonction de leurs intérêts. Ces droits résultent notamment de la Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989. Des professionnels du droit, comme les avocats et les juges ont précisément le pouvoir de les faire respecter. Voyons quels sont les droits des enfants.
Droit de s'exprimer et d'être entendu
Tout d'abord, dès que l'enfant est en âge de comprendre, ses parents doivent lui expliquer ce qu'ils envisagent pour l'organisation de sa vie après leur séparation et lui permettre d'exprimer son avis sur le sujet. Un enfant qui n'arrive pas à exprimer son point de vue à ses parents, a le doit de faire valoir ses droits en demandant à en parler au juge qui va prendre la décision le concernant. L'enfant peut ainsi lui écrire pour lui demander de l'entendre sur toute décision le concernant. Le juge n'a pas le droit de refuser cet entretien, auquel l'enfant peut être assisté par un avocat propre, différent ce celui de ses parents, qui lui aura expliqué préalablement quels sont ses droits et l'aidera à formuler ce qu'il a à dire pour les faire valoir.
La faculté pour l'enfant d'être entendu par un juge lui permettra d'exprimer librement son mal être en lien avec la séparation de ses parents, les peurs qu'il n'arrive pas à comprendre ou canaliser, ou d'autres souffrances morales. L'enfant pourra évoquer en toute sécurité tout type de situation anormale ou choquante à laquelle il peut être confronté, ainsi que toute violence dont il peut être victime, qu'elle soit d'ordre physique, verbal, mental, voire sexuel. L'entretien avec le magistrat lui permettra de lui faire connaître son avis ou ses réticences à propos des modalités de la séparation des parents le concernant. Même si le juge n'est en aucune façon lié par ce que l'enfant aura exprimé, cela aura pour effet de l'éclairer afin de lui permettre de mieux prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant.
Parmi les droits de l'enfant figure le droit de garder des relations avec chacun de ses deux parents : de les voir, de leur parler, de communiquer avec eux (par écrit ou par téléphone), y compris avec celui chez qui il n'habite pas le cas échéant. Ce droit est étendu aux grands-parents : le juge peut être amené à prendre des dispositions afin de permettre à un enfant de continuer à avoir des relations avec ses grands-parents, et même d'aller séjourner chez eux de temps en temps.
Enfin, si l'enfant est titulaire d'un patrimoine, il a le doit que son argent et/ou ses biens soient sauvegardés dans son intérêt tant qu'il est mineur pour pouvoir en disposer lorsqu'il atteindra sa majorité.
par Benoît Lemogne | 23/10/2020 | Réflexions
Une fois que la décision de la séparation a été actée entre les parents, il leur revient alors de l'annoncer à leurs enfants. Leur réaction peut être très diverse : fondre en larme, se jeter dans vos bras, voire même rester sans réaction. Empathie et compréhension sont de mise car cette annonce va bouleverser leur vie. Mais à chaque âge ses particularités.
Enfant du 1er âge : jusqu'à 3 ans
Dans les premiers mois de sa vie, l'enfant communique essentiellement à travers son corps. Le bébé va exprimer ses peurs par des pleurs, des maux de ventre, une perte d'appétit ou des nuits agitées. Un enfant qui réagit mal va généralement régresser dans ses apprentissages du langage ou de la propreté. Même si très petit il est généralement plus attaché à sa mère, il est important que votre enfant garder un lien régulier avec ses deux parents.
Il convient de veiller à ne pas perturber son rythme et son cadre de vie : se coucher à la même heure que d'habitude, dans la même chambre... Surtout, ne manifestez aucune animosité vis à vis de votre conjoint devant l'enfant. Et s'il couche une ou deux nuits en dehors de son cadre de vie habituel, veillez à ce qu'il ne manque de rien : couche, doudou, tétine, affaires de rechange...
Les années maternelle: 3 à 5 ans
L'enfant commence à quitter les bras de sa mère pour découvrir son environnement et s'ouvrir au monde extérieur. Il parle et va à l'école. Il a une imagination débordante et adore se raconter des histoires. Mais c'est aussi la période des cauchemars ! Il peut s'imaginer que le parent qui part l'abandonne car il ne l'aime plus. Votre enfant a besoin de voir souvent ses deux parents. Il doit avoir à tout moment la possibilité d'appeler le parent chez qui il n'est pas.
Les années primaire : 6 à 10 ans
A cet âge, les enfants, attachés à la justice et à l'équité, peuvent penser être responsable de la séparation de leurs parents et culpabiliser. C'est à partir de cet âge aussi que les enfants vont user de ruses pour essayer de recoller le couple de leurs parents, jusqu'à s'épuiser et se désillusionner. Il faut bien évidemment les rassurer, leur dire qu'ils ne sont pas à l'origine de la séparation et qu'ils n'y peuvent absolument rien. C'est enfin l'âge auquel on peut commencer à envisager une garde alternée si l'entente entre les parents permet un climat apaisé.
Les années collège ( 11 à 14 ans)
Les années collège correspondent à un âge où les enfants s'expriment avec exaltation : colère, tristesse... Votre enfant peut avoir compris de lui-même la situation et ne pas sembler surpris par votre séparation ! Il peut être dans le jugement et prendre parti pour un de ses parents contre l'autre. Il va souvent s'ériger en protecteur du parent qu'il estime victime de la situation. Il convient de préserver votre enfant en évitant de le rendre témoin de vos divergences. Soyez vigilent avec votre ordinateur et votre téléphone car votre enfant qui cherche à comprendre n'aura aucun scrupule à les scruter pour trouver des réponses à ses questions. Restez attentifs à vos enfants, à leurs fréquentations, à une évolution notable des résultats scolaires, à la baisse comme à la hausse d'ailleurs... Et continuez à échanger avec l'autre parent : la séparation met à l'épreuve la coparentalité.
Les années lycée (15 à 18 ans)
Les réactions des adolescents peuvent être déconcertantes : de la colère à l'indifférence la plus totale, en apparence... Mais souvent, votre enfant voudra se forger sa propre opinion et enquêtera pour avoir le maximum d'info. Attention encore aux portables, ordinateur ou même aux tentatives d'espionnage ! Mais attention : ils ne sont ni des adultes, ni vos amis. Résistez à la tentation de leur divulguer des informations qu'ils n'ont pas à connaître.
Il convient d'adopter un certain nombres de règles identiques dans la vie quotidienne des ados, qu'on soit chez papa et chez maman, sinon ils risquent de se servir des différences de traitement pour mettre la zizanie. Les parents doivent être sur la même longueur d'onde et solidaire pour que ça marche.
par Benoît Lemogne | 11/10/2020 | Réflexions
Notre quotidien est truffé d'événements plus ou moins stressants, du simple obstacle qui nous contrarie à la grande épreuve qui peut nous terrasser. Notre capacité à en sortir victorieux dépend en grande partie de notre confiance en soi, cette capacité, en dépit de nos faiblesses, à croire en notre potentiel en lien avec notre sentiment de sécurité intérieur. Elle se manifeste dans notre aptitude à nous exprimer et à montrer nos talents, sans craindre le jugement des autres. C'est la reconnaissance de nos propres compétences.
Ainsi, la confiance en soi est liée à la perception plus ou moins positive ou négative qu'on a dans sa capacité à gérer et à affronter différentes situations. Si vous avez confiance en vous, vous avez tendance à penser que vous triompherez de l'adversité, sans avoir peur de l'échec et sans craindre le regard des autres. Vous n'êtes pas sous le coup d'un petit diable intérieur qui vous susurre des pensées pleines de doutes telles que : "Je me demande si je vais y arriver" mais au contraire d'un ange gardien qui vous met en confiance : "Je sais que je suis capable de réussir".
Un manque de confiance en soi peut nous faire redouter certaines situations qu'on va vouloir éviter à tout prix : parler en public, convaincre un client potentiel, appréhender une personne qui nous impressionne… Le manque de confiance est du à une vision négative et dévalorisante que vous avez de vous-même, qui vous fait douter de vos capacités et qui vous empêche de vous affirmer et d'agir comme vous souhaiteriez vouloir le faire. Voyons quels sont les signaux d'un manque de confiance en vous qui doivent vous alerter
Les signaux d'un manque de confiance en soi
1/ Vous avez peur d'être critiqué et vous redoutez le regard des autres : Vous donnez trop d'importance à l'opinion des autres sur vous ou sur ce que vous faîtes : Affirmez vous, vous avez le droit d'avoir une opinion personnelle qui diverge de celle des autres : c'est le cas en général des précurseurs !
2/ Vous êtes timide : Vous appréhendez beaucoup de situations, qui peuvent pourtant être banales dans la vie quotidienne. Vous perdez vos moyens, votre rythme cardiaque s'accélère et vous vous dévalorisez en vous persuadant que vous n'y arriverez pas : "les autres sont meilleurs que moi" ou pire encore : les autres sont contre moi (version paranoïaque qui hante les pervers-narcissiques par exemple).
3/ Vous vous sentez inférieur aux autres, qui semblent toujours meilleurs, plus beaux, plus intelligentes, plus talentueux… et auxquels vous vous comparez continuellement. La cause de cette tendance à l'autodénigrement peut trouver sa source dans l'enfance à cause de l'attitude non judicieuse de vos parents ou professeurs d'école, trop critiques, trop exigeants, ou même paradoxalement trop protecteurs.
4/ Vous vous sentez incapable de vous affirmer. Il vous est difficile d'exprimer vos besoin et vos émotions ou ressentis vis à vis des autres. Vous n'osez pas dire non mais le résultat est que cela vous fait ressentir de la frustration, voire de la colère ou même de la tristesse.
5/ Vous vous mettez une pression énorme pour réussir parfaitement tout ce que vous entreprenez. Vous êtes hyper exigeant tant avec les autres qu'avec vous-même, quitte à devenir tyrannique. Mais à force d'avoir des attentes irréalistes, vous ne faites qu'accroitre le risque d'être déçu et d'aggraver encore le manque de confiance que vous avez vis à vis de vous-même.
Alors que faire si vous vous reconnaissez dans ces descriptions ? Intéressez-vous au développement personnel en consultant un coach, un psy, ou encore le nec plus ultra qui se développe de plus en plus : un psy-coach !...
par Benoît Lemogne | 9/10/2020 | Autres, Réflexions
Maintenant que les parents ont acté entre eux leur séparation, l'enjeu va être de l'annoncer aux enfants. Cette annonce va être votre premier acte de co-parentalité car l'annonce va bien entendu être commune. Il convient préalablement de bien préparer cet exercice périlleux afin de se mettre d'accord sur ce qui va être dit et par qui. Voici comment s'y prendre :
Quand et où faire l'annonce ?
Bien évidemment, l'annonce doit se faire uniquement si la décision de séparation est actée entre les parents. A défaut, l'enfant le sentira et se mettra bientôt en tête de vous réconcilier, ayant recours à nombres de stratagème qui pourront avoir pour effet de le conforter dans un sentiment de toute puissance et dans la pensée magique qu'en s'immisçant dans votre couple il peut le sauver. Il convient donc de ne rien annoncer à la légère car si vous changez d'avis, vous risquez de développer chez votre enfant un sentiment de confusion et un perte de confiance dans l'adulte. Le moment de l'annonce doit être choisi avec soi. Evitez le soir, trop proche du coucher, ou la veille d'un départ en vacances. Si vos enfants sont en train de vivre à une période stressante, comme par exemple une période d'examen, retardez l'annonce jusqu'à l'attente des résultats.
Trouvez un endroit calme, neutre et sécurisant. Faites l'annonce à toute la fratrie en même temps et vérifiez que vous avez toute leur attention et qu'ils ne sont pas distraits par leur portable ou autres écrans (ordinateur, télé…). Evitez leur chambre car ils se souviendront longtemps de cette conversation et leur chambre constitue leur repère qu'il convient d'éviter de "polluer" par ce souvenir potentiellement encombrant. Privilégiez un lieu neutre de la maison : le salon ou même le jardin si le temps le permet.
Comment faire l'annonce ?
Faites preuve de psychologie en vous mettant d'abord à la place de vos enfants. Prenez le temps nécessaire, c'est un moment important qui va chambouler l'équilibre de vie de vos enfants. Votre décision grave va les confronter à une nouvelle réalité : ils ne verront plus leurs parents ensemble et plus autant qu'avant. Il est nécessaire d'y mettre le ton juste et de ne pas minimiser l'événement. Evitez absolument une annonce sur un coup de colère entre deux portes !
Exprimez-vous avec des mots calmes, simples, adaptés à leur âge. Ne minimiser ni le stress ni le chagrin qui va en découler. S'ils sentent que la séparation est abordée dans un climat harmonieux, vos enfants s'en remettront plus facilement et éprouveront moins de difficulté à s'adapter à leur nouvelle vie. Vos enfants ont besoin d'être rassuré. Apportez leur une qualité de présence, en étant à leur écoute et en privilégiant leur bien-être. Soutenez-les; en vous mettant à leur place, vous comprendrez leurs appréhensions. Assurez leur de tout votre amour, consolez-les s'ils pleurent.
Ils doivent avoir une liberté de parole sur le sujet qui ne doit pas être tabou. Il convient de leur permettre de se confier à n'importe lequel d'entre vous sur tout ce qui les tracasse ou les inquiète. Votre devoir parental est de trouver des réponses qui les rassurent. Dans la mesure du possible, les changements doivent rester modérés, sans s'étendre par exemple à leur lieu de vie ou à l'école qu'ils fréquentent chaque jour. Insistez sur le fait qu'ils ne sont pas responsables de la rupture; que l'histoire du couple est une histoire de grandes personnes et qu'ils ne pourront rien y changer.
Sans banaliser la situation, inutile de dramatiser non plus : la séparation concerne la moitié des couples et vos enfants ont forcément des camarades qui y ont été confrontés. Respectez leur innocence : certains questions peuvent vous paraître anecdotique, sans intérêt mais si votre enfant vous la pose, c'est que lui y attache une certaine importance.
Qu'annoncer exactement ?
Lors de l'annonce doit être exposé clairement l'essentiel de la nouvelle organisation induite par la séparation, en concentrant votre discours sur ce qui concerne directement l'enfant : où va-t-il vivre, de façon permanente ou non (selon que la garde est alternée ou non), avec qui (chez maman, chez papa, à tour de rôle …). En étant factuel et rassurant sur les changements concrets impliquant la vie de votre enfant, vous éviterez que l'inquiétude légitime ne se transforme en angoisse. N'oubliez pas de leur indiquer quand s'opéreront les changements.
Ne dévoilez jamais en détail les raisons de la séparation liées à la vie intime du couple de laquelle les enfants doivent rester éloignés, ni celui des parents à l'initiative de la rupture. Dites-leur simplement que vous n'êtes plus amoureux et que les difficultés entre vous rendent la vie ensemble sous le même toit impossible. Protégez vos enfants en évitant de les mettre dans une position de choix ou de jugement vis à vis de leurs parents.
Bien évidemment, la famille continue à exister, mais autrement. Dites leur qu'ils sont issus d'une belle histoire et qu'il y a eu des moments formidables tous ensemble; que ces moments ne sont pas oubliés ou à mettre aux orties. Dites leur surtout que le lien d'amour entre vous et eux ne s'arrêtera jamais. Que l'amour entre parents est différent de celui existant entre parents et enfants. Ils doivent comprendre qu'ils pourront continuer à vous aimer de la même façon et que vous serez toujours là pour eux.
par Benoît Lemogne | 8/10/2020 | Réflexions
La séparation réussie d'un couple implique de savoir répondre, en se mettant d'accord, à nombre de question autant d'ordre relationnel que matériel. De quelles questions s'agit-il ?
Les questions d'ordre relationnel
Ces questions ont principalement trait aux rapport entre parents d'un côté et vis à vis des enfants de l'autre :
- Qui aura la garde principale des enfants ? A moins qu'on opte pour une garde partagée ?
- Qui va payer une pension alimentaire à l'autre au titre de l'entretien des enfants ? Quel va être son montant ? Une garde partagée implique-t-elle l'absence de pension alimentaire ? (En fait il y en a une même dans ce cas si le niveau des revenus des parents est différent)
- Quelle sera la place de chacun vis à vis des enfants ? Comment vont-ils réagir ? Ne vont-ils pas être fragilisés, déstabilisés, se culpabiliser ?
- En fonction de la cause de la séparation (abandon, adultère, trahison, indignité...), va-t-on réussir à garder la bonne posture vis à vis des enfants ? Va-t-on trouver les mots pour leur annoncer la rupture ? En les rassurant ?
- Et comment supporter de ne plus les voir au quotidien ? Ne plus écouter leurs histoires au retour de l'école et ne plus les border le soir ? Vont-ils continuer à aller chez leurs grands-parents pour les vacances ?
- Comment gérer l'autorité parentale conjointe si la situation est tendue avec l'autre parent ?
Les questions d'ordre matériel
Ces questions ont trait à l'aspect financier, voire patrimonial de la rupture :
- Si on est locataire, qui garde le bail ? Qui part ? Qui continue à payer le loyer tout seul ? Est-ce possible ?
- Si on est propriétaire, qui reste ? Qui part ? Qui rachète les parts de l'autre sur le logement ? Doit-on vendre ? Comment se répartit le prix de vente, après remboursement du solde du crédit ? L'un des deux a-t-il utilisé de l'argent personnel, économisé avant le mariage, ou le fruit d'une donation ou d'un héritage ? Comment récupérer cet argent personnel ? Quel élément de preuve faut-il apporter ? Comment le calcul est-il effectué ? Si j'ai investi il y a 20 dans la maison qui a doublé de valeur entre temps, mon "investissement" est-il revalorisé ?
- Après la séparation, mais en attendant que les choses soient réglées officiellement, qui paie le crédit ou le loyer ? Les crédits à la consommation ? Les dépenses du quotidien ? La cantine des enfants ? Les mutuelles ? Les impôts ? Celui qui reste dans la maison paie-t-il une indemnité d'occupation à l'autre ? Celui qui part peut-il payer un nouveau loyer tout en continuant à rembourser sa part de crédit sur la maison ainsi que la part d'impôt foncier lui incombant ? Si non, celui qui reste peut-il prendre le relai, tout en assumant seul les charges afférentes à l'occupation du bien (gaz, électricité, téléphone assurance, dépenses de menu entretien...)
- Si on est marié, celui qui a les revenus les plus modestes demande-t-il une prestation compensatoire, destinée à compenser la baisse de son train de vie du fait de la séparation ? A-t-il le doit de le faire même s'il est en faute ? Dans l'affirmative (car c'est le cas en réalité), comment l'autre va-t-il réagir à devoir indemniser celui qui est a fauté, alors qu'il a déjà vraisemblablement beaucoup de difficulté à affronter le choc ???
- Si on a une résidence secondaire, qu'en fait-on ? Est-ce celui qui ne garde pas le logement principal qui la garde ? La met-on en vente ? La garde-t-on en instaurant un planning d'occupation pour les différentes vacances tout au long de l'année ? Qui paie les charges y affèrent (impôts, dépenses d'entretien...) ?
- Qui garde le chien, la voiture, les meubles, le canapé, le lit, l'électroménager, la télé, les cadeaux de mariage... ?
- Comment répartir les impôts, le quotient familial entre les enfants ? Les allocations familiales ? Sur quelle mutuelle rattacher les enfants ?
- La rupture impliquant des dépenses supplémentaires (avec déjà deux logements à payer au lieu d'un), ne va-t-elle pas impliquer une baisse de train de vie aux enfants qui n'y sont généralement pour rien ?
Inutile de vous dire qu'étant donné que les intérêts des parents sont objectivement souvent divergents, il est extrêmement difficile de se mettre d'accord sur tout, ne serait-ce que dans l'intérêt des enfants. Et bien souvent, c'est sur le sort d'une question anodine que tout va s'emballer, parce qu'indépendamment de son impacte financier même modeste, il va se cacher derrière une question de principe qui va nous rendre inflexible.
Un conseil, n'hésitez pas à vous faire accompagner d'un spécialiste de la séparation pour mettre toutes les chances de votre côté de réussir votre séparation. Rappelez vous que la moitié des séparations se règlent devant les tribunaux, alors qu'une extrême minorité des couples envisagent initialement une procédure judiciaire contentieuse pour régler les modalités de leur séparation, avec tous les désagréments que cela occasionne : climat tendu et stressant, longueur et coût financier de la procédure, un temps précieux de votre vie que vous ne pouvez pas dépenser au profit de la construction d'un avenir meilleur parce que vous vous retrouvez bloqué dans le règlement de votre passé qui s'éternise.
Les deux problèmes auxquels vous êtes confrontés sont l'aspect psycho-affectif de la rupture d'une part et la difficile appréhension des règles juridiques régissant votre situation d'autre part. Or les psychologues ne sont pas formés en droit, pas plus que les juristes en psychologie. La force de Divorce Consulting est précisément de pouvoir vous accompagner en même temps sur ces deux dimensions cruciales de votre séparation.
par Benoît Lemogne | 5/10/2020 | Réflexions
Un des enjeux de la séparation conjugale est de parvenir à la gérer sans y laisser trop de plume. Pour y parvenir, il convient d'appréhender un à un tous les effets de la séparation : d'ordre psychologique d'abord (gestion de l'échec du couple avec tout ce que cela peut représenter) et d'ordre juridico-financier ensuite (gestion de la procédure amiable ou contentieuse, partage des biens avec les règlements financiers qui vont avec, liquidation du régime matrimonial, prestation compensatoire), sans oublier bien évidemment la délicate question des enfants.
La gestion des enjeux d'ordre psychologique
Le premier enjeu d'ordre psychologique est d'éviter de tomber dans les pièges de la victimisation, de la culpabilisation ou de l'envie de vengeance. Il s'agit de comprendre que d'une façon ou d'une autre, la responsabilité de l'échec du couple est double même si vous n'en n'êtes pas moteur.
Il conviendra également d'admettre que la souffrance, même si elle n'est pas de même nature, existe bien souvent des deux côtés, autant de celui qui est à l'origine de la demande de séparation que de celui qui subit cette demande de l'autre.
Cette question qui est particulièrement délicate peut nécessiter l'accompagnement d'un professionnel, pour mieux gérer les questions relatives au deuil de la relation, à votre participation (plus ou moins consciente) aux problèmes du couple à l'origine de la rupture, et tout simplement pour traverser plus sereinement la période de tristesse inhérente à la séparation.
Vous êtes à l'origine de la demande de séparation
Vous avez progressivement pris conscience que le couple ne fonctionnait plus et vous avez souvent agité de multiples sonnettes d'alarme avant de vous résoudre à prendre l'initiative de la rupture. Vous avez tout essayé pour sauver votre couple, parfois même des relations extra-conjugales. Vous avez beaucoup réfléchi, consulté, analysé, hésité, pensé aux conséquences pour les enfants. Puis un jour, faute de dialogue et de projets communs, la rupture s'est imposée à vous comme une évidence.
Vous avez pris conscience que la situation finissait par abimer également vos enfants, qui subissaient un climat de plus en plus lourd, émaillé de disputes et de sentiments de malaise ambiant et que ce serait finalement mieux pour eux d'avoir des parents séparés mais heureux plutôt que malheureux ensemble. Vous avez le sentiment de vous étioler, de vous dessécher, de dépérir et la rupture s'impose maintenant comme une évidence, comme par le jeu de votre instinct de survie, pour reprendre votre vie en main et vous donner une nouvelle chance de connaître le bonheur. On sous-estime souvent la tristesse de celui qui est à l'initiative de la rupture (très souvent la femme), se focalisant sur celle de celui qui subit la décision de l'autre.
Vous subissez la décision de rupture que votre conjoint vous impose
Souvent celui qui est quitté ne s'attend pas à l'être, ce qui génère un sentiment d'abandon source d'une immense tristesse. Vous êtes sonné, comme si le ciel vous tombait sur la tête : tout le système sur lequel repose votre vie s'écroule soudainement. Vous perdez votre cocon familial, qui vous protégeait des agressions extérieures, vous laissant complètement désemparé. Vous vous retrouvez en fait terrassé, oscillant entre l'incrédulité, la colère et l'angoisse devant un avenir complètement incertain.
La rupture du couple génère souvent une terrible blessure narcissique, source de mésestime, de culpabilité et de remise en question générant un mal être qui va tôt se répercuter sur l'ensemble de la famille, mais également dans toutes vos sphères relationnelles y compris professionnelles et sociales. Cependant, il arrive (rarement) que la rupture soit le fruit d'une réflexion commune...
Vous êtes tous les deux à l'initiative de la rupture
Il arrive que les deux époux font ensemble le constat que le couple a vécu et qu'il est temps de refermer cette page de votre vie. Personnellement, en 20 ans d'exercice dans le divorce, je peux vous assurer que même dans ce cas, il y en a généralement un pour qui ce sera plus douloureux, même s'il n'osera pas l'avouer aux autres, ou tout simplement à lui-même.. Celui-là au bout du compte y laissera plus de plumes...
par Benoît Lemogne | 1/10/2020 | Réflexions
En France, une statistique est connue : la moitié des couples connaissent une rupture, laissant croire que la séparation s'est banalisée alors qu'il s'agit dans la quasi unanimité des cas d'une réelle épreuve à surmonter. En effet, que la séparation soit amiable ou conflictuelle, elle nous confronte bien souvent à la désolation et à la désillusion. Elle annonce un saut dans l'inconnu auquel on est rarement préparé à faire face.
Un tsunami émotionnel
La rupture du couple génère un torrent d'émotions qui rend difficile toute communication. Les esprits se brouillent rapidement et l'inévitable contrariété des intérêts n'arrange pas les choses. Confronté à un stress important, les époux ont du mal à faire la part des choses entre les causes de la rupture et ses conséquences à divers niveaux : statut social, procédure, partage des biens avec les règlements financiers qui vont avec, garde des enfants... Les sources de discorde sont nombreuses.
Le constat de l'échec du couple
Quelle que soit la manière dont la séparation est arrivée, elle est souvent vécu comme un échec personnel. Quand on décide de fonder une famille, on est plein de bonne volonté et d'illusion et on se persuade que le couple qu'on forme est solide et qu'il saura affronter les épreuves de la vie.
Le constat de l'échec du couple est une épreuve qui fait s'évanouir les illusions dans lesquelles on se berçait. Le couple qu'on envisageait n'était pas un CDD ! Et on était persuadé que le père de ses enfants était l'homme de sa vie, et vis versa pour le mari vis à vis de sa femme. On pensait qu'on vieillirait ensemble et maintenant il va falloir s'inventer une nouvelle vie avec des cartes redistribuées et gérer cette difficile période de transition qui nous parait insurmontable sur le coup.
Après la pluie, le beau temps !
Passée cette période où tout semble s'effondrer, la nature humaine est ainsi faite qu'on trouve en soi des ressources, parfois insoupçonnées, qui nous permettent de remonter la pente. C'est plus difficile pour certains que pour d'autres. Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner, si on se sent anéanti, afin de traverser au mieux ce moment difficile de transition.
Un accompagnement en intelligence émotionnelle est très efficace sur ce plan. Il ne s'agit pas de nier la tristesse mais de l'accueillir pour la laisser nous traverser et s'estomper naturellement avec le temps.
La question de l'accompagnement des enfants est également primordiale pour éviter l'explosion de la famille, qui doit apprendre à fonctionner autrement. Nous y reviendrons prochainement à l'occasion de prochains articles dans les semaines qui viennent.
par Benoît Lemogne | 28/09/2020 | Autres
Après avoir réformé la procédure de divorce amiable en 2016, voici le tour de la procédure contentieuse issue la Loi n° 2019-222 du 23 mars 2019, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Nous allons nous attacher aujourd'hui à décrire dans les grandes lignes les nouvelles étapes de cette nouvelle procédure qui sont au nombre de trois : la demande en divorce, l'audience d'orientation et le jugement de divorce.
La demande en divorce
L'instance est désormais introduite dès la demande en divorce qui prend la forme d'une assignation ou d'une requête conjointe. La constitution d'avocat reste obligatoire. La demande introductive d'instance doit, pour être valable, comporter certaines mentions spécifiques comme, par exemple, le rappel des dispositions relatives à la médiation et à la procédure participative et une proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux, à peine d'irrecevabilité. Les délais de saisine du juge s'inscrivent malheureusement dans un mécanisme complexe.
L'audience d'orientation
Cette audience, grande nouveauté de la réforme qui a vu la suppression de l'audience de conciliation, se déroule en principe en deux parties :
- le juge de la mise en état oriente le dossier (renvoi à la mise en état pour conclusions, choix d'une procédure participative…)
- le magistrat se prononce sur les mesures provisoires qui s'appliqueront jusqu'au prononcé du divorce (pensions alimentaires, lieu de résidence des époux, affectation du paiement des dettes…)
Même si la procédure est écrite, il est permis à un époux, assisté de son avocat, de présenter oralement des prétentions.
Le jugement de divorce
Le prononcé du divorce peut intervenir hors audience par le biais d'une procédure complètement écrite, accélérant encore la déshumanisation de la procédure de divorce, même s'il reste encore quelques garde-fous : le prononcé donnera lieu à une audience orale dans l'hypothèse où un époux en fait la demande ou si le juge estime qu'il n'est pas possible de rendre sa décision au regard des pièces produites par écrit.
Nous reviendrons bien évidemment sur cette nouvelle procédure au fur et à mesure que des précisions utiles seront dévoilées.
par Benoît Lemogne | 19/09/2020 | Autres
La plupart des gens ne le savent pas, mais en dépit d'une apparence souvent charmante, le pervers narcissique est une personne réellement toxique. En réalité, il souffre d’un trouble grave de la personnalité qui touche, dans la majorité des cas, les hommes.
Reconnaître un pervers narcissique n’est pas compliqué. Il est égoïste, égocentrique même, manipulateur, tricheur et menteur. Pour lui, vous n’êtes qu'un faire-valoir. Il vous fait croire qu'il est très supérieur à vous alors qu'en réalité c'est lui qui a besoin de vous !
Etant donné que le trouble de la personnalité dont il souffre n'est pas évident à repérer, voici les 5 attitudes que le pervers va employer pour vous déstabiliser et qu'il vous appartient de repérer pour le démasquer :
1 – « Tu réagis de manière excessive. »
Le manipulateur s’efforce de vous convaincre que vous sur-réagissez. Mais faites un test en résistant à ses demandes et vous constaterez rapidement que c'est lui qui va réagir de manière excessive. N’entrez donc pas dans son jeu en gardant votre calme et campez sur vos positions. Laissez-le s’énerver tout seul et se ridiculiser en se débattant en vain.
2 – « Ne dramatise pas ; N’en fais pas une histoire personnelle »
C’est l'effet miroir par excellence : alors que c'est lui qui est en train de dramatiser, il va vous accuser de le faire. En fait, le manipulateur a déjà rendu la situation dramatique en insistant lourdement et en tentant de vous mettre mal à l’aise. S’en rendant compte, il va alors inverser les rôles pour vous culpabiliser. Selon lui, vous êtes toujours fautif. Ne le croyez surtout pas. Continuer de lui opposer votre calme et votre obstination à ne pas rentrer dans son jeu.
3 – « Ne sois pas aussi sensible; Tu prends les choses trop à cœur »
Un pervers tentera toujours de minimiser les conséquences sur vous de ce qu'il vous fait endurer. mais ne vous faites aucune illusion : il se moque éperdument de ce que vous ressentez. Il est totalement incapable de la moindre empathie. Pire le désarroi qu'il provoque chez vous lui apporter un grand plaisir sadique. Il se délecte de la souffrance qu'il crée chez vous car il déteste sa dépendance vis à vis de vous. Pour stopper cette escalade, ne lui expliquez pas pourquoi vous vous sentez mal, vous n’êtes pas obligé de le faire.
4 – « Ne sois pas ridicule ! ; Mais tu es une grande malade...! »
Il essaiera toujours de vous ridiculiser et de vous faire douter de la cohérence et du bien fondé de vos réactions, dans l'intimité d'abord, puis en présence d'autres personne pour mieux vous humilier dans un deuxième temps. Si vous avez le courage de lui résister en lui opposant une absence de réaction, c'est très vite lui qui va se ridiculiser en étant déstabilisé par votre réaction, inverse de celle qu'il a voulu provoquer, si ses mots n’ont aucun impact sur vous.
5 – « Comprends-moi bien… »
C’est le dernier recours du manipulateur : prétendre que vous vous méprenez sur ce qu’il essaie d’obtenir de vous. Or vous avez très bien compris. C’est lui qui refuse de comprendre vos besoins et vos sentiments en vous harcelant pour obtenir ce qu’il désire. Vous ne lui devez rien, à commencer par le temps que vous avez passé à argumenter avec lui.
Si vous vivez avec ce type de personne ou si vous en avez dans votre entourage et qu’elle cherche constamment à vous manipuler vous ou les autres, il serait peut-être plus sain pour vous de vous en éloigner. Il n’y a aucun compromis possible avec ce type d’individu. Alors, si vous ne voulez pas céder à ce qu’il demande, il serait préférable pour vous deux qu’il aille le chercher chez quelqu’un d’autre.
par Benoît Lemogne | 31/08/2020 | Autres
La victime d'un pervers narcissique est soumise à une forme insidieuse de manipulation et d’emprise. Elle subit des violences sous différentes formes : abus émotionnels, physiques, voire même financiers. Elle est employée, exploitée, grugée, discréditée, disqualifiée, abaissée, vidée. Face au pervers, l’autre doit se soumettre et plier. Le pervers peut ainsi blesser, embarrasser, humilier sans en ressentir aucune souffrance, quand il n'y prend pas plaisir !!! Le pervers s’attaque à l’identité, à la confiance en soi, au sentiment d’indépendance et à la dignité de sa victime. Les agissements du pervers narcissique induisent chez la victime des traumatismes de toute sorte, de l'anxiété, des troubles psychosomatiques qui peuvent aller jusqu'à la dépression. Mais il existe des solutions, un combat peut être mené : voici les 10 étapes à suivre pour s'en sortir :
1ère étape : Prendre conscience de sa propre souffrance ; sortir du déni.
Il est très difficile d'admettre être victime d'un pervers narcissique. Les victimes ne s'en aperçoivent souvent pas, et surtout, elles ont un mal fou à nommer leur souffrance. Un thérapeute peut être un véritable appui pour cette première étape. La priorité est la prise de conscience du phénomène d'emprise et du lien de dépendance avec le bourreau. La victime va devoir réaliser que si elle veut mettre fin à cette relation pathologiquement mortifère, elle doit absolument changer son mode de fonctionnement.
2ème étape : Changer son état d'esprit
Renoncez à croire que le pervers narcissique peut guérir. C'est effectivement très difficile car les symptômes de sa personnalité résultent d'une déformation de sa structure psychique. Les pervers narcissiques qui consultent sont rares, à moins qu'il s'agisse d'une stratégie pour donner de faux signes de bonne volonté à son entourage familial ou professionnel ou encore pour "s'amuser" au détriment du thérapeute en l'abreuvant de signes contradictoires. La perversion narcissique ne se soigne pas. Au mieux ne parvient-on qu'à minimiser les symptômes des sujets très minoritaires qui consultent de bonne foi. Il n'y a pas de médicaments, ni de thérapies possibles.
Il ne faut pas non plus chercher à comprendre le prédateur ni à vouloir être comprise de lui. C'est le piège qu'il vous tend mais il refusera toujours d'admettre ses torts et de prendre ses responsabilités.
Enfin il ne faut ni se sentir coupable, ni avoir honte. Même si sa pathologie est généralement due au climat toxique qu'il a subi dès la petite enfance, qui a empêché son psychisme de se structurer normalement, vous n'êtes en rien responsable de ce qu'il est devenu et malheureusement tout à fait incapable de l'aider à changer. Le pervers-narcissisme vit perpétuellement dans un état instable entre névrose et psychose; il lutte en permanence pour ne pas sombrer dans la folie.
3ème étape : Observer la situation avec objectivité (comme si vous ne le connaissiez pas)
Les victimes de pervers narcissiques ne parviennent pas à faire face à la réalité douloureuse. Elles sont bien conscientes qu'il a un problème mais parviennent à se persuader elles-mêmes que la situation n'est qu'un mauvais moment à passer, qu'elle va s'améliorer comme par enchantement (pensée magique).
Le meilleur moyen de se rendre compte du comportement manipulateur du pervers narcissique est de l'observer avec du recul. Il faut s'imaginer qu'il joue, comme un acteur, et que vous le regardez, comme un spectateur. Et on n'en est d'ailleurs souvent pas loin tant le pervers narcissique sait se mettre en scène : on est au théâtre !
Ce qui est important également est de garder en tête qu'il est faible et peu sûr de lui malgré ses apparences de toute-puissance. Cette étape consiste à reconnaître qu'on a été dupé(e) et que le prince charmant du début de la relation n'était qu'une illusion. C'est un rôle qu'il a majestueusement interprété pour vous séduire mais qui n'avait malheureusement absolument rien de sincère.
4ème étape : Restaurer une bonne estime de soi
Étant donné que le pervers narcissique a su déceler chez sa future victime une faille susceptible de fragiliser son estime d'elle-même, il s'y est engouffré pour mettre en œuvre progressivement une véritable entreprise méthodique de destruction de sa victime. Il est capital de ne plus se laisser influencer afin de garder son libre arbitre. La restauration de l'estime de soi de la victime va lui permettre de se percevoir d'une manière aussi réaliste que possible, de réaliser qu'elle n'est pas la "petite chose négligeable" que le pervers narcissique se plaît à dépeindre et ainsi de se dégager de sa manipulation.
5ème étape : Renouer avec ses proches et sortir de l'isolement
Le pervers narcissique fait le vide autour de sa proie en l'éloignant de sa famille, de son entourage le plus proche pour avoir une emprise totale sur elle. Retrouver des gens bienveillants l'aidera considérablement à recouvrer une meilleure estime de soi et à prendre le recul nécessaire pour ne plus voir les choses comme le pervers souhaite que vous les voyez. Savoir que l'on peut compter sur des appuis est essentiel.
6ème étape : Sortir de la manipulation en lui résistant
Changer progressivement de comportement avec le pervers en commençant à répondre avec indifférente, qu'elle soit feinte ou non, à tout ce qu'il vous dira. Attention, il ne s'agit pas de manipuler à son tour mais plutôt de se protéger des attaques et de ne lui offrir aucune opportunité de s'engouffrer dans une quelconque faiblesse. Il s'agit de ne pas entrer dans la discussion, en utilisant des expressions toutes faites qui y coupent court.
Ce sera, par exemple, des phrases comme : "C'est ton avis, il n'engage que toi", "Si tu le dis!", "Ne t'inquiète pas pour moi" ou encore en assumant ses travers supposés : "Mais c'est ce qui fait mon charme !". Il ne faut surtout pas baisser les bras, le pervers narcissique finira par abandonner en voyant que ses attaques ne font ni chaud ni froid à sa victime. Pour cela, toujours rester dans le flou et faire les réponses les plus courtes possibles, sans agressivité et avec humour. Pour le déstabiliser et le faire douter de la réalité de l'emprise qu'il exerce sur vous, réagissez par moment à l'inverse de ce à quoi il s'attend, par exemple au lieu d'essayer de vous défendre en lui donnant des arguments qu'il utilisera contre vous, en exagérant délibérément le reproche qu'il vous fait jusqu'à le ridiculiser. Surtout, ne plus jamais se justifier auprès de lui.
7ème étape : Soigner sa dépendance affective
La victime aura grand intérêt à comprendre la cause de sa dépendance affective, généralement un sentiment d'abandon qui s'est installé dès l'enfance et qui l'empêche d'avoir une relation saine avec elle-même : à vouloir être toujours aimée et à tout prix, elle en oublie de s'aimer elle-même. Il faut d'abord cesser de considérer l'autre comme seule source d'amour possible et aller chercher ailleurs des marques de reconnaissance, notamment en renouant avec ses proches.
8ème étape : S'affirmer
Apprendre à dire "non" ! Les victimes ne conçoivent pas de refuser de faire ce qu'on leur demande. Elles imaginent à tort que tout accepter les rendra plus dignes d'être aimés et redoutent aussi qu'un "non" puisse provoquer la fin d'une relation ou le désamour. C'est faux. Savoir dire "non" donne une grande valeur à vos "oui" : chacun sait alors à quoi s'en tenir. Le bénéfice principal est d'augmenter la confiance mutuelle grâce à l'authenticité, mais aussi d'agir en accord avec soi, d'afficher ses choix et ses valeurs en les faisant respecter.
9ème étape : Se fixer des limites et s'y tenir
Nos limites sont un élément essentiel de notre identité. On parle ici de point au-delà duquel ne peut aller ou s'étendre une action et de seuil de ce qui est acceptable. Il est indispensable d'établir des limites vis-à -vis des autres, car toute personne qui ignore où sont celles d'autrui n'a aucune raison de ne pas les dépasser. C'est d'autant plus facile avec un pervers-narcissique qu'il exige de vous de faire des choses en parfaite contradiction avec les valeurs que lui-même prétend avoir !
10ème et dernière étape : Prendre progressivement ses distances jusqu'à la rupture totale
C'est un long chemin de quitter son bourreau mais c'est nécessaire car la relation est toxique et ne vous permettra jamais de vous épanouir. Il va donc falloir le quitter définitivement mais progressivement. Si vous vivez en couple avec un pervers, il convient d'organiser votre séparation.
Si le pervers redouble d’ingéniosité pour vous garder sous son emprise, le mieux est de progressivement couper toute communication. La victime doit veiller à n'envoyer aucun mail au pervers narcissique et ne pas répondre aux siens. Mieux vaut, même si c'est difficile, les mettre dans la corbeille sans les lire. Il en va de même pour les appels et textos, il faut les ignorer. Il est préférable également de couper les ponts avec les proches qui ne comprennent pas et qui vous poussent à retourner vers lui.
Divorce Consulting, créé en 2011, est spécialisé dans l'accompagnement des victimes de pervers-narcissiques.
par Benoît Lemogne | 24/07/2020 | Autres, Psychologique
Le coaching systémique est une modalité originale d'accompagnement des séparations difficiles qui s'appuie principalement sur les constellations systémiques développées par le psychothérapeute allemand Bert Hellinger décédé l'an dernier.
Réaliser une constellation systémique permet de travailler sur le système de la séparation constitué des différents éléments le composant et des interactions conscientes ou inconscientes entre ces éléments.
Objectifs :
Les différents objectifs auxquels la constellation systémique permet de répondre sont les suivants :
- Disposer de nouvelles clés de lecture et de compréhension de la séparation pour mieux la maîtriser
- Permettre au client de comprendre et d’analyser plus largement le système de la séparation : accéder à une vision élargie du contexte dans lequel se profile la séparation, pour en comprendre la dynamique implicite
- Faire émerger les ressources et les obstacles cachés influant sur la réussite de la séparation
- Dépasser les limites d’une logique purement mentale et cartésienne pour comprendre les liens entre les différents éléments de la problématique et ce qui les fait interagir pour les expliquer et trouver des pistes de solution : faire émerger et comprendre l’ordre implicite.
- Donner rapidement au client une avancée significative sur un changement de représentation du système et sur l’émergence de solutions possibles grâce à la prise de conscience des scénarios qui s’y jouent et s’y répètent et des enchevêtrements inconscients à l’origine des dysfonctionnements
Contenu :
Présentation des Constellations systémiques
- Méthode issue de la psychothérapie familiale de Bert Hellinger
- Découverte des Constellations systémiques familiales
- Processus faisant émerger une réalité jusque-là implicite
Les grandes règles régissant les constellations systémiques
- Les 5 grands principes des constellations systémiques
. Le principe d’appartenance
. Le principe d’ancienneté / Ordre chronologique
. Le principe de hiérarchie / Responsabilité &
engagement
. Le principe de compétence & de professionnalisme
. Le principe de potentiel
- Les 3
méta-principes transcendants des constellations systémiques
. Le méta-principe de prise en compte, de
reconnaissance et de respect de ce qui est
. Le méta-principe de priorité entre les lois systémiques
(exclusion, manque de respect…)
. Le méta-principe de compensation entre donner et recevoir
Quitter une logique purement mentale pour adopter une logique systémique
- Quitter une pensée analytique qui isole et sépare pour adopter une pensée systémique qui distingue et relie
- Libérée du cercle vicieux de la construction mentale du client qui l'enferme dans une vision tronquée de la réalité, la constellation permet au système de se libérer et d'aboutir à une auto-recomposition offrant une image réparée du système.
Outil permettant l'expression de l'intelligence intuitive et émotionnelle
- La constellation permet d’ouvrir une brèche pour recevoir et concevoir des idées qui ne sont pas issues d’une logique cartésienne mais qui sont nées d’intuitions, de perceptions et de représentations spontanées
- L’émergence de la connaissance implicite contenue dans le système va pouvoir se déployer et amener le système vers une solution apportant au client de nouvelles perspectives dans la gestion de sa séparation
Résultats :
Utiliser les constellations systémiques dans le cadre des séparations permet au client de :
- Avoir une vision élargie des facteurs impliquant sa séparation
- Se libérer des intrications et fausses pensées qui l’empêchent de gérer efficacement sa séparation (libérer les inhibitions voire les traumatismes du passé et déprogrammer les peurs redoutées dans le cadre de la séparation)
- Rééquilibrer le système, s’il dysfonctionne, en procédant à des rituels de réparation
Très interactive, la méthodologie adoptée par Benoît Lemogne, Fondateur de Divorce Consulting, permet au client de participer activement à la découverte et à la compréhension des éléments cachés du système dans lequel s’inscrit la séparation, restés jusqu’alors inconscients, facilitant la démarche du client vers l'évolution favorable de la situation.
De façon intuitive et objective, il aide à la compréhension des rouages du système dans lequel s’inscrit la séparation, ainsi que des rôles et des interactions des différents acteurs : conjoint, enfants, avocat, notaire...
par Benoît Lemogne | 23/07/2020 | Autres
Questions à se poser pour se sensibiliser à l'Intelligence émotionnelle :
- Suis-je attentif à mes émotions / A
celles des autres ?
- Est-ce que j’exprime mes
émotions ? Quand et comment ?
- Est-ce que j’ai prêté attention à mes
émotions aujourd’hui ? Cela a-t-il été facile ? Plaisant ?
Quelles difficultés ai-je rencontrées ? Comment les ai-je gérées ?
- Suis-je présent à mes émotions, à mes
ressentis, Ã mes humeurs ?
- Est-ce que je pense à me demander régulièrement
comment je me sens ? Si je m’aperçois que je ne suis pas à mon optimum,
ai-je mis quelque chose en place pour me « remonter » ?
- Suis-je à l’aise pour donner des
signes d’attention ou d’affection ?
- Est-ce que je donne souvent des
signes de reconnaissance et/ou d’encouragement à moi-même et/ou aux
autres ?
- Où en suis-je dans ma capacité Ã
exprimer mon point de vue ?
- M’arrive-t-il de transformer des
émotions désagréables en émotions agréables ?
- Prends-je l’habitude de donner une
intention claire avant d’entamer une séquence importante d’une journée ?
- Quand je suis rentré en relation avec une nouvelle personne, ai-je prêté attention à l’équilibre entre mon temps de parole et mon temps d’écoute ?
- M’arrive-t-il d’avoir l’impression
d’être en décalage émotionnel avec les personnes de mon entourage ?
- Est-ce que je me sens responsable de
ma vie ?
- …
de l’équilibre de mon état émotionnel ?
- Comment ai-je optimisé une situation
délicate ou difficile cette semaine ?
- Ai-je donné du sens aux événements
graves de ma vie, de mon activité professionnelle ?
- Ai-je su rebondir en donnant du sens
à cet événement en prenant conscience de sa valeur en terme d’expérience si
l’événement n’était pas très valorisant pour moi ?
- Ai-je fait quelque chose pour
quelqu’un aujourd’hui ? Ai-je augmenté l’autonomie d’une personne ?
Comment m’y suis-je pris ? Ai-je bien vérifié que la personne était
volontaire ?
par Benoît Lemogne | 21/07/2020 | Autres
Bercy confirme la baisse du droit de partage en matière de divorce et le retour au montant prélevé jusqu'en 2011
Le droit de partage jusqu'en 2011
La Loi de Finance rectificative pour 2011 du 29 Juillet 2011 avait augmenté de 1,1 à 2,5 % le taux du droit de partage prévu par l'Article 746 du Code Général des Impôts.
Baisse progressive à partir du 1er janvier 2021
L'article 108 de la Loi de Finance pour 2020 instaure une baisse progressive du droit de partage pour les partages des intérêts patrimoniaux consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture de PACS.
Le but est d'éviter les stratégies d'évitement de l'impôt qui s'étaient développées depuis 2012.
Une baisse en deux temps
Le taux actuel de 2,5 % passera à 1,8 % au 1er janvier 2021 pour revenir au taux initial de 1,1 % au 1er janvier 2022.
A noter que le taux du droit de partage restera à 2,5 % pour les autres partages : succession et indivision conventionnelle (entre concubins), renouant ainsi avec une fiscalité du partage plus avantageuse en matière de rupture conjugale.
par Benoît Lemogne | 15/07/2020 | Autres
L'enjeu de la prestation compensatoire dans les divorces contentieux
Le montant de la prestation compensatoire, qui peut être demandée par l'époux qui va subir une baisse de train de vie du fait de la séparation, dépend principalement de la disparité des revenus respectifs des époux pendant une période significative (généralement de 3 à 8 ans en fonction des cas d'espèce) précédant le prononcé du divorce.
Ainsi la prestation compensatoire est une source importante de discorde dans les séparations conflictuelles, étant l'enjeu principal d'un âpre conflit.
La disparité de revenus entre les époux
Le conflit s'envenime quand un des époux craint d'être floué par le fait que son conjoint ne révèle pas l’intégralité de ses revenus. C'est précisément la question qui a donné lieu à un arrêt rendu par la Cour de Cassation en début d'année (Cass. 1ère Civ. 15.01.2020, n° 18-26.012 : JurisData n°2020-000449) dans une espèce où la demande de prestation compensatoire formulée par l'épouse a été rejetée au motif de l'absence de disparité réelle dans le niveau de vie respectif des époux.
La cour de cassation a accueilli favorablement la position de l'épouse reprochant à la Cour d'Appel d'Aix en Provence de ne pas avoir recherché si son époux avait des revenus occultes.
La recherche de l'existence de revenus occultes
La loi ne distinguant pas la nature des revenus à comparer dans la recherche de disparité entre les époux, les ressources de toute nature seront prises en compte, y compris les revenus non déclarés, ce qui par ailleurs pourra également entraîner un contrôle fiscal et vraisemblablement un redressement. Les fruits d'un travail dissimulé seront donc pris en compte dans les opérations de calcul de la prestation compensatoire.
La charge de la preuve des revenus occultes pèse bien évidemment sur celui qui les invoque. En pratique, cette preuve peut être difficile à apporter, précisément du fait du caractère occulte desdits revenus. Les témoignages sont le moyen de preuve le plus adéquat en la circonstance, mais également un écart trop important entre le montant des revenus déclarés par le conjoint et le niveau de son train de vie .
Les moyens de recherche
On attend des époux qu'ils fassent preuve de bonne foi, de loyauté et de transparence. Cela résulte de l'Article 259-3 du Code Civil qui les invite à se communiquer, ainsi qu'au juge, tous renseignements et documents utiles pour fixer le montant des prestations et pensions et liquider le régime matrimonial. Le même texte instaure au profit du juge un pouvoir d'investigation afin de faire procéder à toute recherche utile auprès de débiteurs ou auprès de ceux qui détiennent des valeurs pour le compte des époux, sans que le secret professionnel ne puisse être opposé.
Enfin, la découverte d'une fraude en matière de déclaration des revenus ouvre le recours en révision prévu à l'article 595 alinéa 1er du Code Civil, permettant à la victime de la fraude d'obtenir réparation de son préjudice.
par Benoît Lemogne | 22/04/2020 | Juridique
Un important mouvement jurisprudentiel vient perturber le régime des créances entre époux mariés sous le régime de la séparation de biens. En effet, la Cour de cassation assimile le remboursement des échéances d'emprunt afférentes à l'acquisition des résidences principale et secondaire des époux à une contribution aux charges du mariage, ce qui empêche l'époux qui a payé au-delà de sa quote-part d'acquisition du bien de faire valoir d'une créance de sur-contribution. Concrètement, un époux qui possède 50 % d'un bien mais qui en paie 75% ne peut demander à l'autre le remboursement des 25% qu'il a pourtant payé pour le compte de l'autre ! Il est craint une extension de cette assimilation du régime du mariage à celui du PACS, la parade résidant alors dans la rédaction judicieuse du contrat par le notaire.
La crainte : une extension de l'assimilation au régime du PACS
Une telle assimilation, qui pourrait tout à fait être opérée par la Cour de cassation, a d'ores et déjà été appliquée par la Cour d'Appel de Paris dans un arrêt rendu le 26 Octobre 2016 (n°15/14487 : JurisData n°2016-022300) aux partenaires d'un PACS soumis au régime de la séparation. Les magistrats ont retenu que le remboursement d’échéances d'emprunt contractés par le partenaire pour l'acquisition du bien immobilier indivis constituant leur logement pouvait être une modalité d’exécution de l'obligation de l'aide matérielle résultant de l'article 515-4 du code civil (pendant dans le PACS de l'obligation de contribution aux charges du mariage de l'article 214 du code civil), de même qu'en payant les impôts locaux, les primes d'assurance, les dépenses d'entretien ainsi que les charges de copropriété afférentes au bien, le partenaire assurait ainsi au couple une aide matérielle proportionnelle à ses facultés, l'empêchant de se prévaloir de la moindre créance à l'égard de l'indivision.
La parade : la rédaction d'une clause écartant l'assimilation
Il est possible d'aménager le contrat de mariage ou de PACS pour écarter cette assimilation. Les notaires aguérris sauront expliquer à leurs clients les risques encourus en cas de maintien de la clause de style en matière de séparation de biens consistant à prévoir une contribution au jour le jour aux charges du mariage sans recours de l'un contre l'autre en cas de sur-contribution et se révélant un funeste piège patrimonial pour l'époux sur-contributeur.
Ce tropisme matrimonial qui pourrait transparaître en matière de PACS est d'autant plus probable que depuis 2009 c'est le même juge qui est sollicité (le JAF/ Juge aux Affaires Familiales) autant pour connaître des actions liées à la contribution aux charges du mariage que du PACS.
Si l'aménagement de la clause idoine dans le contrat initial sera facile à mettre en oeuvre, il se révélera plus hasardeux en cours de vie commune, les partenaires ou les époux devant saisir leur notaire spécifiquement pour écarter cette assimilation. Dans les faits, nombre de personnes ayant signé leur contrat de mariage avant 2013 ignorent que la jurisprudence a modifié à leur insu l’interprétation de leur contrat initial et très peu prennent rendez-vous chez leur notaire pour modifier cette clause.
par Benoît Lemogne | 20/02/2020 | Réflexions
On n’accorde pas à nos rêves toute l’importance qu’ils méritent alors qu’ils se révèlent être une source cruciale d’information pour améliorer notre vie ! N’y a-t-il pas tant de questions qui restent sans réponse, tant de problème non résolus, tant d’hésitation ou de crainte vis à vis de l’avenir, tant de choses qu’on aimerait savoir ? Le rêve est une des portes d’accès à notre pouvoir intuitif, qu’on possède tous, souvent sans même le soupçonner !
Depuis toujours, l’homme s’est interrogé sur la nature et la fonction du rêve. Le rêve est en fait le lieu unique d’où nous parviennent, hors du temps, de l’espace et de la matière, des messages le plus souvent codés d’une valeur inestimable qui ne sont destinés qu’à nous seuls. Les rêves conduisent ainsi le dormeur dans d’autres dimensions pour l’aider à prendre conscience des facultés potentielles de son esprit, y compris les facultés paranormales. Ils fourmillent de conseils, de recommandations, d’avertissements, d’indications, de prescriptions, de leçons et d’éclairs d’intuition. Alors voyons comment ça marche.
Une source de réponse inaltérable
Peu de personne le savent mais on a le pouvoir d’influencer nos rêves pour les inciter à nous donner les réponses aux questions qu’on se pose. Vous pouvez demander quasiment n’importe quoi , votre subconscient vous répondra. Que ce soit une question relative au domaine personnel, professionnel, familial, amoureux, social… Que ce soit une question d’ordre personnel ou qui concerne une autre personne; qu’il s’agisse de votre santé, de vos enfants, de vos finances, de vos projets, de vos désirs… Le sommeil est en fait un espace d’expression libre de votre inconscient qui ne demande qu’à vous aider, permettant l’expression plus vaste de votre conscience.
Pour une question précise, il s’agirait de l’écrire sur un bout de papier qu’on glisse le soir sous l’oreiller avant de s’endormir, en demandant une réponse. Que ce soit pour recevoir un message d’une personne décédée, en l’invoquant. Ou s’il n’y a rien de spécial, faire simplement le vide avant de s’endormir et rester réceptif. Petite recommandation primordiale : Répétez-vous plusieurs fois avant de vous endormir que vous vous souviendrez de vos rêves de la nuit en vous réveillant.
Quel bénéfice tirer d’un rêve ?
Les rêves nous donnent rarement directement les réponses à nos interrogations ou à nos tourments. Ils fourmillent de détails qui sont autant d’indice pour nous mettre sur la piste. Ayez d’abord soin de respecter ces messages qui vous viennent d’au delà de la conscience avant de chercher à les déchiffrer. Je connais une personne qui interprète les rêves avec beaucoup d’acuité et de bienveillance; il y a consacré sa vie depuis trente ans. J’ai été le témoin privilégié de l’analyse d’un de mes rêves et j’ai été bouleversé par la puissance des messages contenus dans des détails apparemment anodins contenus dans mon rêve. N’hésitez pas à me contacter personnellement si vous souhaitez partager avec moi cette belle expérience.
Nous pouvons utiliser nos rêves, et leurs messages, pour aiguiser notre conscience afin qu’elle soit à notre service en tout temps, la nuit n’étant que le simple prolongement du jour, ces deux espaces s’alimentant réciproquement de leurs expériences complémentaires. Ce qui fit dire à Edgar CAYCE : « Pendant le jour, l’homme est conscient de ce qui l’entoure, mais la nuit, c’est l’âme qui se libère et qui exprime l’essence même du moi ». Le corps physique fait ses expériences dans sa réalité le jour, comme l’âme fait ses expériences dans sa réalité la nuit.
L’importance des messages oniriques pour développer notre intuition
Les messages contenus dans les rêves, sous forme d’images, de codes, de symboles nous mettent en relation avec un univers à la source de nos intuitions. Ces messages nous révèlent l’existence de problèmes, de désirs enfouis ou de traumatismes passés mais surtout ils nous fournissent les solutions pour résoudre les premiers, les moyens à prendre pour réaliser les deuxièmes et l’occasion de déterrer les troisièmes afin de les régler une fois pour toutes.
Les messages permettent de soulager les troubles émotionnels ou comportementaux qui nous affligent et plombent notre quotidien en ramenant à la mémoire certaines scènes de vies antérieures à l’origine de notre confusion existentielle. Le rêve est certainement le meilleur professeur de vie et le meilleur psychologue que puisse rêver un être humain car il donne accès à des réservoirs de sagesse, de connaissance et de vérité. Nos rêves peuvent même prendre le rôle de prophètes pour prédire l’avenir (rêves prémonitoires).
Le travail sur les rêves peut prendre toute une vie. Mais ne vous découragez pas car votre pouvoir intuitif vous a attendu jusqu’à ce jour et il ne demande qu’à vous rendre service. Et choisir d’être attentif à ses rêves est un moyen très efficace de participer activement au déroulement de sa propre vie, et notamment à la réussite de son divorce!…
par Benoît Lemogne | 5/02/2020 | Pervers-narcissiques
Il est fréquent qu’on se pose des questions à propos de personnes qu’on côtoie plus ou moins régulièrement à cause de situations qui nous mettent mal à l’aise et nous interpellent. On se demande si la personne ne serait pas pervers-narcissique. Alors comment les repérer pour ne pas se faire piéger ? Parmi les caractéristiques du profil de ces redoutables prédateurs, les 10 traits les plus courants sont les suivants :
-
Un séducteur hors-pair
Il a scruté votre personnalité et adopte le discours et l’attitude idoine pour vous séduire.
Il excelle dans l’art de se faire passer pour prince charmant attentionné et vous comble comme vous ne l’avez jamais été… jusqu’à ce que le masque tombe et qu’il se révèle progressivement odieux.
-
Gare aux phases de « lunes de miel »
Dès qu’il vous a déçu et craint de vous perdre, il va revêtir immédiatement son masque de séducteur pour vous faire retomber dans ses filets. Ne soyez pas crédule son discours n’est que manipulation. D’ailleurs, il ne demande pas réellement pardon. Au pire, il peut avouer avoir des problèmes pour tromper votre vigilance; il déclare vouloir changer et vous remercie de la patience et de la bienveillance dont vous faites part à son égard. Mais contrairement à ce qu’il tente de vous faire croire, il ne changera pas. C’est encore un outil de manipulation pour obtenir quelque chose ou endormir la méfiance de la victime. Dès qu’il vous a reconquis, la lune de miel ne va pas durer longtemps. Vous vivez les montagnes russes en permanence car une vie calme et heureuse ne lui convient pas.
-
L’utilisation de la violenceÂ
Elle fait partie des techniques d’intimidation et d’humiliation que le pervers narcissique maîtrise à la perfection. Les critiques sont permanentes en privé dans un premier temps puis en public (toujours en finesse). Sa capacité à vous dominer devant témoin et à vous faire culpabiliser est jouissive pour lui. Vous subissez de sa part une violence psychologique de plus en plus intense. Vous vous demandez en permanence comment lui plaire, puis quand l’emprise s’installe comment ne pas lui déplaire. Mais c’est un piège cérébral dans lequel il vous enferme car les dés sont pipés par des injonctions contradictoires permanentes. L’objectif est d’atteindre votre équilibre mental.
Prudent, il évite la violence physique lorsqu’il sent que sa victime est sur le point de faire éclater la vérité.
-
Isoler et diviser pour mieux régner
La victime doit avoir continuellement besoin de lui, le pervers narcissique coupe peu à peu tous les liens qui unissent la victime à ses proches. Sa propre famille est parfois même retournée contre elle. L’isolement est total.
-
Absence totale d’empathie
Ne ressent ni chaud ni froid en voyant sa victime souffrir et se détruire car il ne l’aime pas. Au contraire, il éprouve même une certaine jouissance à la voir dans la détresse.
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Le mensonge au quotidien, pathologique
Il ment en permanence pour se faire valoir, être flatté, admiré et aimé par leur entourage. Il peut même s’attribuer les qualités et succès de sa victime tant sa soif de reconnaissance est grande.
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Le double visage
A l’intérieur, la vie privée avec lui est infernale. De l’extérieur rien ne paraît car il reste adorable avec les autres.
Les gens ont du mal à croire le témoignage de la victime qui est souvent considérée comme folle, dépressive voire paranoïaque.
-
Les déviances sexuellesÂ
Les demandes sexuelles de plus en plus exigeantes (parfois violentes) et il peut même opter pour le sadomasochisme.
Comme il en a souvent subi étant jeune et qu’il est dénué d’empathie, il est capable d’avoir des relations incestueuses avec ses enfants ou pédophiles avec d’autres.
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Très intelligent mais paranoïaque
Il se méfie de sa victime. Si elle veut fuir, il lui faudra beaucoup de prévoyance, de discrétion et ne faire confiance à personne pour l’aider car le pervers narcissique aura sans doute disposé des « espions » parmi ses amis et son entourage. Il sera prêt à tous les stratagèmes pour éviter qu’elle ne lui échappe.
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L’attrait immense pour l’argent
Maniaques de l’argent. Sa générosité n’est qu’un leurre ; l’appât du gain est sans limite. Il s’octroie largement les revenus de sa victime afin de la contrôler complètement.
Conclusion :
Soyez vigilent car ces personnes sont de redoutables prédateurs et malheureusement le mal qui les ronge est souvent incurable, le sujet étant dans le déni de sa propre pathologie et généralement flanqué d’un orgueil démesuré qui empêche toute remise en question. La solution ? Il n’y en a qu’une : la fuite.
par Benoît Lemogne | 24/01/2020 | Réflexions
La séparation des parents impose de devoir déterminer avec qui vont vivre les enfants. Parmi les différents modes de résidence, la résidence alternée s’est beaucoup développée. Faisons le point de cette modalité de résidence des enfants.
1/. De plus en plus fréquente et de plus en plus tôt
Selon un étude de l’INSEE de 2016, la résidence alternée des enfants représenterait environ 50 % des modalités de résidence, ayant beaucoup augmenté (doublé) entre 2010 et 2016. Cette évolution se vérifie pour chaque tranche d’âge, même si elle demeure rare dans les premiers mois de l’enfant : la tranche 0-3 ans est passé de 0.3 % à 0.7 % sur la période. Par ailleurs, cette modalité s’avère durable car les demandes de modification pour retour à une garde exclusive sont rares.
2/. Le critère de choix : l’intérêt supérieur de l’enfant à garder un lien « égal » avec chacun de ses deux parents
La loi française se réfère à l’intérêt supérieur de l’enfant tel qu’énoncé dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfants (CIDE) dont l’article 9-3 énonce le droit de l’enfant séparé d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec chacun de ses parents. La notion d’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas défini en tant que tel et nécessite d’être interprété en tenant compte des situations particulières et des évolutions sociétales.
Le besoin de sécurité de l’enfant, mis en avant n’est plus compris uniquement en terme de stabilité avec une seule personne ou une même résidence ; il est complété par d’autres besoins : soutien à l’expérience et à l’exploration du monde, existence de cadres, de règles et de limites, besoins d’identité, d’estime et de valorisation. Ainsi, la préservation des liens de l’enfant avec chaque parent est essentielle.
3/. Lien d’attachement : un équilibre entre les deux parents à préserver
Plusieurs liens d’attachement se construisent en parallèle, et de manière complémentaire, avec tous les adultes prenant soin de l’enfant. Ces liens, en permettant la sécurité affective et le soutien à l’exploration du monde, sont indispensables au bon développement de l’enfant. Des recherches ont permis d’établir que la résidence alternée protégeait l’attachement de l’enfant aux deux parents, malgré la rupture du couple.
Garder le lien avec le père, en plus de la mère, favoriserait ainsi l’estime de soi des enfants et des adolescents, bénéfique notamment à la réussite scolaire, et ce indépendamment du degré d’entente entre les parents et même si l’enfant est constamment ballotté entre deux lieux de vie.
4/. La résidence alternée favoriserait la coopération entre les parents
La résidence alternée favorise la parité dans l’exercice de l’autorité parentale des parents, alors que la résidence exclusive avec droit de garde et d’hébergement un week-end sur deux et la moitié des avances scolaires, serait source de déséquilibre, le parent résident étant en charge de la vie quotidienne l’autre ne partageant avec les enfants que des temps de loisir, le premier se sentant surchargé, le second déresponsabilisé, favorisant une disparition progressive du père.
Subir les effets à long terme de la mise à l’écart et de la dévalorisation d’un parent, souvent le père, serait source de violence domestique pouvant affecter l’enfant.
5/. Adaptation de la Justice : meilleure écoute de la parole de l’enfant
L’intérêt supérieur de l’enfant doit dans la mesure du possible être apprécié en tenant compte des ressentis de l’enfant concerné. La justice a encore des progrès à faire en la matière, notamment en matière de formation des magistrats au recueil et à l’écoute de la parole de l’enfant.
Une grande amélioration pourrait être opérée, à la suite du grenelle sur les violences conjugales, par une meilleure prise en compte des violences domestiques, dont les enfants sont victimes au premier chef.
par Benoît Lemogne | 20/01/2020 | Juridique
Le divorce et la faillite sont les deux événements qui impactent le plus profondément la vie d’un entrepreneur. Ils peuvent avoir chacun des conséquences redoutables pour lui. Alors qu’il est difficile de gérer l’un de ces deux événements séparément, comment faire face quand ils surviennent en même temps ? La difficulté réside dans le télescopage de règles régissant le divorce d’un côté et la procédure collective de l’autre. Voici quelques points de repère pour vous aider à avoir les bons réflexes.
La demande en divorce
En principe, l’action en divorce est une action personnelle. Le dessaisissement inhérent à la liquidation judiciaire ne visant que l’administration et la disposition des biens, l’entrepreneur a qualité pour intenter seul une action en divorce ou s’en défendre.
Néanmoins, dans la mesure où la procédure de divorce peut avoir des conséquences patrimoniales défavorables pour l’entrepreneur, notamment s’il doit abandonner un bien personnel (ou sa part sur un bien commun ou indivis) à titre de prestation compensatoire, il convient d’en informer le liquidateur nommé dans le cadre de la procédure collective afin de lui permettre, s’il l’estime utile, de faire opposition au jugement de divorce privant la procédure collective d’un bien appartenant à l’entrepreneur.
Les opérations de liquidation-partage du patrimoine dans le cadre de la procédure de divorce
Les situations vont différer selon le type de procédure collective auquel vous avez à faire face : sauvegarde de justice, redressement ou liquidation judiciaire.
En cas de simple redressement judiciaire ou de sauvegarde de justice, le débiteur conserve la gestion et l’administration de ses biens mais un administrateur peut être désigné pour l’assister dans les opérations de liquidation-partage de son régime matrimonial.
En cas de liquidation judiciaire et de procédure amiable de divorce, le rôle du liquidateur sera primordial car il devra impérativement signer l’acte liquidatif.
Mais attention car même en l’absence de procédure collective encore en cours, ces actes peuvent néanmoins tomber sous le coup de la nullité de la période suspecte (précédant la mise en place de la procédure collective), intervenant pendant la période dite de cessation des paiements. La nullité de ces actes serait alors encoure si le conjoint avait connaissance de l’état de cessation des paiements.
Les créances entre époux
Le divorce rend exigible nombre de créances : pensions alimentaires, prestation compensatoire, soulte de partage, solde de compte de récompenses et autres créances entre époux... Elles sont en principe soumises à l’obligation de déclaration de créance afférente à la procédure collective, cette obligation pesant sur les créanciers dont la créance est antérieure au jugement d’ouverture, sauf néanmoins si ces créances présentent un caractère alimentaire.
Par ailleurs, à compter de l’ouverture de la procédure collective, l‘interdiction des paiements s’impose au débiteur, quelle que soit la date de naissance de sa créance, à l’exception toutefois encore des créances à caractère alimentaire dont font partie pensions alimentaires et prestation compensatoire.
par Benoît Lemogne | 15/01/2020 | Autres
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
L’intelligence émotionnelle au service de la performance
Notre société occidentale nous invite à nous focaliser sur la performance économique de notre activité, ce qui crée un déséquilibre qui peut se manifester par du stress et des jeux de pouvoir (manipulation, harcèlement…) alors qu’il est préférable de se concentrer sur des notions de confiance et d’harmonie. C’est une formidable occasion de nous interroger sur la pertinence de la performance pour la performance car le réel sens de la performance n’est pas tant d’atteindre un résultat que de nous permettre de nous accomplir.
Pour aller plus loin, notre performance interroge un équilibre entre notre conscience existentielle, notre aptitude à créer de la richesse économique et notre contribution sociale. On peut ainsi distinguer deux approches de l’amélioration de la performance :
- 1/ La première consiste à se focaliser sur ce qui ne fonctionne pas pour y remédier. Cette méthode a pour désavantage de focaliser notre attention sur les échecs, les erreurs, les problèmes, ce qui nous projette dans un état émotionnel désagréable constitué d’attente, de stress et de frustration ;
- 2/ La seconde, à l’inverse, consiste à se focaliser sur ce qui fonctionne bien pour le promouvoir. Qu’avons-nous réussi ? Comment fêter nos réussites ? Cette méthode privilégie une mise en valeur des expériences et favorise la confiance et la motivation.
En réalité, aucune des deux méthodes n’est parfaite ; comme souvent, tout est une question d’équilibre. Même s’il est déterminant de réfléchir avant d’agir, il faut apprendre à bien réfléchir (écouter, accepter, sentir) avant de bien agir (décider et mettre en œuvre). La performance réunit l’économique et l’humain car il n’y a pas de résultat sans action de l’homme. Privilégier l’économique sur l’humain ne peut que mener à la catastrophe…
Être performant, c’est trouver son équilibre entre réussir et se développer. C’est se sentir valorisé par son travail, en tirer les moyens de vivre convenablement, atteindre ses objectifs et être en relation avec des personnes qui partagent nos valeurs. C’est aussi assumer ses responsabilités, que ce soit dans sa vie privée ou professionnelle, être serein, joyeux et autonome. Une bonne manière d’évaluer notre performance est de garder à l’esprit notre aptitude à créer du sens : voici des séries de question qui nous permettent d’améliorer notre performance dans différents pans de notre vie :
Questions à se poser régulièrement pour développer son intelligence émotionnelle :
– Suis-je attentif à mes émotions / A celles des autres ?
– Est-ce que j’exprime mes émotions ? Quand et comment ?
– Ai-je été attentif à mes émotions aujourd’hui ? Est-ce que cela a été facile ? plaisant ? Quelles difficultés ai-je rencontrées ? Comment les ai-je gérées ?
– Suis-je présent à mes émotions, à mes ressentis, à mes humeurs ?
– Est-ce que je pense à me demander régulièrement comment je me sens ?
– Suis-je à l’aise pour donner des signes d’attention ou d’affection ?
– Est-ce que je donne souvent des signes de reconnaissance à moi-même et/ou aux autres ?
– Est-ce que je progresse dans l’affirmation de mon point de vue ?
– M’arrive-t-il de transformer des émotions désagréables en émotions agréables ?
– Prends-je l’habitude de donner une intention claire avant d’entamer une séquence importante d’une journée ?
– Quand je suis rentré en relation avec une nouvelle personne, ai-je trouvé mon temps de parole et mon temps d’écoute ?
– Ai-je reconnu, en temps réel ou en décalé, mes erreurs émotionnelles avec les personnes que j’ai côtoyées aujourd’hui ?
– Est-ce que je me sens responsable de ma vie ? De l’équilibre de mon état émotionnel ?
– Comment ai-je optimisé une situation délicate ou difficile cette semaine ?
– Ai-je donné du sens aux événements graves de ma vie, de mon activité professionnelle ? Ai-je su rebondir en donnant du sens à cet événement en prenant conscience de sa valeur et/ou en le traduisant en projet professionnel ?
– Ai-je fait quelque chose pour quelqu’un aujourd’hui ? Ai-je augmenté l’autonomie d’une personne ? Comment m’y suis-je pris ? Ai-je bien vérifié que la personne était volontaire ?
Nous continuerons régulièrement à vous parler des bienfaits de l’intelligence émotionnelle.
par Benoît Lemogne | 4/01/2020 | Réflexions
L’homme étant avant tout un être social, il est en prise constante avec les émotions que lui provoque ses relations avec les autres. Parmi les émotions désagréables ressenties, je vous propose de voir aujourd’hui comment gérer la colère de l’autre en 5 étapes successives :
1/ Prendre contact
Regarder autrui avec bienveillance : posture de respect et d’accueil
Ajuster la position pour être proche de lui tout en respectant son espace vital
2/ Ecouter
Prendre le temps d’écouter ce que l’autre a à me dire sur ce qui a déclenché sa colère
Reformuler ce qu’il a dit pour s’assurer qu’on a bien compris et lui permettre de prendre conscience de ce qu’il exprime.
3/ Élaborer
Inviter l’autre à exprimer toutes les dimensions de sa colère (cause, enjeux, valeurs contrariées…).
Accepte-t-il une part de responsabilité personnelle dans le problème ?
Quels sont les changements attendus par lui ? Pourquoi ?
4/ Comprendre les éléments en jeu
Qu’est-ce que je comprends du problème de l’autre ?
En quoi ce qu’il me dit me permet de comprendre quelque chose de lui, de son problème, de ses ressources et de ses valeurs ?
En quoi la démarche de l’autre me permet de comprendre son mode relationnel et les changements qu’il attend ?
Puis-je exprimer à l’autre comment je ressens les enjeux du problème ?
5/ Agir pour dépasser la colère
De quoi la personne en colère a-t-elle besoin ? Puis-je lui apporter ? Si non, un compromis est-il envisageable ?
Quelle proposition puis-je lui faire pour chercher une solution ensemble qui satisfasse nos besoins réciproques ?
par Benoît Lemogne | 23/12/2019 | Juridique
Le 15 Novembre 1999 était promulgué la loi instaurant le Pacte Civil de Solidarité en France. A travers les évolutions législatives qui se sont succédées depuis 20 ans, on peut constater que PACS et mariage se sont mutuellement rapprochés.
Le PACS se rapproche du mariage
D’un point de vue patrimonial, d’abord : si la Loi de 1999 instituant le PACS avait imposé un régime supplétif d’indivision, les meubles meublants acquis par les partenaires après la conclusion du PACS étant réputés indivis par moitié, la Loi du 23 juin 2006 permet à chaque partenaire de prouver par tous moyens qu’il a la propriété exclusive d’un bien.
D’un point de vue administratif, ensuite : si la Loi de 1999 avait confié l’enregistrement du PACS devant le Tribunal d’Instance, la loi du 28 Mars 2011 confère également cette prérogative au notaire, déjà compétent pour recevoir les contrats de mariage. Par la suite, c’est une Loi du 18 novembre 2016 qui va reconnaître compétence à l’officier d’état civil (en mairie) pour enregistrer les déclarations de PACS.
Le mariage se rapproche du PACS
Le divorce devient plus simple tant dans ces conditions de formation que de rupture.
Dans ces conditions de formation : la Loi du 17 Mai 2013, dite du « mariage pour tous », ouvre la possibilité du mariage aux couple de même sexe, ce que prévoyait le PACS dès son origine.
Dans ces modalités de rupture, les assouplissements du divorce issu des Lois du 18 novembre 2016, instaurant le divorce sans juge dans les procédures amiables de divorce, et du 23 Mars 2019, supprimant la phase de conciliation devant le juge dans les procédures contentieuses de divorce et ramenant à une seule année (au lieu de deux) le délai de cessation de la vie commune permettant de solliciter un divorce pour altération définitive du lien conjugal.
Ces modifications rapprochent le mariage du PACS, apportant des simplifications dans les modalités des différentes procédures de divorce.
par Benoît Lemogne | 2/12/2019 | Réflexions
L’intelligence émotionnelle peut être un outil très efficace pour aligner sa qualité d’être et sa manière de faire
Questions à se poser régulièrement pour développer son intelligence émotionnelle :
– Est-ce que j’aime ce que je fais ? Qu’est-ce-que j’aime vraiment ?
– Est-ce que j’apprécie mes relations personnelles et professionnelles ? Qu’est-ce que j’apprécie dans mes relations ?
– Qu’est-ce qui est essentiel aujourd’hui pour moi ?
– Qu’est-ce que j’aimerais changer et comment faire pour m’en rapprocher ou y parvenir ? Que fais-je pour réaliser ce que j’aime dans la vie, dans mon travail, dans mes relations ?
– Quel est mon niveau de motivation ? Comment fais-je quand je suis démotivé ? Suis-je créateur de ma vie ? Ai-je choisi ma vie ou est-elle le résultat d’événements que je n’ai ni choisis ni maitrisés ?
– Puis-je répondre spontanément aux questions suivantes : qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ?
– Qu’est-ce que je mets en place pour réaliser le rêve de ma vie ? Que suis-je prêt à perdre ou à sacrifier pour cela ?
– Quel est mon moteur naturel ? La crainte ou le désir ?
– Y a-t-il des moments où je m’ennuis ? Que fais-je alors ?
– Et quand je me décourage ?
– Est-ce que je m’intéresse aux autres ? Est-ce que je m’occupe d’eux ? Que fais-je pour eux ? Ai-je à cÅ“ur de les aider à être heureux ?
Cette introspection permanente sur moi-même me permet d’évoluer en permanence jusqu’à atteindre un niveau optimum de qualité d’être. Cette qualité possède à la fois une dimension statique, me connaitre, et dynamique, observer sans juger en utilisant tous mes sens, tant ceux orientés vers l’extérieur pour capter mon environnement que ceux orientés vers l’intérieur pour capter les images les émotions et les sensations de mon univers intérieur.
par Benoît Lemogne | 4/11/2019 | Juridique
Dans la continuité de la Loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le gouvernement a lancé il y a un mois et demi une vaste concertation contre les violences conjugales. Cette initiative, nommée « Grenelle », dure du 3 septembre au 25 novembre, date de la journée internationale contre la violence faite aux femmes.
La concertation est déclinée sur la période en autant de manifestations et consultations locales sur l’ensemble du territoire national. Elle mobilise élus locaux, administrations, associations de victimes et de familles de victime, juristes, médiats, professionnels de santé, du logement, forces de l’ordre…
Les dix mesures d’urgence d’ores et déjà annoncées s’articulent pour le moment autour de quatre axes visant à :
- Renforcer la mise à l’abris des victimes de violence, notamment par la création de nouvelles places d’hébergement ou de logements temporaires ;
- Éloigner les agresseurs des victimes, notamment par le port de bracelets électroniques, dont le récepteur sera donné à la victime par décision de justice et lui permettra d’appeler les forces de l’ordre en cas de tentative d’approche de l’agresseur ;
- Faciliter et accélérer le traitement des plaintes au commissariat, à la gendarmerie ou même désormais directement dans les hôpitaux ,
- Limiter l’autorité parentale du père violent, voire la suspendre de plein droit, dès la phase d’enquête ou d’instruction en cas d’homicide.
Telles sont les intentions affichées. Nous resterons vigilants quant à la suite donnée concrètement par le Gouvernement.
par Benoît Lemogne | 21/10/2019 | Réflexions
Le gouvernement affiche un volontarisme pour lutter contre les violences conjugales. C’est ainsi qu’à la fin de l’été, début septembre, a été lancé le grenelle des violences conjugales qui s’étend du 3 septembre au 25 novembre. Cette campagne a pour objectif d’interpeller toute la société et d’identifier des mesures susceptibles d’enrayer les violences conjugales. Cette effervescence politico-médiatique ne fait pourtant que mettre en lumière l’insuffisance des dispositifs juridiques et sociaux élaborés depuis une quinzaine d’année en la matière.
Les dispositifs mis en place depuis 15 ans
Pas moins de quatre loi se sont succédées depuis 2006 :
- Loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ;
- Loi n° 2010-769 du 9 Juillet 2010 relatives aux violences faites spécialement aux femmes , au sein des couples et à leur incidence sur les enfants mettant en place l’ordonnance de protection ;
- Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ;
- Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
La réalité des chiffres demeure effrayante
L’inflation législative sur le sujet et la montée en puissance d’un système de protection juridique semble inefficace pour enrayer le nombre de féminicide, plus important encore cette année que l’année dernière, d’autant que certains magistrats font de la résistance, refusant d’appliquer les sanctions prévues par les nouvelles législations. Dans la pratique judiciaire, on peine à articuler le recours à l’ordonnance de protection de nature civile et les réponses pénales susceptibles d’être mises en place. Juridiquement, la conception des aspects temporels et psychologiques se heurte aux concept de danger et de reconnaissance de culpabilité.
La Cour Européenne des droits de l’homme, quant à elle, vient de rappeler qu’un système de lutte et de protection contre les violences faites aux femmes est indispensable pour assurer le respect des droits fondamentaux de ces dernières. Néanmoins, l’élaboration d’une législation dédiée et la mise en place de dispositifs par un pays ne sont pas suffisants pour répondre aux exigences minimales posées par la Cour européenne si les dispositifs mis en place s’avèrent inefficaces pour faire baisser substantiellement les violences faites aux femmes. C’est ainsi que la Russie et la Roumanie ont ainsi été récemment condamnées.
La bonne volonté affichée ne suffit pas pour éviter les condamnations par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pour la France, le Grenelle contre les violences conjugales devra montrer son efficacité pour convaincre…
par Benoît Lemogne | 10/10/2019 | Réflexions
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Développer son estime de soi
L’estime de soi peut être définie comme l’aptitude à s’accepter tel qu’on est ; il en résulte une capacité à apprécier sa personnalité, ses valeurs, ses actions… Les personnes qui manquent d’estime pour elles-mêmes vont avoir tendance soit à se soumettre aux autres soit paradoxalement à se considérer au-dessus d’elles (complexe de supériorité). On peut retrouver ainsi la dualité victime de pervers / pervers-narcissique.
Le travail sur l’estime de soi réalisé par les personnes en prise avec un pervers-narcissique est donc primordial pour leur permettre de se libérer de leur emprise psychologique. En effet, elles ont été tellement dévalorisées qu’il est capital qu’elles ré- apprennent à se voir de façon positive et qualitative ; qu’elles réalisent qu’elles sont de belles personnes, ce qu’elles sont à l’évidence puisqu’elles souffrent souvent d’un excès d’altruisme, qu’on a utilisé à leur insu pour les asservir.
Renforcer l’affirmation de soi
L’affirmation de soi permet l’expression de sa pensée, de son opinion, de son sentiment. Là encore, les victimes de pervers-narcissiques subissent un tel harcèlement qu’elles en sont souvent arrivées au point de ne plus rien exprimer de personnel qui soit de nature à contrarier l’égo surdimensionné de leur bourreau.
Au début du coaching, la victime, enfermé dans un engourdissement émotionnel, est dans l’incapacité d’exprimer ce qu’elle pense ou ressent. L’objectif du travail par l’intelligence émotionnelle est de lui permettre de s’affirmer à nouveau, tout en laissant son conjoint s’exprimer, mais sans plus jamais être sa marionnette. Elle va en effet l’écouter avec son intelligence émotionnelle, et ainsi glaner une multitude d’informations lui permettant de savoir dans quel état d’esprit il est, s’il est sincère ou dans la manipulation…
L’affirmation de soi sous-tend toute la démarche d’accompagnement pour réussir son divorce.
par Benoît Lemogne | 3/10/2019 | Réflexions
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Créer un espace de dialogue intérieur
Le développement de mon intelligence émotionnelle commence par la prise de conscience que les émotions me donnent accès à une partie de mon être avec qui je vais pouvoir dialoguer. L’intelligence émotionnelle me permet d’être à l’écoute de moi-même pour comprendre ce que je vis en moi-même, à condition que je me laisse le temps nécessaire pour ressentir les émotions que j’ai enfouies avec le temps.
Je peux m’exercer à cette écoute active quand j’échange avec autrui. Si je ne ressens rien, c’est qu’une partie de ma personnalité, très cognitive (mentale), m’empêche de percevoir ce qui se passe en moi. Est-ce agréable pour moi d’écouter une personne parler ? Suis-je réellement dans une posture d’écoute ou dans celle de quelqu’un qui veut absolument s’exprimer ? Or, ce sont bien les émotions qui rendent les conversations animées.
Pratique de coaching :
J’observe mes sensations les plus courantes, tensions corporelles, contractions musculaires… Je me demande ce qu’elles disent de ce que je vis en ce moment. Je fais le même exercice avec mes émotions les plus familières : est-ce de la joie, de l’inquiétude, de la frustration, de l’angoisse, de la colère ?
Je ne vais plus rester passif face à mes émotions. En me contactant à elles et à ce qui se passe en moi qui a besoin d’être écouté et compris, j’établis un dialogue intérieur qui me permet d’identifier mes motivations quotidiennes, de me laisser porter vers elles pour envisager de voir mes sources de tension autrement et me donner une nouvelle marge de manœuvre pour apprendre à vivre en paix avec elles.
M’écouter demande une attention accrue. Je vais choisir un moment propice. Je vais focaliser mon attention sur ce qui en a le plus de besoin, ici et maintenant. Si quelque chose vient perturber l’écoute de mes émotions, je m’interroge sur ce que cela peut bien signifier. Quoi qu’il arrive, j’essaie de ne pas mentaliser mais de rester dans une posture d’écoute inconditionnelle de mon moi intérieur.
par Benoît Lemogne | 26/09/2019 | Autres, Psychologique
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Apprendre à me développer et à gagner en authenticité
L’intelligence émotionnelle permet de se connecter à une forme d’intelligence qu’on a tous en soi mais dont on ignore souvent l’existence. Alors que les émotions (surtout désagréables) sont à tort souvent perçues comme gênantes (inconvenantes), voire dangereuses, il s’avère qu’elles sont en fait source d’une nouvelle forme d’intelligence, pour peu qu’on s’y intéresse et qu’on apprenne comment elles fonctionnent. Concrètement, les informations que les émotions contiennent vont être une mine d’information pour renforcer ma résilience et ainsi me permettre de gérer toutes les épreuves auxquelles je vais être confrontée ma vie durant.
Établir des relations de confiance
Je vais porter une attention particulière à la relation que j’entretiens avec mon conjoint. Est-ce que je me sens inférieur, plus faible, plus vulnérable ? Pourquoi ? Est-ce une impression fondée sur des critères objectifs ? Quand nous sommes ensemble, est-ce que j’en prends conscience ? Quand nous discutons, ai-je la possibilité de défendre mon point de vue ou suis-je dans l’attente du sien ? Est-ce que je me sens jugé quand il y a une tension entre nous ? Quand je suis avec mes proches, ai-je tendance à vouloir les protéger et à ne pas exprimer mes sentiments de peur de les blesser ?
Pratique de coaching intelligence émotionnelle:
Pour établir une relation de confiance avec les personnes de mon entourage, je vais faire en sorte de partager mon point de vue, oser exprimer mon mécontentement et si besoin libérer ma colère avant qu’elle ne devienne une bombe à retardement. Mon estime de moi en sortira renforcée et ma valeur reconnue et respectée.
par Benoît Lemogne | 19/09/2019 | Psychologique
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Entraîner ma flexibilité émotionnelle
En m’entraînant à être authentique avec moi-même, je vais augmenter ma flexibilité émotionnelle face aux jugements extérieurs. Je prends conscience des relations en miroir entre les êtres. Ainsi, si mon conjoint est manipulateur, peut-être mets-je en place également des jeux de manipulation à son égard pour me protéger. Cela ne veut pas dire que je dois y renoncer, l’important est d’abord d’en prendre conscience. Je m’accorde du temps pour m’observer attentivement et voir comment je vis avec moi-même avant de regarder comment je vis avec les autres. Puis je vais m’enquérir, toujours sans jugement, de la manière dont les autres vivent avec eux-mêmes dans leur environnement.
Cette étape d’auto-observation me permet d’affirmer mon identité et mes sentiments. M’affirmer avec authenticité signifie que ce ne sont plus des parties de ma personnalité qui communiquent avec les autres mais la personne que je suis réellement. Je peux désormais abandonner ce masque social que constitue ma personnalité au profit de ma réelle identité. Je m’exprime plus spontanément et mes tensions internes diminuent. J’accepte ma sensibilité et ma vulnérabilité. Mon authenticité génère la confiance de mon environnement et augmente mon charisme.
Pratique de coaching :
Je parviens à observer sans juger ; je suis dans un état de neutralité qui permet l’accueil inconditionnel de l’émotion. Je n’essaie plus d’influencer le processus émotionnel ; je reste moi-même car je n’ai plus peur de ce que je peux ressentir. Je sais distinguer la pensée de la perception. Je suis capable d’établir une relation de confiance avec les émotions que je vis.
Je libère mes émotions et mes culpabilités, mes peurs et mes colères ont progressivement laissé la place à la spontanéité, à la légèreté et à la confiance. Mes relations avec mon conjoint sont beaucoup moins éprouvantes car je sais prendre de la distance et ne plus laisser mes personnalités se faire malmener.
par Benoît Lemogne | 16/09/2019 | Psychologique
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Oser être soi
La plupart des client-e-s de Divorce Consulting sont des êtres d’une rare générosité mais ne voient plus les trésors qu’elles renferment en elles.
Pratique de coaching :
M’accepter comme je suis m’aide à progresser en prenant en compte mes pensées, mes croyances, mes sentiments et mes humeurs. Cela va renforcer mon indépendance vis-à -vis des autres. Je vais progressivement être capable d’être attentif à la qualité émotionnelle de leur langage et à leur niveau de spontanéité ou de contrôle. Je vais apprendre à les connaître en évitant de porter des jugements sans discernement sur leurs actes et leurs attitudes. Cela va m’être d’une grande utilité quand je vais être en contact avec mon conjoint, pour éprouver la progression de mon autonomisation par rapport à lui et pour pouvoir discerner plus facilement ses contradictions et les moments où il peut être dans la manipulation.
Je vais inviter ma cliente, grâce à l’intelligence émotionnelle, à se connecter à toute la beauté de son être, à ses désirs, ses envies, ses rêves, à expérimenter de nouvelles expériences sensorielles en l’incitant à les vivre en conscience et à être attentive à ce qu’elle ressent émotionnellement, à se connecter au bien-être que la nouvelle expérience va générer dans son corps. Cet exercice va apporter à ma cliente un peu de légèreté au quotidien. S’autorise-t-elle à se reconnecter à la joie, au plaisir, au désir ? Lorsque je ressens les sensations associées à mes émotions, je progresse dans l’affirmation de ma personnalité et dans ma capacité à me mettre en action.
En affirmant mes émotions, je vais être capable d’exprimer ce que je pense, d’assumer mes convictions et mes idées. Je vais apprendre à les observer de manière objective, profonde et courageuse. Pour y parvenir, je vais apprendre à entretenir des relations authentiques avec toutes les parties de ma personnalité. De même, en procédant ainsi avec les autres, je vais apprendre à discerner ce avec quoi je suis en contact quand je suis en relation avec un autre : est-ce seulement avec une partie de sa personnalité ou avec sa personne dans son entier? Ainsi, quand je suis en relation avec quelqu’un, je m’observe moi-même sans complaisance pour rester authentique. Regarder ce qui se passe en moi ne prend que quelques instants mais cela me fait gagner un temps précieux pour gérer efficacement la relation que j’entretiens avec. Je m’entraîne à accueillir sans jugement ce que j’observe : la sensation corporelle, la manifestation émotionnelle. Si elle est désagréable, j’accueille cette partie de moi (ou de l’autre) en souffrance et je prends soin d’elle en essayant d’être présent pour elle.
Si les circonstances s’y prêtent, je m’autorise à exprimer à mon interlocuteur ce que je ressens et le cas échéant mes difficultés à établir avec lui une relation plus authentique. M’exposer ainsi demande de la patience et du courage mais le risque est mesuré si je sais rester authentique avec moi-même. Je peux mesurer l’impact émotionnel sur moi de notre discussion en me demandant par exemple à quel point je suis touché par mon interlocuteur. Si je suis légèrement impacté, je peux rester moi-même, accueillir ce qui se passe en moi et peut-être même en lui. Moyennement impacté, cela devient difficile ; j’essaie d’observer cette partie de moi en souffrance et de partager mes ressentis avec mon interlocuteur si un climat de bienveillance le permet. Submergé par la douleur, je coupe court à la conversation pour me protéger. C’est une extraordinaire occasion d’apprendre à mieux me connaître et d’essayer de m’adapter à cette situation. Je le fais plus tard quand la tension sera retombée. Je reviendrai sur cet échange douloureux plus tard avec mon interlocuteur quand j’aurai pu libérer l’émotion désagréable qui s’est manifestée.
Quand j’échange avec autrui, j’accepte de me tromper tout comme j’accepte que la personne ne soit pas prête à entendre. Si elle l’est, je me mets dans une position d’écoute inconditionnelle et j’ajuste mon discours en fonction de la qualité de la relation. Je reste attentif au fait que c’est bien moi qui m’exprime et non une partie de ma personnalité.
par Benoît Lemogne | 10/09/2019 | Psychologique
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Qu’est-ce que ma personnalité ? Comment s’est-elle constituée ? Mais surtout est-ce le reflet de mon « vrai » moi ? Et si au contraire ma personnalité n’était qu’un reflet déformé de ma personne m’empêchant en fait d’être moi-même, de découvrir mes talents, de m’adapter au changement, de réaliser les projets qui me tiennent à cœur ?
Il s’avère que ma personnalité n’est autre qu’un masque de protection (Étymologiquement, cela vient de « persona » qui signifie en latin : masque de théâtre), derrière lequel je me dissimule et qui est le reflet de mes expériences blessantes du passé.
Ainsi ma personnalité se compose de différentes composantes de moi-même qui peuvent autant cohabiter pacifiquement que s’opposer entre elles… Mais chacune d’elle a besoin d’attention, d’écoute, de reconnaissance pour être libérée et me permettre ainsi de retrouver une personnalité unifiée. Aucune de ces composantes ne peut à elle seule me représenter. C’est ainsi que, par exemple, lorsque j’éprouve de la colère, ce n’est pas tout mon être qui est en colère mais une partie de ma personnalité en souffrance.
Accompagnement d’un client en divorce
Le coaching du divorce par l’intelligence émotionnelle va questionner la personnalité du client. Les clientes de Divorce Consulting sont souvent mariées avec des maris machistes, tyrans, manipulateurs ou pervers. Si elles ont été attirées par ces profils, c’est en raison d’événements de leur vie qui les ont rendues captives de ce type de prédateur. La libération des émotions liées à ces événements traumatiques va leur permet de quitter progressivement ce schéma psychologique qui expliquait leur attachement à des êtres toxiques qui faisaient leur malheur mais sans qui elles n’arrivaient plus à vivre !
L’accompagnement du coach consiste en fait en une invitation vers un voyage au cours duquel le client va être en perpétuel questionnement de lui-même et au bout duquel se trouvent les réponses à ses questions existentielles les plus primaires : Qui suis-je et pour-quoi suis-je ? (Quelle est ma mission de vie ?) Le rôle du coach est notamment de garder à ce parcours ambitieux une dimension pratique et réaliste pour ne pas perdre le client, le sécuriser et lui permettre d’utiliser les compétences émotionnelles qu’il va découvrir.
Les enjeux sont de taille en rapport avec l’épreuve du divorce :
- Vais-je avoir la force de m’y connecter à l’occasion de toutes mes émotions, agréables ou non ?
- Vais-je m’autoriser à me connecter à cette version sublimée de moi-même ?
par Benoît Lemogne | 6/09/2019 | Réflexions
L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité à utiliser les messages contenus dans les émotions pour apprendre à mieux se connaître et se comprendre afin d’améliorer sa qualité d’être et de mieux interagir avec les autres. Une émotion est un message que notre corps nous fait ressentir en tant qu’intelligence intérieure.
Apprendre à m’écouter pour mieux me connaître et me comprendre
Quand je me connecte à mon moi intérieur, la connexion est multi-sensorielle. Que se passe-t-il en moi quand je suis à mon écoute ? Tous mes sens sont-ils en éveil ? Ai-je des tremblements, des tensions ou des contractions corporelles ? Ai-je parfois mal à la tête, à la nuque, au dos, au genou ? Je peux peut-être ressentir une angoisse diffuse sans savoir vraiment d’où elle peut venir. Ai-je pensé à la contacter ? A l’écouter ? A m’occuper d’elle ? A l’appeler pour la contacter à une émotion agréable quand j’en ressens une ? La rassurer ? Est-ce que je prends du temps pour écouter les difficultés que je souhaite surmonter ?
Le rôle du coach en intelligence émotionnelle est de permettre à son client de créer de la confiance en lui et de l’estime pour lui en se connectant à ses ressentis. Progressivement, les gênes et les tabous vont s’estomper. Je serai de plus en plus authentique avec moi et avec les autres car je vais me voir tel que je suis en réalité, débarrassé de mes filtres et libéré des blessures et des douleurs du passé.
Prendre conscience de ses filtres mentaux, émotionnels et corporels
Je perçois mon environnement, les personnes qui m’entourent, les situations auxquelles je suis confronté à travers mes filtres mentaux, émotionnels et corporels, résultat de mes croyances internes. Les filtres émotionnels sont mes systèmes de protection affectifs qui m’empêchent de souffrir.
Quand je cherche à être moi-même, une partie de ma personnalité cherche à me définir et a besoin de me connaître pour être rassurée. Je pense ainsi à tort que je peux enfermer la connaissance de moi dans un système, faire le tour de ce que je suis.
Pratique de coaching :
Mon rôle de coach est de permettre à mon client de prendre conscience de l’existence de ces filtres, de comprendre leur raison d’être et de s’en libérer pour gagner en authenticité.
par Benoît Lemogne | 29/08/2019 | Psychologique
L’intelligence émotionnelle va me permettre de me découvrir autrement, par un biais plus naturel, plus authentique et plus intuitif. Je me connecte un peu plus à mon vrai moi chaque fois que je vis une émotion en conscience. L’émotion que j’identifie et que je vis m’informe sur mon état affectif du moment ; il me donne des informations précieuses sur ce que je vis en ce moment et sur ma façon de le vivre. Je sais si je vis actuellement des choses agréables, propices à mon épanouissement, ou douloureuses, qui m’agressent et font me sentir mal.
Attention, on ne parle pas de confort de vie car l’être humain est ainsi fait qu’il progresse souvent dans l’adversité ; c’est la raison pour laquelle il faut savoir sortir de sa zone de confort et se confronter à soi-même. Ceci n’est pas du masochisme : il ne s’agit pas de s’infliger des choses désagréables juste pour le « plaisir » ; il s’agit de se confronter à la vie pour apprendre sur soi-même et augmenter sa résilience.
En effet, les émotions révèlent l’existence d’un système interne complexe sensible à l’environnement dans lequel je vis. Mon travail en intelligence émotionnelle consiste d’abord à adopter une attitude d’accueil de l’émotion qui se manifeste, en déconnectant momentanément le mental, pour éviter de juger l’émotion.
En me reconnectant à mes émotions, je vais naturellement me reconnecter à ce que j’aime et à ce que j’ai envie de faire naturellement, ce qui se révélera bénéfique à mon épanouissement personnel.
Accompagnement d’un client en divorce :
L’intelligence émotionnelle est un excellent outil pour mettre le client en confiance sur sa capacité à développer son intelligence par les émotions. En effet, l’expérience est accessible à tous car éprouver des émotions est naturel pour chaque être humain et ne dépend pas de son milieu social, de sa culture, de son niveau de connaissance ou d’étude.
La pratique de l’intelligence émotionnelle est universelle et à la portée de tous. C’est un investissement que je fais pour moi, afin de m’aider à vaincre cette épreuve qu’est le divorce mais qui va me transformer et m’apporter des clés de compréhension et de liberté qui me serviront dans tous les domaines de ma vie et pendant tout le reste de mon existence.
Or quoi mieux que le divorce pour me pousser dans mes retranchements et ainsi découvrir mes talents cachés ? Je vais en effet trouver dans ce voyage à travers mes émotions un espace de non-jugement vers une forme d’acceptation inconditionnelle de ce que je suis intrinsèquement, où je vais m’autoriser à être authentiquement moi-même, à me connecter à ma nature profonde, retrouver une cohérence entre mes pensées, mes actions et mes valeurs.
par Benoît Lemogne | 23/08/2019 | Juridique
La prestation compensatoire est l’une des principales sources de conflits entre les époux concernant les modalités financières et patrimoniales de leur séparation. Il faut dire qu’il s’agit d’un enjeu d’importance tant pour le bénéficiaire que pour le débiteur qui souhaitent tous deux maintenir leur niveau de vie. Cette épineuse question ne concerne la séparation que des personnes mariées. Voyons de quoi il s’agit en partant des textes de loi la régissant, ce qui nous permettra de commencer à cerner le concept en jeu.
Les articles de la loi réglementant la prestation compensatoire
La prestation compensatoire est régie par les articles 270 et suivants du code civil.
L’Article 270 du code civil dispose : « Le divorce met fin au devoir de secours entre époux. L’un des époux peut être amené à verser à l’autre une prestation destinée à compenser autant qu’il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. Cette prestation a un caractère forfaitaire. Elle prend la forme d’un capital dont le montant est fixé par le juge. Toutefois, le juge peut refuser de verser une telle prestation si l’équité le commande lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusif de l’époux qui la demande, au regard des circonstances particulières de la rupture. »
L’Article 271 : » La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l’époux à qui elle est versée et les ressources de l’autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l’évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.
« A cet effet, le juge prend en considération, notamment :
- La durée du mariage ;

- L’âge et l’état de santé des époux ;
- Leur qualification et leur situation professionnelles ;
- Les conséquences des choix professionnels faits par l’un des époux pendant la vie commune pour l’éducation des enfants ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne ;
- Le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu’en revenu, après la liquidation du régime matrimonial ;
- Leurs droits respectifs en matière de prestation de retraite. »
Le concept de prestation compensatoire
La prestation compensatoire apparaît comme un prolongement, au-delà du mariage, du partage des richesses créées par les époux pendant le mariage. Elle a vocation à rapprocher les niveaux de vie des ex-époux malgré leur séparation. Ce rapprochement, sans aller jusqu’à assurer la parité des fortunes, sera d’autant plus important que le mariage aura duré.
Certaines limites peuvent aider à circonscrire le concept de prestation compensatoire :
– la prestation n’a pas pour vocation d’assurer une parité des fortunes : une fortune constituée pendant le mariage sera prise en compte, à la différence de celle d’origine familiale qui aura été transmise (par donation ou succession) ;
– la prestation compensatoire n’a pas pour objet de gommer les résultats de la liquidation d’un régime matrimonial (communauté, séparation de biens,… ) librement choisi par les époux au moment de leur mariage ;
– un conjoint resté délibérément oisif contre l’avis de son conjoint ne peut prétendre à une prestation.
le chiffrage de la prestation compensatoire est d’une grande complexité. Nous ne pouvons que recommander la consultation d’un cabinet spécialisé, comme le cabinet Divorce Consulting.
par Benoît Lemogne | 17/08/2019 | Pervers-narcissiques
Nous le savons vivre avec un pervers-narcissique est un enfer et la seule solution est de le quitter. Encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est tout l’objectif de l’accompagnement que vous propose le Cabinet Divorce Consulting (https://www.divorce-consulting.fr), spécialisé en la matière. Même si le projet de se libérer d’un pervers narcissique peut sembler utopique, nous savons que la victoire peut être totale si on sait comment s’y prendre. Elle se traduit par l’effondrement du bourreau au fur et mesure que sa proie se libère car tous les témoignages le disent : ils ne peuvent vivre sans leur victime, dont ils sont complètement dépendants car ils ne vivent qu’à travers la jouissance qu’ils tirent de la manipulation et de l’humiliation.
Arrêtons-nous un moment sur le profil des victimes pour leur rendre hommage. L’entreprise de dévalorisation dont elle font l’objet est parfois telle que certaines d’entre elles vont même jusqu’à douter d’elles-mêmes, se persuadant qu’elles l’ont bien cherché et qu’elles y ont même tiré un certain plaisir malsain… La mise à distance nécessaire est lourde de remise en cause : si elles ont attiré un pervers, n’est-ce-pas parce qu’elles portent en elles une part obscure ? Leur crédulité ne révèle-t-elle pas leur manque d’assurance? En fait, les pervers ont un tel mal être intérieur qu’ils ne choisissent pas des gens « ordinaires » mais au contraire des personnes pétillantes, pétries de qualités humaines, au goût prononcé pour la vie et douées pour le bonheur, des personnes qui les valorisent et dont ils vont pouvoir se nourrir. Mais elles ont le malheur d’avoir une faille que le pervers va s’employer à utiliser pour mettre en Å“uvre son entreprise d’asservissement. Une petite consolation : le fait que les victimes aient de grandes qualités et une nature saine explique qu’elles sortent souvent grandies de leur mésaventure, une fois la période de reconstruction achevée.
D’un point de vue statistique, la plupart des pervers sont des hommes (environ 80%); et corollairement, la majorité des victimes des femmes. Le chemin vers la libération est souvent long et difficile. Il commence par une prise de conscience qui ne vient malheureusement qu’à l’issue d’une longue descente aux enfers. En effet, si les victimes restent un long temps dans le déni de leur emprisonnement psychique, leur corps lui va s’exprimer en premier, manifestant un mal-être croissant par des pathologies de plus en plus graves. Pour l’entourage, être attentif aux symptômes physiques est donc crucial pour détecter ce que subit la victime. Mais comment arriver à cette étape initiale vers la guérison, après la phase idyllique mise en scène par le pervers car il s’agit de se libérer de la nostalgie d’un paradis à jamais perdu, et pourtant sans cesse re-promis ? Les violences que font subir les pervers ne sont pas d’ordre physique car ils sont trop malins pour laisser des traces visibles de leurs méfaits. Leur travail de démolition ne se fait pas frontalement, mais de façon fourbe et sournoise. C’est une violence immaculée, une tentative de  « crime psychique ».
Le profil du pervers narcissique
Pour lui, manipulation, harcèlement et persécution ne sont pas seulement les moyens qu’il utilise pour asservir; ils constituent un but en soi dont il tire un plaisir malsain. Il ne peut stopper ses agissements continus et répétitifs car ils sont réflexes et irrépressibles. C’est d’ailleurs ce qui permet à l’entourage des victimes de les repérer. En revanche, ceux qui ont un profil de pervers en sont le plus souvent eux-mêmes inconscients, ce qui les empêche d’aller consulter et rend leur nocivité constante et incurable. C’est la raison pour laquelle ils ne peuvent guérir et que la seule façon de s’en sortir pour la victime est de les fuir. Décrire ces individus malfaisants comme malade permet à leur victime une prise de recul objective salutaire, amorce d’un travail de reconstruction pour donner du sens à l’absurdité de tout ce qu’ils ont vécu.
Ce qui distingue le pervers d’une personne « normale »
Qu’est une personne « normale » ? C’est quelqu’un qui possède un bon fonctionnement interne (lui permettant de faire face à ses propres conflits intérieurs) et externe (capacité à gérer ses relations aux autres et à s’insérer dans la société). Il s’agit donc d’une personne qui se gère correctement elle-même et qui se comporte normalement avec les autres. D’un point de vue analytique, on a distingué deux structures mentales stables en classant les personnes selon le fonctionnement de leur esprit, de leur intelligence et de leur affectivité : la structure névrotique et la structure psychotique. Le pervers narcissique se trouve dans une zone frontière entre ces deux structures. On appelle structure l’organisation interne de notre personnalité, l’agencement des différents éléments qui constituent notre construction mentale, notre « ADN » psychique qui conditionne la manière dont nous fonctionnons de façon consciente ou inconsciente dans notre vie affective, intellectuelle et sociale.
par Benoît Lemogne | 31/07/2019 | Réflexions
Nous nous sommes attachés à l’occasion d’un article publié la semaine dernière (https://cabinet-cdc.fr/uncategorized/chek-up-apres-divorce/) à identifier les différentes phases du deuil d’une relation amoureuse. Nous allons cibler aujourd’hui les moyens qui peuvent aider à se remettre d’une séparation.
Etre bienveillant et patient avec soi-même pour mieux vivre la rupture
Se donner les moyens de se remettre d’une rupture amoureuse commence par prendre soin de soi. Si le deuil est difficile, il peut être utile de mettre par écrit toutes les émotions que l’on ressent pour son ex. Cela permet d’exprimer ses émotions, sa colère, sa peine et de mettre de la distance pour aider à passer à autre chose. Il faut être patient avec soi-même, ne pas hésiter à s’octroyer le droit d’exprimer ses émotions, en pleurant par exemple. Par ailleurs, il faut résister à la tentation de soulager sa souffrance de façon artificielle (alcool, drogue,…) ou en enchaînant tout de suite une nouvelle relation amoureuse.
Faire le bilan de la relation en identifiant son profil amoureux !
Pointer autant ce qui nous plaisait que ce qui nous déplaisait dans la relation, sans oublier de reconnaître sa part de responsabilité dans l’échec de la relation. Cela peut vous aider à vous projeter différemment dans une future relation. On peut peut-être constater qu’une dynamique de nos relations et de nos ruptures se répète. Cela peut être l’occasion de faire le point, de réaliser certaines choses et d’envisager des aménagements. Qu’est-ce-qui caractérise le choix de vos partenaires et des relations que vous établissez avec eux? L’attraction physique? Le plaisir partagé? L’affection, la tendresse, la bonne entente ? L’intensité de la passion ? Les intérêts communs ? L’exclusivité dans la relation ? Le don de soi ? En apprenant à mieux cerner vos goûts amoureux, vous vous épargnerez certainement certaines déconvenues à l’avenir!
Savoir s’entourer tout en respectant les périodes de désir de solitude; ne pas hésiter à consulter si on ne s’en sort pas !
Après une rupture, on peut craindre la solitude et tenter de l’éviter absolument. S’il peut être bénéfique de se trouver un nouveau groupe ‘appartenance, une association, un club de sport, il est pourtant tout autant nécessaire de ne pas se fuir soi même et de prendre le temps de se retrouver. Cela permet de retrouver sa vraie personnalité et de se reconstruire pleinement pour recharger les batteries. Si les symptômes physiques comme la perte d’appétit, l’insomnie ou le manque de moral persistent, ou si votre humeur ou votre état général se détériorent, cela signifie que vous avez certainement besoin d’être aidé par un professionnel pour remonter la pente : préférerez alors l’aide psychologique aux médicaments.
Le sentiment d’échec laisse souvent place à de nouvelles perspectives car l’être humain est ainsi fait qu’il se nourrit de ses erreurs pour renaître plus fort.
par Benoît Lemogne | 26/07/2019 | Autres
Après un divorce, la confiance en soi peut avoir été mise à mal car la séparation de couple est indéniablement source de baisse de confiance. Alors comment tester son niveau de confiance et repérer les éventuelles fragilités ? La mesure de la confiance est par nature très subjective. Une fois de plus, le recours à l’autre peut être utile pour avoir quelques indicateurs précieux. En effet, les autres peuvent se faire une idée de votre niveau de confiance à partir de votre apparence et de vos actes, même si vous êtes le seul à savoir ce qui se passe dans votre tête, à connaître vos véritables tourments. Cet article va
vous aider à évaluer votre niveau actuel de confiance.
Nous avons recensé une dizaine d’indicateurs de confiance :
– 1/ la voie à suivre et les valeurs : vous savez ce que vous voulez et où vous allez et ce qui est vraiment important pour vous. Après une rupture, vous pouvez avoir le sentiment d’être ébranlé dans vos certitudes. C’est le bon moment pour entamer une psychothérapie afin de tirer toutes les leçons de votre mésaventure.
– 2/ la motivation : ce que vous faites vous motive et vous fait plaisir; vous pouvez même être complètement absorbé!
– 3/ la stabilité émotionnelle : vous pouvez relever des défis en restant maître de vos émotions; vous vous comportez avec les autres avec calme et sérénité. Vous apprivoiser vos émotions et ne vous laissez pas dépasser par elles.
– 4/ une mentalité positive : Vous restez optimiste et voyez le bon côté des choses même quand vous êtes confronté à des contre-temps; vous avez une vision positive de vous-même et des autres.
– 5/ la conscience de sa valeur : vous êtes conscient de vos capacités et confiant dans l’image que les autres ont de vous.
– 6/ un comportement souple : vous savez adapter votre comportement aux circonstances. Vous pouvez tout aussi bien avoir une vision d’ensemble que vous attacher aux détails. Pour prendre des décisions, vous tenez compte de l’avis des autres.
– 7/ une soif d’évoluer : vous avez le goût du dépassement et prenez chaque jour qui commence comme une occasion d’avancer, de découvrir et d’apprendre. Vous aimez considérer vos découvertes comme de nouvelles expériences.
– 8/ la santé et l’énergie : vous êtes à l’écoute de votre corps, vous le respectez en prenant soin de lui. Vous avez le sentiment que l’énergie circule en vous en toute liberté. Vous gérez les situations de stress sans somatiser.
– 9/ la volonté de prendre des risques : vous avez une capacité d’action face à l’inconnu; vous n’avez pas besoin de tout maitriser pour vous lancer.
– 10/ un but pour votre avenir : vous faites des projets d’avenir et vous vous donnez les moyens de les réaliser.
Autant d’objectifs qu’il est bon de retrouver environ 6 mois après la rupture. En attendant, soyez indulgent et patient avec vous-même : la confiance peut mettre un peu de temps à revenir… Vous pouvez aussi utiliser ces indicateurs pour vous aider à cerner les éventuels blocages qui, générés par un manque de confiance en vous, vous empêchent d’avancer dans la vie et de vous réaliser pleinement.
par Benoît Lemogne | 22/07/2019 | Réflexions
Comment reprendre confiance en soi après une séparation ?
Une fois le marathon du divorce derrière soi, on a besoin de se poser pour reprendre ses esprits et digérer cette difficile épreuve de la vie. Il s’agit de se faire à nouveau confiance et de laisser le temps faire son Å“uvre. Mais au-delà de ce conseil de bon sens, il est bon d’avoir quelques repères à l’esprit afin de reprendre sa vie en main et éviter de tomber dans un deuil pathologique de la relation qui nécessite d’aller consulter un thérapeute. Intéressons-nous donc à ce qui peut nous aider à passer ce cap difficile de l’après-divorce. Une fois la séparation actée, le temps de la réflexion est venu en vue d’un réel apaisement. L’enjeu est de tirer les enseignements de votre mésaventure pour ne pas retomber dans les mêmes travers. Pour que votre souffrance n’ait pas été vaine…
Apprendre à se connaître avec l’aide d’un ami
En fait, la situation peut nous donner une formidable opportunité : celle d’apprendre à mieux nous connaître, notamment au sujet de ce qu’on attend de sa relation de couple. Pourquoi s’est-on séparé? Qu’est-ce-que je recherche vraiment dans la vie de couple? Me suis-je trompé ou ai-je été trompé? Comment puis-je utiliser mon expérience de couple pour ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir ? Il peut être très utile d’évoquer ces questions avec un ami intime qui vous connaît bien, ne vous juge pas et saura vous dire des choses délicates avec bienveillance. Un confident peut en effet vous aider à considérer votre situation avec impartialité, chose assez difficile à faire seul.
C’est un très bon moyen pour prendre conscience de ses talents, mais aussi de ses limites et de son mode de fonctionnement. Le fait d’avoir su échapper à un couple dans lequel vous ne vous épanouissiez pas (ou plus) est déjà une victoire en soi qui doit vous redonner espoir dans les moments plus difficiles. Il faut être conscient du fait que les relations humaines sont une sorte de miracle. Construire une relation amoureuse stable et épanouissante peut demander des années. D’ailleurs, souvent le voyage est plus important que la destination finale. A l’instar des tragédies grecques, mêmes les relations amoureuses les plus abouties prennent fin un jour, avec un partenaire en larmes se sentant abandonné. C’est parfois le prix à payer pour avoir connu l’extase! Si l’on agit intelligemment, on peut faire en sorte que le jeu en vaille la chandelle en tirant un maximum de joie et d’accomplissement de sa relation amoureuse au présent, sans s’enfermer dans une quête illusoire de bonheur éternel. 
Aller plus loin en consultant un thérapeute
La quête de la meilleure connaissance de soi peut être plus exigeante et trouver sa motivation dans le désir d’apprendre à utiliser ses atouts et à se protéger de ses faiblesses. Cela peut alors exiger un travail d’introspection plus approfondi qu’il vaut alors mieux faire accompagné d’un professionnel éloigné de sa sphère privée : un thérapeute. Il y a deux types de travail thérapeutique. On distingue classiquement l’analyse de la psychothérapie.
La première est un travail de fonds qui dure généralement plusieurs années (au moins trois) et qui est recommandé si l’on souhaite faire un travail important d’introspection sur soi-même pour trouver des réponses aux questions que l’on s’est toujours posées. C’est le seul moyen d’apprendre à se connaître en profondeur en distinguant au sein de sa personnalité ce qui est l’héritage de son éducation, de son milieu social,… de ce qui est sa réelle personnalité, son « vrai moi ». C’est un travail exigent et long qui donne la clé de la vraie liberté. L’analyse peut être effectuée soit par curiosité intellectuelle, soit pas nécessité. Quoi qu’il en soit, ce travail est délicat et doit être confié à un véritable analyste.
La psychothérapie, quant à elle est plus superficielle et plus rapide (généralement six mois). On va alors consulter pour régler un problème précis ou passer un cap difficile comme un deuil. Cela peut être utile pour recharger les batteries après une séparation et commencer à entrevoir ses zones d’ombre… Un accompagnement plus doux auprès d’un coach de vie peut également vous permettre d’apprendre beaucoup sur votre personnalité, notamment les accompagnements en intelligence émotionnelle.
La rupture de son couple, même si elle est éprouvante, peut à terme représenter une formidable opportunité pour rebondir et engager son avenir sous de meilleurs hospices.
par Benoît Lemogne | 17/07/2019 | Réflexions
Se remettre d’une rupture amoureuse est une question clé tant la plupart des couples aujourd’hui se sont formés en raison de liens amoureux. Y a-t-il des choses à faire pour alléger la souffrance ou faut-il laisser le temps faire son Å“uvre? Il s’agit de rendre la rupture moins difficile pour finalement tirer profit de l’expérience vécue. Une meilleure compréhension du phénomène de la rupture permet sans doute de mieux traverser l’épreuve et d’apprendre à mieux nous connaître.
Quitter ou être quitté?
La décision de la rupture est rarement prise d’un commun accord; dans la plupart du temps, on décide de quitter l’autre ou c’est l’autre qui prend l’initiative de la rupture. Dans tous les cas, le deuil de la relation est inévitable. Dans le premier cas, le deuil du couple est plus facile mais le processus de décision qui précède la séparation peut être déchirant et rempli de culpabilité, même s’il n’est pas rare qu’il soit suivi par un réel sentiment de soulagement. Dans le second cas, on subit la décision brutale de son compagnon de vie, de façon souvent inattendue. La rupture est un véritable choc qu’on n’a pas anticipé.
Les causes de la séparation
Les principales causes de rupture sont liées à la survenance d’événements imprévus et déstabilisants : maladies, infidélité, déménagements, perte d’emploi, problèmes personnels…
Mais la séparation peut également résulter d’une relation difficile ou insatisfaisante : mauvaise communication, peur de l’engagement, manque de plaisir à être ensemble, absence de soutien affectif, violence physique ou verbale, incapacité à surmonter une étape du développement conjugal (survenance d’un enfant) ou personnel (promotion professionnelle).
Les étapes de la rupture
La détresse ressentie après la rupture amoureuse ressemble à celle ressentie lors d’un deuil, d’où l’intérêt de connaître les étapes progressives du deuil pour se rassurer et rassurer son entourage :
– le choc : on a l’impression de vivre un mauvais rêve, on a du mal à y croire, on va se réveiller…On se sent abattu et confus. Cette réaction est un réflexe de l’organisme qui bloque tout le système émotionnel. Il est préférable d’avoir quelqu’un à ses côtés pour être soutenu. A ce stade du processus de deuil, ne pas succomber à la tentation de prendre de grandes décisions ayant des effets à long terme (changer d’emploi, déménager, se réorienter professionnellement,…).
– le déni et le retrait : On attend le retour du partenaire de vie : il va réaliser qu’il fait une erreur et revenir. Généralement, à ce stade les symptômes suivants sont courants : perte d’énergie, manque d’appétit, manque ou excès de sommeil, douleurs physiques, colère, sentiment de honte, envie de s’isoler.
– la reconnaissance et la douleur : période la plus longue et la plus pénible : on réalise qu’on a perdu un partenaire et un mode de vie; mais la reconnaissance de cette perte est nécessaire pour aller de l’avant. Il faut assumer cette période de tristesse. Il est préférable d’être entouré pendant cette phase difficile.
–l’adaptation et le renouvellement : On commence à sortir la tête de l’eau et cette difficile épreuve peut devenir une expérience qui nous enrichit. On commence à cicatriser les blessures. C’est le moment idéal pour se lancer dans de nouveaux projets. Il faut accepter de partir à la recherche de nouvelles sources de satisfaction.
par Benoît Lemogne | 8/07/2019 | Autres
La plupart des personnes vivant ensemble souhaitent une vie de couple harmonieuse. Or elles traversent régulièrement des zones de turbulence débouchant sur des remises en cause salutaires jusqu’au jour où la pérennité du couple est remise en doute. Alors passer de l’harmonie dans le couple au conflit est-il une fatalité? Essayons d’analyser les facteurs pouvant expliquer ce phénomène.
L’homme et la femme sont foncièrement différents, ne serait-ce que biologiquement : des études scientifiques n’ont-elles pas montré que le cerveau gauche est plus développé chez la femme et le cerveau droite d’avantage chez l’homme? Cet état de fait explique nos réactions différentes, la femme étant plus émotionnelle, partageant plus volontiers ses ressentis et communiquant plus que l’homme; tandis que ce dernier s’épanouirait plus spontanément dans le domaine de l’action et du concret. Alors comment s’étonner que l’homme et la femme se cherchent ? La différence joue précisément un rôle dans le fait qu’ils s’attirent. Ils rassemblent mutuellement des qualités que l’autre ne possède pas.
Le rôle premier du partenaire est de nous aider à combler nos manques
La recherche d’un partenaire de couple met en effet en jeu plus ou moins consciemment une stratégie et peut ainsi répondre à plusieurs aspirations en fonction de l’objet que l’on cherche à atteindre en s’unissant. Aussi, le choix s’inscrit-il plus ou moins dans une logique de continuité ou bien au contraire de réaction. Ne dit-on pas tout autant « qui se ressemble s’assemble » que « les opposés s’attirent »! Dans tous les cas, le rôle de l’autre est de combler un manque mais il s’agit en fait bien souvent d’une revalorisation narcissique car si on veut être aimé de l’autre, c’est avant tout pour pouvoir se rassurer en se complétant pour mieux encore s’aimer soi-même. Or pour être aimé, il faut avant tout donner à l’autre pour combler son propre manque. C’est l’un des éléments de la longévité du couple. L’autre apparaît comme un prolongement de soi-même. On demande ainsi à l’autre de jouer un rôle qui nous convient, qui nous complète car il va combler notre manque. On comprend mieux que le début d’une relation amoureuse mêle plutôt les sentiments de séduction, d’envie de plaire et de complicité alors qu’elle se poursuit quelques années plus tard par d’autres sentiments moins heureux quand vient le temps du repli, des doutes, des peurs, de la jalousie, de l’intolérance et de l’incompréhension. Le manque de confiance en soi, assez courant dans les faits, est une gangrène pour le couple car c’est souvent une pensée négative que l’on ne va pas pouvoir s’empêcher de projeter sur son partenaire. On attribue à l’autre un manque d’amour qu’on a avant tout chez soi. Comme on ne supporte pas d’avoir une idée dénigrée de soi-même, on en attribue la raison à l’autre. Le jaloux est persécuteur car il est persécuté…On passe ainsi inévitablement de l’harmonie au conflit.
Un autre facteur d’achoppement réside dans le fait que le couple a d’abord vocation à s’élargir en formant une famille qui va pousser chacun des membres du couple dans ses retranchements et le mettre face à ses responsabilités. La survenance d’un enfant est un véritable bouleversement pour le couple dont l’harmonie est contrariée par la venue d’un tiers qui est en même temps une émanation du couple qu’il s’agit absolument d’aimer… Un nouveau jeu de rôle doit se mettre en place et il est plus ou moins aisé de s’y adapter. On distingue généralement trois types de rôle en jeu au sein d’une famille. Celui de la mère est de comprendre, de réconforter, de plaindre; celui du père est de contenir, donner du cadre et rassurer; l’enfant jouant le rôle de celui qu’on réconforte, qu’on protège et qu’on élève. Mais certains couples peuvent s’être construit sur un jeu de rôle où personne n’a pris le rôle qui lui revenait en principe. Ces différents rôles ont pu être intériorisés depuis la petite enfance. Le risque consiste alors à ce que le couple s’installe dans une relation figée, l’un jouant par exemple toujours le rôle de la mère, l’autre celui de l’enfant… Pour ces couples où la définition des rôles est « faussée », la venue d’un enfant est très déstabilisante car elle sonne la fin de la « récré »; tout le monde devant reprendre son rôle « normal » pour accueillir comme il se doit le nouvel arrivé. Il s’agit alors de retrouver ses marques.
par Benoît Lemogne | 6/07/2019 | Réflexions
Alexandre Dumas ne disait-il pas : « La chaine du mariage est si lourde qu’il faut être deux pour la porter, parfois trois »? A quoi répond l’humour noir plus pénétrant encore de Taine : « On s’étudie trois semaines, on s’aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans, et les enfants recommencent »… On a déjà glosé sur l’impermanence du couple menacé par de multiples dangers. Cette tendance lourde est constante, tant dans les années 70 déjà on estimait à seulement 10% le nombre de couple qui atteignaient un réel bonheur durable. On constate le progrès accompli depuis lors pour ne plus rester prisonnier d’un couple dysfonctionnant. Aujourd’hui, la séparation du couple provoquée par le constat de son échec, peut induire moins de souffrance que son maintient à tout prix, qui est souvent une bombe à retardement pour les enfants dans le domaine de leur construction affective. Mais pour rebondir sur les propos d’Alexandre Dumas,
La solution pour bien gérer sa séparation n’est-elle pas de se faire aider par un tiers compétent et bienveillant ?
Car au problème de la gestion des conflits à l’occasion de la séparation des couples, la loi n’envisage qu’une réponse de nature essentiellement juridique et judiciaire. Or en matière familiale, l’approche juridique est par essence insuffisante, et ce pour au moins deux raisons : La première tient au fait que la décision de justice, si elle se contente de trancher les différends qui opposent les membres du couple, n’aura pas d’incidence sur le conflit qui sous-tend la procédure. La seconde raison, induite de la première, est que le conflit ne peut être dépassé ou évité que par une approche émotionnelle de la problématique de séparation, pour ne pas dire parfois même psychologique. Car la gestion d’une séparation de couple ne peut être efficace qui si elle investit à la fois la sphère émotionnelle et juridique. Ce sont donc les deux domaines que doit investir le tiers intervenant pour aider le couple à trouver les moyens de se séparer sans heurt. Plus précisément :
L’accompagnement de la séparation doit être de nature psycho-affective avant d’être juridique
Le but de l’accompagnement des époux est de leur permettre de s’approprier les décisions à prendre dans le cadre de leur séparation en les incitant à prendre une part active à l’élaboration des modalités à mettre en Å“uvre. Cela passe notamment par un changement de l’image que les époux ont de leur séparation, en passant du « divorce-sanction » au « divorce-remède » à un couple qui ne fonctionne plus et peut même devenir destructeur. Il convient de favoriser la communication entre les époux pour restaurer un lien malgré la souffrance de la séparation car il est bien dans l’intérêt des époux de s’entendre, sur toutes les modalités de la séparation, qu’elles aient trait aux délicates questions d’ordre patrimonial ou aux problématiques liées aux enfants. Un tel constat nécessite un changement d’approche de la problématique de gestion des séparations de couple qui ne peut se réaliser qu’en mettant en Å“uvre un processus systématique de médiation préalable à la décision judiciaire.
Il s’agit de promouvoir une culture d’apaisement des conflits et de pacification des séparations, grâce à une méthode permettant le dialogue parental, via le respect mutuel et l’échange des points de vue. Il faut changer les mentalités : les époux ne doivent plus se considérer sous tutelle de leur avocat ou du juge aux affaires familiales. Ils doivent être entendus comme ayant la capacité de décider ensemble, comme ils le faisaient avant la séparation, en préservant les enfants du conflit parental. Il s’agit de préparer le terrain aux juristes en charge de la séparation (juge, avocats et notaire) afin de mettre en place un climat de nature à contribuer à l’apaisement du conflit affectif et propice à une discussion raisonnée et dépassionnée qui permettra aux époux d’élaborer sereinement les modalités de leur séparation.
par Benoît Lemogne | 2/07/2019 | Réflexions
Etre confronté un divorce est une épreuve qu’il vaut mieux ne pas sous-estimer pour éviter la double peine : rater son divorce après avoir raté son mariage... Pourtant peu de personnes prennent le temps de se poser pour comprendre ce qui se passe, prendre le recul nécessaire pour digérer le choc de la séparation et se préparer à son rythme à l’étape délicate de la procédure.
Les avantages d’une bonne préparation personnalisée
Pour être efficace dans la gestion de la procédure, l’un des objectif à se fixer consiste à être serein au moment d’entamer les débats nécessaires à l’élaboration des modalités de la séparation (garde des enfants, pensions alimentaires, prestation compensatoire, partage du patrimoine…). En effet, l’attitude mentale dans laquelle on se place pour vivre sa procédure ne doit pas être négligée. Elle se révèle déterminante pour augmenter vos chances d’atteindre vos objectifs.
Il ne faut pas minimiser l’impact de votre propre comportement sur celui de votre conjoint. Les sentiments de peur ou d’insécurité, qu’on peut susciter à son insu ou subir du fait de jeux de rôle et de pouvoir installés dans le couple depuis des années, ne favorisent pas l’établissement d’un climat propice à une discussion apaisée. A défaut, on risque de créer des résistances qui vont compromettre à terme la sérénité des débats.
Enfin, il convient d’aborder la procédure en ayant réfléchi sur ses réelles motivations et en étant dans le contrôle de son attitude et de son discours tant vis-à -vis de son conjoint que vis-à -vis des professionnels du droit. Suis-je dans un climat de sérénité ou sous l’emprise de mes émotions (colère, culpabilité, peur, cupidité, vengeance…) ? Suis-je dans la maîtrise des notions juridiques utilisées par le juge, l’avocat et le notaire ou suis-je dans l’incompréhension du jargon juridique qui m’empêche de participer aux débats et d’en évaluer concrètement les implications financières ? Ma posture est-elle cohérente par rapport à mes demandes ou revendications ? Suis-je dans le contrôle de la situation ou sur la défensive ? Votre capacité à rester serein sera déterminante pour le succès de la procédure.
Les bénéfices d’un bon accompagnement dédié
Les bénéfices d’un accompagnement dédié sont significatifs, et ce quel que soit le type de procédure de divorce, amiable ou contentieux :
- DANS LE CADRE D’UNE PROCÉDURE AMIABLE : Vous aurez mis en place avec votre conjoint une communication constructive vous permettant d’aborder avec lui les points délicats de la séparation dans le but d’aboutir au meilleur consensus possible, avant de lancer la procédure pour valider vos accords.
- DANS LE CADRE D’UNE PROCÉDURE CONTENTIEUSE : Vous vous sentirez apaisé-e et n’agirez plus sous l’emprise incontrôlée de vos émotions; vous maîtriserez les enjeux de la procédure et votre comportement vis à vis de votre conjoint et des différents intervenants professionnels (juge, avocat et notaire). Vous maîtriserez les éléments de langage à mettre en place et adopterez une attitude adéquate à la préservation de vos intérêts pour parvenir à la réalisation de vos objectifs.
Le Cabinet Divorce Consulting a été fondé en 2012 pour vous apporter l’accompagnement dont vous avez besoin, afin de vous permettre d’optimiser l’issue de votre séparation, tant d’un point de vue humain, psycho-affectif, grâce à une approche psychologique et émotionnelle de votre séparation, que patrimonial, en vous mettant en mesure de maîtriser les notions juridiques qui commandent le règlement financier de votre séparation.
par Benoît Lemogne | 8/06/2019 | Juridique
La liquidation du régime de séparation de biens connait depuis quelques années une dérive le rapprochant de l’esprit du régime de la communauté, et ce en dépit de la volonté des époux, par une évolution de la jurisprudence de la Cour de cassation relative à une application extensive de la notion de contribution aux charges du mariage.
Un rapprochement vers la logique communautaire à marche forcée
Le cas pratique est des plus classique : des époux soumis au régime de séparation de biens réalisent l’acquisition d’un bien immobilier destiné à devenir le logement de la famille dans des proportions de moitié indivise chacun, alors qu’un des époux ayant des revenus plus importants que l’autre, voire même jusqu’à l’intégralité des revenus du couple, va payer beaucoup plus que sa part. Au moment de la liquidation du régime matrimonial, préalable au partage des biens dans le cadre de la séparation du couple, il faisait classiquement valoir une créance à l’égard de son conjoint au titre de sa sur-contribution. Concrètement, si un époux a payé les 3/4 du prix alors que chaque époux est propriétaire de 50%, il disposait d’une créance équivalant à 25% correspondant à la quotte-part du prix qu’il avait acquittée pour le compte de son conjoint.
C’était sans compter sur la Cour de cassation qui, pour neutraliser cette créance, se retrancha derrière une clause habituelle des contrats de mariage de séparation de biens selon laquelle « les époux contribuent aux charges du mariage en proportion de leurs revenus respectifs, chacun étant réputé avoir fourni au jour le jour sa part contributive, en sorte qu’ils ne seront assujettis à aucun compte entre eux ». Selon l’analyse de la cour de cassation, la présomption résultant de cette clause de la convention matrimoniale empêche l’époux solvens (créancier) de faire valoir sa créance de sur-contribution, le fait que la créance s’attache au remboursement d’un prêt destiné à financer l’acquisition d’un bien immobilier affecté à usage de logement de la famille leur suffit à considérer que les règlements effectués l’ont été au titre de la contribution aux charges du mariage, excluant ainsi toute créance conjugale. Cette jurisprudence est constante depuis un arrêt rendu le 25 septembre 2013 et a été réitérée notamment le 1er avril 2015 et plus récemment encore 3 octobre 2018.
Cette analyse est néanmoins critiquable à plusieurs titres. En premier lieu, on s’étonne de l’aptitude des juges à mettre à jour la volonté des époux à l’occasion de la signature du contrat de mariage, alors même que la clause litigieuse relève depuis longtemps de la clause de style. D’autre part, la notion de contribution aux charges du mariage s’en trouve excessivement élargie, le même raisonnement étant tenu pour le financement d’un immeuble acquis à titre de résidence secondaire de la famille. Dès lors, les revenus des époux avec lesquels l’emprunt est remboursé se voient ainsi assigner une vocation communautaire tout simplement contraire à l’esprit de leurs conventions matrimoniales. Se trouve par la même bafouée la logique du régime de séparation de biens, à laquelle les époux ont pourtant délibérément souscrit en signant leur contrat de mariage.
Quant on sait par ailleurs que l’époux ayant sur-contribué, en plus de ne pas pouvoir faire valoir sa créance de sur-contribution, ne sera pas pour autant exonéré du paiement d’une prestation compensatoire, l’addition commence à être salée pour lui. C’est ainsi qu’il n’est pas rare qu’un époux ayant les 3/4 des revenus du couple reparte une fois divorcé avec moins de la moitié du patrimoine constitué pendant le mariage, voire même parfois seulement 1/3. L’application de ces règles juridiques peut aboutir à un résultant financier paraissant bien injuste aux époux, surtout qu’il est rarement anticipé, étant peu prévisible pour des néophytes du droit. Le comble est que les surprises n’épargnent pas moins les époux ayant organisé leurs relations patrimoniales par contrat de mariage. D’où l’intérêt d’un accompagnement spécifique des séparations avec enjeux patrimoniaux importants, pour éviter l’application abrupte de règles juridiques pour le moins déstabilisantes. C’est précisément la raison d’être du cabinet Divorce Consulting.
par Benoît Lemogne | 9/05/2019 | Juridique
Les règlements européens du 24 Juin 2016 relatifs aux régimes matrimoniaux et aux effets patrimoniaux des partenariats enregistrés (PACS) sont entrés en vigueur le 29 janvier dernier. Sont concernés les couples mariés et pacsés à compter de cette date, ainsi que ceux (mariés ou pacsés avant) qui désigneront la loi applicable à leur régime matrimonial ou aux effets patrimoniaux de leur partenariat.
Pas moins de trois règles de conflit sont applicables pour les époux !
Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle législation, les personnes mariées sont désormais potentiellement soumises à trois régimes différents :
- 1/ Le régime dit « de droit commun » antérieur à la Convention de La Haye du 14 Mars 1978 s’applique aux époux mariés avant le 1er septembre 1992
- 2/ La Convention de La Haye du 14 Mars 1978 concerne les époux mariés entre le 1er septembre 1992 et le 29 Janvier 2019
- 3/ Le règlement européen du 24 Juin 2016 s’applique aux époux mariés depuis le 29 Janvier 2016 et à toux ceux mariés antérieurement qui souhaitent désigner ou changer de loi applicable à leur régime matrimonial.
Pour ces derniers, quels que soient leur nationalité, la date de leur mariage et leur lieu de résidence, conformément au caractère universel du règlement, tous les époux doivent notamment respecter l’option à deux branches offerte par ledit règlement : Loi de la résidence habituelle ou Loi nationale de l’un des époux. Cette réglementation apporte une restriction importante dans les choix offerts aux époux. C’est ainsi par exemple qu’il n’est plus possible de désigner la loi de situation pour les immeubles.
Un exemple concret pour mieux comprendre …
Un couple d’Anglais, domiciliés et mariés en Angleterre en 1999 souhaiterait que le survivant d’entre eux se trouve seul propriétaire de leur résidence secondaire située … en France ! A cause de l’entrée en vigueur du Règlement Européen depuis le 29 janvier dernier, ils ne peuvent plus « dépecer » leur régime matrimonial et faire du sur-mesure, ce qui leur était permis par le doit applicable avant l’entrée en vigueur du règlement européen. En effet, L’article 6 de la Convention de la Haye, alors applicable, leur permettait par exemple de choisir pour les seuls immeubles français un régime communautaire français avec clause d’attribution intégrale au survivant.
Comme vous le constatez, la présence, pourtant de plus en plus fréquente, d’un élément d’extranéité dans la situation des époux les projette automatiquement à leur insu dans une situation juridique bien compliquée. Et, contrairement à ce que l’on pouvait espérer, l’entrée en vigueur de cette nouvelle législation européenne n’est malheureusement pas source de simplification, alors que le doit international privé était déjà une des matières juridiques les plus difficiles à appréhender ! On ne peut que vous conseiller de consulter un juriste spécialisé en la matière.
C’est ainsi que, dans l’exemple précité, la solution viendrait d’une professio juris successorale en faveur de la loi nationale des époux anglais qui, ignorant le concept français de réserve héréditaire, leur offre une grande liberté testamentaire.
Cet article a été inspiré d’un article de Myriam Ghemame-Pinoche publié la revue LexisNexis JCP Notarial du 26 avril 2019 (ref : 1172 page 23).